Cuba

Samedi 20 décembre 2014 6 20 /12 /Déc /2014 19:50

Cuba : Changement de régime en perspective

 

dans Amérique latine, Crises/guerres, Etats-Unis, Hégémonie

 

 

 

 cuba

La normalisation des relations avec Cuba n’est pas le résultat d’une percée diplomatique ou un changement de politique de la part de Washington. La normalisation est le résultat des sociétés étatsuniennes qui cherchent des opportunités pour faire des bénéfices et du profit à Cuba, comme par exemple de développer des marchés Internet à large bande à Cuba.

Avant que la « gauche » étatsunienne et le gouvernement cubain puissent trouver le bonheur dans la normalisation, ils doivent considérer qu’avec la normalisation viendra l’argent étatsunien et l’ambassade des États-Unis. La monnaie étatsunienne prendra le pas sur l’économie cubaine. L’ambassade sera une maison pour les agents de la CIA pour renverser le gouvernement cubain. L’ambassade fournira une base à partir de laquelle les Etats-Unis pourront créer des ONGs dont les membres crédules pourront appeler à des manifestations au bon moment, comme à Kiev. Il sera également possible pour Washington de toiletter un nouvel ensemble de dirigeants politiques à l’ambassade.

En bref, la normalisation des relations signifie un changement de régime à Cuba. Bientôt Cuba sera un des nombreux Etats vassaux de Washington.

Les conservateurs et républicains tels que Peggy Noonan et le sénateur Marco Rubio, ont clairement fait savoir que Castro est « un mauvais homme qui a transformé un quasi paradis en une prison flottante » et que la normalisation des relations avec Cuba ne saura pas « accorder de légitimité au régime Castro. »

Noonan oublie Guantanamo, prison off-shore de Washington à Cuba, où des centaines de personnes innocentes ont été détenues et torturées pendant une grande partie de leur vie par les « Américains exceptionnelles ». La Révolution cubaine était destinée à libérer les Cubains de la domination étrangère et de l’exploitation par des capitalistes étrangers. Quelle que soit la probabilité du succès, un demi-siècle d’hostilité de Washington envers Cuba a autant avoir avec les problèmes économiques que l’idéologie communiste.

L’hypocrisie et la fausseté morale des Etatsuniens est extrême. Noonan est heureux. L’argent US va pouvoir à présent vaincre le combat d’une vie pour Castro. Et si l’argent ne le fait pas, la CIA le fera. L’agence a longtemps attendu pour se venger de sa défaite dans la Baie des Cochons, et la normalisation des relations lui en fournit l’occasion.

Paul Craig Roberts | 19 décembre 2014

Dr Paul Craig Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor pour la politique économique et rédacteur en chef adjoint du Wall Street Journal. Il était chroniqueur pour Business Week, Scripps Howard Nouvelles Service et Creators Syndicate. 

Article original: Regime Change In Cuba

Source:http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/2014/12/changement-de-regime-a-cuba-en-perspective.html

 


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Vendredi 19 décembre 2014 5 19 /12 /Déc /2014 16:40

 

jeudi 18 décembre 2014

UNE RÉVOLUTION QUI SE RÉVÈLE PAR SA SOLIDARITÉ ET SON HUMANITÉ (Partie 2)



Le premier janvier 2015 marquera les 55 ans de cette grande victoire sur le dictateur Batista, mais aussi et surtout sur un régime social, politique et économique qui asservit la personne humaine et en fait une marchandise. Ce sera sur ce dernier point que l’esprit de la révolution cubaine se révèlera progressivement tout au long de ses 55 ans  de marche vers une manière nouvelle d’être toujours plus humain. Vu du dehors, c’est comme assister à la naissance d’une humanité nouvelle qui se fait dans les douleurs de l’enfantement.  Un enfantement que les puissances de ce monde ont tout fait qu’il n’arrive pas à terme.
Après toutes ces luttes dont il se serait passé, le peuple cubain est toujours là avec Fidel et Raoul Castro comme guides et témoins d’un monde nouveau à naître et à faire grandir.
On ne peut pas parler du présent de la Révolution cubaine sans avoir à l’esprit cette histoire de harcèlements qui se poursuit toujours, sous de multiples formes, de la part des Etats-Unis.  En dépit de tous les obstacles placés sur sa route, ce Peuple est parvenu à faire des pas de géants dans de nombreux secteurs dont ceux de la santé, de l’éducation et, plus que tout, de la solidarité. C’est à travers cette solidarité que se révèlera le plus l’esprit de cette révolution. 
Les acquis fondamentaux de cette révolution
La solidarité internationale de ce peuple en a fait un des pays les plus solidaires de la planète. L’ex-président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Miguel D’Escoto, déclarait que Fidel était l’homme le plus solidaire qui lui ait été donné de connaître. Dans  une entrevue, accordée à Culture et Foi, il a ces paroles en réponse à la question de savoir comment il jugeait ce réveil des nations latino américaines.
« Je crois que nous sommes en train de voir les fruits de l’exemple et de la lutte de Fidel, diabolisé par l’Occident pour avoir prêché la solidarité. Fidel ne l’a pas seulement prêchée, il a prêché par l’exemple. Pour moi, et cela je le dis aux Nations Unies, il est le héros mondial de la solidarité. Comme je voudrais pouvoir dire que mon Église est celle qui a porté la flamme de la solidarité ! Mais je ne peux le dire, parce que ce n’est pas vrai. Les plus hauts représentants de notre Église viennent aux Nations Unies et rien! Il n’y a pas de souffle, pas de passion, pas de feu, tout est éteint et l’Esprit se sert des laïcs, même certains qui se disent agnostiques et non croyants. »
Cette solidarité s’illustre de nouveau avec ces centaines de médecins partis en Afrique pour y contrer l’épidémie de l’Ébola. Ce fut également le cas pour Haïti suite au terrible tremblement de terre qui fit des milliers de morts et des centaines de milliers de blessés. Je vous invite à lire sur ce sujet cet excellent article. Il va sans dire que les articles sur le sujet ne manquent évidemment pas. Je me permets toutefois de relever celui du New York Times, daté du 20 novembre 2014 sous le titre Cuba : de l’étoile solitaire à l’étoile solidaire.
Cette solidarité, exprimée de diverses manières, allant du soutien militaire à la lutte contre l‘apartheid en Afrique, de la formation de médecins par milliers en passant par l’éducation, l’alphabétisation et les opérations miracles à travers l’ensemble de l’Amérique latine, trouve sa source et son inspiration dans l’esprit de cette révolution, lancée, en 1953, par ces jeunes barbus aux idéaux humanistes élevés. Pendant que d’autres s’acharnent à produire des bombes, Cuba s’ingénue à ouvrir les esprits aux connaissances, à former par milliers des médecins pour servir là où leur présence est nécessaire. La solidarité est sans calcul et l’esprit en est un de service.
Fidel qui a survécu à plus de 635 tentatives d’assassinat est toujours là pour écrire avec lucidité sur les grandes questions de notre époque et pour accueillir dans sa résidence toute simple, les principaux leaders du monde qui souhaitent le rencontrer

Sur ces photos nous reconnaissons la présidente du Brésil, Dilma Rousseff, le Président chinois, feu Hugo , président du Venezuela, le président de la Bolivie, Évo Morales, le pape Benoit XVI et le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutin.   
Il faut mettre au compte de Cuba et des pays émergents les grandes institutions d’intégration des pays de l’Amérique latine, faisant du rêve de Bolivar une réalité toujours plus accessible. L’ALBA et la CELAC comptent au nombre de ces initiatives.
L’homme qui fut diabolisé plus que tout autre et que ses ennemis ont tout fait pour le faire disparaître de la surface de la Terre est toujours là, célébrant cette fois-ci une autre des grandes victoires du peuple cubain : le retour à la raison de son plus grand ennemi, les États-Unis. Il faut évidemment se réjouir de la libération des trois antiterroristes Cubains et de la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays, mais plus que tout, il faut se réjouir de cette reconnaissance par le président Obama de la faillite d’une politique qui n’a su avoir raison du peuple cubain pas plus que de ses leaders.
« Bien que cette politique ait été dictée par de bonnes intentions, elle n'a donné que très peu d'effet, car à présent, tout comme en 1961, les Castro et le Parti communiste gouvernent Cuba. »
Je me garderai de commenter ces « bonnes intentions » pour justifier un blocus criminel qui a privé le peuple cubain de plus de 100 milliards de dollars. Ce n’est pas rien pour un pays en développement et témoin d’autant de solidarité. 
Ceux et celles qui cherchent quelque chose qui puisse les rapprocher de l’humanisme à visage humain peuvent regarder en cette direction.
Maintenant que les premiers pas ont été donnés, il est plus qu’urgent que Washington donne suite à la volonté internationale des peuples qui votent à très forte majorité, année après année,  pour que soit mis fin à  ce blocus économique inhumain et criminel.
Je me joins à la joie de tous les peuples pour célébrer cette victoire morale et historique d’un peuple qui ne cesse de se révéler au monde avec un visage humain qui confirme qu'un autre monde est possible.

Oscar Fortin
Le 1er janvier 2015

Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 19 décembre 2014 5 19 /12 /Déc /2014 10:38

Raul Castro se félicite du retour des 5 à Cuba, des relations normalisées avec les USA mais, pour lui, la lutte continue

Libre-los-5-free_3.jpgRaul Castro se félicite du retour des 5 à Cuba, des relations normalisées avec les USA mais, pour lui, la lutte continue



Traduction MA pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



Mes chers compatriotes,



Depuis mon élection en tant que Président des conseils d’état et des ministres, j’ai réitéré, à maintes reprises, notre disposition à entretenir avec le gouvernement étasunien, un dialogue respectueux, reposant sur une souveraineté mutuellement reconnue, pour aborder réciproquement les thèmes les plus divers, sans porter atteinte ni à l'indépendance nationale ni à l’autodétermination de notre peuple.



Il s’agit d’une position qui a été exprimée au gouvernement des Etats-unis, en public et en privé, par le camarade Fidel, tout au long de notre grand combat, avec l'idée d'entamer des discussions et régler nos désaccords par la voie des négociations, sans renoncer à un seul de nos principes.



L’héroïque peuple cubain a démontré, face aux grands périls, les agressions, adversités et sacrifices, qu’il est et saura rester fidèle à ses idéaux d’indépendance et de justice sociale. Au cours de ces 56 années de Révolution, nous sommes restés unis et nous avons gardé une profonde loyauté pour ceux qui sont tombés en défendant ces principes depuis le début de nos guerres d’indépendance en 1868.



Maintenant, nous sommes en train d'oeuvrer, malgré les difficultés, à l’actualisation de notre modèle économique pour bâtir un socialiste prospère et durable.



A la suite d’un dialogue au plus niveau, y compris d'un entretien téléphonique que j’ai eu hier avec le Président Barack Obama, nous avons pu avancer dans le résolution de certaines questions de première ordre pour les deux nations.



Comme Fidel l’avait promis, en juin 2001, lorsqu’il a dit, je cite : « Ils reviendront ! », aujourd’hui, ils reviennent dans notre patrie, Gerardo, Ramón et Antonio.



L’immense joie de leurs proches et de tout un peuple mobilisé inlassablement vers cet objectif, s’étend aux centaines de comités et groupes de solidarité, gouvernements, parlements, organisations, institutions et personnalités qui pendant 16 ans se sont battus et donné corps et âme pour obtenir leur libération. Nous leurs exprimons, à tous, notre gratitude la plus profonde.



Cette décision du Président Obama, mérite le respect et la reconnaissance de notre peuple.



Je tiens à remercier et reconnaître le soutien du Vatican, et tout particulièrement du Pape François, en vue de l’amélioration des relations entre Cuba et les Etats-unis. Nous remercions également le gouvernement du Canada qui a facilité la réalisation du dialogue, au plus haut niveau, entre les deux pays.



A notre tour, nous avons décidé de libérer et de renvoyer aux États-Unis, un espion d’origine cubaine qui était au service de ce pays. D’autre part, pour des raisons humanitaires, aujourd’hui, nous avons renvoyé dans son pays, le citoyen nord-américain Alan Gross.



De façon unilatérale, car telle est notre pratique, et qu'elle est conforme à nos lois, certains prisonniers qui intéressaient le gouvernement des Etats-unis ont connu des remises de peine, d'autres leur libération.



De même, nous avons convenu de la reprise de relations diplomatiques.



Ceci ne veut pas dire que l’essentiel soit réglé. Le blocus économique, commercial et financier nous causant d'énormes préjudices humains et économiques doit cesser.



Bien que les mesures du blocus soient devenues loi, le Président des États-Unis peut modifier leur application en vertu de ses compétences exécutives.



Nous proposons au gouvernement étasunien l'adoption de mesures mutuelles en vue de l’amélioration du climat bilatéral et de l’avancée vers la normalisation des liens entre nos deux pays, conformément aux principes du droit international et à la charte des Nations unies.



Cuba réitère sa disposition à maintenir la coopération dans les organismes multilatéraux, comme l’Organisation de Nations unies.



Tout en reconnaissant que nous avons de profonds désaccords, principalement sur la souveraineté nationale, la démocratie, les droits de l’homme et la politique extérieure, je confirme notre volonté de dialoguer sur tous ces sujets.



J’invite le gouvernement des États-Unis à surmonter les obstacles qui empêchent ou restreignent les liens entre nos peuples, nos familles et les citoyens des deux pays, en particulier, en ce qui concerne les voyages, le service postal direct et les télécommunications.



Les progrès atteints lors de nos échanges montrent qu’il est possible de résoudre beaucoup de problèmes. Comme nous l’avons répété, il nous faut apprendre l’art de coexister, d’une façon civilisée, avec nos désaccords



Nous aurons l'occasion de reparler de toutes ces questions ultrérieurement

Je vous remercie beaucoup

Raul Castro, président de l'Etat cubain

 

Vendredi 19 décembre 2014

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Jeudi 18 décembre 2014 4 18 /12 /Déc /2014 17:18

 

COMMUNIQUE DE CUBA COOPERATION FRANCE – 17 décembre 2014

Reprise des relations entre les USA et Cuba, Cuba Coopération France salue cet évènement historique
Enfin, après plus de 50 ans, le président des Etats-Unis, Barak OBAMA, après avoir reconnu l'échec de la politique hostile envers Cuba, a annoncé ce mercredi 17 décembre 2014, la reprise des relations diplomatiques entre Cuba et les Etats-Unis.

Dans deux interventions, le président Barak OBAMA et le président Raoul CASTRO ont précisé que des relations enfin normales entre les deux états allaient reprendre.

En geste de bonne volonté, un espion américain, emprisonné à Cuba, et les trois cubains accusés injustement d'espionnage, emprisonnés aux Etats-Unis, ont été libérés et ont pu regagner leur pays.

C'est une très bonne nouvelle et un événement historique.

Depuis 1961, Cuba subissait un injuste blocus de la part des Etats-Unis, qui a affecté durablement son développement et ses relations économiques et commerciales avec le reste du monde.

Depuis 20 ans Cuba Coopération France travaille à développer la coopération entre la France et Cuba.

Nous avons ainsi pu mettre en œuvre de très nombreux projets de coopérations, malgré les contraintes du blocus qui entravaient, par leur extra-territorialité, leur réalisation.

Grâce à cette action, nous avons pu mettre en échec l'isolement de Cuba et favoriser les échanges entre nos deux pays, Cuba et la France.

Nous nous félicitons donc de l'annonce de ce jour.

Cela devra finalement se concrétiser par la disparition de toutes les mesures de blocus que maintenaient les Etats-Unis envers Cuba.

La coopération, les échanges entre les peuples, sont les moyens essentiels des relations entre les états pour permettre de mieux se connaître, de partager ses savoir-faire, ses expériences, de s'aider mutuellement à un développement durable au bénéfice des populations.

Cuba Coopération France, dans le cadre de ce nouveau contexte de relations internationales, va pouvoir poursuivre encore mieux ses efforts pour développer la coopération avec Cuba.

C'est notre engagement depuis 20ans et nous ne pouvons qu'être encouragés dans la poursuite de nos projets.

CUBA COOPERATION FRANCE
1, rue René Robin – 94200 Ivry sur Seine
01.46.70.00.95 – cuba.cooperation@orange.fr
www.cubacoop.org
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Jeudi 18 décembre 2014 4 18 /12 /Déc /2014 12:47

Transmis par Jacqueline Roussie


CUBA : Le retour des camarades cubains enfin libres !

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Jeudi 18 décembre 2014 4 18 /12 /Déc /2014 09:50

 

Cuba: les USA reconnaissent l’échec de leur blocus


 

La Maison Blanche a reconnu mercredi l'échec de la politique américaine à l'égard de Cuba, constatant que le blocus de l'île s'était avéré inefficace, ne correspondait pas aux intérêts nationaux des Etats-Unis et n'avait pas contribué à l'instauration de la démocratie dans ce pays.

"Bien que cette politique ait été dictée par de bonnes intentions, elle n'a donné que très peu d'effet, car à présent, tout comme en 1961, les Castro et le Parti communiste gouvernent Cuba", lit-on dans le communiqué de l'administration américaine.

Le président américain Barack Obama a officiellement annoncé mercredi l'intention des Etats-Unis de normaliser les relations avec Cuba ce qui constitue "le plus important changement de la politique américaine depuis plus de 50 ans".

A la suite de nationalisations expropriant des compagnies américaines à Cuba, les Etats-Unis ont décrété en octobre 1960 un embargo commercial contre La Havane, qui sera le plus long blocus économique de l'histoire.

L'embargo américain interdit l'importation par Cuba de tout produit contenant des éléments d'origine américaine, même via des pays tiers qui encourent des sanctions américaines.

Echanges de détenus

Le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays a été accompagné par l'annonce d’un échange de prisonniers avec Cuba.

Le président cubain Raul Castro a reçu mercredi à La Havane les trois agents cubains libérés par les Etats-Unis, a rapporté la télévision d'Etat.

Vêtu de son uniforme de général, le président cubain a donné plusieurs accolades chaleureuses aux trois hommes, qui avaient été condamnés à de lourdes peines pour espionnage en 2001.

"Je suis fier de vous, pour la résistance dont vous avez fait preuve, pour le courage et l'exemple que cela représente pour tous", a-t-il déclaré devant les caméras.

La libération de ces trois agents cubains écroués depuis la fin des années 1990 aux Etats-Unis a été annoncée mercredi en même temps que celles d'un agent cubain à la solde de Washington et de l'Américain Alan Gross, emprisonné depuis cinq ans à Cuba.

"Général, nous sommes encore très émus, les mots ne sortent pas, mais celui qui me vient est +merci+", a déclaré au président cubain Gerardo Hernandez, qui purgeait deux peines à perpétuité et 15 ans de prison.

"Dites au commandant en chef (Fidel Castro) que nous sommes prêts pour continuer à faire ce qu'il faut", a assuré pour sa part Antonio Guerrero, condamné à 22 ans de prison et à cinq ans de liberté conditionnelle.

Les images ont ensuite montré les retrouvailles des anciens prisonniers avec leur famille et les deux autres agents cubains, Rene Gonzalez et Fernando Gonzalez, respectivement libérés en 2013 et en février dernier.

Les autorités cubaines ont toujours admis que les cinq hommes étaient des agents de ses services secrets, mais rejettent l'accusation d'espionnage.

Selon La Havane, les cinq espions avaient infiltré les milieux anti-castristes de Floride pour prévenir des actes de terrorisme contre Cuba.

 

Ria Novosti + AFP

 

Source: Agences

18-12-2014 - 10:12 Dernière mise à jour 18-12-2014 - 10:12
Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Jeudi 18 décembre 2014 4 18 /12 /Déc /2014 08:01

Allocution du président cubain

 

Compatriotes,

 

Depuis mon élection en tant que président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, j’ai exprimé, à maintes reprises, notre décision d’entretenir avec le gouvernement des États-Unis un dialogue respectueux, basé sur l’égalité souveraine, pour traiter les sujets les plus divers de manière réciproque, sans empiètement sur l’indépendance nationale et l’autodétermination de notre peuple.

 

Il s’agit d’une position qui a été exprimée au Gouvernement des États-Unis, de manière publique et privée, par le camarade Fidel à différents moments de notre longue lutte, et ceci avec la proposition de discuter et de régler les différends par la voie des négociations, sans renoncer à aucun de nos principes.

 

L’héroïque peuple cubain a fait preuve, face aux grands dangers, aux agressions, aux adversités et aux sacrifices, qu’il est et restera fidèle à nos idéaux d’indépendance et de justice sociale. Étroitement unis en ces 56 années de Révolution, nous avons gardé une profonde loyauté envers ceux qui sont tombés dans la défense de ces principes depuis le début de nos guerres d’indépendance, en 1868.

 

À présent, nous menons de l’avant, en dépit des difficultés, la mise à jour de notre modèle économique afin de construire un socialisme prospère et durable.

 

Du fait d’un dialogue au plus haut niveau, qui a inclus une conversation téléphonique que j’ai eue hier avec le Président Barack Obama, nous avons pu avancer dans la solution de certaines questions d’intérêt pour les deux pays.

 

Comme l’avait promis Fidel en juin 2001 lorsqu’il a dit : « Ils reviendront ! », Gerardo, Ramon et Antonio sont arrivés aujourd’hui dans la patrie.

 

L’énorme joie de leurs familles et de tout notre peuple, qui s’est mobilisé inlassablement dans cet objectif, s’étend aux centaines de comités et de groupes de solidarité ; gouvernements, parlements, organisations, institutions et personnalités qui durant ces 16 ans ont réclamé et déployé de vaillants efforts pour leur libération. À eux tous, nous exprimons notre plus profonde gratitude et engagement.

 

Cette décision du Président Obama mérite le respect et la reconnaissance de notre peuple.

 

J’aimerais remercier et reconnaître le soutien du Vatican, et très spécialement du Pape François, à l’amélioration des relations entre Cuba et les États-Unis. De même, nos remerciements au Gouvernement du Canada pour les facilités créées pour la réalisation du dialogue de haut niveau entre les deux pays.

 

En même temps, nous avons décidé de libérer et d’envoyer aux États-Unis un espion d’origine cubaine qui travaillait au service de ce pays.

 

D’autre part, pour des raisons humanitaires, aujourd’hui, le citoyen nord-américain Alan Gross a été rapatrié dans son pays.

 

De façon unilatérale, conformément à notre pratique et à nos dispositions légales, des bénéfices pénaux ont été octroyés aux prisonniers concernés, y compris la libération de personnes auxquelles le gouvernement des États-Unis était intéressé.  

 

Par ailleurs, nous avons convenu de rétablir les relations diplomatiques.

 

Ceci ne veut pas dire que l’essentiel ait été réglé. Le blocus économique, commercial et financier qui occasionne de graves dommages humains et économiques à notre pays doit cesser.

 

Bien que les mesures du blocus soient devenues une loi, le Président des États-Unis peut modifier leurs applications en vertu des facultés exécutives qui lui sont conférées.

 

Nous proposons au gouvernement des États-Unis de prendre de mesures réciproques en vue de l’amélioration du climat bilatéral et d’avancer vers une normalisation des relations entre nos deux pays, conformément aux principes du Droit international et de la Charte des Nations  Unies.

 

Cuba réitère sa disposition à maintenir la coopération au sein des organismes multilatéraux, comme l’Organisation de Nations Unies.

 

Conscient de nos profondes différences en matière de souveraineté nationale, de démocratie, de droits de l’Homme et de politique extérieure, je confirme notre volonté de dialoguer sur ces sujets.

 

J’invite le gouvernement des États-Unis à surmonter les obstacles empêchant ou entravant les liens entre nos peuples, les familles et les citoyens des deux pays, notamment, en ce qui concerne les voyages, le service postal direct et les télécommunications.

 

Les progrès enregistrés lors des échanges montrent que beaucoup de problèmes peuvent être résolus.  

 

Tel que nous l’avons répété, nous devons apprendre l’art de coexister, de manière civilisée, malgré nos différends.

 

Nous parlerons plus tard de ces importants sujets.

 

Je vous remercie.                                                                  

 

Sobre estos importantes temas volveremos a hablar más adelante.

 

Muchas gracias.

Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Mercredi 17 décembre 2014 3 17 /12 /Déc /2014 21:03

 

1 Gerardo et Cardenal traduit du récit d’Alicia Jrapko.

 

Il était une fois un petit oiseau, qui se fit l’ami d’un prisonnier. Tous deux étaient emprisonnés aux Etats‐Unis, tous deux partageaient une détention injuste pour avoir défendu Cuba contre des actes terroristes...

 

L’histoire commence ainsi. Le 4 juin 2009, le jour même de son anniversaire, Gerardo Hernandez apprit l’existence de ce nouveau venu par un prisonnier du nom de Lira, qui travaillait à l’usine de la prison. Lira et un gardien nettoyaient les toits avec un puissant jet. Sans le vouloir, ni même le savoir, ils détruisirent un nid qui abritait trois oisillons. Deux d’entre eux moururent sur le coup, mais le troisième survécut. Ils étaient si petits qu’ils n’avaient pas encore de plumes. Ils venaient probablement de sortir tout juste de leur coquille.

 

Emu et se sentant responsable, le gardien permit à Lira d’emmener, en le cachant, le petit oiseau à l’intérieur de la prison pour essayer de le sauver. L’oisillon dans le creux de sa main, et ne sachant que faire, le prisonnier interrogea les autres prisonniers. L’un d’eux suggéra : «demandons à Cuba (surnom donné à Gerardo par les autres prisonniers), il aime les animaux, il saura sûrement ce qu’il faut faire ». Ils appelèrent alors Gerardo qui se rendit dans la cellule où était le petit animal.

 

La première réaction de Gerardo fut de siffler, comme l’aurait fait la mère de l’oisillon pensait‐il. Il bougea les doigts comme si c’étaient de petites ailes. Par miracle le petit ouvrit le bec. Gerardo commença à lui donner de la mie de pain, puis, plongeant les doigts dans l’eau, fit courir des gouttes qui tombèrent doucement dans le bec du poussin.

 

Gerardo ne voulut pas l’amener dans sa cellule, mais chaque jour il passait pour le nourrir. Le problème était qu’au début, l’oiseau ne voulait manger avec personne d’autre que lui. Un jour, il eut l’idée de donner à l’oisillon des miettes de poisson, et dès lors le coquin dédaigna la mie de pain. Ses plumes commencèrent à pousser, et Gerardo lui apprit à manger seul. Il mettait des petits morceaux de nourriture dans la paume de sa main, et le petit oiseau venait picorer en toute confiance.

 

Cependant les détenus étaient préoccupés. En cas d’inspection, l’oiseau serait un problème. Comme il avait grandi, ils le portèrent dans la cour pour qu’il puisse s’envoler librement.

 

L’oisillon voletait et revenait se poser sur l’épaule de Gerardo. Chaque fois qu’il essayait de voler en compagnie d’autres oiseaux, ceux‐ci le chassaient à coups de bec. Peu à peu il prit confiance. Gerardo entrait seul dans son pavillon, mais quand il ressortait dans la cour, l’oiseau revenait pour le voir.

 

Un jour où de nombreux prisonniers étaient dans la cour, quelqu’un dit à Gerardo que l’oiseau était posé sur les barbelés encerclant la prison. Gerardo siffla et, devant tous les prisonniers, l’oiselet surgi de nulle part se posa sur l’épaule de Gerardo. Incroyable ! Cette histoire était dans toutes les bouches.

 

Ils avaient baptisé l’oiseau Cardenal (cardinal) parce que Gerardo lui avait peint les plumes de la queue avec un marqueur rouge pour le distinguer de ses congénères. La peinture l’avait un peu affecté. L’oiseau perdit ses plumes caudales, mais pas pour longtemps. Elles repoussèrent avec leur couleur naturelle. Toutefois le nom lui resta : Cardenal.

 

Une autre fois, un prisonnier trouva l’oiselet dans la cour, bec ouvert. Il faisait très chaud, il avait soif. Il le prit et le porta à Gerardo. Ce dernier le cacha sous sa casquette pour le faire entrer discrètement. Bien sûr il était manifeste qu’il avait quelque chose de bizarre sur la tête. « Qu’as‐ tu sous ta casquette ? », lui demanda l’un des gardiens, et Gerardo répondit : « rien ». Cardenal

 

2

 

en rajouta, piaillant comme un fou. Ne me dis pas que tu l’entraînes pour envoyer des messages à Fidel, lui dit en riant le gardien.

 

L’histoire ne s’arrête pas là. Gerardo porta l’oiseau dans sa cellule et lui aménagea un coin pour qu’il puisse y rester. Il jouait avec lui, le posait sur son épaule, sur sa tête. Quand Gerardo écrivait, Cardenal venait le distraire, et le Cubain lui donnait une tape affectueuse pour qu’il le laisse tranquille. Cardenal se posait alors sur son dos hors de portée de la main amie. Quelquefois il se blottissait dans le col de la chemise du prisonnier et s’y endormait. Ou bien il picorait l’oreille de son ami, et quand Gerardo secouait la tête, Cardenal changeait d’oreille.

 

Une fois où Gerardo avait lâché Cardenal, celui‐ci s’était envolé vers le réfectoire et avait atterri dans l’assiette d’un prisonnier grand et costaud qui mangeait un morceau de poulet. Le prisonnier empoigna le petit oiseau pour le broyer, et quelqu’un cria : « Ne le tue pas. Il est à Cuba ! » Le cri le prit au dépourvu. L’homme lâcha Cardenal et demanda étonné : « Qui diable est donc Cuba ? »

 

En réalité Gerardo était très préoccupé. Un gardien en particulier n’appréciait pas du tout l’oiseau. Au cours d’une inspection, ce gardien avait obligé Gerardo à relâcher Cardenal et à refermer la porte derrière lui. Le petit oiseau réapparut plus tard, blessé. Gerardo le garda quelques jours de plus dans sa cellule pour qu’il récupère. Là‐dessus, il y eut un « lockdown » (punition collective où les prisonniers restent sans communication entre eux), et tout lockdown implique des fouilles.

 

Quand Gerardo entendit qu’ils fouillaient son couloir, il empoigna l’oiseau pour le mettre dehors. Cardenal sortit en voletant dans le pavillon de la cellule de Gerardo. Quand le gardien entra, il vit la cage où vivait Cardenal. Gerardo lui expliqua que là vivait son ami, de son plein gré : « le problème est que lorsque je le mets dehors, il revient ; ce n’est pas de ma faute ». « Et tu penses que je vais croire que le petit oiseau va revenir », lui répondit le gardien en faisant mine de sortir comme pour dire « tu es fou ». Gerardo siffla de l’intérieur de sa cellule, et le gardien se figea en voyant comment la petite bête revenait. Sans se tromper, Cardenal avait reconnu le lieu où vivait son ami dans l’immense galerie de cellules du premier et second étages, toutes exactement identiques.

 

Cardenal arriva devant la cellule de Gerardo. Il regarda à travers la grille de la porte, mais ne put rentrer (c’était durant le lockdown). Il resta là tranquille jusqu’à ce que Gerardo lui même, ému, ouvre le petit guichet par où on lui passe les repas, et Cardenal entra. Quelques jours plus tard, il y eut une autre fouille. Quand les gardiens arrivèrent à la cellule de Gerardo, il leur dit qu’il avait un petit oiseau, pour qu’ils ne soient pas effrayés en le voyant voler sur leurs têtes. Ils lui dirent qu’il devait le relâcher, mais comme aucun d’eux ne pouvait l’attraper, ils conduisirent Gerardo jusqu’à la porte de son pavillon pour qu’il le relâche lui même. Comme c’était le lockdown, Gerardo et le petit oiseau sortirent escortés par les gardiens. A travers les grilles de leurs cellules, tous les prisonniers les virent et commencèrent à crier : « Ils amènent Cuba et son oiseau au trou », et ils se mirent alors à tambouriner sur les portes de leurs cellules en signe de protestation. Un gardien cria : « On se calme ! Je ne l’amène pas au trou ; nous allons juste libérer l’oiseau ».

 

Ce fut la dernière fois où Gerardo vit Cardenal. Le pavillon resta fermé tout le mois que dura le lockdown. Le Cubain ne put sortir et Cardenal ne put rentrer. Le petit oiseau était resté dans cette prison de haute sécurité depuis le 4 juin jour de l’anniversaire de Gerardo, jusqu’au 16 juillet, lendemain de l’anniversaire de mariage de Gerardo et Adriana.

 

Colorin colorado ce conte (qui n’en est pas un) est terminé.

 

(Alicia Jrapko a écrit cette histoire de mémoire deux heures après l’avoir entendue de la bouche de Gerardo lors d’une visite qu’elle lui a faite dans la prison de haute sécurité de

 

3

 

Victorville en Californie. Il a ensuite revu et corrigé le texte qu’Alicia veut remettre à la
« Casa Editora Abril » pour qu’il soit publié pour les enfants. Gerardo purge une peine de deux perpétuités plus 15 ans pour des charges non prouvées lors d’un jugement faussé à Miami.)

 

Gerardo Hernández Nordelo est né à La Havane le 4 juin 1965. Il est le troisième enfant du couple de Gerardo Hernandez Martí et de Carmen Nordelo Tejera, tous deux décédés. Il a été diplômé en 1989 de l’Institut Supérieur des Relations Internationales (ISRI) « Raúl Roa García ».

 

Un an auparavant, en 1988, il avait épousé Adriana Pérez O’connor, son épouse actuelle. Il est caricaturiste et artiste graphiste, il a réalisé ses travaux à Cuba et aux Etats‐Unis.

 

Vers le milieu des années quatre vingt dix, il accomplit des missions aux Etats‐Unis destinées à prévenir Cuba d’actions terroristes planifiées et exécutées par des organisations contre révolutionnaires situées à Miami.

 

Le 12 septembre 1998 il fut arrêté avec quatre de ses camarades qui comme lui ont été victimes à Miami d’un jugement truffé d’irrégularités et de mauvaise foi. Il a été condamné sans preuves à deux perpétuités plus 15 ans.

 

Il vient d’être libéré !

 

Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Jeudi 11 décembre 2014 4 11 /12 /Déc /2014 18:53

  

     

 

 C U B A

La Havane 11 Décembre 2014

 

JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DE L’HOMME
Des milliers de raisons de se réjouir

Des foules nombreuses d’écoliers, de jeunes et de moins jeunes regroupés dans les organisations de masse ont assisté aux célébrations organisées dans le cadre de la Journée internationale des droits de l’Homme. Les rues, les places et des parcs des villes et villages ont accueilli les diverses activités de commémoration de cette journée, marquée par des initiatives de réflexion et de débats dans des lieux de travail, des écoles et des centres universitaires.

Des milliers de raisons de se réjouir

Parmi les nombreux thèmes abordés : les technologies de l’information et des communication, qui dans notre pays constituent des biens au service du peuple, les possibilités de connexion à Internet, aujourd’hui facilitées et privilégiées à travers les centres et institutions d’intérêt social et communautaire, ainsi que la lutte contre la subversion exercée à travers ces outils.

Ce sont précisément les nouvelles générations, qui figurent parmi les principaux bénéficiaires des politiques sociales, qui ont mené la danse pendant cette journée qui a également comporté des spectacles, des rencontres sportives et des ventes de livres, entre autres.

Comme le fait remarquer un rapport de l’Unicef, « Cuba est un exemple dans la protection de l’enfance », tandis qu’un autre organisme international comme l’UNESCO (Rapport mondial sur le suivi de l’Éducation pour tous 2012) classe la grande Île de la Caraïbe au 16e rang pour son indice de développement éducatif.

Plus de 1,8 million d’élèves sont actuellement dans l’enseignement général, et 200 000 jeunes font des études universitaires. Ajoutons à ceci qu’en 2013, le taux de mortalité infantile a été de 4,2 pour mille naissances vivantes, contre 60 en 1960, et que l’espérance de vie des Cubains à la naissance est de 78,45 ans.

Cuba est un pays qui présente un indice de développement humain très élevé, précise le Rapport de développement 2014 du PNUD, et se situe à la 44e place à l’échelle mondiale grâce à sa large couverture en matière de sécurité et assistance sociale, précise le document.

D’autres aspects importants témoignent du travail accompli en matière de droits de l’Homme, comme les progrès enregistrés en faveur de la participation des femmes et leur représentativité aux postes de direction, à tel point que l’Île occupe la troisième place mondiale pour ce qui est du nombre de femmes députées, comme il est souligné dans le Rapport de l’Union interparlementaire de 2012.

 

Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 8 décembre 2014 1 08 /12 /Déc /2014 23:57

Illustration-for-Cubas-gl-011.jpgLes vies sauvées par les médecins cubains face à Ebola sont une honte pour les USA, pour le journal britannique Guardian



Article de Seamus Milne, pour le quotidien britannique The Guardian



Traduction MA pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



Cela fait quatre mois qu'a été déclaré l'état d'urgence contre Ebola qui a ravagé l'Afrique occidentale. Cuba mène la lutte contre l'épidémie, c'est le pays qui a apporté jusqu'alors le soutien direct le plus important.



Les Etats-unis et la Grande-Bretagne ont envoyé des milliers de soldats, ils ont promis – ainsi que d'autres pays – une aide qui tarde à se matérialiser. Mais, l'OMS insiste, ce dont a le plus besoin sur le terrain, ce sont des travailleurs de la santé.



L'île des Caraibes, avec une population d'à peine 11 million d'habitants et un revenu par tête de 4 500 € par an, a répondu à l'appel.



Ils étaient les premiers au front contre l'Ebola, et ont envoyé le plus large contingent de docteurs et d'infimiers – 256 sont déjà sur le terrain – 200 volontaires sont sur le départ.



Tandis que l'intérêt des médias occidentaux devient plus evanescent au fur et à mesure que la menace d'une infection mondiale s'éloigne, des centaines de travailleurs de la santé britannique se sont déclarés volontaires pour les rejoindre.



Les 30 premiers sont arrivés au Sierra Leone la semaine dernière, tandis que des soldats vont aller construire des cliniques. Mais les médecins cubains sont sur le terrain, en nombre, depuis octobre et ils sont là pour rester.



La situation ne peut être plus urgente. Plus de 6 000 personnes sont déjà mortes. L'opération Cubaine couvrait tellement les pays occidentaux de déshonneur que les politiciens britanniques et américains se sont sentis obligés d'envoyer leurs félicitations.



John Kerry a décrit la contribution de l'Etat que les Etats-unis essaient de subvertir depuis plus d'un demi-siècle d'« impressionnante ».



Le premier médecin cubain à contracter Ebola a été traité par les médecins britanniques, et les responsables américains ont promis qu'ils « collaboreraient » avec Cuba pour lutter contre Ebola.



Mais ce n'est pas la première fois que Cuba a livré la part du lion de l'aide médicale à la suite d'une catastrophe humanitaire.



Il y a quatre ans, après le tremblement de terre qui a ravagé un Haiti paupérisé, Cuba a envoyé le plus grand contingent médical et s'est occupé de 40 % des victimes.



A la suite du séisme du Cachemire en 2005, Cuba a envoyé 2 400 travailleurs médicaux au Pakistan et traité plus de 70 % de ceux touchés ; ils ont aussi laissé sur place 32 hôpitaux et donné un millier de bourses pour des études en médecine.



La tradition consistant à apporter une aide en situation d'urgence remonte aux premières années de la Révolution cubaine. Mais ce n'est qu'une facette de cet internationalisme médical global extraordinaire.



Il y a désormais 50 000 médécins et infirmiers cubains dans 60 pays en développement.



Comme le professeur canadien John Kirk l'explique : « L'internationalisme médical a cubain a sauvé des millions de vie ».Mais cette solidarité sans comparaison n'a trouvé que peu d'écho dans les médias occidentaux.



Les médecins cubains ont conduit 3 millions d'opérations des yeux dans 33 pays, principalement en Amérique latine et dans les Caraibes, et largement financés par le Vénézuela révolutionnaire.



Voilà comment Mario Teran, le sergent bolivien qui a tué Che Guevara, sur ordre de la CIA en 1967, a pu retrouver la vue 40 ans plus tard, grâce aux médecins cubains, dans une opération payée par le Venezuela, dans la Bolivie radicale d'Evo Morales.



Alors que le soutien d'urgence a souvent été financé par Cuba lui-même, les services médicaux globaux du pays sont habituellement payés par les gouvernements bénéficiaires et sont désormais devenus, de loin, le premier secteur d'exportation, liant idéaux révolutionnaires et développement économique.



Cela dépend en retour du rôle central de la santé et de l'éducation publiques à Cuba, puisque la Havane a construit une industrie de bio-technologie low-cost avec des infrastructures médicales et des programmes d'alphabétisation dans les pays en développement qu'il aide – plutôt que de pomper leurs médecins et infirmiers sur le modèle occidental.



L'internationalisme est dans l'ADN de Cuba. Comme la fille de Guevara, Aleida, elle-même médecin qui a servi en Afrique, le dit : « Nous sommes des Afro-latino américains, et nous assumons notre solidarité envers les enfants de ce continent ».



Mais ce qui a commencé comme une tentative de répandre la révolution cubaine dans les années 1960 et est devenu une intervention militaire décisive en soutien de l'Angola contre l'Apartheid dans les années 1980, s'est désormais transformé dans le projet de solidarité médicale le plus ambitieux du globe.



Son succès dépend du tournant progressiste qui s'est saisi de l'Amérique latine durant cette dernière décennie, inspiré par l'exemple socialiste de Cuba pendant les années de dictature militaire de droite.



Les gouvernements de gauche et de centre-gauche continuent d'être élus, ré-élus dans toute la région, permettant à Cuba de se renouer avec sa fonction de phare de l'humanitarisme international.



Mais l'île continue d'étouffer sous l'embargo commercial américain qui a maintenu un étau économique et politique sur le pays pendant un demi-siècle.



Si Barack Obama veut faire quelque chose qui en vaut la peine pendant ses dernières années comme président, il peut utiliser le rôle de Cuba dans la crise d'Ebola pour lancer le processus de levée du blocus, et pour mettre un terme à la guerre de déstabilisation américaine.



Cuba a le vent en poupe.



Dans ce qui ressemble à une tentative de forcer la main de l'administration, le New York Times a publié six éditoriaux dans les dernières semaines, en octobre et novembre, louant le bilan médical global de Cuba, demandant la fin de l'embargo, s'attaquant aux efforts visant à pousser les médecins cubains à déserter, et appelant à un échange négocié de prisonniers.



Cette campagne de presse a accompagné le vote à l'Assemblée générale de l'ONU qui a voté pour la 23 ème fois, par 188 voix contre 2 (États-Unis et Israël), pour exiger la levée du blocus américain, d'abord imposé en représailles à la nationalisation d'entreprises américaines, et désormais justifié sur la base des droits de l'Homme – par un Etat allié à certains des régimes les plus répressifs au monde.



L'embargo ne peut être abandonné que par le Congrès, ce qu'empêchent les héritiers d'une dictature soutenue par les Etats-unis, que Fidel Castro et Guevara ont renversé.



Mais le président américain a, dans le champ de son pouvoir exécutif, le pouvoir d'assouplir considérablement et rétablir les relations diplomatiques.



Il peut commencer en libérant les trois « Cinq de Miami » qui restent, des agents du renseignement cubains emprisonnés il y a 13 ans pour des opérations espionnage visant des groupes militants anti-cubains liés au terrorisme.



Le moment opportun pour qu'Obama mette un terme à 50 ans de campagne américaine contre l'indépendance américaine, ce serait le Sommet des Amériques d'avril prochain – que les gouvernements latino-américains ont menacé de boycotter à moins que Cuba ne soit invité.



La plus grande contribution que ceux qui sont vraiment préoccupés par les libertés démocratiques à Cuba puisse apporter, ce serait de laisser revenir Cuba dans cet organisme.



Si le blocus venait réellement à être démantelé, ce ne serait pas seulement la légitimation du bilan remarquable de Cuba en termes de justice sociale au pays et dans leur solidarité à l'étranger, soutenus par une Amérique latine indépendante, qui prend de plus en plus confiance en elle-même.



Ce serait aussi à l'avantage des millions de personnes à travers le monde qui profiteraient de l'émancipation de Cuba – et une preuve de ce qui peut être réalisé quand on met les peuples avant les profits des grandes entreprises.

 

Samedi 6 décembre 2014

Par Tourtaux - Publié dans : Cuba - Communauté : Syndicalisme
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