Venezuela

Mardi 16 décembre 2014 2 16 /12 /Déc /2014 17:17

Venezuela : Le Parti du fasciste Leopoldo López, Voluntad Popular (droite), intègre l'Internationale Socialiste Mardi 16 Décembre 2014

L'Internationale Socialiste, qui avait parmi ses adhérents des dictateurs comme le tunisien Zine Ben Ali, l'Egyptien Hosni Moubarak, l'ivoirien Laurent Gbagbo ... vient d'accueillir en son sein le parti vénézuélien "Voluntad Popular", un parti de droite dont le porte parole n'est autre que le fasciste Leopoldo López - article et traduction Nico Maury

Venezuela : Le Parti du fasciste Leopoldo López, Voluntad Popular (droite), intègre l'Internationale Socialiste
Le président de l'Internationale Socialiste, George Papandreou (sic), et le Secrétaire Général de l'organisation, Luis Ayala, ont annoncé lors de la dernière session du Conseil Annuel qui a eu lieu à Genève, l'acceptation du parti vénézuélien Volonté Populaire en tant que membre de plein droit de la plus grande coalition mondiale de partis politiques sociaux-démocrates et de partis travaillistes.

Voluntad Popular est un parti politique de droite qui ne cache pas sa haine du socialisme bolivarien. Mais ce parti est surtout connu par son porte-parole, Leopoldo López, responsable des violences du mercredi 12 octobre 2013 dans plusieurs villes , tuant trois personnes et faisant des dizaines de blessés.

Leopoldo López est un membre fondateur du parti d'extrême droite Primero Justicia (PJ). Ce parti était financé par un fonds civil illégal issue de la compagnie pétrolière nationale PDVSA, gérée par la mère de Lopez, Antonieta Mendoza, alors directrice des affaires publiques de la société. Leopoldo López a été condamné en 2011 pour corruption et détournement de fonds publiques.

L'Internationale socialiste, agent de l'impérialisme étasunien en Amérique latine

L' Internationale Socialiste a admis le parti politique vénézuélien "Voluntad Popular" en son sein dans le cadre du cinquième anniversaire de la bannière orange. Pendant des années, l'Internationale Socialiste a combattu le régime d'Hugo Chavez et de Nicolas Maduro, qualifiant les leaders du socialisme bolivarien de dictateurs. Le Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV) ne fait pas partie de l'Internationale Socialiste.

L'Internationale Socialiste, lors de la réunion du Conseil Mondial, a approuvé à l'unanimité une résolution dans laquelle elle demande instamment à l'Etat vénézuélien de libérer Leopoldo Lopez ainsi que d'autres prisonniers poursuivis devant les tribunaux vénézuéliens pour les violences de février 2014.

Rappelons que l'opposition vénézuélienne a sur ses mains le sang de nombreuses personnes :

- Robert Serra, Serra, jeune député du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), a été assassiné jeune député du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), assassiné avec sa compagne en octobre 2014
- L'attaque terroriste contre le siège national des Jeunesses communistes du Venezuela en octobre 2014
- La torture et le meurtre des militants boliviens entre janvier et avril 2014, comme William Muñoz et Juancho
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Mardi 16 décembre 2014 2 16 /12 /Déc /2014 11:21

COMMUNIQUE SPÉCIAL DE L’ALBA-TCP 


Les pays de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique-Traité de Commerce des Peuples (ALBA-TCP) expriment leur condamnation la plus énergique des actions interventionnistes actuelles contre le Peuple et le Gouvernement Bolivarien du Venezuela promues au Congrès des Etats-Unis d’Amérique. 

La loi intitulée "Loi de Défense des Droits de l’Homme et de la société civile au Venezuela de 2014" qui a été approuvée au Sénat et à la Chambre des Représentants étasuniens constitue un encouragement à la déstabilisation de la République Bolivarienne du Venezuela et ouvre la porte à des actions anticonstitutionnelles contre le Gouvernement légal et légitimement élu du Président Nicolas Maduro Moros. 

Une fois de plus, cela met en évidence la façon dont l’extrême droite nord-américaine utilise tout son pouvoir économique et politique pour agresser les peuples souverains et indépendants de Notre Amérique. 

Il est surprenant et immoral que Washington prétende sanctionner des citoyens d’un pays souverain au nom des droits de l’homme juste quand la Commission de Renseignement de son propre Sénat révèle un rapport que les honteuses méthodes utilisées par l’Agence Centrale de Renseignement des Etats-Unis, y compris les tortures brutales et les actions dégradantes contre des suspects détenus de façon arbitraire dans des prisons illégales dans le monde entier et quand la violence policière est une pratique habituelle contre les Afro-américains dans ce pays. 

Le fait que les arguments qui sous-tendent la prétendue application de sanctions envers des fonctionnaires vénézuéliens sont plus liés à des de soi-disant raisons de gestion économique qu’à des violations des Droits de l’Homme vérifiables retient l’attention. 

De plus, il est absurde que les sources d’information qu’utilisent les promoteurs de cette agression contre le Venezuela soient des organisations non gouvernementales nationales et internationales dont le financement provient des Etats-Unis ou d’organisations de droite de leurs pays alliés. 

Les pays de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique-Traité de Commerce des Peuples (ALBA-TCP) souhaitent souligner qu’ils ne permettront pas l’utilisation de vieilles pratiques déjà appliquées dans des pays de la région destinées à favoriser le changement de régime politique comme cela est arrivé dans d’autres régions du monde. 

En ce sens, ils expriment leur plus profond soutien et la plus profonde solidarité avec le peuple et le Gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela. 

Les pays de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique-Traité de Commerce des Peuples (ALBA-TCP) réaffirment fermement leur condamnation de toute agression, qu’elle soit légale, économique ou politique contre la République Bolivarienne du Venezuela, qui constitue une violation du Droit International ainsi que contre tout pays membre de l’ALBA-TCP et se réserve le droit de donner une réponse adéquate aux actions de ce type. Caracas, 


11 décembre 2014 (source : Assoc. CUBA SI)

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Dimanche 14 décembre 2014 7 14 /12 /Déc /2014 15:47
Les sanctions de Washington contre des Vénézuéliens sont "stupides", dit Maduro
 

Les sanctions prévues par le Congrès américain contre les Vénézuéliens impliqués dans la répression de manifestations sont "stupides" et visent des militaires ayant alerté en mars d'un projet de coup d'Etat, s'est insurgé samedi le président Nicolas Maduro.

   La loi adoptée mercredi par le Congrès américain, et non encore promulguée,  sanctionne les responsables vénézuéliens impliqués dans la répression des manifestations contre Maduro entre février et mai dernier. Des milliers de manifestants avaient été arrêtés et plus de 43 personnes tuées.

  Les sanctions incluent le gel d'avoirs aux Etats-Unis et l'interdiction de visas, des mesures similaires à ce que Washington a par exemple mis en place contre des responsables russes.

   "Voyez cette arrogance, comme si ça nous importait d'avoir des visas pour les Etats-Unis... Idiots", a lancé Maduro dans un discours à Caracas.
   Selon lui, "ces sanctions sont une menace pour voir si elles sapent le moral des dirigeants de nos forces armées".

   "Nous avons déjà révélé en mars qu'un coup d'Etat (avait été déjoué) grâce à la loyauté des officiers", a poursuivi le successeur de Hugo Chavez.
   Il a donné pour la première fois des détails sur ce projet de coup d'Etat, pour lequel il avait annoncé l'arrestation de trois généraux, et accusé d'implication l'ambassade américaine à Caracas.

  Maduro a affirmé que les putschistes prévoyaient d'utiliser un avion pour bombarder des cibles dans la capitale vénézuélienne, y compris le palais présidentiel.

   "Je peux vous dire, fonctionnaires de l'ambassade américaine, un à un, je sais qui complote. Je peux vous dire que si votre stupide loi de sanctions sert à quelque chose, c'est à renforcer notre combativité", a-t-il ajouté.
 Maduro a appelé à une manifestation lundi à Caracas contre les sanctions.
   Malgré la mort de l'ancien président Hugo Chavez et l'arrivée au pouvoir de Maduro, les relations entre Washington et Caracas ne s'améliorent pas. A plusieurs reprises, le président Maduro a accusé les Etats-Unis de fomenter les manifestations et de chercher à le renverser et le tuer.
 

 

Source: AFP

14-12-2014 - 13:20 Dernière mise à jour 14-12-2014 - 13:20


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Samedi 13 décembre 2014 6 13 /12 /Déc /2014 14:50

(Photos) Naha mopue : nous sommes mapoyos

Le professeur Benito Irady, président du Centre Vénézuélien pour la Diversité Culturelle, avec le Cacique Simon Bastidas et Carolina Bastidas, représentants du Peuple Mapoyo, à l’UNESCO.

Le 25 novembre la UNESCO a entériné la proposition du Venezuela de déclarer Patrimoine immatériel de l’Humanité la langue (menacée) du peuple indigène Mapoyo.

gls-1-de-34Au début, il y avait Maiguata et Cabeza de Morocho. Le premier était Dieu, le second un sorcier : le bien et le mal, qui vivaient dans les cieux. Sur terre, dans la vallée Guanay, Maiguata était en train de donner la vie : il avait créé là trois lagunes pour les poissons. Et cette vie, ces poissons, Cabeza de Morocho, les lui dérobait, car chaque nuit il descendait avec ses deux filles et des paniers.
Alors, Maiguata envoya le singe, son neveu, pour tirer les choses au clair. Puis, le grillon, le héron, le perroquet, le tigre, le cerf et la mouche : ils s’endormaient tous avant minuit, ils étaient tous des gens, alors – chacun, après cette nuit-là, reçut sa façon de chanter. Jusqu’à ce que l’oiseau chenchena découvre ce qu’il se passait, il les vit descendre du ciel et ne laisser que quelques écailles, après leur larcin.

C’est ainsi que commença la création du monde telle que Maritza Reyes la raconte à sa petite-fille assise sur ses genoux, tandis qu’elle raccommode une chemise sur une vieille machine à coudre. Il est midi dans la communauté El Palomo qui s’appelle Mucuruni en langue mapoyo.
A cette heure-là, la classe du matin est finie, la construction de la hutte de trente mètres où fonctionnera un marché-école est arrêtée et dans les maisons, on sent une odeur de poisson de rivière en train de cuire. Au fond, on voit le Cerro Caripito, un immense rocher sombre aux reflets brillants de l’eau qui tombe, avec une forêt tout en haut. A ses pieds, on trouve plusieurs petites exploitations avec des plants de bananiers divers ; il n’y a pas de clôture pour les séparer, comme sur presque tout le territoire ancestral de 230 000 ha qui s’étend du fleuve Suapare jusqu’au fleuve Parguaza.

Witi turu mopue wuaimuru : je parle la langue mapoyo.

A 7H30 du matin, les 120 enfants, depuis la maternelle jusqu’au cours moyen deuxième année, chantent l’hymne en mapoyo à l’entrée de l’école. Lorsqu’ils ont fini, ils rentrent en classe en saluant dans leur langue, tandis que l’institutrice fait de même tout en leur faisant signe de s’asseoir. Puis, elle commence à parler espagnol pour présenter les sujets du jour, et le matin passe ainsi, partagé entre les deux langues.
Cette scène qui se répète tous les jours du lundi au vendredi, n’existait pas il y a dix ans : à cette époque-là, les enfants n’apprenaient pas le mapoyo et les plus âgés ne l’enseignaient pas, ni à l’école ni à la maison. La langue se perdait peu à peu et, avec elle, une part essentielle de l’identité du peuple indigène le plus petit du Venezuela – presque 400 personnes à Murucuni et une quantité équivalente sur le territoire national.
Ce sont les nouvelles générations qui commencèrent à impulser ce processus de récupération, à vouloir comprendre et savoir ce qu’elles entendaient de la bouche des anciens et de leurs parents. « la langue et la culture étaient endormis mais la connaissance est là : nous devons la réveiller », affirme Carolina, qui a trente ans, et qui fut l’une de celles qui tendirent ce pont nécessaire entre les générations.
L’organisation les conduisit à faire des recherches non seulement sur la langue mais sur l’intégralité de leur culture. Alors, avec l’appui de l’Ecole Nationale des Cultures Populaires, elles créèrent la figure des « maîtres des savoirs ancestraux » : un(e) pour chaque sujet : la langue, l’histoire, les tissus et les jeux, l’élaboration de la pirogue et des pagaies, l’architecture- la construction de la hutte pour le marché et une partie de cet enseignement-, la médecine, le travail de poterie domestique, l’agriculture et l’élaboration du « casabe » et de la farine de maïs.
Ils commencèrent ainsi à se rencontrer : les uns, avec le désir d’apprendre et les autres, disposés à enseigner. Les enfants commencèrent à dire des mots dans leur langue –« C’est encore difficile de dire de longues prières », précise Carolina-, alors cela engendra une forme de stimulation chez leurs parents qui décidèrent de s’impliquer dans l’apprentissage du mapoyo. Aujourd’hui, tous les vendredis, il y a des cours de langue pour adultes.
Carolina est la fille de Simon Bastidas, le chef. Son frère, Argenio est capitaine, ce qui signifie que plus tard, il sera à son tour chef de la communauté. Telle est l’organisation traditionnelle du peuple mapoyo et des autres communautés indigènes, même si, dans ce cas, c’est le chef qui choisit le capitaine, et cela ne se fait pas au moyen d’un vote-« chaque peuple indigène a sa culture », souligne Simon.
Ceci fait partie de leur identité, de l’ordre interne de Murucuni. Mais cela fait l’objet d’un dialogue avec d’autres formes d’organisation : le conseil communal sur lequel ils se sont mis d’accord, et la Commune, qu’ils sont en train de mettre en place, avec les sept autres peuples qui habitent ce territoire. « Le conseil communal doit bien se mettre d’accord avec les autorités légitimes de la communauté, travailler main dans la main avec le chef et le capitaine » raconte Argenio, et il signale que dans d’autres communautés il est arrivé que le conseil communal veuille mettre de côté l’autorité historique.
Ce n’est pas le cas de Palomo, où c’est précisément Simon qui a impulsé la création du conseil communal ; et Carolina, par exemple, est porte-parole en ce qui concerne la culture. Ils ont obtenu ainsi plusieurs avancées : l’alimentation électrique, la construction d’une cantine scolaire, un dispensaire qui est en travaux, un camion, trois embarcations, des réservoirs d’eau pour les logements. Il s’agit d’avancées matérielles liées au processus d’organisation que connaît la communauté et qui réunit la récupération de ce qui est ancestral et la tentative de nouveauté.

Mapoyo : liberté et résistance.

Au terme de la bataille, Simon Bolivar fit appeler Paulino Sandoval, cacique suprême. Les mapoyos avaient combattu sous le commandement du capitaine Alejo, et grâce à son aide ils purent vaincre les espagnols. Lorsque le chef arriva, le Libertador lui demanda ce qu’il désirait pour son peuple : des terres pour vivre, telle fut la réponse. Alors, il lui donna un papier avec la mention : depuis le fleuve Suapare jusqu’au fleuve Parguaza, comme on lui avait demandé. Ainsi que son épée, avec la lance de José Antonio Paez.

Ce titre fut égaré lors d’un incendie, et Simon Bastidas – qui est en possession de l’épée et de la lance- consacra une grande partie de ses efforts à le retrouver. Il y parvint en mars 2013 : l’Etat reconnut leur territoire, de fleuve à fleuve ; « Ici, nous sommes libres », affirme le petit Simon, l’un de ses enfants, en signalant l’absence de clôture, l’une des règles de cohabitation- qui représente le fondement de la future Commune- en accord avec les sept peuples indigènes.

Mais cette liberté vit aux côtés d’une autre réalité, celle d’une transformation que s’est produite très rapidement sur son propre territoire depuis 1960, lorsqu’on découvrit que dans ces collines il y avait de la bauxite et que la quantité présente permettrait de l’exploiter durant quatre cents années.

Alors, en 1985 son extraction commença aux mains de l’entreprise Bauxiven-aujourd’hui Bauxilum-, et à côté on fonda un village, Morichalito, puis on construisit la route qui passe en face de la communauté mapoyo. Jusque là, ils n’avaient de contact qu’avec des « piaroas » qui s’approchaient par le fleuve pour faire du troc, ainsi qu’avec les familles venues de Coro, installées à Pijiguao, juste en limite de l’endroit où l’on installa ensuite l’entreprise.

Les impacts, trente années plus tard, sont visibles : des fleuves pollués et une décharge à ciel ouvert. « Ils profanent les sites sacrés que nous avons », explique Simon. On trouve des ordures au pied du Cerro de las Piñas, l’un des trois lieux où le peuple mapoyo enterre ses morts ; quant à la capitainerie générale où se trouvait Paulino, c’est aujourd’hui un lieu de stockage de la bauxite, inaccessible et pollué.

Face à cette situation, la communauté a pensé et proposé plusieurs solutions à l’entreprise – jusqu’à présent restées lettre morte : réaliser les travaux nécessaires pour éviter le débordement vers les fleuves, reboiser là où ils ont extrait le minerai, et créer une coopérative de recyclage des ordures. Prendre soin. Quant à recevoir, jusqu’à présent peu ou rien. Récemment, depuis 2002 les indigènes ont pu commencer à travailler dans l’entreprise, et sur les 1800 employés, cinq sont mapoyos.

Le Cerro de las Piñas se trouve près de Morichalito. C’est un roc très étroit et plus haut que le cerro Caripita : il est noir et semble avoir été découpé au fil du temps. Un épisode important de l’histoire des mapoyos s’y déroula : le suicide collectif de l’une des capitaineries.

L’événement eut lieu du fait d’une erreur de la communauté envers ceux qui, une nuit, étaient descendus pour les rencontrer. Devant ce qui était arrivé la solution fut de se lancer depuis le cerro, comme cela leur avait été demandé. En le faisant, ils ne se dirigeaient pas vers la mort mais ils allaient à la rencontre de « ceux d’en haut ». C’est pourquoi, ils chantaient en montant.

Dans le centre de Palomo, il y a une réplique en bois du cerro de las Piñas : là, les enfants du collège firent une représentation théatrale de ce qui s’était passé, de l’histoire de leur peuple. Maintenant, l’après-midi, ils grimpent sur la structure de bois, ils restent en haut pour bavarder et puis ils descendent comme sur un tobogan alors que, tout près, sur le terrain les adolescents jouent au football.
Patrimoine immatériel de l’humanité, histoire vive du Venezuela
Le 26 novembre prochain, Simon et Carolina se présenteront devant l’Unesco pour que leur communauté puisse être reconnue comme Patrimoine Immatériel de l’Humanité et être déclarée comme culture à préserver de manière urgente.

Le petit Simon explique pourquoi ils décidèrent de franchir ce pas : « l’Unesco est un instrument de plus pour nous renforcer dans l’optique de continuer à promouvoir notre langue, et c’est nous, la nouvelle génération, qui, aux côtés de nos anciens qui possèdent la connaissance, allons inculquer aux enfants toutes ces connaissances qui sont restées peu à peu derrière nous ».

Le peuple mapoyo, comme tous les indigènes d’Amérique, est un peuple de survivants ; de l’esclavage, de la guerre, des grands propriétaires, du mépris, de la contamination, et même de l’affirmation qu’ils avaient disparu et qu’il n’en restait pas un seul. Aujourd’hui, ils sont en train de donner un souffle nouveau à leur identité, en retrouvant un orgueil que voulut anéantir une culture qui prétendit qu’ils étaient des sauvages et leur nia le don de raison- c’est pour cela qu’ils ont appelé historiquement les non-indigènes « les rationnels ».

C’est pour cela que Maiguata est toujours là, celui qui a fait le bien, qui a créé l’Orénoque large et profond pour que son fils Manati puisse y vivre un jour. Mais également, Cabeza de Morocho, le mal, qui voulut tuer Maiguata et créa les moustiques, grands et petits, ainsi que la gale. Parce que le souvenir ne s’est jamais perdu et qu’il se trouvait endormi, à présent, il se réveille pour se dévoiler et montrer qu’ils ont toujours été là, qu’ils sont une partie centrale de l’histoire et du pays qu’il faut redécouvrir.

Texte : Marco Teruggi
Photos : Gustavo Lagarde
Source : https://comoelvientoenlanoche.wordpress.com/2014/11/25/naha-mopue-somos-mapoyos/
Traduction : Sylvie Carrasco

URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-1GP
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Lundi 8 décembre 2014 1 08 /12 /Déc /2014 19:03
VENEZUELA, Président Maduro : Nous sommes libres du FMI !

lundi 8 décembre 2014 -

VENEZUELA, Président Maduro : "Nous sommes libres du FMI !"  (NDLTr. : Voilà un Président DEBOUT avec son Peuple face au refus de vivre à genoux ! Bénéfices clairs : Bien sûr dès l’instant qu’ils ne vont pas aux multinationales entr’autres, pour le FMI ce sont des bénéfices obscurs : A lire plus loin ! )


Le Président de la République Bolivarienne du Venezuela, Nicolas Maduro, a répondu ce samedi à la Présidente du FMI,Christine Lagarde, pour lui exprimer que "le Venezuela est libre de tout lien avec cet organisme économique, et des spaghettis qu’a dans sa tête la dite dame."


Le Dignitaire National a eu cette entrevue ce samedi devant TELESUR (émetteur télévisé d’Amérique du Sud) et a considéré comme un manque de respect ce qu’a déclaré Mme. Lagarde a Santiago du Chili . La qualifiant comme une Française de mentalité Nord-américaine ("gringa")


Parce que ce vendredi pendant l’installation d’un forum économique à Santiago du Chili, la chef du FMI a considéré que les coalitions comme le MERCOSUR, ALBA, UNASUR notamment ,ont créé un plat de spaghettis sans laisser de bénéfices clairs !


"Nous sommes libres du FMI, de la Banque Mondiale, et du spaghetti qu’a dans sa tête la Présidente du FMI (...) Le Venezuela ne va pas avoir ce type de recettes qui a déjà fait ses preuves en Amérique-Latine et dont l’étape supérieure de ces recettes économiques sont aujourd’hui appliquées pour détruire l’ Europe !" a déclaré Nicolas Maduro en réponse à ces déclarations ! Le Chef de l’Etat Venezuelien rappela que actuellement l’Espagne se détruit par les politiques affamantes et pour plus de souffrance avec déjà 27% de chômeurs dont 57% de jeunes


"Le FMI est responsable du saccage financier qui a privé du Droit à l’alimentation, la santé et l’éducation, aux Peuples latinos-Américains durant des décennies et est responsable aussi des massacres des années 90 quand il prétendait imposer par des tyrannies les économies néo-libérales dans la région ", a insisté le Président Nicolas Maduro pour réitérer que : Nous autres, c’est fait, nous avons dépassé cette étape, parce que nous sommes libres de l’amarrage avec le FMI, et des spaguettis qu’a dans sa tête la Présidente du FMI !

(source TELESUR)

 


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Samedi 29 novembre 2014 6 29 /11 /Nov /2014 20:37
Venezuela: Maduro ordonne des coupes budgétaires suite à la réunion de l’Opep

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a ordonné vendredi des coupes budgétaires après la décision de l'Opep de maintenir ses quotas de production, provoquant un effondrement des prix du pétrole au niveau mondial.

"J'ai ordonné un certain nombre de coupes dans le budget de la nation", a déclaré le président durant une réunion avec des salariés.

Nicola Maduro a également demandé de "procéder à un examen des traitements et salaires de tous les employés des ministères, des entreprises publiques, à commencer par le président" et a ajouté qu'il en attendait "une proposition de réduction substantielle des salaires et traitements de la haute direction, des ministre et ministres délégués, des présidents et vice-présidents des entreprises d'Etat".

Le Venezuela abrite les plus importantes réserves de brut au monde et est fortement dépendant de ses revenus pétroliers qui représentent 96% de ses rentrées en devises.

La chute du prix du pétrole vénézuélien, qui a perdu un tiers de sa valeur au cours du deuxième trimestre 2014, affecte les rentrées fiscales du pays alors que le poids de sa dette extérieure ne cesse de s'alourdir.

Le président a annoncé par ailleurs que son ministre de l'Economie Rodolfo Marco Torre, allait effectuer une visite d'une semaine en Chine pour "approfondir les accords économiques et financiers" existants dans le but de compenser "le manque à gagner des recettes pétrolières en baisse."

L'organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a décidé jeudi de maintenir sa production, à 30 millions de barils/jour, provoquant une nouvelle chute des cours sur les marchés, le baril de Brent échangé à Londres passant sous la barre des 70 dollars USD et le WTI américain, le baril de référence pour livraison en janvier, s'établissant en clôture à 66,15 USD.

Les pétromonarchies du Golfe, qui ont le plus de marge de manoeuvre financière au sein du cartel, ont dit non à certains pays qui voulaient réduire la production pour enrayer la tendance baissière du baril. Avec une idée bien précise: endurer des prix bas le temps de briser l'essor du pétrole de schiste, plus cher à produire.

M. Maduro a répété vendredi que le Venezuela considérait de manière "ferme" qu'un prix juste du pétrole sur le marché mondial ne devait "pas passer en dessous de la barre des 100 USD" le baril.

Cette semaine, le prix moyen des dérivés de pétrole brut vénézuélien s'est établi à 68,08 USD le baril.

Pour l'année, le prix moyen a été de 92,76 USD, soit 5,42% de moins qu'en 2013, quand il s'échangeait à 98,08 USD.

 

Source: Agences

29-11-2014 - 11:37 Dernière mise à jour 29-11-2014 - 11:37

 

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Mercredi 19 novembre 2014 3 19 /11 /Nov /2014 23:31

Au Venezuela, une nouvelle société se prépare

par Bernard Tornare 19 Novembre 2014, 20:16  

Au Venezuela, une nouvelle société se prépare

Pourquoi tout ce qui se passe au Venezuela est toujours dénigré par les grands médias ? Pourquoi cette Révolution bolivarienne qui prend forme dans ce pays est-elle constamment décriée dans nos contrées, si elle n'est tout simplement pas occultée?

Demandez à vos connaissances ce qu'ils pensent de la Révolution bolivarienne. La plupart du temps vous aurez droit à une réponse évasive et les plus honnêtes vous demanderons ce que c'est. Quant au pays lui-même ils vous parlerons de violence, d'inflation, de dictature, etc. Bref uniquement ce que nos médias veulent que nous retenions.

Pourtant, là-bas, se prépare quelque chose d'extraordinaire: une nouvelle société plus juste, plus humaine, qui peut nous inspirer.

Pour beaucoup de pays dans le monde, les informations officielles qui sont reçues annoncent une version qui est complètement démentie par la réalité.

Des gens, de plus en plus nombreux, qui cherchent la vérité n'allument plus leur télévision. Car l'opinion des gens bien informés est complètement différente! Or ces gens qui ne sont pas stupides examinent les évènements à partir de faits réels, concrets, à partir de statistiques.

Ainsi par exemple, pour le Venezuela, ils examinent le niveau d'instruction, car la base pour une dictature consiste à éviter d'éduquer son peuple afin qu'il reste stupide et qu'il soit facile à manipuler.

Ainsi, depuis que Hugo Chavez a pris le pouvoir en 1999, l'analphabétisme qui était en majorité a maintenant pratiquement disparu, et le niveau général d'instruction a considérablement augmenté. A ce sujet les statistiques ne peuvent mentir, pas plus que les vénézuéliens qui le vivent au quotidien.

Ils peuvent aussi constater que tous les soins de santé sont totalement gratuits y compris les soins dentaires.

Et cela aussi n'est pas le fait d'une dictature! Une dictature ne sacrifie pas de l'argent pour la bonne santé de son peuple! C'est une autre preuve que la réalité est à l'opposé de la version officielle des médias.

On nous fait croire, à nous européens que nous vivons comme des riches, que nous sommes privilégiés, quand c'est le contraire. Et que certains pays présentés comme "attardés" sont en réalité plus avancés que ce que l'on veut bien nous faire croire.

Un autre point de vue sur le Venezuela concerne le danger qu'il représente pour l'hégémonie américaine. Qu'avait fait Hugo Chavez? Il s'est libéré du FMI, des banques centrales et de la banque mondiale pour être autonome et aide économiquement d'autres pays d' Amérique du sud à en faire autant. Et le résultat est que maintenant d'autres pays d'Amérique latine commencent à en faire autant: Ils rejettent les multinationales qui contrôlaient leur économie et nationalisent pour que les richesses du pays profitent au peuple.

Le Venezuela fait partie de ces opposants à cette emprise américaine et de leurs affidés qui s'étend sur toute la planète.

Nous, en Europe, fonctionnons complètement à l'opposé: nos gouvernants sont là pour ruiner nos pays. Ils nous pressionent en nous faisant tout payer plus cher grâce aux privatisations. Ainsi, d'un côté, il y a les pays qui se libèrent des américains en nationalisant pour enrichir leur peuple, tandis que dans nos pays, nos gouvernements bradent tous nos biens en les privatisant, ce qui nous fait payer tout plus cher. C'est ce qui se passe avec l'eau, le gaz, l'électricité, l'essence, etc.

Cela nous oblige à se poser des questions toutes simples! Par exemple, si on demande à une famille vénézuélienne combien ils payent leur facture d'électricité, ils répondront "entre 5 et 12 euros" par mois, parfois un peu plus pour les régions les plus chaudes où l'on doit faire marcher les climatiseurs à fond.

Mais les grands médias évitent soigneusement les comparaisons.

En utilisant abondamment la désinformation, en mentant ouvertement, les détracteurs de cette Révolution se trouvent être également les ardents défenseurs de l’idéologie libérale. Ils sont effrayés, parce que cette nouvelle société qui se prépare est en opposition au système capitaliste. Et surtout qu'il s'agit d'une société beaucoup plus démocratique.

Ainsi, tous les gens "éveillés", ceux qui cherchent les vraies informations, considèrent qu'il est très important qu'il reste sur cette terre quelques bastions de résistance, et le Venezuela en est un symbole.

En prenant la peine de regarder objectivement ce qui se passe au Venezuela, on s'apercevra que ce pays nous donne des exemples de démocratie.


En voici quelques-uns (1):

Une assemblée constituante a été convoquée, destinée à jeter les bases de la Révolution Bolivarienne. La nouvelle constitution a été débattue dans tous le pays et elle a fait l’objet d’un référendum, largement approuvé à 74%. Chaque vénézuéliens en possède un exemplaire.

Le Venezuela est un des pays où la démocratie participative est la plus aboutie. Les "conseils communaux", assemblées de démocratie participative y disposent non seulement d’un budget autonome, mais surtout de la possibilité de s’opposer aux projets des échelons supérieurs (commune, état régional, gouvernement fédéral par exemple).


La démocratie participative se joue à un échelon très bas de la population, puisqu’un conseil municipal de démocratie participative concerne 200 familles en zone urbaine, 50 familles en zone rurale, 15 familles en zone indigène.

La constitution bolivarienne du Venezuela prévoit deux référendums d’initiatives populaires :
Le référendum révocatoire : A l’initiative de 20% du corps électoral concerné, un référendum peut être organisé pour révoquer tout élu ou fonctionnaire (maire, administrateur public, gouverneur, député ou même le président de la république) à mi-m
andat.

Le référendum abrogatif : A l’initiative d’au moins 10% des électeurs, un référendum peut être organisé pour demander l’abrogation d’une loi.

Le gouvernement est accusé d’abuser des chaînes d’Etat pour sa propagande. Il faut savoir que seulement 10% des chaînes radios et 12% des chaînes TV sont publiques, ce qui laisse une grande liberté de choix aux citoyens. Près de 300 radios et 30 chaînes TV privées se sont ainsi crées entre 1998 et 2010.


Aussi faut-il appuyer cette Révolution bolivarienne. Tout ce qui est en train de se faire en l'Amérique latine représente donc une sorte d'issue de secours face au neo-libéralisme, face au pouvoir absolu des banques et des multinationales qui sont en train de détruire la planète...au point qu'il ne restera rien à nos enfants.

Pour l'instant, notre futur à tous se trouve dans des pays comme le Venezuela!

Pensons-y.


Bernard Tornare


(1) Pour une information plus compète sur ce sujet: voir ici

Regardez, ci-dessous, cette excellente vidéo qui nous montre une expérience unique qui se passe dans la Patrie de Simon Bolivar. Une autre façon de fonctionner est donc possible.

 

 

 


Par Tourtaux - Publié dans : Venezuela - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 17 novembre 2014 1 17 /11 /Nov /2014 00:25

3discursos_MaduroPortada.jpgLe Vénézuela passe devant l'Argentine comme pays ayant le salaire minimum le plus élevé d'Amérique latine

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Une bonne nouvelle, à prendre avec des pincettes. Depuis le début de l'année, le Vénézuela – engagé dans un processus contradiction de construction du socialisme – est le pays d'Amérique latine qui a nominalement le salaire minimum le plus élevé d'Amérique latine.

 

En dix ans, le gouvernement de la République bolivarienne du Vénézuela a multiplié le salaire minimum par quatre : passant de 180 $ en 2004 à 770 $ en décembre 2014.

 

70 % d'augmentation du salaire minimum depuis le début de l'année

 

C'est le premier constat que l'on peut faire après que le président vénézuelien Nicolas Maduro a accordé une augmentation de 15 % du salaire minimum en novembre 2014. Cela suit deux hausses de 10 et 30 % de l'année, ce qui équivaut à une hausse sur l'année approchant les 70 %.

 

Comme le notait le journal argentin La Nacion (3 février 2014), le Vénézuela a dépassé depuis le mois de janvier l'Argentine après sa dévaluation du peso – comme pays bénéficiant du salaire minimum le plus élevé d'Amérique latine : 448 $ pour l'Argentine, contre 519 $ pour le Vénézuela.

 

Ceci est un symbole fort. L'Argentine est historiquement le pays le plus riche d'Amérique latine, une vieille économie industrielle qui fut un temps (en 1945), la 5 ème économie du monde. Le Vénézuela était historiquement un des pays les plus pauvres du continent, malgré le pétrole.

 

Les choses changent. Ce qui est proclamé par le gouvernement vénézuelien depuis l'an dernier est désormais confirmé par la presse latino-américaine.

 

Le Vénézuela devance dans l'ordre l'Argentine, le Paraguay, le Chili, l'Equateur, le Brésil, le Colombie, le Pérou et la Bolivie, qui ferme la marche avec un salaire minimum de 200 $.

 

Le président Maduro a insisté sur la rupture avec la période d'avant la Révolution:

 

« Avant la Révolution, les présidents se demandaient comment ils pourraient prendre dans la poche des travailleurs pour le donner aux élites (…) Aujourd'hui, les revenus sont mis à la disposition de la majorité pour la santé et la prospérité ».

 

« Si on y ajoute en 2014 l'augmentation du ticket d'alimentation, en termes réels, j'ai décrété une augmentation de 68 % sur l'année, pour faire face à la guerre indirecte menée contre nous (…) Qu'ils continuent à mener cette guerre, nous continuerons à avancer ».

 

Les syndicats critiques : quel sens dans un pays qui connaît l'inflation galopante, le double système monétaire ?

 

Toutefois, les syndicats sont moins enthousiastes. Face à l'inflation galopante, l'augmentation du salaire minimum permet au mieux d'éviter une baisse du pouvoir d'achat. Face au double système monétaire qui s'installe, le salaire minimum impressionnant Vénézuela est remis en doute.

 

La secrétaire-générale de l'UNETE (Union nationale des travailleurs), Marcela Maspero, a ainsi exprimé « les doutes que j'ai, des doutes importants, car on sait pas si on nous parle d'un salaire sur un taux de change de 1 $ pour 6.30, 12, ou pour le SICAD II, ou le dollar parallèle ».

 

Des doutes partagés par de nombreux observateurs. Si on reste au taux de change officiel de 1 $ pour 6.30 bolivar, le Vénézuela est de loin le 1er pays d'Amérique latine pour son salaire minimum.

 

Toutefois, la réforme monétaire imposée par Maduro en 2014 a créé d'autres niveaux de change.

 

Le niveau SICAD I pour la fourniture restreinte de dollars dans les opérations d'import-export, est à 1 $ pour 10 bolivars ; le niveau SICAD II, soumis à l'offre et à la demande, avec un plafond fixé entre 20 et 50 bolivars. Actuellement, la demande de dollars est telle que le plafond est atteint à 49,9 bolivars, révélant la défiance massive envers la monnaie locale.

 

Sur le marché parallèle, au cours de l'année, le taux de change du bolivar a varié entre 1 $ pour 25 bolivars, jusqu'à 1 $ pour 100 bolivars. A de tels taux de change, en prenant compte d'une inflation comprise cette année entre 60 et 70 %, on comprend les doutes des syndicats.

 

Quoi qu'il en soit, tout en restant critiques sur la réalité contradiction du Vénézuela contemporain dans sa voie vers le socialisme, cette nouvelle peut nous raffermir dans notre conviction que l'avenir est au socialisme, en Amérique latine comme en Europe.

 

Dimanche 16 novembre 2014

Par Tourtaux - Publié dans : Venezuela - Communauté : Syndicalisme
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Jeudi 13 novembre 2014 4 13 /11 /Nov /2014 15:04

Le Venezuela augmente ses exportations de pétrole vers la Chine et l’Inde 

Par Tourtaux - Publié dans : Venezuela - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 7 novembre 2014 5 07 /11 /Nov /2014 09:51

Le Venezuela accueille un premier groupe de 119 étudiants palestiniens

Palestinian students arrive at Simon Bolivar airport outside Caracasestudiantes-palestinos

 

 

119 étudiants palestiniens viennent d’arriver au Venezuela en tant que boursiers du “programme Yasser Arafat 2014” pour y suivre des études de Médecine Intégrale Communautaire à l’École Latinoaméricaine de Médecine “Dr. Salvador Allende”(ELAM). Pour l’heure près de 50 mille jeunes vénézuéliens et latinoaméricains se forment en médecine intégrale communautaire à l’ELAM, parmi lesquels 17 mille sont déjà diplômés, 20 mille sont en cours de formation et 18 mille en phase préparatoire.

Le président Maduro, qui a accueilli les étudiants durant la remise de 114 logements publics à des secteurs populaires de Petare (État de Miranda), a confirmé que les programmes de bourses d’études pour les jeunes palestiniens vont être multipliés dans tous les domaines de la connaissance, et que les divers ministères et institutions concernés travaillent en ce sens. “L’objectif du gouverement bolivarien est d’offrir des bourses d’études à un millier de jeunes palestinien(ne)s. Ici se trouve le futur de la Palestine (…) La Palestine ne s’est pas laissé anéantir, elle a refusé de mourir, elle a résisté, elle vivra et elle vaincra, nous en sommes certains (…) Aujourd’hui, la Palestine s’est inscrite dans le coeur du Venezuela, nous avons beaucoup d’admiration pour le peuple palestinien et ceci est un modeste pas pour dire qu’il est possible de concrétiser la solidarité”.

 

 

Embajadora-palestina

 

 

Le président bolivarien a reçu l’olivier de nacre réalisé par des artisans palestiniens Bethléem. “Nous apportons la bénédiction de la Terre Sainte de Bethléem au Vénézuéla de la part de notre président Mahmoud Abbas” a déclaré l’ambassadrice de Palestine au Venezuela, Linda Sobeh Ali (photo ci-dessus), qui a également remis à Nicolas Maduro le drapeau de l’État palestinien : “nous vous remettons le drapeau de notre pays parce que nous savons que vous en prendrez soin de la même manière que le fera le peuple vénézuélien.


 

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Par Tourtaux - Publié dans : Venezuela - Communauté : Syndicalisme
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