Cuba

Mardi 19 août 2014 2 19 /08 /Août /2014 08:53

Sans "riches" pas de salut ! Ou la cupidité comme moteur de l’économie.

 

 

de :  

Michel Taupin 
lundi 18 août 2014 - 17h00

Dans l’Express Christine Kerdellant compare la France à Cuba !


L’Express avec Cuba, c’est comme le Klu Klux Klan avec les noirs américains : une haine viscérale qui voue aux gémonies tout ceux et tout ce qui les dérangent, avec un mépris profond pour les êtres ou les politiques qui s’opposent à eux. Comme le Klu Klux Klan qui revendique la suprématie blanche, l’Express lui revendique la suprématie du capitaliste ultralibéral. Alors on se permet le pire ! Avec l’Express, c’est le lynchage médiatique systématique de Cuba !
En août, c’est la chroniqueuse Christine Kerdellant, journaliste, ancienne directrice du Figaro Magazine, qui s’y colle. Avec un texte intitulé "La France victime du syndrome de Cuba" on peut être sûr que son seul but est de flétrir à la fois la France et Cuba. L’idée de sa chronique est de taxer la France du même immobilisme dans lequel "l’île des Castro" (sic) s’est figée depuis 50 ans. Bref, comme Cuba, "la France est à l’arrêt", "la croissance est en berne", la France ne cesse de dévisser". Comme elle le dit elle-même, "le parallèle est osé". Mais il est bien plus qu’osé, il est imbécile, malhonnête, arrogant, mensonger, crapuleux et indécent.
Imbécile en effet, quand vous comparez Cuba, un pays pauvre des Caraïbes, à la France, pays riche d’Europe. La Banque Mondiale s’y refuse évidemment tant les ressources, les infrastructures et les disparités géographique, historique, culturelle, démographique et économique sont différentes et le pays étranglé par le blocus étatsunien.
Malhonnête, car vous cachez volontairement à vos lecteurs le blocus criminel que les USA infligent à Cuba depuis 53 ans et qui lui a été (et lui est encore) terriblement dommageable au plan de son développement économique puisque cette vengeance anachronique lui a déjà fait perdre 1100 milliards de USD, sachant que le PIB annuel de Cuba sous blocus s’élève aujourd’hui à environ 80 milliards USD. A quoi il faut ajouter la part de budget importante que Cuba doit consacrer à sa défense pour se préserver des attentats et agressions multiples que le pays subit toujours de la part de l’Empire. N’en parler jamais est à la fois une faute journalistique inexcusable et une véritable escroquerie.
Arrogant, lorsque vous jetez sur Cuba ce regard méprisant et condescendant qu’ont les nantis, installés bien au chaud dans leur appartement cossu du 16ème et que vous jugez, péremptoire, que les cubains n’inventent plus parce qu’on "ne leur permet pas de devenir riches". Pour vous et votre dogme néolibéral, le moteur de l’activité économique ne saurait être autre chose que la cupidité ! Mais Madame Kerdellant, comment faire fortune sinon au détriment de la majorité, par le vol et l’exploitation d’autrui ? Citez moi une autre manière de s’enrichir qui ne fasse pas appel à ces deux là ?
Mensonger puisque vous affirmez que la croissance cubaine est au point mort. Or c’est tout le contraire, jugez plutôt : la croissance annuelle moyenne du PIB de Cuba a été entre 1971 à 2010 de 3,2% (malgré une chute vertigineuse entre 1988 (3,8%) et 1993 (-15%) due à l’écroulement des échanges commerciaux avec les Pays de l’Est). Elle est remontée dès 1994 pour atteindre 8% en 1996 et, jusqu’en 2012 (derniers chiffres enregistrés par la BM), en net redressement, elle a connu une moyenne de 4,8%. Or, si la croissance moyenne du PIB de la France entre 1961 et 2012 est la même que Cuba (3,2%), de 1996 à 2012, elle n’a été que de 1,57% avec une chute importante en 2008 et 2009... qui continue. Cela signifie que Cuba n’est pas, comme vous l’affirmez, immobile, mais au contraire de la France, un pays qui cherche en permanence à faire évoluer sa démarche révolutionnaire socialiste vers plus d’initiative, d’efficience, d’équité et de bien-être dans la mesure de ses moyens.
Crapuleux, quand vous moquez les transports, effectivement difficiles à Cuba, en ne donnant comme raison à ces difficultés que le fait suivant : "les malheureux cubains ne peuvent s’acheter de voitures individuelles bien trop chères" ! Or la politique éco-socialiste cubaine est tout le contraire de l’individualisme forcené et du consumérisme ravageur qui sont deux des raisons de l’appauvrissement intellectuel et de la dépendance d’un peuple. La priorité du gouvernement cubain est le développement des transports publics accessibles à tous et la préservation de l’environnement. Mais comme vous le savez, elle se heurte au blocus étatsunien et à l’extra-territorialité des lois américaines qui le régissent (crédits bancaires impossibles, paiements comptant obligatoires et prix très élevés), et les empêchent de développer les infrastructures lourdes et d’acheter des véhicules et les pièces de rechange nécessaires à leur entretien. Et les vieilles voitures américaines qui roulent nombreuses à Cuba et qui font frémir votre petit cœur de VRP du capitalisme (elles font désormais partie du patrimoine culturel cubain), subissent le même sort puisque leurs propriétaires ne peuvent se procurer de pièces de rechange. L’entretien de ces monuments historiques est bien le seul domaine d’ailleurs où vous reconnaissez aux cubains de l’imagination et de l’inventivité ! Quant au prix des voitures importées, vous êtes aussi sérieuse qu’un clown dans un cirque : Cuba importe ses véhicules au prix fort (tarif moyen appliqué en local) et les taxes que Cuba prélève, servent à développer et moderniser les transports en commun. Il est évident que le revenu moyen des cubains ne peut leur permettre de se payer des voitures individuelles neuves. Et la frustration des cubains n’est pas tant comme vous l’affirmez, l’impossibilité de s’offrir une bagnole (même si cela flatte l’égo) mais dans le fait que Cuba est empêché par l’Empire de développer et moderniser son réseau de Transports Publics. Ce que vous n’arrivez pas à rentrer dans votre petite tête préformatée d’HEC, c’est que Cuba est socialiste et préfère le partage à l’égoïsme destructeur d’une consommation insatiable.
Indécent, quand vous affirmez que les forces vives d’un pays, ce sont "les riches" qui, seuls selon vous, inventent, innovent. Sans les riches dites-vous, point de salut. Par conséquent, les pauvres sont responsables de leur propre indigence puisqu’ils n’ont aucune imagination et n’osent prendre aucun risque. Puis, sentencieuse, vous assénez : "Un pays qui refuse la logique de l’économie de marché, est un pays mort-vivant". Une logique dévastatrice qui plonge une part toujours plus grande de la population française non seulement dans la pauvreté (9 millions) mais de plus en plus dans la misère(2,5 millions) avec parallèlement un nombre de super-riches qui s’accroît, affichant des fortunes indécentes. D’un côté donc une concentration accrue des richesses, de l’autre une explosion de la pauvreté ! Robespierre disait en son temps : "Le fléau des peuples ce sont les riches. L’intérêt du peuple est l’intérêt général, celui des riches est l’intérêt particulier". Rien n’a changé, seules les féodalités sont passées dans d’autres mains. Des féodalités qui nous enfoncent dans l’obscurantisme du Moyen-âge. C’est un dessein inhumain et mortifère.
A Cuba, depuis la Révolution, c’est une projet de société autrement plus vivant et humaniste qui est proposé. Une toute autre logique est en œuvre à Cuba, malgré ses faibles ressources et les obstacles mis sur sa route, c’est la logique du partage ! Après le triomphe de la Révolution, les riches capitalistes cubains n’ont jamais voulu partager avec le peuple. Il s’en suivit une série de nationalisations dont les profits ont été enfin redistribués au peuple lui-même. Le socialisme cubain était en marche soutenu par l’une des formes de démocratie les plus avancées, la démocratie participative. Et, comme vous le dites peu et mal, il a permis au pays d’éradiquer la misère et la discrimination raciale, d’éduquer, de soigner, de loger, de cultiver toute la population sans exception.
Cette logique que vous exécrez tant, a ouvert des droits nouveaux, inconnus jusqu’alors, comme l’égalité des droits hommes-femmes, l’interdiction du travail des enfants, la prise en charge des anciens, le respect de la diversité sexuelle et la défense de l’environnement pour n’en citer que quelques uns.
Cette logique que vous haïssez tant, a permis au peuple cubain de retrouver sa dignité, sa fierté et sa joie de vivre, et a fait de Cuba un pays phare détesté par les cupides mais aimé par tous les humanistes. Imaginez un petit instant, Mme la chroniqueuse, que Cuba ait disposé depuis 1960 de toute sa liberté, de sa souveraineté pleine et entière et de tous les moyens financiers dont les USA l’ont privé depuis 50 ans, imaginez alors ce qu’aurait pu être Cuba aujourd’hui !
C’est la peur de voir le modèle capitaliste KO qui fait que l’Empire refuse de voir cette expérience se développer sans entrave. Cuba résiste parce que son peuple sait depuis longtemps que le système que vous proposez est un leurre et que si le socialisme cubain est perfectible, le peuple dans son immense majorité lui est acquis et ne voudra jamais revenir aux temps d’avant la Révolution. Alors vous enragez.
Vous auriez dit : "Seuls souffrent de l’horreur du monde ceux qui en ont vu la beauté." Je partage cet aphorisme en le précisant : "Voyez la beauté de Cuba et vous souffrirez sans doute plus encore des horreurs de votre monde".
Michel Taupin

Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Dimanche 10 août 2014 7 10 /08 /Août /2014 14:56
 

Cuba, un modèle selon l’Organisation mondiale de la santé

Salim LAMRANI
L’Ecole latino-américaine de médecine (ELAM)

Selon l’organisme onusien, le système de santé à Cuba a valeur d’exemple pour tous les pays du monde.

Le système de santé cubain est mondialement reconnu pour son excellence et son efficacité. Malgré des ressources extrêmement limitées et l’impact dramatique causé par les sanctions économiques imposées par les Etats-Unis depuis plus d’un demi-siècle, Cuba a réussi à universaliser l’accès aux soins à toutes les catégories de la population et à obtenir des résultats similaires à ceux des nations les plus développées.

Lors de sa récente visite à La Havane en juillet 2014, Margaret Chan, directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé, a fait l’éloge du système de santé cubain et s’est montrée impressionnée par les réussites dans ce domaine. « Cuba est le seul pays qui dispose d’un système de santé étroitement lié à la recherche et au développement en cycle fermé. C’est la voie à suivre, car la santé humaine ne peut s’améliorer que grâce à l’innovation », a-t-elle déclaré. Elle a salué « les efforts de la direction de ce pays pour faire de la santé un pilier essentiel de développement [1] ».

Cuba a basé son système de santé sur la médecine préventive et ses résultats sont exceptionnels. Selon Margaret Chan, le monde doit suivre l’exemple de l’île dans ce domaine et remplacer le modèle curatif, inefficace et plus couteux, par un système basé sur la prévention. « Nous souhaitons ardemment que tous les habitants de la planète puissent avoir accès à des services médicaux de qualité, comme à Cuba », a-t-elle souligné [2].

L’OMS rappelle que le manque d’accès aux soins dans le monde n’est en aucun cas une fatalité découlant d’un manque de ressources. Il traduit, au contraire, un manque de volonté politique de la part des dirigeants de protéger les populations les plus vulnérables. L’organisation cite à ce titre le cas de l’île de la Caraïbe comme étant le parfait contre-exemple [3]. D’ailleurs, en mai 2014, en guise de reconnaissance à l’excellence de son système de santé, Cuba a présidé la 67ème Assemblée mondiale de la Santé [4].

Avec un taux de mortalité infantile de 4,2 pour mille, l’île de la Caraïbe présente le meilleur indicateur du continent et du Tiers-Monde, reflétant ainsi la qualité de son système et l’impact sur le bien-être des enfants et des femmes enceintes. Le taux de mortalité infantile de Cuba est même inférieur à celui des Etats-Unis et se situe parmi les plus bas au monde [5].

Avec une espérance de vie de 78 ans, Cuba est l’un des meilleurs élèves du continent américain et du Tiers-monde, avec un indicateur similaire à celui des nations les plus développées. En moyenne, les Cubains vivent 30 ans de plus que leurs voisins haïtiens. En 2025, Cuba disposera de la plus grande proportion de personnes de plus de 60 ans d’Amérique latine [6].

Un système de santé au service des peuples du Tiers-monde

Cuba fait également bénéficier les populations du Tiers-monde de son expertise dans le domaine de la santé. En effet, depuis 1963, Cuba envoie des médecins et autres personnels de santé dans les pays du Tiers-Monde afin de soigner les déshérités. Actuellement, près de 30 000 collaborateurs médicaux travaillent dans plus de 60 pays de la planète [7].

L’exemple emblématique de cette solidarité vis-à-vis des plus démunis est l’Opération Miracle lancée en 2004 par Fidel Castro et Hugo Chávez. Cette campagne humanitaire, mise en place au niveau continental dans le cadre du projet d’intégration de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), consiste à opérer gratuitement les Latino-américains pauvres atteints de cataractes et autres maladies oculaires [8].

En une décennie, près de 3,5 millions de personnes ont pu retrouver la vue grâce à l’internationalisme cubain. Ce programme social, créé dans un premier temps pour le Venezuela, a été étendu à tout le continent avec l’objectif d’opérer un total de 6 millions de personnes. En plus des opérations chirurgicales, la Mission Miracle fournit gratuitement des lunettes et des lentilles de contact aux personnes atteintes de troubles de la vue [9].

Au total, près de 165 institutions cubaines participent à l’Opération Miracle, qui dispose d’un réseau de 49 centres ophtalmologiques et de 82 blocs opératoires dans 14 pays d’Amérique latine : la Bolivie, le Costa Rica, l’Equateur, le Guatemala, le Guyana, Haïti, le Honduras, la Grenade, le Nicaragua, le Panama, le Paraguay, Saint-Vincent et les Grenadines, le Venezuela et l’Uruguay [10].

La solidarité médicale cubaine s’étend également à l’Afrique. En 2014, LABIOFAM, l’entreprise de production chimique et biopharmaceutique cubaine, a lancé une campagne de vaccination contre le paludisme en Afrique de l’Ouest, dans pas moins de 15 pays [11]. Selon l’OMS, ce virus, qui affecte en majorité les enfants, coûte la vie à pas de moins de 630 000 personnes par an, « la plupart étant des enfants âgés de moins de cinq ans vivant en Afrique ». « Cela signifie que 1 000 jeunes enfants meurent chaque jour de paludisme [12] », rappelle l’Organisation.

De la même manière, Cuba forme de jeunes médecins du monde entier au sein de l’Ecole latino-américaine de médecine (ELAM). Depuis sa création en 1998, l’ELAM a diplômé plus de 20 000 médecins de plus de 123 pays. Actuellement, 11 000 jeunes en provenance de plus de 120 nations suivent une carrière de médecine au sein de l’institution cubaine. Selon Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations unies, l’ELAM est « l’école de médecine la plus avancée au monde ». Il a également fait l’éloge des médecins cubains qui travaillent dans le monde entier et notamment à Haïti : « Ce sont toujours les premiers arrivés et ce sont les derniers à partir. Ils restent sur place après les crises. Cuba peut montrer au monde entier son système de santé, un modèle pour beaucoup de pays [13] ».

En faisant l’éloge de Cuba, l’Organisation mondiale de la santé souligne qu’il est possible pour un pays du Tiers-monde aux ressources limitées de mettre en place un système de santé performant et d’offrir à l’ensemble des populations une protection sociale digne de ce nom, s’il y a la volonté politique de placer l’être humain au centre du projet de société.

Salim Lamrani

Opera Mundi

NOTE DU GS : en tapant "Cuba santé" dans le cartouche de la "une" (en haut à droite, vous avez accès aux dizaines d’articles publiés sur la santé et Cuba dont :
www.legrandsoir.info/le-secret-de-l-internationalisme-medical-cubain-temas. html
www.legrandsoir.info/cuba-cree-quatre-vaccins-contre-le-cancer-une-lecon- aux-firmes-pharmaceutiques.html
www.legrandsoir.info/le-bresil-veur-engager-6000-medecins-cubains.html

»» http://operamundi.uol.com.br/conteudo/babel/37221/cuba+un+mod%E8le+sel...

[1Prensa Latina, « Directora de OMS reconoció labor de Cuba en materia de salud », 16 juillet 2014.

[2Agencia Cubana de Noticias, « World Health Organization Praises Cuba’s Achievements », 14 juillet 2014.

[3Prensa Latina, « Directora de OMS reconoció labor de Cuba en materia de salud », op. cit.

[4EFE, « Directora general de la OMS está en Cuba para ver avances en investigaciones », 15 juillet 2014.

[5EFE, « Cuba cierra 2013 con la tasa de mortalidad infantil más baja de su historia », 2 janvier 2014.

[6Oscar Alfonso Sosa, « Crece esperanza de vida geriátrica en Cuba”, Cubadebate, 29 avril 2014.

[7Salim Lamrani, Cuba : les médias face au défi de l’impartialité, Paris, Editions Estrella, 2013, p. 49.

[8Cubadebate, « La Misión Milagro cumple hoy diez años : ha devuelto la vista a 3,4 millones de personas », 8 juillet 2014.

[9Ibid.

[10Ibid.

[11Agencia Cubana de Noticias, « Cuba’s LABIOFARM Launches Malaria Campaign in Western Africa », 30 mai 2014.

[12Organisation mondiale de la santé, « World Malaria Report 2013 », 2013, p. v. http://www.who.int/malaria/publications/world_malaria_report_2013/report/en/ (site consulté le 19 juillet 2014).

[13Nyliam Vásquez García, « La escuela médica más avanzada del mundo », Juventud Rebelde, 28 janvier 2014.

URL de cet article 26434
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Samedi 9 août 2014 6 09 /08 /Août /2014 18:33

 

L'hommage vidéo de la Jeunesse Communiste Cubaine à Hugo Chavez pour l'anniversaire de ses 60 ans

 

Publié le  8 août 2014 par anonyme

 

 
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Mardi 5 août 2014 2 05 /08 /Août /2014 21:51

Fidel Castro: "Israël" pratique une "nouvelle forme de fascisme"

L’équipe du site

« Israël » pratique une "nouvelle forme de fascisme" dans ses opérations militaires à Gaza et les Etats-Unis sont incapables de le contrôler, estime l'ex-président cubain Fidel Castro dans une tribune publiée mardi par le quotidien officiel Granma.

"Je pense qu'une nouvelle et répugnante forme de fascisme est en train de surgir avec une force notable dans cette période de l'histoire humaine", affirme Fidel Castro, qui aura 88 ans le 13 août, dans sa tribune intitulée "Holocauste palestinien à Gaza".

"Le génocide des nazis contre les juifs a attiré la haine de tous les peuples de la terre", rappelle Fidel Castro en se demandant : "Pourquoi le gouvernement israélien croit-il que le monde restera insensible à ce macabre génocide commis aujourd'hui contre le peuple palestinien ?"

"Peut-être faut-il s'attendre à ce qu'on ignore le degré de complicité de la part de l'empire américain dans cet éhonté massacre ?", poursuit le père de la Révolution cubaine.

"On peut affirmer qu'il n'y a pas de gouvernement dans ce pays, ni le Sénat, ni le Congrès, ce sont la CIA et le Pentagone qui détermineront le dénouement final", conclut Fidel Castro.

L’entité sioniste a lancé le 8 juillet une agression contre la bande de Gaza. Un cessez-le-feu est entré en vigueur mardi et les forces d’occupation israéliennes se sont retirées de l'enclave palestinienne après presque un mois d'une guerre qui a fait près de 1.900 martyrs palestiniens, en majorité des civils

Côté israélien, 64 soldats et trois colons ont été tués par les tirs de la Résistance palestinienne.


Source: Agences 05-08-2014 - 21:12 Dernière mise à jour 05-08-2014 - 21:12

 

 
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Vendredi 1 août 2014 5 01 /08 /Août /2014 13:29

Monsieur le Président Obama Le premier août 2014.

The White House

1600 Pennsylvania Avenue N.W.

Washington DC 20500

USA



Monsieur le Président,







Le 15 juin dernier, à l’occasion de la fête des pères, vous m ‘avez envoyé, comme à de nombreuses personnes dans le monde, un courriel dans lequel vous écriviez :

«  Aujourd’hui, je pense à tous les pères à travers le pays, qui sont auprès de leurs familles et de ceux qui leur sont chers, et tout particulièrement à ceux qui servent notre pays outre-mer, et qui ne seront donc pas aujourd'hui avec leurs enfants.


Mais je pense aussi à tous ces jeunes gens là-bas qui n'ont aucun  père dans leur vie, ou qui ne bénéficient pas toujours du soutien et des enseignements que procure la présence de  solides modèles à suivre (…)».

En lisant ces lignes, je pensais à l’énorme injustice faite à René González, Fernando González, Antonio Guerrero, Ramón Labañino et Gerardo Hernández, les cinq Cubains arrêtés en septembre 1998 à Miami. De cette injustice les Etats-Unis auront à répondre devant l’Histoire.

Votre pays a maintenu en prison durant quatorze ans René González. Quatorze longues années durant lesquelles il n’a pu être présent auprès de sa femme et de ses filles dont la plus jeune était encore un bébé lors de son arrestation.

Votre pays a maintenu en prison durant quinze ans Fernando González. Quinze longues années de séparation avec son épouse qui les ont empêché de devenir parents.

Votre pays maintient toujours en prison, et depuis près de seize ans, Antonio Guerrero, le privant de la chaleur de ses deux fils, et privant ses fils du soutien de leur père.

Votre pays maintient toujours en prison, et depuis près de seize ans, Ramon Labañino, le privant de son épouse et de ses trois filles, et privant ses filles elles aussi du soutien de leur père.

Votre pays maintient toujours en prison, et depuis près de seize ans, Gerardo Hernández. Durant toute sa détention il n’a même pas pu embrasser son épouse Adriana à qui le visa d’entrée aux Etats-Unis a été systématiquement refusé. Il est condamné à deux perpétuités plus quinze ans. Gerardo et Adriana, eux non plus, n’ont pu à ce jour avoir d’enfants.

Alors, Monsieur le Président, mettez vos actions en harmonie avec vos paroles et libérez les trois Cubains encore emprisonnés dans votre pays.

Vous avez la possibilité de le faire, les autorités cubaines vous ont proposé un échange humanitaire avec votre compatriote Alan Gross.

Le prix Nobel de la Paix que vous représentez ne peut tourner le dos à une telle opportunité de rendre ces quatre hommes à leurs familles et de permettre ainsi de meilleures relations entre vos deux pays.

Recevez, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments humanistes les plus sincères.















Jacqueline Roussie

64360 Monein (France)



















Copies envoyées à: Mesdames Michelle Obama, Nancy Pelosi, Kathryn Ruemmler et à Messieurs. Joe Biden, John F. Kerry, Rand Beers, Harry Reid, Eric Holder, Denis MacDonough, Neil Eggleston, Rick Scott, et Charles Rivkin, ambassadeur des Etats-Unis en France.

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Samedi 19 juillet 2014 6 19 /07 /Juil /2014 15:20

Ukraine – Palestine : Provocation insolite – par Fidel Castro (17 juillet 2014)

 

Ce matin, les informations câblées étaient saturées avec la nouvelle insolite expliquant qu’un avion de la ligne Malaysia Airlines avait été impacté à 10 100 mètres d’altitude tandis qu’il volait sur le territoire de l’Ukraine, par la route sous contrôle du gouvernement belliciste du roi du chocolat, Petro Poroshenko.

Cuba qui a toujours été solidaire avec le peuple ukrainien, et qui, dans les jours difficiles de la tragédie de Chernobyl, soigna beaucoup d’enfants affectés par les radiations nocives de l’accident et qui toujours sera disposé à le faire, ne peut manquer d’exprimer son rejet de ce gouvernement anti-russe, anti-ukrainien et pro-impérialiste.

En même temps, coïncidant avec le crime de l’avion de Malaisie, le premier ministre d’Israël, Benjamín Netanyahu, chef de l’Etat nucléaire, ordonnait à son armée d’envahir la Frange de Gaza, où sont morts déjà, en peu de jours, des centaines de palestiniens, beaucoup d’entre eux, enfants. Le Président des Etats-Unis appuie l’action, qualifiant le crime répugnant comme un acte de légitime défense. Obama n’appuie pas David contre Goliath mais Goliath contre David.

Comme on le sait, hommes et femmes jeunes du peuple d’Israël, bien préparés pour le travail productif, seront exposés à la mort sans honneur et sans gloire. J’ignore quelle est la doctrine militaire des palestiniens, mais je sais qu’un combattant disposé à mourir peut défendre jusqu’aux ruines d’un édifice tandis qu’il tient son fusil, comme l’ont démontré les héroïques défenseurs de Stalingrad.

Je veux seulement apporter ma solidarité au peuple héroïque qui défend le dernier morceau de ce qui fut sa patrie durant des milliers d’années.

Fidel Castro Ruz
17 juillet 2014

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Vendredi 18 juillet 2014 5 18 /07 /Juil /2014 14:26
 
  Station d’écoutes russe à Cuba : une nouvelle stratégie géopolitique russe
 





 La Russie va rouvrir une station d'écoute basée à Cuba et utilisée pendant la Guerre froide pour espionner les Etats-Unis.

Cette annonce intervient alors que la Russie manifeste de nouveau son intérêt pour l'Amérique latine et Cuba, et que les événements en Ukraine ont provoqué la pire crise entre Russes et Occidentaux depuis la fin de la Guerre froide.

Le retour de la station radio électronique russe à Cuba n’est pas une démonstration de force, mais un changement global dans la politique extérieure de la Russie. Les récents accords entre les pays des BRICS, la création d’une nouvelle Banque de développement témoignent que la Russie devient un important acteur international. Le pays forme une nouvelle géopolitique ayant pour objectif de rendre le monde multipolaire et de démythifier la supériorité globale des Etats-Unis, illusion dont les Américains voulaient faire une politique réelle.


Nous vous proposons une interview d’Alexandre Kanchine, expert de problématique militaire, vice-président du Conseil public auprès du ministère russe de la Défense.

LVdlR. La Russie et Cuba se sont mis d’accord sur le retour à la partie russe d’une station radioélectronique à Lourdes près de la Havane. Est-ce que cette démarche est importante pour la Russie et pour la communauté internationale ?

Alexandre Kanchine. Il y a quelques décennies, plus précisément, fin 1980 – début 1990, l’URSS et ensuite la Russie en tant que son successeur a commencé à perdre ses positions dans l’arène internationale, y compris sur le plan de la stratégie géopolitique, ce qui a rendu le monde unipolaire. De nombreux peuples, de nombreux pays qui étaient intéressés à l’influence soviétique et russe, ont commencé à nous tourner le dos, parce qu’ils comprenaient que la Russie était faible et qu’elle ne jouait pus le même rôle. Aujourd’hui, nos alliés et nous, nous  réjouissons du fait que nous reprenons nos positions. On dit souvent à l’Occident : « La Russie doit soit être une grande puissance, soit elle ne doit pas exister ». Cependant, cela coûte cher, et au lieu d’investir dans la santé publique, la science ou l’enseignement, nous dépensons de l’argent pour la sécurité, la défense, y compris la défense de nos alliés, de nos amis. J’espère bien qu’il y aura une balance des intérêts et que nous franchiront le point culminant de l’opposition surtout avec les Etats-Unis.

LVdlR. Comment, à votre avis, les Etats-Unis pourraient réagir à la présence d’une station d’écoute russe à 250 km de la côte américaine ?

Alexandre Kanchine. De la même manière que pendant la crise des Caraïbes de 1962. Il est évident que leur réaction sera négative. Mais ce n’était pas le but de la Russie. La Russie ne fait que riposter. Car nous n’avons introduit aucune sanction contre qui que ce soit. Nous n’avons pas déployé près de 900 bases dans le monde entier. Nous n’avons pas provoqué la crise en Ukraine, au contraire, nous avons toujours tenté de la régler.

LVdlR. Quelles démarches la Russie pourrait faire après le retour de la base à Cuba ? Restaurer un centre analogique au Vietnam ?

Alexandre Kanchine. Je n’exclus pas cette possibilité. Notre système de défense nationale doit voir tout ce qui se passe dans le monde, observer, prendre des mesures, et non seulement montrer sa force, mais également recourir à cette force dans le cas de besoin. Voilà pourquoi le développement de notre système est une réponse adéquate aux démarches faites sous la pression du gouvernement américain, notamment par l’OTAN bien que l’Alliance se dise « humanitaire ».

La base de Lourdes a donné à l'Union soviétique des yeux à l’Occident. Pour la Russie, elle sera aussi précieuse qu'elle l'était pour l'URSS. De même pour la base Kamran qui était un objet stratégique sérieux à l’époque de l’Union soviétique et que la Russie pourra récupérer, vu les actuels projets économiques avec le Vietnam. De manière générale, pour vivre de nouveau dans un monde multipolaire, une des priorités stratégiques du développement de la Russie sera de rétablir les bases militaires abandonnées après l’écroulement de l’URSS.

 

La Voix de la Russie

 

Source: Agences

18-07-2014 - 12:35 Dernière mise à jour 18-07-2014 - 12:48 
 

 

 

 

 

Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Mercredi 16 juillet 2014 3 16 /07 /Juil /2014 19:16
La Russie va rouvrir l’oeil de Moscou à Cuba

La Russie va rouvrir une station d'écoutes à Cuba, utilisée pendant la Guerre froide pour espionner les Etats-Unis, a annoncé mercredi le quotidien russe Kommersant, quelques jours après la visite du président Vladimir Poutine sur l'île.

Moscou et La Havane ont donné leur "accord de principe" pour rouvrir la base de Lourdes, dont l'activité était gelée depuis 2001, ont indiqué plusieurs sources au sein du gouvernement russe, citées par Kommersant.

"Les accords ont été finalisés lors de la visite du président Vladimir Poutine à La Havane vendredi", a indiqué le quotidien.

Située à une vingtaine de kilomètres au sud de La Havane et à 250 kilomètres des cotes américaines, la base avait été fermée en 2001 par la Russie, en accord avec sa nouvelle politique de rapprochement des Etats-Unis, après les attentats du 11 septembre.

Cette annonce intervient alors que la Russie manifeste à nouveau ces dernières années son intérêt pour l'Amérique latine et Cuba, et alors que la crise ukrainienne a provoqué la pire crise entre Russes et Occidentaux depuis la fin de la Guerre froide.

"Tout ce que je peux dire, c'est: enfin!", a lancé une des sources à Kommersant, confirmant la réouverture de la base.

"Lourdes a donné à l'Union soviétique des yeux dans toute l'hémisphère occidentale (...) Pour la Russie, elle sera aussi précieuse qu'elle l'était pour l'URSS", a estimé Viatcheslav Troubnikov, ancien dirigeant des Services de renseignement extérieurs russes, cité par Kommersant.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, contacté par l'AFP, n'était pas disponible pour commenter cette information mercredi.

Construite en 1964, deux ans après la crise des missiles à Cuba qui avait opposé les Etats-Unis à l'URSS, la base permet d'écouter les signaux radios des sous-marins et des navires ainsi que les communications satellitaires.

Source: AFP

16-07-2014 - 16:40 Dernière mise à jour 16-07-2014 - 16:40

 

Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Samedi 12 juillet 2014 6 12 /07 /Juil /2014 20:31

 

Roger Grevoul a diffusé sur internet ( Facebook ) l'information suivante :

 

Tony Avila, le chanteur qui donne de l’urticaire à la mafia cubano-américaine

 

Tony Avila, un chanteur compositeur parmi les plus appréciés à Cuba en ce moment, revient d’une tournée avortée aux États-Unis et Porto Rico. Manque de public ? Non. Interdit de chanter par la mafia cubano-américaine et les « dames en blanc » ou plutôt « dames en vert », qui s’en sont pris à lui de la plus vile manière, la seule qu’ils connaissent : la manipulation, les mensonges et les menaces.
Il faut dire que les vieux mafieux, qui depuis près de 60 ans ne cessent de faire et défaire leurs valises pour tenter une 2e invasion de Playa Giron, n’ont pas supporté qu’un chanteur cubain, qui plus est licencié d’histoire et de philosophie, vienne chanter et montrer qu’à Cuba, on peut parler de tout, chanter librement, sans que quelques analphabètes viennent vous menacer pour vous faire taire.
Tony est un chanteur engagé, envers son pays, envers les Cinq, qui chante, avec la plus totale liberté d’expression, toutes les problématiques de la société cubaine : la période spéciale (Regala´o murió en los 80), l’émigration (Balseros) le racisme (Cientificament negro), les changements qui s’effectuent en ce moment à Cuba (Tiene que haber de to ; mi casa.cu ; Timbiriche) des chansons qui font réfléchir au monde que nous voulons (El mundo de los más) et d’autres qui font rire en utilisant le double sens traditionnel dans la chanson cubaine( la choza de Chazo y Chicha ; la venganza), et bien d’autres à découvrir.
Ses concerts font salle comble. Le public, de tous les âges et de « toutes les couleurs » rit, chante en cœur, danse, applaudit à tout rompre, pleure parfois.
Inutile d’en ajouter. Vous savez maintenant pourquoi Tony Avila a été interdit de chanter à Miami.
L’article qui suit (en espagnol) raconte ses péripéties au pays de la « liberté d’expression »

El tiro por la culata o Tony Ávila después de Miami: más cubano y más popular
Tony Ávila ya está en casa. Otra vez el bochorno se quedó del lado de aquella mafia resentida que no perdona el talento y la fidelidad que pare esta isla. En entrevista exclusiva para Cubasí el popular músico cubano compartió impresiones sobre su reciente viaje a Miami.
Por Giusette León García / Cubasi

Cómo llegaste a Miami?
Hacía un año que se estaba organizando esa visita con la empresa Blue Night Entertainment, que es una empresa presidida por Javier Otero, un empresario cubano-americano que ya lleva años llevando grupos a Miami y hace un año contactamos y se hizo manifiesto su interés de llevarnos a Miami a hacer una gira que de hecho iba a ser más extensa, iba a incluir Miami y otras ciudades más hacia el norte, pero bueno, en esta ocasión no pudo ser, era más bien un primer acercamiento promocional, para insertarnos allí, ver cómo funcionaba la música de aquel lugar… en fin… el día 13 llegamos y ya íbamos cojos, porque llegamos con tres músicos, de los cinco que somos, contándome a mí fuimos dos nada más…

Por qué…?
Porque a los otros tres músicos les fue denegada la visa…
A pesar de eso iban dispuestos a ofrecer más de un concierto…
Sí, llegamos el 13 con el objetivo de hacer tres o cuatro conciertos en Miami, de estar también en Puerto Rico, hacer un intermedio en la gira para ir a Puerto Rico, volver a Miami y luego regresar a Cuba el día 30…
Pero Los Arrebatados del Canal 41 dieron “la nota” ¿no?
Estaba entre lo que había coordinado el empresario, que fue el que organizó toda la gira. Llegando al canal me encuentro con un amigo que está allí y me preguntó qué hacía ahí, le dije que iba a hacer un programa que se llama Los arrebatados y él me dice: “Los arrebatados es complicado, ellos se ponen a veces bastante incisivos con el tema político…” Le di las gracias por alertarme de eso.
Si se le puede llamar libertad de expresión a aquella basura, si eso es libertad de expresión, no quiero esa porquería para Cuba.
Y efectivamente, a pesar de que desde el principio yo dije que iba a mantenerme al margen del panel ellos usaron primero unas palabras descontextualizadas de Silvio Rodríguez para atacarlo y tratar de involucrarme, yo iba a explicarles y contarles la historia, para que sepan, pero pensé: no voy a gastar mis balas en eso porque al final ellos saben qué está haciendo Silvio en Cuba lo que pasa es que son parlanchines asalariados y a eso es a lo que se dedican… y de pronto empezaron con el show contra mí…

Cómo te sentiste?
Se profirieron improperios, ofensas muy fuertes, que realmente laceran, lastiman… fue muy desagradable, pero yo me sentí tranquilo y estoy tranquilo, porque de lo que se me acusó, que fue de golpear a las Damas de Blanco, yo nunca lo hice, después pusieron una foto en la que aparece la supuesta víctima con un golpe en la boca en un montaje pésimo que hicieron, porque ni yo, que soy anti-informático casi, haría tan pobre y burdo montaje, con una foto mía que incluso yo la tengo en mi casa, es una foto mía en El Sauce, que al final del concierto estaba saludando a alguien con las manos como entrelazadas y me toman así…

Qué repercusión tuvo todo ese show?
Por supuesto que provocó todo un incremento en los medios y en las redes de la hostilidad contra mi persona y a la vez también contra Cuba, porque el objetivo es justamente, a través de cualquier persona que esté allí, cualquier músico, cualquier oportunidad que tengan, atacar a Cuba y atacar a los cubanos…
Además, eso provocó que todos los medios comenzaran a agredir, a amenazar, un grupúsculo de gente del corazón de la mafia cubanoamericana de Miami fueron incluso directamente a la casa del dueño del The Place, que era el lugar donde yo cantaba al día siguiente, lo amenazaron de acabar con su familia, con su negocio, de arruinarlo, le hacían llamadas a su móvil muy agresivas, hostiles. El hombre tuvo miedo, por supuesto, se trataba de su familia, de su vida y yo estaba ahí por unos días nada más y canceló el concierto sin contar con nosotros, finalmente él mismo se convenció de no ceder a las presiones de nadie y se hizo el concierto, se llenó el lugar, fueron muchos amigos que hace años ni veía, gente que me dijo: estamos aquí para apoyarte, para que sepas que no estás solo aquí en Miami, que hay mucha gente que te quiere, fueron muestras de cariño realmente importantes en ese momento…

Y qué pasó con el resto de los conciertos previstos en Miami y el de Puerto Rico?
Las demás funciones en Miami se cancelaron por la misma presión esta que había y a Puerto Rico fuimos con la esperanza de que se diera sin problemas, pero pasó lo mismo, las dueñas de Yerbabuena también suspendieron… en parte por la carta de Ileana Ross al departamento de Estado, ellas mismas declararon que “si Ileana Ros está metida en esto por algo debe ser”…

Cuáles son tus impresiones sobre la actitud de los medios y de congresistas como Ilena Ros- Lehtinen y Mario Díaz Balart que se dedicaron también a difamarte?
Te das cuenta de que es un circo, un teatro que se monta también por todos esos congresistas, es un montaje lamentablemente muy grotesco, muy ofensivo, muy vulgar, enfermizo, de toda esa mafia, desde los mismos políticos, la prensa, la otra mujer de aquí de Cárdenas, que había estado en Miami antes de que yo llegara, se sabe que a esta gente les pagan directamente desde allí y tienen que hacer cosas, tienen que justificar el salario, supongo que le hayan dado un buen aumento con esta historia ahora…
Además, qué periodismo que se respete toma una mentira sin evidencias y sin pruebas y la convierte en noticia, un periodismo que se respete en su ejercicio en ninguna parte del mundo donde haya dos dedos de frente lo hace y después vienen estos congresistas y repiten todo eso en una carta al Departamento de Estado…
Sin embargo, decías que mucha gente te apoyó…
La inmensa mayoría de la gente lo que hizo fue, donde quiera que nos veía: oye compadre sigue para adelante, no hagas caso. No lo decían con esas palabras, sino en buen cubano, como hablamos nosotros cuando estamos molestos y eso me dio ánimo, ver tanta gente que sigue creyendo en ti, que no está allí para ser presa de la manipulación de nadie, gente que se respeta mucho como para dejarse manipular o manejar…

Alguna anécdota en especial sobre esas personas?
Los músicos, por ejemplo, les dije: si eso los afecta, no toquen conmigo, yo lo hago solo y me dijeron: estás loco, nosotros estamos contigo, si ellos no me pagan mis impuestos, ninguno me da un plato de comida. Otro ejemplo, en el hotel donde estábamos hospedados se aparecieron como diez personas de Cárdenas antes de ir para el concierto a animarme: tú tranquilo compadre, sabemos que todo eso es mentira, te conocemos desde chiquitico del barrio, no te dejes llevar que esos son cuatro viejos que les pagan por eso y que están fastidiándole la vida a todo el mundo aquí, que aquí nadie los quiere ver, los que estamos aquí que queremos trabajar y salir adelante no nos interesa nada de eso, al contrario, queremos que vengan más artistas de Cuba aquí y canten, bailen, nos hagan reír, nos traigan un pedazo de Cuba…

Crees que este es un hecho aislado o tiene que ver con lo que sucedió, en otro programa, pero del mismo canal, con Hectico Dj, Laritza Bacallao, Francis del Río…?
Claro que es parte de lo mismo, conmigo se ensañaron, dijeron la vamos a coger con este para que aprendan, vaya… al final conmigo se equivocaron, pero de medio a medio, completamente, porque no ahora, ni ayer, mañana de nuevo sucede lo mismo y se van a dar duro en la frente, porque si yo quiero hablar de mi país lo hago aquí, lo que tenga que decir positivo o negativo, para bien o para mal lo digo aquí, sin miedo y abiertamente…

Qué opinión te llevaste de la libertad de expresión de la que tanto presume aquel país?
Si se le puede llamar libertad de expresión a aquella basura, si eso es libertad de expresión, no quiero esa porquería para Cuba. Un principio básico de la libertad es el respeto. ¿Cómo puede haber libertad si tú no respetas los límites de esa libertad? ¿Cómo puede haber libertad de expresión si tú me estás presionando para que yo opine o hable de lo que no quiero hablar? Usan como argumento que ese es un país libre y que yo tengo miedo de hablar de política: no tengo miedo de hablar de política, lo que no quiero hablar contigo de política de esa manera, si quieres hacerlo en una conversación coherente, decente, respetuosa, conversamos, discrepamos, pero con verdadera libertad y respeto.

La carta de Irmita, hija de René González, qué significó para ti?
Espectacular. Estoy escribiendo algo que quiero subir que es un texto de agradecimiento a toda la gente que se ha expresado en las redes sociales, incluso también a los que no han podido hacerlo, pero la carta de Irmita qué puedo decir, por qué no pasó Irmita y su familia en Estados Unidos, por qué no han pasado ellos desde el 98 hasta la fecha y siguen todavía, y seguimos también los que los apoyamos a ellos en esa causa.
Te das cuenta de que es un circo, un teatro que se monta también por todos esos congresistas, es un montaje lamentablemente muy grotesco, muy ofensivo, muy vulgar, enfermizo, de toda esa mafia
Ella reaccionó y en su carta para mí no solamente es ella la que está hablando, ahí estoy convencido que están hablando miles y cientos de miles de cubanos que no tuvieron la oportunidad de decirlo como ella lo dijo y de expresar lo que sintieron como ella lo sintió y lo expresó. Cuando ella dice que viendo el video no pudo evitar acordarse de cómo su papá y su familia fue detenida, arrestada de manera violenta y hasta qué punto marcó su vida ese hecho, la separación, las amenazas, la distancia, la injusticia… Irmita fue como un lazarillo que te dice apóyate aquí en mi hombro, además su carta me la leyeron por teléfono, estando yo en Puerto Rico, y yo me eché a llorar, porque me conmovió mucho y ahora más que nunca puede contar conmigo.

Mantienes tu visa abierta para los Estados Unidos ¿volverías a Miami?
Sí volvería. No por ahora, no quiero volver a sentirme tan mal y hasta por mi seguridad no lo haría ahora mismo, pero no tengo miedo, soy cubano y los cubanos no tenemos miedo y sí voy a volver, como no, además Estados Unidos es más grande, no es Miami nada más y el mundo es mucho más grande que Estados Unidos y mi carrera tiene el mundo esperando por ella. Volvería porque hay un público allí y hay un músico aquí, vamos a cantar, vamos en busca del aplauso, en busca del intercambio, se trata justamente de que a aquella mafia le duele mucho que el intercambio cultural sea cada vez más sólido, más bilateral, más abierto, más transparente, más fuerte, no lo quieren, no les conviene…

Te cambió en algo esta vivencia?
Esta vivencia lo que ha radicalizado mi pensamiento, lo ha profundizado, lo ha consolidado, lo ha hecho más objetivo; me hizo crecer, madurar… De esta experiencia van a salir más canciones, la musa está fertilizada con esas cosas que pasaron. Me siento ahora más cubano, estoy más convencido de lo que pienso, de quién soy, del papel que tengo para con mi sociedad, con mi país, como cubano, como músico, como revolucionario…
Cuba con sus virtudes y sus defectos es mi país. Es el país donde quiero vivir, donde me quiero morir, es el país por el que quiero morir si tuviese que hacerlo y por el que quiero vivir y al que le quiero cantar, incluso cantarle las cuarenta, como decimos los cubanos, cuando lo tenga que hacer, creo que es la manera más positiva que tengo de contribuir a que Cuba mejore y crezca, siga creciendo.

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Samedi 12 juillet 2014 6 12 /07 /Juil /2014 00:59

Poutine à Cuba: rencontre avec Fidel Castro

Président russe Vladimir Poutine
22:00 11/07/2014
LA HAVANE, 11 juillet - RIA Novosti

Le président russe Vladimir Poutine en visite à Cuba a rencontré vendredi le guide de la révolution cubaine Fidel Castro. L'entretien a duré près d'une heure.

Vladimir Poutine et Fidel Castro ont procédé à un échange de vues sur la situation internationale et l'état de l'économie mondiale.

Les interlocuteurs ont également évoqué en détail le développement des relations russo-cubaines.

Vladimir Poutine est arrivé à Cuba pour une visite officielle de moins de 24 heures. Le programme de la visite prévoit des entretiens avec les dirigeants du pays, dont Fidel Castro et son frère, le président du Conseil d'Etat et du Conseil des ministres Raul Castro. Plusieurs documents seront signés à l'issue de ces entretiens.

 

Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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