Venezuela

Samedi 24 janvier 2015 6 24 /01 /Jan /2015 23:18

Pourquoi le socialisme au Venezuela ? Eléments de réflexion pour une bataille des idées

Le 22 janvier, le président Maduro a rendu publique une conversation téléphonique entre militaires d’extrême droite (voir ci-dessous). L’un d’eux, expert en guerre psychologique de la School of Americas, explique comment organiser des pillages “avec l’aide d’étudiants” grâce aux pénuries générées par le secteur privé – encore hégémonique au Venezuela (1). Des liens resurgissent avec le leader d’extrême droite Leopoldo López, actuellement jugé en tant qu’organisateur des violences qui ont fait des dizaines de morts en 2014 et que les médias internationaux présentent comme un “prisonnier politique”. Le président Rafael Correa a rappelé récemment que ce scénario copie le modus operandi employé par Washington pour renverser le président Salvador Allende (2).

5. Le droit à la culture.

La Révolution a jeté les bases d’un véritable réseau d’institutions ayant remarquablement contribué à l’épanouissement culturel de notre peuple. Parmi celles-ci, il est possible de citer le Centre pour la Diversité culturelle ; la Fondation « Librairies du Sud » qui s’appuient sur 61 établissements/bibliothèques disséminés sur l’ensemble du territoire national ; la maison d’édition « Le chien et la grenouille », pourvue de 24 antennes régionales ; l’Institut des Arts scéniques et musicaux (IAEM) ; la compagnie de distribution Amazonia Films ; la Maison du Cinéma ; la Centre National d’Histoire ; la Centre National du Disque (CENDIS) ; la Fondation des Musées Nationaux, etc.

En outre, depuis 2012, la Mission Culture a permis la formation de 12 465 professionnels, ayant obtenu leurs diplômes en Éducation, mention « Développement culturel » ; les ensembles d’orchestres Simon Bolivar.

Plus précisément, le développement du secteur cinématographique est à souligner. Il résulte de l’effort conjoint de structures diverses telles que la Maison du Cinéma, du Programme National de formation cinématographique, et du Centre Autonome cinématographique (CNAC).

Uniquement pour l’année 2012, 12 films vénézueliens ont vu le jour, tandis que 27 projets cinématographiques ont reçu un soutien concret. 25 festivals et expositions ont été organisés au niveau des États. 78 films vénézueliens ont participé à 121 festivals internationaux. 36 prix et distinctions ont été ainsi obtenus. Et en novembre 2014, on a atteint une fréquentation record des salles obscures . Cela hisse le Venezuela à la première place des pays d’Amérique latine, quant à la découverte de longs métrages nationaux.

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6. Le droit au sport.

A partir de 1999, le Gouvernement Bolivarien a instauré une politique visant à renforcer le développement des activités sportives. A cette fin, au cours des 12 dernières années, 6 830 614 741 Bolivars ont été investis. De ce fait, 2885 installations sportives ont été réhabilitées ou construites ; 3 stades de foot-ball ont vu le jour, et 6 autres ont été modernisés ; l’Université ibéro-américaine du Sport, 27 unités éducatives visant à la détection des talents, mais aussi 14 centres de science et médecine sportives ont été fondés. 6 479 713 personnes ont bénéficié de l’accent mis sur le sport de masse. Dont 165 000, par le biais du Pouvoir sportif Communal ; 3 960 266, via la Mission Barrio Adentro sportif ; 1 985 000, grâce au sport universitaire ; 31 803 par le Simoncito sportif, et 337 644 par le développement systématique des activités physiques, sportives , récréatives, aux fins d’améliorer la santé publique.

La Mission Barrio Adentro pour le Sport, qui couvre les 24 États du pays, est devenue la pierre angulaire de la politique révolutionnaire en matière sportive. D’ailleurs, depuis peu, les performances des athlètes vénézueliens se sont multipliées. Tant au niveau national, qu’international.

7. Le droit à la Communication et à l’accès aux technologies de l’information.

Les avancées de la Révolution en terme d’accès aux communications et à internet sont significatives. Prenons quelques exemples. Tandis qu’en 1998, le pays comptait à peine 342 stations de radio FM (dont 331 relevant du secteur privé, 11 du secteur public et aucune de type communautaire), en 2012, la situation se modifie singulièrement pour atteindre les chiffres de : 843 (503 privées, 86 publiques, 249 de type communautaire). C’est-à-dire + 146%.

Quant aux stations de télévision, en 1998, leur nombre s’élevait à 119 (en signal ouvert), dont 66 privées, 14 publiques et 39 de type communautaire. A ce tableau d’ensemble, il convient d’ajouter la création de Vive TV et Telesur. Sans oublier le lancement de la Radio del Sur (la Radio du Sud), et la fondation du Correo del Orinoco. (Le Courrier de l’Orénoque).

De plus, en 2013, grâce à l’installation de 11 321 km de fibre optique, 12,55 millions de vénézueliens (42% de la population) ont pu accéder à la Toile. Ces réalisations ont hissé le Venezuela au 7ème rang des pays d’Amérique latine et des Caraïbes, en terme de pénétration des services afférents, et du nombre d’utilisateurs. Il faut également préciser que l’application du programme WIFI para Tod@s (la WIFI pour tous), a permis l’installation de 2903 points publics de connexion sur l’ensemble du territoire national. Dont 259 en milieu universitaire, 536 ?, 43 ?, 1389 lycées et 681 villages.

8. Un droit sacré : s’alimenter.

Les 15 premières années de la Révolution bolivarienne ont permis au pays -dont 2,7 millions de ses citoyens souffraient de la faim (les années 1990)- de réduire ce fléau, pour le rendre exceptionnel. Ainsi, l’indice de malnutrition qui s’élevait initialement à 13,5%, est passé sous la barre des 5%. Quant à l’apport calorique, il est passé de 2127 Kilocalories par personne et par jour (Quatrième République) à 3182 Kilocalories par personne et par jour, en 2012. Et l’année suivante, la FAO rendra hommage au Gouvernement Vénézuelien, pour avoir par son action, réduit à leur plus simple expression la faim et la malnutrition.

Par ailleurs, 17 554 442 personnes ont bénéficié de la Mission Alimentation Mercal/Programme de distribution d’aliments subventionnés créé en 2003, PDVAL/Entreprise publique de Production et distribution d’aliments, et Abasto Bicentenaire/grand magasin public permettant l’achat d’aliments et de produits de 1ère nécessité au « prix juste »), qui leur a facilité l’accès à la nourriture subventionnée par l’État. On estime à 8 059 414 tonnes, les aliments ayant été distribués par les 16 626 points de vente existants.

 

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9. Le droit au logement.

Si l’on prend l’année 2011, la Grande Mission Logement Venezuela aura permis à 600 000 logements dignes de ce nom de voir le jour. Superficie moyenne : 70 m2, avec salle de bain, chambre à coucher, cuisine. Les services publics et les aménagements urbains sont à portée de main. Ce qui garantit le plein épanouissement (social et productif) des habitants. En outre, nombre de ces logements ont été livrés totalement équipés et meublés. Et les espaces dédiés à l’éducation, la santé, la culture ne manquent pas, tels que les Simoncitos (centres d’éducation initiale pour les enfants de 0 à 6 ans), les écoles, les CDI (Centre de Diagnostic intégral) et les terrains de sport.

Elías Jaua, vice-président du socialisme territorial et auteur de cet article, le 22 janvier (au centre), lors d'une remise de logements aux secteurs populaires de l'État Anzoategui.

Elías Jaua, vice-président du socialisme territorial et auteur de cet article, le 22 janvier (au centre), lors d’une remise de logements aux secteurs populaires de l’État Anzoategui.

10. Le droit de vieillir dans la dignité

A ce jour, 2 521 750 pensionnés bénéficient des avantages liés à la mise en place de la Gran Mision en Amor Mayor. Il y a 16 ans, ce chiffre se ramenait à 300 000. Ces derniers recevant des subsides inférieurs au salaire minimum légal.

Tous ces résultats obtenus, sont la conséquence d’une politique redistributive socialiste, qui concerne 60% du budget de l’État, à l’universalisation des fruits de la rente pétrolière. En une décennie, cet effort a conduit le Venezuela à passer d’un Indice de Développement humain moyen, à un IDH de niveau élevé. Selon un rapport de la CEPAL (Commission économique pour l’Amérique latine/ONU), notre pays s’avère être le moins inégalitaire de l’Amérique latine. Cela, nous n’avons pu l’obtenir que par l’instauration du socialisme.

Il est par ailleurs nécessaire de préciser qu’il est impossible de construire le socialisme sur la base du rentisme pétrolier. Consciemment ou inconsciemment, cette certitude est liée à la notion que le socialisme relève uniquement de la sphère de la distribution.

Hugo Chavez avait clairement établi que notre socialisme doit être intégral, muni de toutes ses facettes, et se doit de faire ressortir toutes les qualités inhérentes à son mode de production spécifique. Par conséquent, selon Chavez, il ne peut exister un socialisme rentier. Sans vaincre le rentisme, il est impossible de jeter les bases d’une économie productive socialiste.

Non seulement le rentisme implique une dépendance par rapport à la production pétrolière, mais aussi par rapport à la fluctuation des cours du pétrole sur les marchés internationaux. De plus, cette référence au rentisme, s’exprime à travers « la culture spéculative, qui s’est immiscée tel un venin à l’intérieur même du système capitaliste vénézuelien ».

C’est pourquoi, parallèlement à l’application d’une juste politique redistributive de la rente – autorisant l’obtention et la consolidation des droits sociaux- la Révolution Bolivarienne s’est attelée à la concrétisation d’une culture du travail qui permet l’émergence d’une économie productive socialiste.

Voyons ce qu’il en est :

  1. la diversification des relations économiques internationales, a permis un renforcement de notre indépendance et de notre souveraineté. Elle a également favorisé de salutaires transferts de technologie constituant le socle de l’industrialisation du pays.
  1. Le processus des nationalisations a permis le retour dans le giron de la nation, de multiples entreprises d’importance stratégique. Nombre d’entre elles souffraient de graves retards sur le plan technologique, leur situation sur le plan fiscal était précaire. Il n’en demeure pas moins que ces nationalisations étaient nécessaires à l’impulsion de politiques ambitieuses telles que celles de la Grande Mission Logement Venezuela. (A ce jour, plus de 600 000 logements ont été construits et 400.000 supplémentaires le seront en 2015). Il en est de même, en ce qui concerne les secteurs industriels du ciment, de l’acier et de l’électricité. CANTV (compagnie de télécommunications) et Banco de Venezuela étaient viables. Toutefois leurs nationalisations ont été utiles, car elles auront favorisé la démocratisation de l’accès à leurs services respectifs ; mais aussi le bon emploi des bénéfices dégagés, au profit des enfants et des jeunes. De ce fait, un large accès aux technologies de l’information a été possible. (Programme Canaima : 5 millions d’ordinateurs mis gratuitement à la disposition des utilisateurs). Dans un autre registre, ces nationalisations ont bénéficié aux personnes du 3ème âge, qui peuvent désormais compter sur une pension digne de ce nom. (Gran Mision Amor mayor).
  2. La surface agricole utile s’est considérablement étendue. Entre 1998 et 2010, la superficie des terres cultivées a augmenté de 49%. Entre ces deux dates, on est passé de 1 638 923 ha à 2 433 943 ha. Quant à la production agricole relative à l’élevage elle s’est accrue de 44% : 2 575 443 tonnes (1998) ; 4 669 120 tonnes (2010).
  3.  On a également beaucoup investi dans le domaine des infrastructures routières et des transports. Le réseau ferré n’a pas été oublié : on peut notamment citer la mise en service d’une ligne, desservant les Vallées du Tuy (Etat de Miranda); les lignes 3 et 4 du metro de Caracas. La ligne 5 étant en voie de réalisation ; les métros de Maracaibo, Valencia et Los Teques ; le CableTren Bolivariano /Métro de Caracas/Transports publics) ; le réseau reliant Caracas-Guarenas-Guatire (projet de Métro urbain) ; le Métro Câble Mariche et San Agustin (système de téléphériques intégrés) ;
  4. De grandes installations thermoélectriques ont été construites et ont vu leurs capacités de production étendues. Il en est ainsi de la centrale Général Rafael Urdaneta dans l’État du Zulia ; des stations Centre à Carabobo et Josefa Camejo à Falcon ; mais aussi des centrales hydro-électriques comme celle de Caruachi (Etat de Bolivar).
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Courbe du chômage

Le meilleur indicateur de ces efforts sans précédent visant à diversifier l’économie vénézuélienne, réside dans l’écart concernant les chiffres du chômage, si l’on compare la période antérieure durant laquelle le néo-libéralisme sévissait (15 points), à celle de ces dernières années, où ces chiffres ont été ramenés en-dessous de la barre des 6 points. La sécurité de l’emploi garantissant désormais un revenu régulier aux familles. Le taux de chômage est tombé à 5,5 % en décembre 2014.

Toutes ces conquêtes sociales, toutes ces avancées sur le plan économique, nos adversaires s’emploient à en minimiser l’ampleur, voire à les occulter. C’est le cas du médiocre gouverneur Capriles (ex-candidat présidentiel de la droite, NdlR) qui déclare que « le modèle actuel n’est qu’un rêve dont on doit se débarrasser ». Mais venant de sa part, cela sonne creux.

Cela se passe à un moment où l’on assiste à une aggravation progressive de la confrontation avec l’oligarchie locale et ses alliés. A l’instauration d’une situation d’ agression permanente, provenant de l’extérieur. Et nous avons également affaire à une véritable guerre économique, mais aussi politique, sociale et culturelle, à l’intérieur même de notre pays. Non seulement cet état de fait nuit à l’économie, mais il oblige aussi la Révolution à consacrer d’énormes efforts, et à gaspiller un temps précieux, à l’élaboration de contre-mesures.

Il est vrai que nous n’avons pas toujours été en mesure de trouver les arguments solides pour défendre les avancées réalisées. C’est pourquoi le peuple, le Parti Socialiste Unifié (PSUV), les mouvements sociaux et nos diverses institutions doivent jouer un rôle essentiel dans la défense des conquêtes que l’on doit à la Révolution Bolivarienne et socialiste. Il faut toutefois reconnaître que nous ne sommes pas satisfaits de tout ce qui a été accompli à ce jour ; de notre incapacité à surmonter de vieux problèmes dont nous avons hérité.

Il faut bien garder à l’esprit qu’au moment même où nous nous efforcions d’éliminer le système capitaliste rentier ; de nous acquitter de la dette sociale accumulée au fil des décennies, il était essentiel d’innover, d’emprunter des chemins non encore explorés, d’assumer le risque du tâtonnement et de l’erreur. Aucune Révolution n’a échappé à cela. C’est pourquoi, tout en prenant acte des nombreux succès obtenus, il est nécessaire de corriger le cap lorsque c’est nécessaire. Quand des erreurs ont été commises.

Sous l’égide du Président Nicolas Maduro, mais aussi à travers le passage parmi nous de notre leader historique, cette nouvelle étape de la Révolution nous impose de sérier avec précision et sans dogmatismes, les grandes lignes d’action, mais aussi les objectifs stratégiques à atteindre, pour une économie productive. De plus, pour nous débarrasser du rentisme, mais aussi résoudre les problèmes accumulés, et vaincre dans la guerre économique en cours, une restructuration financière et fiscale est inévitable.

La lutte sans relâche que nous devons livrer à l’inefficacité, la corruption, le bureaucratisme, les manquements et les absences de suivi des processus en cours, est d’autant plus impérative, que tous ces dévoiements sont associés à une forme de culture pétro-rentière. Ce faisant, nous devons rectifier ce qui doit l’être. Pas seulement le Gouvernement Bolivarien. Mais la société tout entière, pour ne pas retomber dans le cauchemar néo-libéral dont nous nous sommes extraits le 6 décembre 1998, en élisant pour la première fois à la Présidence, Hugo Chavez.

Ce qui importe, c’est de poursuivre la construction de notre société -ou pour le dire avec le Pape François- « une société dans laquelle l’humain et non pas l’argent soit le centre ».

Cela fait 16 ans, qu’au Venezuela nous construisons cette société que de profondes et amples libertés démocratiques irriguent. C’est la marque de notre projet socialiste Bolivarien. Notre Socialisme.

« Le socialisme c’est la démocratie et la démocratie c’est le socialisme dans tous les domaines : politique, social et économique ».

Hugo Chavez

Elias Jaua Milano

Nicolas Maduro le 22 janvier à la cérémonie d'investiture d'Evo Morales, réélu à la présidence de Bolivie. Les deux pays ont convenu d'accélérer leur coopération bilatérale. Morales a déclaré à cette occasion : "celui qui attaque politiquement et économiquement le Venezuela n'est autre que l'empire états-unien" (4)

Nicolas Maduro le 22 janvier à la cérémonie d’investiture d’Evo Morales, réélu à la Présidence de la Bolivie. Les deux pays ont convenu d’accélérer leur coopération bilatérale. Morales a déclaré à cette occasion que « celui qui attaque politiquement et économiquement le Venezuela, c’est l’empire états-unien » (5)

Source : http://www.mpcomunas.gob.ve/por-que-socialismo-en-venezuela-elementos-para-la-batalla-de-ideas/

Traduction : Jean-Marc del Percio

Notes :

URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-1HN

Par Tourtaux - Publié dans : Venezuela - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 16 janvier 2015 5 16 /01 /Jan /2015 16:39

Pétrole: la Russie et le Venezuela élargissent leur coopération

Nicolas Maduro et Vladimir Poutine
15:25 16/01/2015
MEXICO, 16 janvier - RIA Novosti
La Russie augmentera ses investissements dans les projets pétroliers au Venezuela conformément à une entente intervenue jeudi à Moscou lors d'une rencontre des présidents russe et vénézuélien, Vladimir Poutine et Nicolas Maduro, rapporte la chaîne de télévision RT en espagnol.

"Nous avons décidé d'augmenter la participation de sociétés russes à la mise en valeur des gisements de la ceinture pétrolifère de l'Orénoque (sud-ouest du Venezuela) et d'autres projets d'investissement", a indiqué M.Maduro cité par RT.

Selon le président, cette décision est appelée à protéger le marché mondial du pétrole et à renforcer la coopération énergétique russo-vénézuélienne.

La Ceinture de l'Orénoque constitue un des gisements pétroliers les plus riches au monde, avec une surface de 55.000 km² et des réserves de pétrole estimées à 84,6 milliards de barils. Cette région est divisée en quatre champs pétroliers: Boyacá, Junín, Ayacucho et Carabobo. 

Le chef d'Etat vénézuélien a également rappelé s'être récemment rendu en Iran, en Arabie saoudite, au Qatar et en Algérie. Ces pays producteurs de pétrole ont eux aussi décidé d'investir dans l'économie vénézuélienne. "J'ai trouvé les ressources nécessaires pour maintenir le rythme de développement actuel du pays", a noté M.Maduro.

  http://fr.ria.ru/business/20150116/203437276.html

  

 


Par Tourtaux - Publié dans : Venezuela - Communauté : Syndicalisme
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Dimanche 4 janvier 2015 7 04 /01 /Jan /2015 14:56
 

Démocratisation de l’Etat, hausse des budgets sociaux : Nicolas Maduro met les bouchées doubles.

Manifestation pour célébrer les quinze ans de la Constitution Bolivariene, Caracas, 15 décembre 2014.

Manifestation pour célébrer les quinze ans de la Constitution Bolivarienne, Caracas, 15 décembre 2014.

On connaît la musique : chaque fois que le Venezuela approfondit la démocratie, les grands médias en remettent une couche pour créer l’image d’un régime répressif (1). Qu’une population passe de l’état de paysage colonial muet a celui de sujet politique actif explique la réaction locale de la minorité blanche, riche et raciste. Celle-ci sait comment fabriquer les violences dont les médias internationaux ont besoin pour mettre en images leur “révolte populaire contre le gouvernement vénézuélien“. Cette alliance entre les grands groupes médiatiques et une droite locale du seizième siècle – médiatiquement majoritaire au Venezuela – rappelle que l’Occident reste, lui aussi, profondément colonial face à l’émergence du Sud comme sujet politique.

Depuis l’approbation par les électeurs de la Constitution Bolivarienne il y a quinze ans, les gouvernement Chavez puis Maduro ont travaillé à la concrétisation de la “participación protagónica”, à savoir la participation effective et efficace des citoyens au pouvoir d’État. En 2014, dans cette deuxième année de révolution sans Chavez, tout en surmontant toutes sortes de déstabilisations violentes, économiques, médiatiques et politiques, Nicolas Maduro a franchi une étape fondamentale sur cette voie : la création des Conseils Présidentiels.

Formés de porte-paroles désignés par les mouvements sociaux, ils sont baptisés “présidentiels” parce qu’ils disposent du même rang que le Conseil des Ministres – des décisions gouvernementales pouvant être prises directement au cours de ces réunions.  “Ces Conseils ont été créés pour construire les institutions, précise Maduro, et pour réorienter les investissements. Ce sont des conseils de gouvernement, au plus haut niveau présidentiel, au plus haut niveau constitutionnel et des pouvoirs publics”. Cerveau collectif, flux constant de critiques, de propositions, de solutions émanant des mouvements sociaux, ils sont une manière de démultiplier la fonction présidentielle, d’en faire un inspecteur collectif sur le terrain, qui rend compte en connaissance de cause au Président de la république des retards, problèmes, dans la réalisation des accords et des nouveaux besoins en matière de politiques publiques.

Le premier Conseil installé le 19 septembre 2014 fut celui des Communes. A quoi bon parler de “révolution citoyenne” ou de “socialisme bolivarien” sans transformer les relations sociales de production et la division sociale du travail liées à la globalisation néo-libérale ? Basée sur le concept de “toparquía” (“gouvernement local”) créé au 19ème siècle par le philosophe Simón Rodriguez, la commune vénézuélienne – qui regroupe des conseils communaux liés par une même problématique sociale – commence à incarner ce nouveau mode de production centré sur les besoins directs d’une population et administré par celle-ci (2).

En décembre 2014 on note une forte progression du nombre de communes (930 enregistrées dans tout le pays) et de conseils communaux (47 mille 332). “Aucune de ces communes, aucun de ces conseils communaux ne resteront sans financement de leurs projets en 2015 » explique le Vice-Président pour le Socialisme Territorial, le sociologue Elías Jaua. Ce nouveau pouvoir citoyen commence à bousculer les vieilles formes de pouvoir local alors que pour de nombreux maires, gouverneurs, y compris certains chavistes, la politique restait un négoce clientéliste et autoritaire.

Autre Conseil créé ces derniers mois, celui des Travailleurs, articule les politiques impulsant l’économie productive, les avancées du droit du travail et le plan de travail pour les entreprises nationalisées : un nouveau modèle de direction des entreprises publiques sera mis en place en 2015.

 

MinMujer - Noticias - 2014-11-26 04-36-28 - Múltiples anuncios realizados durante la instalación del Consejo Presidencial de Gobierno de las Mujeres  

Le Conseil des Femmes réuni avec le président Maduro, novembre 2014.

Le Conseil des Femmes a déjà renforcé les programmes visant à éliminer la violence contre la femme, dénoncé l’image dénigrante que diffusent de la femme les médias privés, majoritaires au Venezuela. Sont mises en place de nouvelles politiques sociales pour les femmes de milieu populaire – historiquement, le secteur le plus vulnérable à l’extrême pauvreté. L’accent sera mis en 2005 sur la création de nouvelles “Bases de missions sociales” (qui regroupent tous les services publics et sociaux essentiels) dans les communautés les plus pauvres, avec priorité pour les femmes.

 

Le président Maduro réuni avec le Conseil des Paysans et des Pêcheurs

Le président Maduro réuni avec le Conseil des Paysans et des Pêcheurs, décembre 2014.

Du Conseil Présidentiel des Paysans et des Pêcheurs ont émergé un plan général de développement agricole et la décision saluée par les mouvements sociaux de restructurer le Ministère des Terres et de l’Agriculture, avec de nouvelles mesures contre les mafias privées qui interceptent et gonflent les prix des produits agricoles avant qu’ils n’arrivent aux mains des habitants.

Les pénuries passagères de certains aliments ont mis en évidence la faillite du capitalisme au Venezuela, où le secteur de l’alimentation reste à 70 % aux mains du secteur privé. Le géant privé Polar, quasi monopolistique sur des produits d’usage quotidien comme la farine de maïs, produit moins qu’il n’importe… grâce aux dollars préférentiels que lui octroye l’Etat.

Le président Maduro a également défendu la réactivation de l’agriculture familiale en petite surface (le traditionnel “conuco”), suivant ainsi les recommendations de la Via Campesina et de la FAO (ONU) qui insistent sur l’importance de ce mode de production pour la souveraineté alimentaire, le développement rural soutenable, une nourriture saine produite de manière agro-écologique.

Il fut aussi question de la lutte accrue contre les exactions de  grands propriétaires qui ont assassiné à ce jour près de deux cents paysans – un thème dont ne parlent jamais les médias internationaux car cela les obligerait à évoquer la réforme agraire. Cette volonté de mettre fin à l’impunité se heurte encore à une justice liée aux grands lobbies terriens – pour preuve la récente tentative – qui a heureusement échoué – du Tribunal Suprême de Justice d’abroger la charte agraire de la commune “El maizal” – modèle de participation populaire dans l’État de Lara. Maduro a aussitôt pris la défense des communards de El Maizal, jugeant cette décision “anticonstitutionnelle et attentant aux droits fondamentaux des paysans”.

Qui aurait cru que 522 ans plus tard, les 44 peuples indigènes qui ont résisté au colonisateurs, allaient être assis au centre du pouvoir politique, au palais présidentiel ? Le Conseil Présidentiel des Peuples Indigènes doit être une nouvelle structure d’État et de gouvernement pour décider et diriger. C’est une rénovation de la révolution, et c’est une révolution dans la révolution”. C’est en ces termes que le président Maduro a salué l’installation du Conseil des Peuples Indigènes avec lequel il a décidé d’augmenter les investissements de projets socio-productifs formulés par les peuples originaires, d’assurer la couverture sociale intégrale de toutes les communautés et de “fonder immédiatement l’institut des langues indigènes, avec une équipe qui travaille de manière permanente, scientifique, à enregistrer, retrouver et rendre vie à toutes les langues indigènes qui existent sur le territoire vénézuélien”.

Le Conseil des Peuples originaires réuni au Palais présidentiel

Le Conseil des Peuples originaires réuni au palais présidentiel, octobre 2014.

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Autres conseils en pleine installation : le Conseil des Jeunes et des Étudiants, et celui des Travailleurs de la Culture qui vise a développer les systèmes de sécurité sociale pour tous les créateurs sans exception. S’y ajouteront en janvier 2015 le Conseil de la classe moyenne et des associations de voisins, celui des organisations de persones âgées et des associations de personnes handicapées.

Pour renforcer cette participation populaire au plus haut niveau de l’État, Maduro a signé dans les derniers mois plusieurs lois importantes : telle la Loi organique des Missions Sociales qui protège légalement tous les travailleurs de ces services publics, assortie de la création du fonds économique unique des grandes missions; La loi de financement des projets du pouvoir citoyen pour accélérer les conditions d’octroi de crédits aux entrepreneurs individuels ou associés, aux conseils communaux, aux communes, aux coopératives, aux personnes de faibles revenus et à toute autre instance de pouvoir populaire; La Loi organique de la gestion communautaire des Services, compétences et autres attributions; La Loi de l’Emploi productif pour les Jeunes qui garantit à ceux-ci la protection légale lors de leur premier emploi, avec salaires et horaires décents, contre l’habituelle exploitation dont ils sont victimes; La Loi d’Alimentation des Travailleurs qui augmente le niveau du ticket alimentation (en complément du salaire); La Loi organique de Planification Publique et Populaire qui oblige l’État à consulter en permanence les citoyens et à planifier de manière participative  l’octroi des ressources pour leurs projets.

Vice-présidents, faites du pouvoir citoyen une priorité. Obligez les ministres qui sont sous votre responsabilité à le faire aussi. Et vous, ministres, exigez à ceux qui travaillent dans vos équipes à en faire la priorité : le nouvel État doit être l’État du pouvoir populaire, tel qu’il est prévu dans la Constitution de la République Bolivarienne. C’est ce nouvel État qui doit substituer l’ancien – l’État bourgeois qui possède encore des tentacules de corruption et de bureaucratie, seul le pouvoir populaire en action pourra y mettre fin”a déclaré Maduro pour résumer l’esprit des lois signées en novembre 2014.

2015, année de la relance économique

Alors que des journalistes européens euphoriques annonçaient dès la chute des cours du pétrole que le “Venezuela allait devoir faire des coupes dans son budget”, le président Maduro a maintenu la hausse du budget social pour 2015, aux antipodes des politiques d’austérité pratiquées en Europe. La majorité des députés socialistes – contre la minorité des députés de droite – a voté un budget de 741 mille 708 millions de bolivars – soit 21,6% du PIB – financé en grande partie par les recettes fiscales non-pétrolières (517 mille 455 millions de Bolivars), les recettes pétrolières (124 mille 74 millions) et un complément d’emprunts publics. Ce qui garantit le financement d’activités et de projets de secteurs aussi divers (à titre d’exemples) que les producteurs agricoles, les organisations communales, les infrastructures publiques – centrales électriques hydro- et géothermiques, le renforcement de 240 centres hospitaliers, l’alimentation destinée aux 4 millions 351 mille étudiants de l’enseignement primaire ou celle que le gouvernement distribue à bas prix à la population en général à travers les réseaux Mercal, PDVAL et les “Maisons d’alimentation” destinés aux secteurs les plus pauvres.

 

Courbe du salaire minimum jusque fin 2014

Courbe du salaire minimum jusque fin 2014.

Le chômage poursuit sa baisse (5,9 % en novembre 2014, un des meilleurs chiffres en quinze ans de révolution) tandis que sur l’ensemble de l’année le salaire minimum intégral a augmenté de 68,28% pour éviter qu’il soit rogné par l’inflation encore très haute (64% en 2014). Selon le rapport de la Banque Centrale de décembre 2014, celle-ci a été renforcée en 2014 par les “guarimbas” violentes de l’opposition, la guerre économique via le dollar parallèle et la contrebande massive de produits subventionnés par le gouvernement, revendus plus cher à l’étranger.

En 2015, Maduro l’a annoncé, les efforts du gouvernement se centreront sur l’élimination de ces mafias économiques par la lutte accrue contre la contrebande, la fixation des prix justes au consommateur, et surtout le passage définitif de l’économie rentière-pétrolière, avec sa culture médiatique d’ultra-consommation, à une économie productive et rationnelle.

Pour que la structure économique ne corsette pas le déploiement des nouvelles formes de participation et de production citoyennes, Maduro a également signé en noviembre 2014 une série de 28 lois en matière économique. Nulle mesure d’austérité, nulle augmentation de l’essence (écartée à court terme). Il s’agit d’assainir une économie depuis longtemps empêtrée dans la corruption et la bureaucratie anti-productives. Ces lois transforment les conditions d’accumulation du capital pour les réorienter en faveur de l’investissement productif – règlementant les investissements étrangers, empêchant les monopoles, simplifiant l’administration pour les mouvements communaux et les secteurs productifs nationaux, fixant une contribution sérieuse du secteur capitaliste – bancaire notamment, qui a engrangé 13% de bénéfices en 2014 – au budget de l’État.

Ces lois fortifient la courbe de croissance des revenus fiscaux non-pétroliers (qui participent déjà pour 72% au budget de l’État) et seront multipliées par deux. Exemple : une des 28 lois modifie les “concessions molles” accordées aux transnationales exploitant le sous-sol vénézuélien et met fin à leur hégémonie, la restituant à l’État. En récupérant l’extraction de cette quantité plus importante que prévue, l’État pourrait en dix ans porter ses réserves internationales à 50 milliards de dollars et renforcer la valeur de la monnaie nationale et la stabilité économique en général.

Sans doute la Sainte Alliance qui va des médias de la droite locale à la majorité des journalistes occidentaux commet-elle la même erreur que celle qu’ils ont commise contre Chavez : celle de sous-estimer Maduro et le “peuple-président”.

Thierry Deronne, Caracas, le 31 décembre 2014.

Notes

(1) Exemple : le mensonge, relayé par le très controversé Paulo Paranagua du “Monde”, d’une “dessinatrice licenciée pour un dessin anti-Chavez”. En réalité le départ de la dessinatrice Rayma (ouvertement raciste et d’extrême droite) provenait de son conflit personnel avec la direction de son journal ”EL Universal” (droite). Il n’ y a eu aucune censure du gouvernement et ses livres sont disponibles dans toutes les bonnes librairies. Rappelons qu’au Venezuela les trois quart des médias écrits, web, radio et télévision (inter-) nationaux, régionaux ou locaux, appartiennent au secteur privé, que leur nombre a augmenté en quinze ans de révolution, et qu’ils propagent en majorité des idées de droite. Pour une liste non-exhaustive des mensonges sur les “atteintes-à-la-liberté-d’expression-au-Venezuela”, voir le site ACRIMED http://www.acrimed.org/spip.php?page=recherche&recherche=venezuela

(2) “La commune, co-présidente du Venezuelahttp://venezuelainfos.wordpress.com/2014/09/17/la-commune-copresidente-du-venezuela/

URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-1H8

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Jeudi 1 janvier 2015 4 01 /01 /Jan /2015 23:55

Voilà ce qui se passe réellement au Venezuela!

[...] Alors que des journalistes européens euphoriques annonçaient dès la chute des cours du pétrole que le “Venezuela allait devoir faire des coupes dans son budget”, le président Maduro a maintenu la hausse du budget social pour 2015, aux antipodes des politiques d’austérité pratiquées en Europe. La majorité des députés socialistes – contre la minorité des députés de droite – a voté un budget de 741 mille 708 millions de boliva...rs – soit 21,6% du PIB – financé en grande partie par les recettes fiscales non-pétrolières (517 mille 455 millions de Bolivars), les recettes pétrolières (124 mille 74 millions) et un complément d’emprunts publics. Tout cela garantit le financement d’activités et de projets de secteurs aussi divers (à titre d’exemples) que les producteurs agricoles, les organisations communales, les infrastructures publiques – centrales électriques hydro- et géothermiques, le renforcement de 240 centres hospitaliers, l’alimentation destinée aux 4 millions 351 mille étudiants de l’enseignement primaire ou celle que le gouvernement distribue à bas prix à la population en général à travers les réseaux Mercal, PDVAL et les “Maisons d’alimentation” destinés aux secteurs les plus pauvres. [...]



On connaît la musique : chaque fois que le Venezuela approfondit la démocratie, les grands médias en remettent une couche pour créer l’image d’un régime répressif (1)....
venezuelainfos.wordpress.com

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Mardi 30 décembre 2014 2 30 /12 /Déc /2014 18:39

 

Maduro: Washington mène une guerre économique contre Moscou et Caracas

 

L’équipe du site

Le prix du baril de pétrole vénézuélien est passé en dessous de la barre des 50 dollars, à 48 USD, un de ses niveaux les plus bas de ces dernières années, a déclaré mardi le président Nicolas Maduro, accusant les Etats-Unis de mener une "guerre du pétrole".

"Au mois de septembre (le pétrole vénézuélien) était à 95 dollars le baril, aujourd'hui 29 décembre à 48 dollars le baril, il a chuté de plus de 50 dollars", a déclaré M. Maduro lors d'un événement public.

M. Maduro a attribué cette baisse à une "guerre du pétrole" des Etats-Unis qui cherchent à affaiblir les principaux producteurs de pétrole comme la Russie et le Venezuela.

"Une guerre planifiée est en cours en vue de détruire la Russie, mais ni la Russie, ni le Venezuela ne se laisseront tordre les bras", a lancé le chef d'Etat vénézuélien cité par la chaine TV Globovision.

"Comme l'a dit le président bolivien Evo Morales, il s'agit d'une tentative de détruire le Venezuela également, de nous coloniser et de piétiner notre indépendance et notre révolution", a déclaré M.Maduro.

Bien que le Venezuela abrite les plus importantes réserves de brut au monde, ses finances sont en piteux état en raison de la baisse des cours, car le pays dépend fortement de ses revenus pétroliers, qui lui apportent 96% de ses devises.

Le brut avait terminé la semaine du 15 au 19 décembre à 51,26 USD, selon le ministère du Pétrole, qui n'a pas publié le chiffre de clôture de la semaine dernière.

Dans ses prévisions budgétaires de 2015, le gouvernement a estimé le prix du baril à 60 USD, ce qui a contraint le président à procéder à des coupes dans les dépenses.

M. Maduro a cependant affirmé que les investissements dans le secteur social seraient maintenus et que le Venezuela disposait de ressources suffisantes pour respecter ses engagements internationaux en matière de crédit.

Bien que la moyenne annuelle du prix du pétrole vénézuélien ait atteint les 91,17 USD, des analystes estiment que le déficit budgétaire dépassera les 19% du PIB et que le pays aura besoin d'un cours à 120 USD le baril pour équilibrer ses comptes.

 

Source: Agences

30-12-2014 - 08:20 Dernière mise à jour 30-12-2014 - 10:17
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Dimanche 28 décembre 2014 7 28 /12 /Déc /2014 13:53

Venezuela: communiqué du Mouvement des Pays Non-alignés condamnant les sanctions des USA 27 Décembre 2014

"Le Bureau de Coordination du Mouvement des Pays Non-Alignés condamne catégoriquement la décision du Gouvernement des Etats-Unis d'imposer des mesures coercitives unilatérales contre la République Bolivarienne du Venezuela dans le but d'affaiblir sa souveraineté, son indépendance politique et son droit à la libre détermination, en violant clairement le Droit International et même les objectifs et les principes de la Charte des Nations Unies et de la Déclaration sur les principes du Droit International concernant les relations d'amitié et la coopération entre les Etats conformément à la Charte des Nations Unies.

Le Bureau de Coordination du Mouvement des Pays Non-Alignés exprime sa solidarité et son soutien au Peuple et au Gouvernement du Venezuela en condamnation de ces mesures illégales qui affectent l'esprit de dialogue et d'entente politique entre les deux nations."

18 décembre 2014

Traduction Françoise Lopez (Cuba Si France Provence)

Venezuela: communiqué du Mouvement des Pays Non-alignés condamnant les sanctions des USA
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Dimanche 28 décembre 2014 7 28 /12 /Déc /2014 10:19

Offensive impérialiste contre le Venezuela. Le PC Vénézuelien dénonce : « non aux sanctions américaines, soutenues par l'UE »

SindicatosVzlaRechaza-USA.jpgOffensive impérialiste contre le Venezuela dénoncée par le PCV

 

« non aux sanctions américaines, soutenues par l'UE »



Communiqué du Parti communiste vénézuélien (PCV)



Traduction MA pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



Le secrétaire-général du Parti communiste du Vénézuela (PCV), le député Oscar Figuera, a défendu le fait que ce lundi, « certains faits nous démontrent qu'on installe le cadre pour une nouvelle offensive contre le Venezuela », une conséquence de la « politique agressive de l'impérialisme nord-américain et européen, qui s'intègre à la campagne de la droite vénézuélienne et de franges de l'oligarchie du pays ».



Figuera a explicité sa dénonciation comme une mise à garde adressée « à notre peuple » et comme un appel destiné à « attirer l'attention des peuples du monde entier ». C'est pourquoi il faut, dit-il, « défendre la nécessité de renforcer les mécanismes de solidarité et d'échange au niveau international » avec les mouvements populaires et les partis politiques révolutionnaires.



Contre-Révolution



Figuera a fait sa déclaration à la fin de la réunion hebdomadaire du Bureau politique du PCV, et a réaffirmé le fait que l'impérialisme nord-américain et européen renforcent « de plus en plus » leurs « actions contre-révolutionnaires contre le processeurs politique, social, économique, culturel et militaire vénézuélien ».



Il a souligné que le pays n'a cessé, pendant toute l'année, de faire face à des situations difficiles, orchestrées par les « secteurs néo-fascistes ». Il a souligné que cette dernière semaine, « des éléments nous permettent de considérer qu'est en train de se mettre en branle toute la machinerie impérialiste de l'extrême-droite fasciste contre le Venezuela, pour frapper très fort en 2015 ».

Agression contre le Venezuela



Le dirigeant communiste met en lumière tout un « ensemble de déclarations et de décisions adoptées par le Congrès des États-Unis et le gouvernement nord-américain accompagnant ces politiques », qui comptent aussi sur le soutien de l'Union européenne et du Parlement européen.



Il considère que les sanctions adoptées par les États-Unis visent à lancer une agression contre le peuple vénézuélien, tout en « prétendant défendre les droits de l'Homme et les éléments qui se sont révoltés, en usant de violence, assassinant des citoyens vénézuéliens dans les émeutes de février-mars 2014 ».



Figuera considère que les institutions de l'impérialisme nord-américain et européen « adoptent des décisions pour, en violation de la souveraineté et de la Constitution et la légalité vénézuélienne, pousser à la libération » des leaders de l'opposition actuellement incarcérés.



Le PCV rejette ainsi fermement et intégralement la loi « signée par le président Obama ».



Tout comme il dénonce la résolution du Parlement européen qui reprend telle quelle « la position de la droite vénézuélienne, selon quoi il y a des détenu(e)s, qui sont des citoyen(ne)s vénézuéliens pacifiques ».



Consolider une direction collective



Le dirigeant communiste considère qu'il est de la « plus haute importante », « pour faire face à cette situation, d'agir dans la bonne direction, l'élément fondamental est la nécessité de développer et renforcer les instruments pour l'unité populaire révolutionnaire. Il s'agit de consolider les espaces de direction collective ».



Il a également souligné qu'il est fondamental de renforcer le processus de construction du Grand pôle patriotique Simon Bolivar, comme « espace anti-impérialiste ».



Approfondir le processus



Figuera a commenté le fait que, pendant l'année 2014, le « PCV a travaillé en ce sens, non seulement dans l'effort organisationnel et politique, mais aussi en livrant des propositions au président Nicolas Maduro, destinées à construire des politiques qui permettent d'approfondir le processus révolutionnaire ».



Il soutient que la vision du PCV est que pour défendre le processus politique et social vénézuélien, il faut l' « approfondir ». Il défend également le fait de « frapper les secteurs qui ne jouent pas franc jeu », qu'ils soient hors ou dans le processus révolutionnaire.



Sur les propositions, il a indiqué que le PCV a présenté cette année un projet sur la nécessité de développer une nouvelle politique économique révolutionnaire, ainsi qu'un « changement dans la politique travail du gouvernement envers le monde du travail ».



Sur ce dernier point, il a souligné que le PCV est convaincu qu'à mesure que nous avancerons dans les processus de participation ouvrière et populaire, « nous consoliderons ce processus de transformation ».



Un autre aspect, a-t-il exposé, est la nécessité fondamentale d'un développement productif souverain : dans les villes, dans le secteur industriel ; dans les campagnes, dans l'agriculture, l'élevage.



Il a également mentionné une transformation profonde du système fiscal vénézuélien, qui permette d’éliminer la TVA, « impôt régressif », et d'élever les taxes sur le grand capital.



Il a souligné que l'on doit imposer une politique économique qui permette de revenir sur la dépendance du Venezuela vis-à-vis de la rente pétrolière et des importations, afin de garantir le développement souverain et durable de l'économie du pays.



Une autre proposition, a-t-il souligné, est une opération « Main propres » dans le Ministère du Pouvoir populaire pour le Processus social du travail : « Il est nécessaire d'éliminer les mécanismes qui permettent la corruption et les conduites patronales, dans un ministère qui doit être au service de la défense des travailleurs, de la classe ouvrière ».



Sur cet aspect, une grande avancée a été la mise en place de groupes techniques, en accord avec le Ministère du Travail, Jesus Martinez, mais un de ces groupes « a été dissous, selon nous, sur décision du vice-ministre Elio Colmenares, dont nous exigeons la destitution ».



Le député a exprimé le fait qu'il aspire à ce que nous « ayons la maturité afin de trouver nos chemins unitaires », face à la situation de la situation complexe de l'économie vénézuélienne, comme conséquence, d'une part, de la « faiblesse productive nationale ».



D'autre part, de la politique impérialiste visant à « faire chuter les prix du pétrole » pour toucher les « pays qui ne sont pas subordonnés aux intérêts de l'impérialisme nord-américain ».

 

Dimanche 28 décembre 2014

 

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Mardi 16 décembre 2014 2 16 /12 /Déc /2014 17:17

Venezuela : Le Parti du fasciste Leopoldo López, Voluntad Popular (droite), intègre l'Internationale Socialiste Mardi 16 Décembre 2014

L'Internationale Socialiste, qui avait parmi ses adhérents des dictateurs comme le tunisien Zine Ben Ali, l'Egyptien Hosni Moubarak, l'ivoirien Laurent Gbagbo ... vient d'accueillir en son sein le parti vénézuélien "Voluntad Popular", un parti de droite dont le porte parole n'est autre que le fasciste Leopoldo López - article et traduction Nico Maury

Venezuela : Le Parti du fasciste Leopoldo López, Voluntad Popular (droite), intègre l'Internationale Socialiste
Le président de l'Internationale Socialiste, George Papandreou (sic), et le Secrétaire Général de l'organisation, Luis Ayala, ont annoncé lors de la dernière session du Conseil Annuel qui a eu lieu à Genève, l'acceptation du parti vénézuélien Volonté Populaire en tant que membre de plein droit de la plus grande coalition mondiale de partis politiques sociaux-démocrates et de partis travaillistes.

Voluntad Popular est un parti politique de droite qui ne cache pas sa haine du socialisme bolivarien. Mais ce parti est surtout connu par son porte-parole, Leopoldo López, responsable des violences du mercredi 12 octobre 2013 dans plusieurs villes , tuant trois personnes et faisant des dizaines de blessés.

Leopoldo López est un membre fondateur du parti d'extrême droite Primero Justicia (PJ). Ce parti était financé par un fonds civil illégal issue de la compagnie pétrolière nationale PDVSA, gérée par la mère de Lopez, Antonieta Mendoza, alors directrice des affaires publiques de la société. Leopoldo López a été condamné en 2011 pour corruption et détournement de fonds publiques.

L'Internationale socialiste, agent de l'impérialisme étasunien en Amérique latine

L' Internationale Socialiste a admis le parti politique vénézuélien "Voluntad Popular" en son sein dans le cadre du cinquième anniversaire de la bannière orange. Pendant des années, l'Internationale Socialiste a combattu le régime d'Hugo Chavez et de Nicolas Maduro, qualifiant les leaders du socialisme bolivarien de dictateurs. Le Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV) ne fait pas partie de l'Internationale Socialiste.

L'Internationale Socialiste, lors de la réunion du Conseil Mondial, a approuvé à l'unanimité une résolution dans laquelle elle demande instamment à l'Etat vénézuélien de libérer Leopoldo Lopez ainsi que d'autres prisonniers poursuivis devant les tribunaux vénézuéliens pour les violences de février 2014.

Rappelons que l'opposition vénézuélienne a sur ses mains le sang de nombreuses personnes :

- Robert Serra, Serra, jeune député du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), a été assassiné jeune député du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), assassiné avec sa compagne en octobre 2014
- L'attaque terroriste contre le siège national des Jeunesses communistes du Venezuela en octobre 2014
- La torture et le meurtre des militants boliviens entre janvier et avril 2014, comme William Muñoz et Juancho
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Mardi 16 décembre 2014 2 16 /12 /Déc /2014 11:21

COMMUNIQUE SPÉCIAL DE L’ALBA-TCP 


Les pays de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique-Traité de Commerce des Peuples (ALBA-TCP) expriment leur condamnation la plus énergique des actions interventionnistes actuelles contre le Peuple et le Gouvernement Bolivarien du Venezuela promues au Congrès des Etats-Unis d’Amérique. 

La loi intitulée "Loi de Défense des Droits de l’Homme et de la société civile au Venezuela de 2014" qui a été approuvée au Sénat et à la Chambre des Représentants étasuniens constitue un encouragement à la déstabilisation de la République Bolivarienne du Venezuela et ouvre la porte à des actions anticonstitutionnelles contre le Gouvernement légal et légitimement élu du Président Nicolas Maduro Moros. 

Une fois de plus, cela met en évidence la façon dont l’extrême droite nord-américaine utilise tout son pouvoir économique et politique pour agresser les peuples souverains et indépendants de Notre Amérique. 

Il est surprenant et immoral que Washington prétende sanctionner des citoyens d’un pays souverain au nom des droits de l’homme juste quand la Commission de Renseignement de son propre Sénat révèle un rapport que les honteuses méthodes utilisées par l’Agence Centrale de Renseignement des Etats-Unis, y compris les tortures brutales et les actions dégradantes contre des suspects détenus de façon arbitraire dans des prisons illégales dans le monde entier et quand la violence policière est une pratique habituelle contre les Afro-américains dans ce pays. 

Le fait que les arguments qui sous-tendent la prétendue application de sanctions envers des fonctionnaires vénézuéliens sont plus liés à des de soi-disant raisons de gestion économique qu’à des violations des Droits de l’Homme vérifiables retient l’attention. 

De plus, il est absurde que les sources d’information qu’utilisent les promoteurs de cette agression contre le Venezuela soient des organisations non gouvernementales nationales et internationales dont le financement provient des Etats-Unis ou d’organisations de droite de leurs pays alliés. 

Les pays de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique-Traité de Commerce des Peuples (ALBA-TCP) souhaitent souligner qu’ils ne permettront pas l’utilisation de vieilles pratiques déjà appliquées dans des pays de la région destinées à favoriser le changement de régime politique comme cela est arrivé dans d’autres régions du monde. 

En ce sens, ils expriment leur plus profond soutien et la plus profonde solidarité avec le peuple et le Gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela. 

Les pays de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique-Traité de Commerce des Peuples (ALBA-TCP) réaffirment fermement leur condamnation de toute agression, qu’elle soit légale, économique ou politique contre la République Bolivarienne du Venezuela, qui constitue une violation du Droit International ainsi que contre tout pays membre de l’ALBA-TCP et se réserve le droit de donner une réponse adéquate aux actions de ce type. Caracas, 


11 décembre 2014 (source : Assoc. CUBA SI)

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Dimanche 14 décembre 2014 7 14 /12 /Déc /2014 15:47
Les sanctions de Washington contre des Vénézuéliens sont "stupides", dit Maduro
 

Les sanctions prévues par le Congrès américain contre les Vénézuéliens impliqués dans la répression de manifestations sont "stupides" et visent des militaires ayant alerté en mars d'un projet de coup d'Etat, s'est insurgé samedi le président Nicolas Maduro.

   La loi adoptée mercredi par le Congrès américain, et non encore promulguée,  sanctionne les responsables vénézuéliens impliqués dans la répression des manifestations contre Maduro entre février et mai dernier. Des milliers de manifestants avaient été arrêtés et plus de 43 personnes tuées.

  Les sanctions incluent le gel d'avoirs aux Etats-Unis et l'interdiction de visas, des mesures similaires à ce que Washington a par exemple mis en place contre des responsables russes.

   "Voyez cette arrogance, comme si ça nous importait d'avoir des visas pour les Etats-Unis... Idiots", a lancé Maduro dans un discours à Caracas.
   Selon lui, "ces sanctions sont une menace pour voir si elles sapent le moral des dirigeants de nos forces armées".

   "Nous avons déjà révélé en mars qu'un coup d'Etat (avait été déjoué) grâce à la loyauté des officiers", a poursuivi le successeur de Hugo Chavez.
   Il a donné pour la première fois des détails sur ce projet de coup d'Etat, pour lequel il avait annoncé l'arrestation de trois généraux, et accusé d'implication l'ambassade américaine à Caracas.

  Maduro a affirmé que les putschistes prévoyaient d'utiliser un avion pour bombarder des cibles dans la capitale vénézuélienne, y compris le palais présidentiel.

   "Je peux vous dire, fonctionnaires de l'ambassade américaine, un à un, je sais qui complote. Je peux vous dire que si votre stupide loi de sanctions sert à quelque chose, c'est à renforcer notre combativité", a-t-il ajouté.
 Maduro a appelé à une manifestation lundi à Caracas contre les sanctions.
   Malgré la mort de l'ancien président Hugo Chavez et l'arrivée au pouvoir de Maduro, les relations entre Washington et Caracas ne s'améliorent pas. A plusieurs reprises, le président Maduro a accusé les Etats-Unis de fomenter les manifestations et de chercher à le renverser et le tuer.
 

 

Source: AFP

14-12-2014 - 13:20 Dernière mise à jour 14-12-2014 - 13:20


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