Europe

Jeudi 9 octobre 2014 4 09 /10 /Oct /2014 16:49

Bientôt des combats entre islamistes et Kurdes en Europe?

 

L’équipe du site

Après une série d'attaques menées hier par la coalition internationale sous l'égide des USA, les combattants de l'organisation terroriste Etat islamique (EI) ont quitté une partie des positions qu'ils occupaient dans la ville kurde de Kobani au nord de la Syrie, écrit jeudi le quotidien Kommersant.

Les Kurdes, menacés par l'EI d'une "éradication totale", ont annoncé qu'ils étaient prêts à "reproduire l'exploit des héros de Stalingrad" pour défendre la capitale de leur autonomie en Irak. Quant aux représentants des diasporas kurdes à l'étranger, ils ont déclaré la "guerre aux doubles standards": ils considèrent l'aide occidentale dans la défense de Kobani comme "insuffisante" et sont persuadés que les USA "ne veulent pas agir au détriment des intérêts de la Turquie". Ce pays est devenu un centre supplémentaire de résistance kurde, qui menace de s'étendre sur toute l'Europe.

Merab Chamoïev, chef de l'Union internationale des associations kurdes, qualifie les frappes aériennes contre les positions de l'EI de "demi-mesures". C'est également l'avis du dirigeant du Kurdistan syrien, Salih Muslim, chef du parti de l'union démocratique, qui s'est opposé hier à une opération terrestre en Syrie mais a demandé à l'Occident de fournir des armes aux Kurdes syriens. Avant cela, Salih Muslim avait formulé la même requête aux autorités turques, mais Ankara avait exclu toute fourniture d'armes aux Kurdes.

Il n'est pas étonnant que le leader des Kurdes syriens se prononce contre une opération terrestre, plus résolument encore que Damas: l'expansion de la lutte contre l'EI se traduirait par une implication active de la Turquie dans les opérations.

Certains experts d'Ankara réfutent ce pronostic et affirment que la Turquie ne peut et ne veut pas faire entrer ses troupes sur le territoire du pays voisin. "La guerre entre l'EI et l'aile militaire du parti de l'union démocratique ne concerne pas la Turquie, mais la Syrie", a déclaré Torgul Ismail de l'Université TOBB d'économie et de technologie d'Ankara. Il a rappelé que les représentants du parti démocratique populaire pro-kurde au parlement turc avaient voté contre la participation de la Turquie aux opérations en Syrie.

Mais c'est loin d'être l'avis de tous les Kurdes résidant en Turquie. L'aile radicale du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) s'est même engagée dans un conflit ouvert avec les autorités turques: une vague d'importantes manifestations frappe le pays depuis mardi. Les membres du PKK dénoncent "la position trop passive d'Ankara vis-à-vis des événements à Kobani".

La récente déclaration du président turc Recep Tayyip Erdogan disant que "le PKK et l'EI représentent le même danger pour le pays" n'a fait que jeter de l'huile sur le feu.

Les affrontements armés entre la police et les jeunes ont fait au moins 15 morts en Turquie.

Un couvre-feu a été instauré dans six provinces de l'est, épicentre des manifestations kurdes. L'armée a été introduite hier dans certains quartiers d'Istanbul et de Diyarbakir – la capitale officieuse du Kurdistan turc.

La confrontation entre les Kurdes et les islamistes se propage également en Europe. Comme ils sont nombreux dans plusieurs pays européens, cela pourrait entraîner des affrontements aussi graves qu'en Turquie sur le Vieux continent.

Source: Agences

09-10-2014 - 13:58 Dernière mise à jour 09-10-2014 - 13:58

 

Par Tourtaux - Publié dans : Europe - Communauté : Syndicalisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 8 octobre 2014 3 08 /10 /Oct /2014 12:24

Economie européenne: les Français redoutent une mainmise US (expert)

 

L’équipe du site

L'assistance accordée par Paris aux autorités de Kiev ne trouve pas de soutien au sein de la société française, les Français considérant avec prudence la politique de Bruxelles et redoutant une mainmise américaine sur l'économie européenne, a estimé mardi l'expert russe Alexeï Moukhine.

"Dès le départ, les Français ont observé avec méfiance les démarches de Bruxelles, imposant des sanctions à la Russie et menées sous la houlette des Etats-Unis" a déclaré à RIA Novosti M.Moukhine, directeur général du Centre d'information politique.

Selon un sondage commandé par l'agence Rossiya Segodnya et réalisé par la compagnie ICM, la moitié des Français estiment que la contribution de l'Union européenne à la résolution du conflit en Ukraine devait se limiter à l'envoi d'aide humanitaire, alors que moins de 10% des citoyens de France sont favorables à des livraisons d'armes et à l'octroi de prêts aux autorités de Kiev.

D'après l'expert, les résultats de ce sondage correspondent à l'état d'esprit général au sein de la société française.

"Les Français redoutent un contrôle américain serré sur l'économie européenne, y compris sur l'économie de la France. Les craintes des Français sont faciles à expliquer et à comprendre", a souligné M.Moukhine.

Les résultats d'un sondage similaire de l'ICM parmi les Britanniques ont été publiés lundi. La plupart des Britanniques (85%) ont également estimé que le rôle de l'UE dans le règlement du conflit ukrainien devait se réduire à des livraisons d'aide humanitaire.

Les politologues expliquent ces résultats par le fait que les Britanniques, confrontés à une multitude de problèmes, ne veulent pas s'impliquer dans la situation en Ukraine, préférant accorder une aide humanitaire au lieu de financer les réformes des autorités de Kiev.

Source: Ria Novosti

08-10-2014 - 12:20 Dernière mise à jour 08-10-2014 - 12:20

 

Par Tourtaux - Publié dans : Europe - Communauté : Syndicalisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 5 octobre 2014 7 05 /10 /Oct /2014 23:00

L'EI veut envoyer ses djihadistes en Europe (radio)

Dossier: L'Etat islamique (EI)

L'EI veut envoyer ses djihadistes en Europe (radio)
15:58 05/10/2014
BERLIN, 5 octobre - RIA Novosti

Les chefs de l'organisation terroriste Etat islamique (EI) projettent d'envoyer en Europe des djihadistes déguisés en réfugiés, annonce dimanche la radio Deutsche Welle.

Ce sont les services de renseignement américains qui l'ont appris en déchiffrant des entretiens codés de chefs de l'EI. Les écoutes ont permis d'apprendre notamment que les groupes de djihadistes étaient interdits de se déplacer en avion en raison des contrôles rigoureux dans les aéroports.

Selon les écoutes, des groupes composés de quatre djihadistes, doivent arriver en Turquie parmi de très nombreux réfugiés en provenance de la Syrie. Ensuite, munis de faux passeports, ils devront se rendre dans les pays de l'Europe occidentale, dont l'Allemagne.

"Ils (djihadistes) sont envoyés sur le continent pour préparer des attentats et des attaques", indique la Deutsche Welle.

Selon les experts, il sera extrêmement difficile de dépister les djihadistes dans les foules de réfugiés traversant la frontière turco-syrienne, ajoute la Deutsche  Welle.

 

Par Tourtaux - Publié dans : Europe - Communauté : Syndicalisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 26 septembre 2014 5 26 /09 /Sep /2014 13:40

Transmis par Beatrix

 

Déconnexion Swift de la Russie : les députés européens sont bien devenus fous…


Minuit: l'heure de la nausée.

L'UE et consorts réécrivent l'histoire dans laquelle ils accusent la Russie de tous les méfaits qu'ils ont eux-même produits.
A lire ce bréviaire de la haine contre la Russie, donne des nausées irrépressibles.
Cette UE cornaquée par les USA et l'Allemagne tout autant hypocrite est en train de courir à sa perte totale. Les nations seront irrécupérables, elles deviendront des localités dévastées et sans pouvoirs dans des régions déstabilisées. Et par leurs propres fautes!
Ce qu'elle est en train de commettre est inqualifiable: tuer l'adversaire  puis se suicider.

Petite parenthèse. Pourquoi j'associe l'Allemagne aux USA?
Parce que ce sont ces deux démons qui ont fait la deuxième guerre mondiale ensemble. Bien sûr, les gens qui ne se documentent pas et qui se contentent d'un manuel scolaire d'histoire ou qui lisent les "Histoires d'Amours de l'Histoire de France", méconnaissent les dessous de ce que vivaient leurs propres parents et grands-parents.
Il faut lire "La Collaboration" de Ben Urwand.  On verra alors qu'on nous a scientifiquement menti depuis septante ans.

http://www.spiegel.de/kultur/kino/us-historikerstreit-hollywood-soll-mit-hitler-kooperiert-haben-a-907864.html
Je ne sais pas s'il y a une traduction en français, je l'ai lu en allemand. Je crois qu'il existe une version anglaise.

Qu'attendent certains gouvernements déjà si mal traités pour sortir de ce piège qui condamne leur peuple à mourir à petit feu de spoliation en saignées. L'UE est un immense Gaza. Les gens ne s'en sont pas encore rendus compte mais pour combien de temps encore?
Par Tourtaux - Publié dans : Europe - Communauté : Syndicalisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 18 septembre 2014 4 18 /09 /Sep /2014 21:35

Finlande/centrale nucléaire russe: le gouvernement donne son feu vert

20:47 18/09/2014
MOSCOU, 18 septembre - RIA Novosti

Le gouvernement finlandais a donné jeudi son feu vert à la construction de la centrale nucléaire Hanhikivi-1 avec le concours du groupe nucléaire russe Rosatom, rapporte le site du gouvernement.

Dix ministres ont approuvé le projet de la centrale, alors que sept membres du gouvernement ont voté contre. Le projet sera soumis au parlement finlandais.

Le premier ministre finlandais Alexander Stubb a antérieurement déclaré que la Finlande poursuivrait sa coopération avec la Russie dans le nucléaire civil malgré les sanctions européennes contre Moscou. 

L'électricien finlandais Fennovoima et Rusatom Overseas, filiale de Rosatom chargé des projets à l'étranger, ont signé en décembre 2013 un contrat prévoyant la construction de la centrale nucléaire Hanhikivi-1 à Pyhäjoki, au bord du golfe de Botnie. Les deux sociétés ont adopté un calendrier des travaux et des mécanismes de financement. 

Aux termes d'un accord signé en mars dernier, RAOS Voima Oy, filiale de Rusatom Overseas, détiendra 34% du capital investi dans le projet dont le coût s'élève à environ 5 milliards d'euros, selon les médias.

La centrale sera équipée d'un réacteur à eau sous pression de 1.200 MW de conception russe, conforme aux normes de l'AIEA et de l'UE. Le projet sera entièrement adapté aux normes finlandaises en matière de sécurité nucléaire que les experts considèrent comme les plus strictes au monde.

 

  
 
Par Tourtaux - Publié dans : Europe - Communauté : Syndicalisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 18 septembre 2014 4 18 /09 /Sep /2014 21:09

Slovaquie: pas de bases de l'Otan dans le pays (chef de la diplomatie)

Dossier: Renforcement de la présence de l'Otan en Europe

Slovaquie: pas de bases de l'Otan dans le pays
19:20 18/09/2014
PRAGUE, 18 septembre - RIA Novosti

Il n'y aura pas de bases de l'Otan en Slovaquie, a déclaré jeudi lors d'une réunion de la commission des affaires internationales du parlement slovaque le chef de la diplomatie du pays Miroslav Lajčák, cité par son porte-parole Peter Susko dans un entretien avec RIA Novosti.

"Miroslav Lajčák a indiqué aux députés que des bases permanentes de l'Otan ne seraient pas déployées en Slovaquie. Le pays a proposé à l'Alliance des services logistiques, notamment un entrepôt militaire dans les environs de la ville de Poprad", a raconté M.Susko.

Auparavant, dans le courant de ce mois de septembre, le premier ministre slovaque Robert Fico a déclaré qu'il aurait préféré se retirer définitivement de la politique que d'accepter le déploiement d'une base de l'Otan dans le pays.

 

 
Par Tourtaux - Publié dans : Europe - Communauté : Syndicalisme
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 17 septembre 2014 3 17 /09 /Sep /2014 21:32

L’Europe achète du pétrole aux terroristes de « l’Etat Islamique » !

L’Europe achète du pétrole aux terroristes de « l’Etat Islamique » !

IRIB-Jana Hybas-Kova, ambassadrice de l’Union européenne

en Irak a pris la parole devant le Comité des Affaires étrangères du Parlement européen et a déclaré que certains pays européens avaient acheté du pétrole à « l’Etat islamique » !

Cependant, en dépit des pressions exercées par certains membres du Parlement, elle a refusé de divulguer la liste des pays impliqués.

Responsables des pires atrocités commises sur les civils d’Irak et de Syrie depuis plus de trois ans, les Takfiris de « l’Etat islamique » gagnent plus de 3 millions de dollars par jour avec la vente du pétrole, avec les vols commis, les trafics humains et les rançons ! Le pétrole est écoulé à travers des réseaux établis en Turquie, en Jordanie et dans la région du Kurdistan irakien.

Des rapports avaient déjà accusé la Turquie d’acheter et de transporter le pétrole vendu par « l’Etat islamique » et par le Front al-Nosra. Selon les rapports, les services de renseignement occidentaux sont capables de suivre les livraisons de pétrole des terroristes de l’EI se déplaçant à travers l'Irak et la Turquie. Quant à l’organisation terroriste, elle contrôle, selon ces mêmes rapports, onze champs pétroliers dans le nord de l’Irak et dans la province syrienne de Raqqa (ville du centre du pays).

L’ambassadrice de l’Union européenne a mis en garde contre tout soutien de l'Occident aux groupes séparatistes kurdes, qui risque de déstabiliser tout le Moyen-Orient.

Certains pays européens n’ont eu aucun scrupule à négocier avec les terroristes de « l’Etat islamique ». Quels intérêts recherchent-ils en échange de leur participation à la traque de ces terroristes ? Leur objectif n’est certainement pas de sauver les civils des griffes des Takfiris de l’organisation terroriste…

 


Source : Parti Anti Sioniste

 

 

Par Tourtaux - Publié dans : Europe - Communauté : Syndicalisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 septembre 2014 2 09 /09 /Sep /2014 13:43

pcp-affiche.jpgLes députés communistes portugais vont porter la question de la sortie de l'euro au Parlement européen



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



« Rompre avec la logique d'intégration capitaliste européenne » ou « réformer l'Union européenne » : l'alternative dans les partis communistes et la gauche d'alternative en Europe. Si les partis réformistes du PGE comme Die Linke, Syriza poussent à l'accomodement, le PC portugais choisit la rupture.



Ce 29 août, les trois députés européens du PCP ont mis les pieds dans le plat de la remise en question de l'intégration à une Europe « néo-libérale, militariste et anti-démocratique » incarnée par le nouveau président Donald Tusk, rejetée massivement par les peuples.



Alors que nombreux sont les partis dans le groupe GUE (Gauche unitaire européenne) prêts à « défendre l'idée européenne », « sauver l'Euro », « réorienter la BCE », le PCP pose la question qui fâche : et si on envisageait de sortir de l'Euro ?



« Préparer la sortie de l'euro et renégocier la dette »



Au cours de cette conférence de presse, les trois députés du PCP – Joao Ferreira, Inés Zuber et le nouvel élu Miguel Viegas – ont fixé une ligne de conduite à porter dans l'enceinte du Parlement européen : « renégocier la dette et préparer la sortie du Portugal de l'euro ».



Le jeune député Joao Ferreira a livré un constat sans appel de l'intégration à la monnaie unique : « Cela fait longtemps que le Portugal souffre d'une intégration à une monnaie découplée des conditions réelles de la base productive du pays et de ses besoins sur le plan économique ».



Et la catastrophe de l'intégration à la monnaie unique enfonce le peuple portugais dans la crise, l'austérité insoutenable : « les contraintes identifiées à la soumission du Portugal à la monnaie unique non seulement persistent, mais elles tendent à s'aggraver ».



Pas d'amélioration pour le peuple portugais au sein de l'euro pour le PCP



Ce qui débouche sur une conclusion politique claire : « la question, le PCP se la pose depuis longtemps : existe-t-il une voie pour la reprise économique qui repose sur la défense des conditions de vie des portugais au sein de l'euro ? La réponse est négative ».



Pour les élus communistes, le débat doit donc s'ouvrir au Parlement pour : la dissolution de l'Union économique et monétaire, la fin du Pacte de Stabilité, une renégociation de la dette « devenues insoutenables et impayables » et des « compensations européennes pour les préjudices causés par une sortie négociée de la monnaie unique ».



Car pour Joao Ferreira, « cette exigence de la sortie de l'euro monte de plus en plus, elle doit se faire en lien avec la renégociation de la dette justement pour libérer le pays de cette contrainte ».



Pour le PCP, l' « Union européenne n'est pas réformable »



Cette prise de position publique, collective, révèle une radicalisation du discours du Parti communiste portugais ces derniers mois.



Certes, le PCP a toujours été un fervent critique de l'adhésion du Portugal à la CEE, au Traité de Maastricht, à l'adhésion du pays à la monnaie unique et plus tard au Traité de Lisbonne.



Il a toujours identité l'intégration européenne comme un processus d'asservissement du peuple portugais aux intérêts du capital national et européen, un moyen de casser les acquis sociaux et démocratiques, issus notamment de la Révolution de 1974.



Lors de son dernier congrès, en décembre 2012, le PCP a réaffirmé sa position : l’Union européenne n’est pas réformable, la crise de la zone Euro est la conséquence logique de l’Union économique et monétaire, et de la nature de classe de cette UE.



Le PCP se radicalise : « sortir de l'euro : nécessaire mais pas suffisant »



Toutefois, jusque-là, il s'était montré prudent sur la question du « sortie de l'euro », soulevant d'abord – non sans raisons – les dangers de cette manœuvre dans un pays très dépendant de l'extérieur, les risques d'une dégradation de la situation.



La situation a évolué depuis. La direction du PCP a organisé une grande rencontre le 19 mars 2013 à Lisbonne avec divers économistes du PCP, l'économiste longtemps proche du PS Joao Ferreira do Amaral favorable à la sortie de l'euro, qui a permis de révéler tant la nécessité de cette rupture, que les complexes conditions techniques de sa réalisation.



La synthèse du secrétaire-général du PCP, Jeronimo de Sousa, a alors : (1) – fait le constat de l'incompatibilité entre « maintien dans l'euro » et « politique alternative, de gauche, patriotique, pour les travailleurs », critiquant l'hypocrisie du PS, du Bloc de gauche dans leur « fédéralisme européen outrancier » ; (2) – la déduction que la sortie de l'euro était « nécessaire mais pas suffisante » à cette rupture ; (3) – ce qui pose la question des mesures permettant la rupture avec l'intégration capitaliste, accompagnant cette sortie : re-négociation de la dette mais aussi nationalisation des secteurs stratégiques, dont les banques.



Depuis, le PCP a porté dans la campagne des élections européennes une critique radicale de trente ans d'intégration capitaliste européenne au Portugal, elle a pointé du doigt le rôle de la monnaie unique dans la casse de l'appareil productif national, des droits sociaux des travailleurs, indiqué les responsabilités de la classe dirigeante nationale, dont le Parti socialiste.



Une ligne qui paye face au « Bloc de gauche » pro-européen



Cette ligne de clarté a payé : le Parti communiste portugais dans la coalition de la CDU a obtenu 13 % des voix aux européennes, son meilleur score depuis 20 ans et gagné un troisième député



Dans le même temps, le « Bloc de gauche » soutenu par le PGE (partenaire de SYRIZA, Die Linke, du Front de gauche …) a porté la « réforme de l'UE », du « maintien dans l'euro » : les électeurs ont tranché, le « Bloc » a obtenu 4,5 % des voix (contre 11 % en 2009) et perdu deux députés.



Fort heureusement, nos camarades portugais ne sont pas seuls en Europe. Au Parlement européen, les chypriotes d'AKEL posent la question de la sortie de l'Euro, le PTB belge, le KKE grec, le KSCM tchèque remettent en question l'intégration capitaliste européen. Hors du Parlement, les Partis communistes du Luxembourg, d'Irlande, d'Allemagne ou des Pays-bas partagent cette ligne.



Voilà un bel exemple de ce qui différencie les communistes porteurs d'une ligne de rupture avec le capitalisme et l'UE du Capital et la « gauche européenne » d'accompagnement. Que les « bouches s'ouvrent » en Europe notamment grâce aux communistes portugais !

 

Mardi 9 septembre 2014

Par Tourtaux - Publié dans : Europe - Communauté : Syndicalisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 8 septembre 2014 1 08 /09 /Sep /2014 20:54

donald-tusk.jpegLe polonais Donald Tusk, président de l'UE : la figure de cette Europe néo-libérale, belliciste, et anti-communiste !


Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


La nomination ce 30 août du premier ministre polonais à la présidence de l'Union européenne – en pleine vague d'austérité libérale et de frénésie belliciste anti-russe – est tout sauf fortuite: Tusk incarne bien cette Europe néo-libérale, militariste et anti-démocratique.

Cela fait des années que les médias et les partis dominants – surtout ceux dits « de gauche », même ceux dits de la « gauche de la gauche – nous martèlent la nécessité d'une « Europe forte », qui « parle d'une seule voix », « intégrée pour assurer la solidarité entre Etats, dépasser les clivages ».


La nomination de Donald Tusk, après l'insipide chrétien-démocrate Herman van Rompuy, marque un pas symbolique et concret dans l'intégration fédérale européenne : Tusk n'a cessé ces derniers mois de s'afficher pour une Europe forte, solidaire et visible sur la scène internationale.


Ses chevaux de bataille : le soutien à une position belliciste face à la Russie ; le renforcement du leadership allemand dans une UE engagée dans l'austérité européenne ; la consolidation à tout prix de la monnaie unique. Un programme agressif pour l'UE pour les trois ans à venir.

Le président du Conseil européen se place depuis le Traité de Lisbonne comme le « coordinateur », le « stratège » de la politique des différents pays européens, notamment sur les questions internationales. Quelle sera donc la stratégie pour l'Union européenne de Tusk ?



Le « reaganien » et « thatchérien » Tusk

 

Donald Tusk est depuis sept ans le Premier ministre de la Pologne, un record depuis la chute du communisme. Il n'a cessé d'être encensé depuis comme un dirigeant « responsable », « pragmatique », « courageux » par la presse économique.



Il avait promis en 2007 un programme de coupes massives dans les dépenses publiques et les impôts, de vastes privatisations, dans l'esprit d'un néo-libéralisme dont il se revendique fièrement avec comme modèles Margaret Thatcher et Ronald Reagan.



Il a bien lancé un programme de privatisations en 2008 comprenant la privatisation totale ou partielle de 802 entreprises (!) dont 54 entreprises-clés. Le gouvernement espérait alors plus de 10 milliards d'euros de recettes.



Aucun secteur n'a été épargné : chimie, les mines (charbon, lignite, souffre), le pharmaceutique, l'électricité (centrales), l'énergie, la machinerie, l'agriculture, la métallurgie, la santé, les banques et jusqu'à la Bourse de Varsovie. Varsovie, ville à vendre, il suffit d'en mettre le prix !



Pourtant, Tusk a bien été « pragmatique ». L'Etat n'a pas hésité à renflouer massivement les fonds de pension privés, en faillite après leur privatisation dans les années 1990.



Imposant aux autres pays l'austérité (grâce à l'euro), la Pologne de Tusk (avec sa zloty) a pratiqué la relance publique, avec des crédits facilités aux entreprises et des investissements publics en infrastructures pour l'Euro 2012 (8 milliards d'euros).



Sur le plan fiscal, c'est tout pour les entreprises et les riches : tandis qu'il ne touche pas au sacro-saint « Impôt sur les sociétés » à un taux déjà très bas de 19 %, il baisse les tranche supérieure (de 40 à 32 %) et moyenne (de 30 à 18 %) de l'Impôt sur le revenu, tout en supprimant une tranche.



Pendant ce temps, il augmente les impôts pour la population : la TVA passe de 22 à 23 % (on prévoit de l'augmenter à 25%), les taxes ont augmenté pour l'alcool, le tabac et le charbon.



La réussite de la Pologne – seul pays à ne pas entrer en récession – ébahit les commentateurs. Un mot discret sur le fait qu'elle est hors de l'Euro, sur les 2 millions de Polonais qui ont émigré, ou encore sur son choix de la « relance » couplée à une politique de déflation salariale.



Grâce à sa politique fiscale notamment, la Pologne propose des coûts de travail horaires de 7 € par h (contre 32 € en France, 29 € en Allemagne) selon le Ministère de l'Economie polonais.Tusk a même proposé une loi pour abolir la limitation de la durée de la journée de travail à 8 h !



En 2007, la Pologne avait été choisie par la Fédération des employeurs européens (Fedee) comme première destination en Europe pour les investissements grâce « à ses relations de travail particulièrement flexibles ».



Tusk l'européen : pour « l'Euro pour tous » … sauf pour son pays ?



Le couplet sur « Tusk, l'européen » était inévitable dans la presse français. Il est mérité tant Tusk fait étalage de son « patriotisme européen », valorisant sa position d'euro-fanatique face à l'euro-sceptique d'extrême-droite Jaroslaw Kaczynski.



Il a même remporté le prix « Charlemagne » en 2010 et « Walter Rathenau » en 2012 pour respectivement son « patriotisme européen » et son « engagement sans failles à l'intégration européenne !



Sa conception de l'Europe, elle s'inscrit dans le déplacement de l'axe Berlin-Paris vers un axe Berlin-Varsovie, avec un soutien sans réserves à la politique européenne de la chancelière Merkel.



Favorable à une « Europe allemande », il est aussi prêt à renforcer la réalité actuelle, originelle mais contradictoire d'une « Europe américaine », n'ayant cessé de manifester son alignement avec la politique étrangère américaine et son engagement atlantiste.



Un des combats de Donald Tusk est le renforcement de l'intégration fédérale européenne. Cela supposait l'entrée de la Pologne dans l'euro promise en 2007 pour l'an 2012. Il l'a repoussé en 2015. Désormais, l'entrée dans l'euro n'est plus à l'ordre du jour, si ce n'est comme horizon.



Car Tusk est pragmatique. Tout en conseillant l'entrée des autres Etats dans l'Euro – comme la Lettonie, la Lituanie – Tusk sait que le maintien de sa monnaie (avec 1 euro pour 4 zloty) garantit à la Pologne sa « compétitivité », un coût moindre des exportations. Le patronat préfère pour l'instant la monnaie nationale, tout comme 63 % des Polonais.



Après les ingérences en Ukraine, Varsovie prêt au conflit avec la Russie



Si il y a un front sur lequel Tusk a été offensif ces derniers mois, c'est le « front ukrainien ». En dépit de sa réputation de « modéré », « conciliant avec la Russie », il a été l'avant-garde de ceux qui ont réclamé une position ferme, des sanctions contre la Russie.



La Pologne était parmi les puissances poussant le plus l'Ukraine de Ianoukovitch à signer l'Accord d'association avec l'UE, lorgnant sur le potentiel agricole, industriel mais aussi sur une sphère d'influence politique en Ukraine de l'ouest.



Le ministre des Affaires étrangères Sikorski a ensuite soutenu ouvertement les rebelles (les « indignés de Maidan » à crâne rasé), et Tusk est le premier à avoir proposé de financer l'opposition à hauteur de 1 million d'€ dans un premier temps pour « faire émerger des mouvements citoyens ».



Tusk est allé plus loin en se déclarant favorable au déploiement de troupes de l'OTAN sur son territoire pour la défendre contre la Russie, il a aussi accueilli en cattimini 120 chars allemands Leopard pour renforcer le Front de l'est.



Front de l'est, le mot n'est pas trop fort. Lors du sommet de l'OTAN, Tusk a appelé à renforcer l'organisation militaire atlantiste, consolidant l'UE comme « pilier de l'OTAN » en Europe depuis le Traité de Lisbonne.



Donald Tusk a osé une métaphore troublante, reprise dans Die Welt : « Si on observe la tragédie des Ukrainiens, sur le front de l'Est, nous pouvons nous dire que Septembre 1939 ne doit pas advenir une deuxième fois. Il est encore temps de les arrêter (les Russes) ».



Que la Pologne lutte avec l'Allemagne contre une « nouvelle invasion de la Pologne comme en 1939 », c'est une formidable ré-écriture de l'histoire. Moins étonnante qu'il n'y paraît chez cet anti-communiste, admirateur du général Pilsudski.



Pilsudski, commandant des forces polonaises dans la guerre contre l'URSS en 1919 devenu dictateur (« modéré » comme on dirait aujourd'hui) de 1926 à 1935, et ayant manifesté une attitude ambiguë envers l'Allemagne de Hitler – quand une partie de l'armée et l'intelligentsia polonaise voyaient comme un rempart face au bolchévisme.



Un anti-communiste viscéral



Car la matrice de l'engagement de Donald Tusk reste son anti-communisme viscéral. Il est né dans la lutte anti-communiste des années 1980 au sein du mouvement Solidarnosc où il se distingue déjà par ses positions néo-libérales, et naturellement anti-communistes, très à droite.



En 1989, après la chute du communisme, il fonde le « Congrès libéral-démocrate », défenseur alors de l'intégration européenne et du capitalisme sauvage. Il participe aux élections de 1991 sous le slogan : « Ni de droite, ni de gauche : tout droit vers l'Europe ! ».



Il est alors un des partisans de la « thérapie de choc » appliquée de façon désastreuse en Russie et dans d'autres pays de l'Est : privatisations, austérité salariale et budgétaire, baisse d'impôts pour les entreprises.



On peut relire ce que disait Donald Tusk en 1989, au moment où le régime communiste est sur le point de céder. Il n'a pas changé.



« Nous voulons une Pologne où les droits de propriété seront reconnus, où la liberté découlera de la propriété. Rien de nouveau, on nous dira. Mais toutes ces nouvelles idées-là, ces « troisième voie », ces « sociétés civiles non-bourgeoises », ces « socialisme à visage humain », ces « solidarités », cela sent l'utopie et la politique-fiction. De tout ça, on n'en veut plus ».



Donald Tusk a toujours été un « pragmatique » quand il s'est agi de défendre la propriété des riches. Il a toujours été un « croisé » quand il s'est agi de défendre le capitalisme, l'Union européenne, l'anti-communisme, l'atlantisme. Il fera un beau président de cette Europe-là.

 

Samedi 8 septembre 2014

 


Par Tourtaux - Publié dans : Europe - Communauté : Syndicalisme
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Samedi 6 septembre 2014 6 06 /09 /Sep /2014 17:25

Ces sanctions qui détruisent l’Europe

 


En infligeant des sanctions à la Russie, l’UE s’inflige des sanctions à elle-même. Plus de 7 milliards de pertes sèches prévues, 130 000 pertes d’emploi rien qu’à la suite de la réponse adoptée par la Russie. Et l’agence de notation Standard & Poor’s d’indiquer que cela, finalement, ne joue pas fondamentalement sur la Russie. Et l’UE de ne plus savoir jusqu’où aller, même exclure les clubs de foot russes de la FIFA et de l’UEFA. Quand ces mouvements politiques deviennent hystériques et conduisent au suicide économique du marché européen, à la destruction des valeurs européennes et à la chute des Etats Nations, il est temps de tirer la sonnette d’alarme.

Les différentes vagues de sanctions successives et finalement réciproques entraînent, selon un institut hollandais, un risque de pertes de 7 milliards pour l’économie européenne. 7 milliards quand l’UE propose généreusement 125 millions d’euros pour compenser les pertes de toutes les entreprises de tous les pays européens. Et alors que la courbe du chômage ne cesse, elle, de monter, le risque des pertes d’emplois lié à la politique de sanctions conduite par l’UE est estimé à 130 000 places. Ces chiffres devraient faire réfléchir, d’autant plus que la situation s’aggrave dans tous les pays de la zone euro.

Le président de l’Institut allemand d’économie mondiale estime que l’UE n’a pas correctement apprécié les conséquences à long terme d’une politique de sanctions: profonde crise en Europe du Sud, baisse du cours des actions des entreprises touchées, risque de hausse du prix du pétrole et de problèmes d’approvisionnement … L’économie allemande ressent déjà les premières secousses, dans le secteur de la fourniture du matériel pour l’extraction du pétrole, une baisse significative du prix des produits laitiers, surtout le beurre, une baisse du chiffre d’affaire des entreprises dans l’agroalimentaire. Dans l’ensemble, il s’agit d’une baisse des exportations de l’ordre de 10%. Et le ministre de l’agriculture allemand d’ajouter que, de toute manière, il ne faut pas se faire d’illusion, il n’y aura pas de compensation totale des pertes subies.

Ces difficultés touchent certains plus gravement que d’autres. La Lithuanie, par exemple, se trouve en grande difficulté, car son économie est largement dépendante de ses exportations vers la Russie. Et l’UE de lui dire tout de suite qu’il est hors de question de compenser toutes les pertes, mais certaines mesures d’aides peuvent être adoptées, pour qu’elle exporte un peu en Europe, dont le marché est totalement saturé. Le volume de pertes est déjà de 55 millions d’euros, dont 24 millions en produits laitiers. La compensation est intervenue à hauteur de seulement 6 millions d’euros.

Et encore, le montant n’est pas trop élevé, si l’on regarde les pertes dans d’autres pays. Pour la Hollande, les pertes sont estimées à 1,5 milliards d’euro de pertes directes, sans compter les pertes indirectes, selon la Confédération des entrepreneurs de Hollande. En Italie, les pertes directes sont estimées à 1 milliard d’euros par la Confédération des agriculteurs italiens.

Encore, tous ces sacrifices pourraient avoir un sens, s’ils produisaient les effets recherchés par ceux qui les adoptent. A savoir fragiliser l’économie russe pour la pousser à infléchir sa politique. Mais ce n’est pas le cas. Et pour cause, même l’agence de notation Standard & Poor’s estime minime l’impact sur l’économie et la finance russe des sanctions adoptées. L’instrument choisi ne pourra donc pas produire les effets attendus. Donc, les pays européens doivent faire des sacrifices pour rien, en tout cas pour autre chose. Mais pour quoi alors?

Dans ce contexte, particulièrement défavorable à l’économie européenne, on annonce la possibilité de nouvelles sanctions sectorielles avant la fin de la semaine, vue la situation en Ukraine. Autrement dit, il faut bâillonner l’économie européenne au fur et à mesure des erreurs politiques et stratégiques du Gouvernement de Kiev et des échecs de l’armée ukrainienne. Quel est le rapport? Drôle de logique … Mais comme l’absurde ne tue pas, en tout cas ceux qui prennent les décisions, l’UE pourrait même aller jusqu’à sanctionner le sport et particulièrement le foot. Les clubs russes pourraient être temporairement exclus de la FIFA et de l’UEFA.

Au-delà de l’économie, c’est l’idée même de l’Europe qui est attaquée par l’Union Européenne, l’idée d’une Europe couvrant tout le continent européen, d’une Europe qui peut avoir des intérêts propres, une politique propre, une Europe européenne dans sa culture et dans son être. Historiquement. Cela risque de ne devenir qu’une ligne en bas de page dans un manuel d’histoire.

3 septembre 2014

Source: Russie Politics

 

  
  
  
 
Par Tourtaux - Publié dans : Europe - Communauté : Syndicalisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Octobre 2014
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés