Europe

Mardi 27 janvier 2015 2 27 /01 /Jan /2015 16:55

La France va devoir rendre à l'Union européenne un milliard d'euros d'aides agricoles

 

Cette somme, versée à tort, devra être remboursée en trois fois jusqu'en 2017.

La somme réclamée par Bruxelles correspond à environ 2% des quelque 40 milliards d'euros perçus par la France dans le cadre de la PAC pour la période 2008-2012.La somme réclamée par Bruxelles correspond à environ 2% des quelque 40 milliards d'euros perçus par la France dans le cadre de la PAC pour la période 2008-2012. (MAXPPP)

Par Francetv info avec AFP

Mis à jour le 27/01/2015 | 16:52 , publié le 27/01/2015 | 15:09

A l'heure des économies budgétaires, la nouvelle tombe mal. La France va devoir rendre à l'Union européenne plus d'un milliard d'euros d'aides agricoles versé à tort en raison de fraudes et d'erreurs, durant la période 2008-2012, a-t-on appris mardi 27 janvier, auprès de la Commission européenne.

Pourquoi la France est-elle sanctionnée ?

La France est ainsi pénalisée pour ses défaillances à vérifier le bien-fondé des aides versées dans le cadre de la Politique agricole commune (PAC) aux agriculteurs, qui auraient reçu des subsides plus importants que prévu entre 2008 et 2012. Au cœur de l'affaire, un litige entre Bruxelles et Paris concernant les aides "à la surface" versées à la France. La Commission européenne juge que le système français qui permet d'estimer les surfaces agricoles, dont dépend le montant des aides, est défectueux.

Une partie des anomalies repérées lors de contrôles européens "provient du dessin des parcelles fait par les agriculteurs avec un logiciel appelé le Pac graphique. La Commission reproche à la France d'utiliser un logiciel en noir et blanc ne permettant pas de bien délimiter les parcelles", expliquait Jacques Pasquier, responsable de la PAC à la Confédération paysanne, au Parisien, en juin 2014.

A quoi correspond ce montant ?

Le montant d'un milliard d'euros a été déterminé à l'issue d'une longue période de négociations entre Paris et Bruxelles. Au départ, la Commission européenne n'avait pas exclu de réclamer jusqu'à 1,8 milliard d'euros, car ce n'est pas la première fois que la France est rappelée à l'ordre. En 2013, elle avait par exemple dû rembourser 46 millions d'euros.

Quinze États membres sont concernés par cette demande de remboursement, mais Paris hérite du plus gros de l'ardoise, qui s'établit au total à 1,45 milliard, selon le détail des chiffres publiés dans le Journal officiel de l'UE.

Qui va rembourser ?

Cette somme, qui correspond à environ 2% des quelque 40 milliards d'euros versés dans le cadre de la PAC, devra être remboursée en trois tranches jusqu'en 2017. Mais l'Etat ne devrait pas les réclamer aux agriculteurs bénéficiaires. C'est en tout cas ce qu'expliquait le ministère de l'Agriculture au Parisien, en 2014. Donc, à moins d'amputer le budget du ministère, la sanction risque de peser sur l'ensemble des contribuables. Quant aux cultivateurs, ils pourraient désormais subir des contrôles plus fréquents.

 


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Jeudi 22 janvier 2015 4 22 /01 /Jan /2015 18:30

Comment maintenir le monstre loin de l'Europe

Par
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Washington annonce le renforcement de la coopération sécuritaire, non seulement avec l'Europe mais aussi avec les pays touchés par le terrorisme international.

Rencontre, réunion et projets pour faire face au terrorisme transnational. Depuis les attentats de Paris, le monde occidental se réveille de nouveau et prend conscience d'un phénomène qu'il a lui-même encouragé en fermant les yeux sur ses oeuvres barbares commises en Orient, notamment en Syrie, sous prétexte de soutenir l'opposition modérée. Une opposition pour le moins que l'on puisse dire criminelle, prise en charge par des pays de la sous-région comme la Turquie, mais aussi certains pays du Golfe. Le monde occidental est désormais appelé à agir dans l'urgence pour stopper la progression du monstre. Pas plus tard qu'hier, le président des USA, Barack Obama, déclarait la nécessité dans un même sens pour éradiquer ce qu'on appelle l'Etat islamique soulignant «au lieu de donner naissance à d'autres guerres, on agit en coalition pour raser ce phénomène». Néanmoins, les USA comptent toujours assister les terroristes de l'opposition syrienne par les armes et les entraînements. Le problème ne sera pas pour autant résolu par cette idéologie du deux poids,deux mesures qui s'inscrit dans la logique occidentale, notamment par les provocations incessantes de l'entité israélienne qui abrite et soigne dans ses hôpitaux la constituante de Djebhet Al Nosra, pourtant citée dans la liste noire des organisations terroristes. Cette conception est forcément le frein qui va entraver la coopération internationale.
Néanmoins, si on prend les choses telles qu'évaluées par le monde occidental, cette coopération s'inscrit de plus en plus dans un contenu concerté relativement aux dispositifs annoncés par l'Union européenne et les Etats-Unis d'Amérique. Elle est même indispensable et doit être portée dans un contexte d'échange plus serré. L'UE, semble-t-il, assistée par les USA, multiplie les initiatives pour prévenir de nouveaux attentats. A ce propos comme rapporté dans notre édition d'hier, la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini soulignait: «Nous allons discuter de la manière de lutter contre le terrorisme, pas seulement en Europe, mais dans le reste du monde, notamment avec les pays musulmans, par le lancement de projets spécifiques.» Des démarches plus sérieuses sont prévues dans ce sens, au cours de cette semaine, notamment à Londres, qui se prépare à une rencontre, organisée conjointement par le Royaume-Uni et les Etats-Unis entre pays membres de la coalition contre le groupe Etat islamique (EI). Dans ce même cadre, l'on prévoit une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE à Bruxelles avant une rencontre de leurs collègues de l'Intérieur le 28 janvier, à Riga (Lettonie), à laquelle participera la Ligue arabe, suivie de la Conférence de Munich sur la sécurité. Il a également été question d'un sommet à Bruxelles le 12 févier, alors qu'un autre est prévu le 18 du même mois à Washington. Relativement à ces initiatives le coordinateur européen pour la lutte contre le terrorisme, Gilles de Kerchove souligne que «le danger est porté par près de 3000 Européens, enrôlés pour rejoindre les groupes terroristes en Syrie ou en Irak et dont 30% sont rentrés dans les pays de l'UE». Mais d'ores et déjà en Europe de nouvelles mesures sont entrées en application à titre préventif. Elles toucheront particulièrement «le fichier des passagers aériens (PNR) pour permettre un échange d'informations afin de suivre le déplacement des suspects». L'on tentera également dans chaque pays d'adapter un dispositif qui répond au degré de la menace. La France étant un pays très menacé comptant 1250 terroristes est appelée à renforcer son système en matière de renseignement. Le même plan en Espagne et en Allemagne qui compte plus de 600 enrôlés ayant rejoint la Syrie, dont 180 seraient déjà revenus. En Belgique, on confirme que «c'est carrément l'armée qui a été sollicitée pour surveiller les sites sensibles», De son côté le Royaume-Uni, a relevé l'état d'alerte pour prévenir sur une probable attaque terroriste. Pour sa part, Washington annonce le renforcement de la coopération sécuritaire, non seulement avec l'Europe mais aussi avec les pays touchés par le terrorisme international.

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Mardi 6 janvier 2015 2 06 /01 /Jan /2015 12:49

Pourquoi je n'adhère pas au projet d'Union européenne tel qu'il se construit, par Romain Rolland (1930)

Romain_Rolland-_Meurisse-_1914.jpgPourquoi je n'adhère pas au projet d'Union européenne tel qu'il se construit, par Romain Rolland

 

Un document d'une valeur exceptionnelle. Quand le comte Coundehove-Kalergi propose a l'écrivain Romain Rolland de prendre la tête de son projet de Paneuropa ( = Union européenne), ce dernier refuse et développe un argumentaire qui reste d´une remarquable actualité.

 

En quelques lignes, la plume de Rolland dévoile les hypocrisies du programme tiraillé entre les idéaux des belles âmes européistes et sa réalité concrète d´instrument entre les mains d´intérêts capitalistes.

 

Romain Rolland était bien un compagnon de route au sens noble du terme : critique sans concessions des duperies adverses, critique juste et bienveillant de nos erreurs, critique lucide de ses propres illusions passées, ici sur l´idée et la réalité d´Europe. A lire.

 

Introduction et texte retranscrit pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Sur Pan-Europa (28 janvier 1930)

 

 

J'ai refusé mon nom au comte Coudenhove et pour son comité d'honneur de Pan-Europa. En dépit des sincères bonnes volontés qui lui prêtent l'auréole de leur candeur idéaliste, je vois tapis sous la robe de Pan-Europa trop d'énormes intérêts et trop d'énormes intérêts et trop de menaces pour l'avenir.  

 

J'ai des raisons de craindre que "ce bloc enfariné" comme disait notre La Fontaine, n'ait pour premier objet l'exploitation du reste de la terre, et pour conséquence finale la guerre contre les autres blocs qu'il aura provoqués. Timeo Danaos...

 

C'est le malheur des temps que nous ayons perdu confiance dans le personnel qui nous gouverne, et - (le plus malheureux) - que cette méfiance soit saine. Car ce personnel est le même que celui qui nous a valu la guerre, et rien ne nous prouve qu'il ait changé. Ses batteries seules ont change. Il se sert aujourd'hui de la paix, comme hier de la guerre, ainsi que de deux sources de profits alternantes.

 

Nous ne devons pas être dupes des mots. Le mot "international" ne vaut pas mieux, en soi, que le mot: "national", si ce sont les mêmes hommes qui s'en encocardent.

 

Rien n'est plus "international" que le capitalisme oppresseur, et le moindre danger d'aujourd'hui n'est pas une Sainte-Alliance des grands capitaines d'industries et des grandes bourgeoisies fascistes d'Occident.

 

Je mets en garde tous ceux qui m'écoutent contre la montée de la Réaction en Europe et je les invite à en observer toujours, comme premier symptôme, les menaces contre la Russie. Je n'accepte point une Europe qui n'ait point accepté, sans arrière-pensée, l'URSS.

 

Car, quelles que soient les erreurs de celle-ci - (erreurs trop explicables dans un immense pays, encerclé d'ennemis, miné de trahisons où la Révolution a reçu du monstrueux régime qu'elle a brisé un héritage accablant de misère, d'ignorance, de corruption et de ruines, qu'il faut liquider) - quels que soient les échecs auxquels se sont heurtés les grands rêves du début, la pensée d'un Lenine, pure et tranchante comme un glaive, - l'URSS reste toujours la barrière indispensable contre la Réaction européenne, le contre-pieds nécessaire au fascisme qui, sous toutes les formes, s'infiltre dans les veines de l'Occident. N'y laissez point toucher.

 

Veillez ! Et quelle que soit la paix qu'on vous apporte, montez la garde autour ! Ne vous en déchargez pas sur des hommes dits de confiance ! Une saine démocratie n'est jamais mieux gardée que par elle-même.

 

Et souvenez-vous que la guerre dernière a été entreprise (disait-on!) pour être la dernière guerre et fonder la paix ici-bas! J'ai combattu naguère le bellipacisme. Veillez à ce que nous n'ayons pas a combattre maintenant le pacibellicisme !

 

Romain Rolland.

 

Mardi 6 janvier 2015

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Lundi 5 janvier 2015 1 05 /01 /Jan /2015 09:05

Les communistes italiens (PdCI) relancent la campagne pour la sortie de l'Italie de l'OTAN

NO_NATO.jpgPourquoi l'Italie doit sortir de l'OTAN



Par Fausto Sorini, responsable aux relations internationales du Parti des communistes italiens (PdCI)



Traduction AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



L'Italie, en faisant partie de l'OTAN, doit destiner aux dépenses militaires en moyenne 52 millions d'€ par jour, selon les données officielles de l'euro, chiffres en réalité supérieurs que l'Institut de recherche suédois Sipri quantifie à 72 millions d'€ par jour.



Selon les engagements assumés par le gouvernement dans le cadre de l'Alliance, les dépenses militaires italiennes devront être portées à 100 millions d'€ par jour.



Cela représente une somme considérable d'argent public, qui ne va pas aux dépenses sociales, qui pourrait être fortement réduite si l'Italie sortait de l'OTAN.



L'Alliance atlantique poursuit une stratégie expansionniste et agressive.



Après la fin de la guerre froide, elle a démoli par la guerre la Fédération yougoslave ; a englobé tous les pays de l'ex-Pacte de Varsovie, trois de l'ex-URSS et deux de l'ex-Yougoslavie ; elle a occupé militairement l'Afghanistan ; elle a anéanti par la guerre la Libye et a tenté de faire de même en Syrie.



Elle a formé les forces néo-fascistes et néo-nazies ukrainiennes, organisant le putsch de la place Maidan qui a ramené l'Europe à une situation analogue à celle de la guerre froide, provoquant un nouvel affrontement dangereux avec la Russie.



Elle a commencé à projeter ses forces militaires dans l'Océan indien dans le cadre d'une stratégie qui lorgne vers la région Asie-Pacifique, provoquant un conflit militaire avec la Chine.



Dans ces conditions, les forces armées italiennes sont projetées dans des pays extérieurs à la région couverte par l'Alliance, pour des missions internationales qui, même quand elles sont définies de « maintien de la paix », sont des guerres visant à la démolition des États (comme cela s'est produit avec la Fédération yougoslave et la Libye).



En sortant de l'OTAN, l'Italie sortirait de cette stratégie de guerre permanente, qui viole notre Constitution, en particulier l'article 11 et nuit à nos véritables intérêts nationaux.



L'appartenance à l'OTAN prive la République italienne de la capacité d'effectuer des choix autonomes de politique étrangère et militaire, décidés démocratiquement par le Parlement sur la base des principes constitutionnels.



La plus haute charge militaire de l'OTAN, celle de commandant suprême allié en Europe, revient toujours à un général états-unien nommé par le président des Etats-unis. Et même les autres commandements stratégiques de l'OTAN sont confiés à des hauts responsables états-uniens.



L'OTAN est en cela, de fait, sous commandement des Etats-unis qui l'utilisent à leurs propres fins militaires, politiques et économiques.



L'appartenance à l'OTAN renforce donc la subordination de l'Italie aux Etats-unis, mise en lumière par le réseau de bases militaires des Etats-unis/de l'OTAN sur notre territoire qui a transformé notre pays en une sorte de porte-avions états-unien dans la Méditerranée.



Le fait que dans certaines de ces bases il y ait des bombes nucléaires états-uniennes, et que des pilotes italiennes soient formés à leur utilisation, est particulièrement grave. L'Italie viole ainsi le Traité de non-prolifération nucléaire, qu'elle a ratifié.



L'Italie, en sortant de l'OTAN, retrouverait sa pleine souveraineté : elle serait ainsi en mesure de jouer la fonction de pont de paix tant vers le Sud que vers l'Est.



Soutiens la campagne pour la sortie de l'Italie de l'OTAN.



La paix a aussi besoin de toi.

Lundi 5 janvier 2015

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Samedi 3 janvier 2015 6 03 /01 /Jan /2015 10:06

La Lituanie entre dans l'Euro : les Lituaniens désapprouvent la décision de leur gouvernement

BsqN5jOCEAA2LTS_thumb_169_1406126191_1406126126_800_450_c1.pngLa Lituanie entre dans l'Euro : les Lituaniens désapprouvent la décision de leur gouvernement

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Qui a confiance aujourd'hui en l'euro, en l'Union européenne ? Même les pays auxquels a été vendu le rêve européen n'y croient plus. Les pays baltes entrent dans l'Euro contre la volonté de leur population. Après la Lettonie en 2014, la Lituanie en 2015.

 

Ce 1er janvier 2015, la Lituanie est le 19ème pays à entrer dans l'euro. L'heure n'est plus à l'euphorie européenne mais au désenchantement de l'Europe. Les derniers sondages européens montrent que l'adhésion à l'euro ne cessent de reculer dans toute la zone euro.

 

Même la Lituanie n'y échappe pas. Selon un sondage réalisé conjointement par l'organisme de sondage américain Gallup et son partenaire local Baltijos Tyrimai (« Enquêtes baltes »), 49 % des Lituaniens désapprouvent l'entrée dans l'Euro alors que seuls 26 % l'approuvent.

 

Dans le détail, seuls 5 % des Lituaniens approuvent complètement la décision d'adopter l'euro et 21 % « tendent à l'approuver ». 25 % sont en total désaccord avec ce choix et 24 % « tendent à être en désaccord ». Enfin, 22 % ne semblent ni approuver ni désapprouver la décision.

 

Une majorité se dessine aussi dans la condamnation de la décision du gouvernement de ne pas organiser de référendum sur la question : 57 % pensent que le gouvernement a eu tort de ne pas en organiser un, alors que 32 % pensent que c'était la bonne décision.

 

Enfin, les chiffres sont encore plus tranchés quand on demande les Lituaniens si ils ont confiance dans les bénéfices de la transition de la monnaie nationale (litas) à l'euro. 64 % ne sont pas confiants (dont 27 % « pas du tout confiants »), 4 % sont très confiants, 23 % « plutôt confiants ».

 

L'analyse sociologique des résultats concernant le « Non » à l'entrée dans l'euro révèlent que le « Non » est majoritaire chez le tiers des ménages les plus pauvres qui vit avec moins de 400 € par mois : c'est le cas de 63 % de ses ménages tandis qu'ils ne sont que 14 % à l'approuver.

 

Rappelons qu'en Lituanie, le salaire moyen est à peu près à 500 € par mois et que le salaire minimum est fixé à 290 € par mois.

 

Le désenchantement domine depuis que les « Tigres baltiques » se sont révélés des tigres de papier, l'entrée dans l'Europe et le mirage de l'adhésion à l'euro un prétexte à l'adoption de mesures d'austérité parmi les plus drastiques du continent.

 

Saignée par une perte démographique de 700 000 habitants depuis la chute de l'URSS (1/5 ème de sa population!), minée par la gangrène de la fraude fiscale et du marché parallèle, la Lituanie reste un paradis fiscal légal pour les entreprises avec un taux d'impôt sur les sociétés de 15 %. C'est le double en France.

 

Dans le même temps, après la récession record de 15 % en 2009, c'est aux Lituaniens qu'on a demandé de faire des sacrifices : baisse des salaires des fonctionnaires (entre 5 et 50 %), dégraissage des effectifs de la fonction publique (jusqu'à 20 % dans certains ministères), une baisse des pensions de 5 à 10 % ainsi qu'une baisse moyenne des salaires de 20 % dans le secteur privé.

 

Bienvenue aux Lituaniens sans illusions dans l'Euro, ce second cercle de l'enfer européen. Ils ont déjà abandonné toute espérance à leur entrée dans le premier. A eux de trouver la force de se joindre à la lutte de leurs frères européens pour sortir de cette machine infernale.

 

Samedi 3 janvier 2015

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Vendredi 2 janvier 2015 5 02 /01 /Jan /2015 18:19

Autriche: Initiative populaire pour le retrait de l’Union Européenne

 

Dissidence UE

 

union_europenne

Le 17 décembre 2014, l’«Initiative populaire pour le retrait de l’UE» a été déposée auprès des autorités compétentes autrichiennes afin de demander une votation populaire pour le retrait de l’Autriche de l’Union européenne. Ci-dessous, nous vous transmettons les informations concernant les arguments officiels de cette initiative déposés auprès du Ministère autrichien de l’Intérieur, représentant une partie importante de la documentation exigée.

Exposé des motifs du dépôt

En réalité, presque toutes les promesses faites avant l’adhésion à l’UE il y a 20 ans, ayant mené à son acceptation par les votants, ont été bafouées. Au lieu d’avoir favorisé une progression, on a assisté à une débâcle de l’Autriche dans presque tous les domaines: augmentation du chômage, accroissement des dettes de l’Etat, baisse du pouvoir d’achat pour la grande majorité des gens, hausse de la criminalité, disparition presque totale de la petite paysannerie et détérioration de l’environnement. Les décisions de l’UE sont dictées, selon l’avis de larges franges de la population, par les multinationales du nucléaire, de la technique génétique et de la chimie ainsi que par des chaînes commerciales internationales ne laissant aucune chance à un approvisionnement de proximité respectueux de la nature et garanti également en cas de crise.

La politique de paix est particulièrement menacée par notre adhésion à l’UE. Cette dernière bafoue systématiquement le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes représentant le fondement de la liberté et de la paix. La participation de l’Autriche aux sanctions contre la Russie est incompatible avec sa neutralité perpétuelle inscrite dans sa Constitution. Nous voulons une Autriche libre et neutre, qui ne soit pas une «colonie» de Bruxelles ou de Washington. Nous ne voulons en aucun cas être entraînés dans des conflits internationaux dont nous n’avons que faire et qui sont, militairement parlant, particulièrement dangereux pour la paix. Combattons le mal dès le début, sinon il pourrait être trop tard!

Les négociations secrètes menées depuis plusieurs années entre l’UE et les Etats-Unis/Canada pour créer un traité de libre-échange transatlantique (appelé TAFTA ou TTIP en anglais et PTCI en français) ne seraient pas valables pour nous si nous n’étions plus membres de l’UE. Il en irait de même pour les contributions nettes que l’Autriche doit payer en tant que membre de l’UE depuis 20 ans. L’Autriche ne reçoit en retour qu’une faible partie de ces 30 milliards de Schilling autrichiens qu’elle doit verser annuellement, ce retour étant taxé faussement d’«aides financières» part l’UE. En outre, l’Autriche n’est pas même autorisée à utiliser cet argent selon son bon vouloir. Il s’agit, en fait, d’une perte nette depuis 20 ans pour l’Autriche, contribuant ainsi à la réduction de la politique sociale et des prestations sociales de l’Etat en faveur de la population en général.

Le retrait de l’UE est garanti juridiquement par l’article 50 du «Traité sur l’Union européenne», précisant:

– au § 1: «Tout Etat membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union

– au § 2: «L’Etat membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. A la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet Etat un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen

– au § 3: «Les traités cessent d’être applicables à l’Etat concerné à partir de la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2, sauf si le Conseil européen, en accord avec l’Etat membre concerné, décide à l’unanimité de proroger ce délai

Cet article de retrait de l’Union est expliqué en détail sur 13 pages dans le manuel juridique standard intitulé «Das Recht der Europäischen Union» rédigée par Grabitz/Hilf/Nettesheim (paru en 2014 aux Editions C.H.Beck oHG) dans le volume des commentaires no I rédigé par Dörr.

On y trouve entre autre ceci:

«La fonction essentielle du nouvel article 50 est d’établir la clarté juridique. L’article 50, paragraphe 1, définit le droit au retrait en tant que droit d’option unilatéral de chaque Etat membre. L’analyse de cet article dans son intégralité, justifie le fait qu’il s’agit d’un droit formateur unilatéral. Il en apparaît clairement que l’accord de retrait à négocier n’a pas d’importance pour la validité du retrait, c’est-à-dire que le fondement juridique pour sortir de l’UE repose uniquement sur la déclaration de volonté unilatérale de l’Etat désirant se retirer. Cela correspond à la situation juridique selon le droit international (Rdnr. 13). Le texte du paragraphe 1 permet au membre désirant se retirer non seulement de ‹décider›, mais aussi d’agir en conséquence

Et le commentaire de Dörr de compléter: «L’exercice du droit de retrait ne dépend selon l’article 50 d’aucune condition préalable matérielle, il s’agit donc d’un droit de libre résiliation. L’Etat souhaitant le retrait n’est tenu en aucune façon de justifier sa décision, ni envers les organes de l’UE ni envers les autres Etats membres, aucune directive ne l’y contraint.»

Il n’est nulle part question d’obligation de paiement en cas de retrait, bien au contraire. L’Autriche aurait non seulement la possibilité d’économiser ses cotisations annuelles en tant que contributeur net, mais aussi toutes les contributions aux prétendus «plans de sauvetage de l’euro». L’Autriche économiserait donc les milliards de contribution pour le Mécanisme européen de stabilité (MES) ainsi que l’obligation de garantie exorbitante pour le Fonds européen de stabilité financière (FESF). L’Autriche pourrait de nouveau émettre sa propre monnaie, le Schilling, et mener une politique monétaire orientée en premier lieu vers le bien-être de l’économie nationale autrichienne.

Le Conseil national autrichien a absolument le droit de décider du retrait du pays de l’UE! Mais bien sûr qu’une telle décision doit être soumise au peuple ayant le dernier mot. Ainsi personne ne sera «écarté», car autant les partisans que les adversaires de l’UE pourront s’exprimer. Le motif de cette initiative populaire correspond donc à une volonté sincèrement démocratique à laquelle personne ne devrait faire barrage.

Dans l’ensemble, on cherche par ce retrait de la République autrichienne de l’Union européenne à éviter de plus amples dommages à la population. Une grande partie de la population considère l’UE comme un instrument de mise sous tutelle centraliste provoquant une paralysie liée à sa tendance dictatoriale n’offrant guère de perspective pour l’avenir. Des Etats indépendants de petite taille offrent de meilleures chances pour une économie durable et une manière de vie respectueuse de l’environnement, offrant également dans tous les domaines un avenir et de l’«air pour respirer» aux générations futures!

Inge Rauscher, responsable de l’initiative populaire pour le retrait de l’UE (EU-Austritts-Volksbegehrens)

Horizons et debats  >  2014  >  N° 31, 29 décembre 2014

(Traduction Horizons et débats)

Source: http://horizons-et-debats.ch/index.php?id=4475

 

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Vendredi 26 décembre 2014 5 26 /12 /Déc /2014 16:31
La reconnaissance d’un Etat palestinien par l’Europe est une arnaque !
 

La reconnaissance d’un Etat palestinien par les Européens est un piège !
Plusieurs Etats européens s’apprêtent à reconnaître symboliquement un Etat palestinien. On peut se demander quelle motivation les anime alors qu’aucun d’entre eux n’a eu le moindre geste pour dénoncer les massacres commis par les sionistes à Gaza au cours de l’été 2014. Pourquoi une telle démarche et quelles peuvent en être les conséquences ?

Cet « Etat palestinien » qu’on propose de reconnaître est un territoire aux frontières non définies, englobant une portion minime du territoire de Palestine, sans aucune souveraineté, sous occupation militaire et spoliée par des colons. Que deviennent les questions d’al-Quds (Jérusalem), du retour des réfugiés, du démantèlement des colonies et de la libération des prisonniers politiques ? Nul ne le sait.

La première raison est la protection de cette entité qui est la base avancée de l’impérialisme dans la région. Les déclarations des dirigeants politiques sont claires : Ils agissent pour la «sécurité d’Israël»…

Cette reconnaissance vise aussi à apporter un soutien à l’Autorité Palestinienne qui se trouve dans une posture particulièrement défavorable après la victoire de la résistance armée à Gaza. Depuis cette date, l’entité sioniste s’est particulièrement affaiblie. Elle a multiplié les échecs militaires face à la résistance palestinienne qui a quant à elle, intensifié sa force de frappe, comme elle a pu le montrer au cours de l’été 2014. Jamais auparavant, l’entité sioniste n’avait été déstabilisée à ce point par la résistance !

Il semble, par ailleurs, que la volonté d’unité palestinienne n’ait jamais été aussi forte que maintenant et que la jeunesse palestinienne, n’ayant plus rien à perdre, soit déterminée à résister par tous les moyens à sa disposition. La vitalité actuelle de la résistance palestinienne à Gaza mais aussi l’éventualité d’une nouvelle Intifada en Cisjordanie et à al-Quds, représentent une menace centrale pour le camp impérialiste dans la région. Tout doit être mis en œuvre pour empêcher la résistance de se structurer et d’agir.

Des considérations de politiques intérieures motivent également cette décision. Au cours de l’été 2014, les Etats européens ont pu mesurer le fossé entre leur soutien indéfectible à l’entité sioniste et l’immense solidarité populaire envers la résistance palestinienne, exprimée notamment par les populations arabo-musulmanes.

Il ne fait aucun doute que cette reconnaissance ne traduise en rien une soudaine prise de conscience de la justesse de la cause palestinienne pour les Etats européens. La création d’un Etat palestinien fictif constituerait un véritable piège pour les Palestiniens, elle figerait une situation coloniale qui viole le droit à l’autodétermination et au retour des réfugiés dans leurs foyers. Il est clair que les Etats européens agissent pour les intérêts de l’entité sioniste ; ils savent que la création d’un Etat palestinien est impossible parce que la puissance occupante n’en veut pas, les faits sur le terrain révèlent ses véritables intentions.

Le Parti Anti Sioniste appelle à ne pas se laisser tromper par ce marché de dupes qui va dans le sens des intérêts sionistes, il appelle à soutenir inconditionnellement la résistance pour la libération totale de la terre de Palestine, afin d’y établir un seul état dans lequel vivront en harmonie toutes les communautés, comme c’était le cas avant l’arrivée des sionistes.

Par Yahia Gouasmi : président du Parti Anti Sioniste

Source : Parti Anti Sioniste

 

Source: Sites web

26-12-2014 - 16:28 Dernière mise à jour 26-12-2014 - 16:28


 

  

 

  
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Vendredi 26 décembre 2014 5 26 /12 /Déc /2014 02:04

NOUVEAU COUP DE THÉÂTRE SUR L’ euro-TITANIC !

Le bobard de « l’Apocalypse en cas de sortie de l’ euro » s’effondre.

Jutta Urpillainen 1024x775 La Finlande annonce officiellement quelle préfère sortir de leuro plutôt que de payer les dettes des autres

Mme Jutta Urpilainen, ministre finlandaise des finances

Par une déclaration fracassante – qui sera probablement cachée elle aussi à nos compatriotes par l es médias à la botte des « euro-fascistes » -, la ministre finlandaise des Finances en personne, Mme Jutta Urpilainen, vient d’annoncer ce matin, dans le quotidien financier Kauppalehti, que :

« La Finlande ne s’accrochera pas à l’ euro à n’importe quel prix et nous sommes prêts à tous l es scénarios, y compris à abandonner la monnaie commune européenne ».

Et elle enfonce le clou :

« La responsabilité collective pour l es dettes (…) et l es risques d’autres pays n’est pas ce à quoi nous devons nous préparer. Nous sommes constructifs et nous voulons résoudre la crise, mais pas à n’importe quelles conditions ».

La Finlande, qui est l’un des derniers pays de la zone euro à bénéficier d’une note de crédit triple A, entend se battre pour la conserver.

À LA différence DU GOUVERNEMENT français, LE GOUVERNEMENT FINLANDAIS défend l es intérêts DU PEUPLE FINLANDAIS FACE AU délire européiste

Ce n’est à vrai dire pas tout à fait nouveau de constater que le gouvernement finlandais a à cœur de défendre l es intérêts… du peuple qui l’a élu !

Vu de France, cela paraît incroyable, non ?

Ce petit pays de 6 millions d’habitants ne possède guère de richesses naturelles, à part des milliers de km² de toundra et de lacs. Et le peuple finlandais ne voit pas pour quelles raisons il devrait se saigner aux quatre veines pour aller rembourser l es dettes d’autres pays, dont le patrimoine national est bien plus important que le sien.

1°) L’obtention de gages de la Grèce pour s’assurer que le peuple finlandais ne serait pas spolié

Ainsi, le gouvernement d’Helsinki avait déjà exigé, et obtenu, lors du deuxième plan d’aide à la Grèce l’an dernier, de conclure un accord bilatéral avec Athènes lui garantissant de récupérer l es sommes avancées.

Comment ? Eh bien tout simplement en prenant ce que tous les banquiers exigent eux-mêmes lorsqu’ils prêtent de grosses sommes d’argent et qu’ils appellent une « sûreté réelle » : c’est-à-dire une hypothèque sur un bien immobilier, un nantissement sur des créances ou un fonds de commerce, etc. Bref : un gage sur un actif réel, qui permet d’être sûr d’être remboursé si l’emprunteur fait défaut.

On remarquera que le gouvernement français, en refusant de faire la même demande d’obtention de gages que le gouvernement finlandais, a donc accepté le principe que ce soit les contribuables français qui soient les dindons de la farce si la Grèce faisait défaut. Ce qui sera d’ailleurs le cas avec plus de 90% de probabilité.

2°) La demande identique formulée par la Finlande à l’Espagne et à l’Italie au dernier sommet européen

Même si les médias français ont, là aussi, organisé l’omerta, le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen a mis les pieds dans le plat la semaine dernière, en demandant que l’Espagne et l’Italie émettent des « obligations sécurisées » plutôt que de demander aux autres peuples de payer à leur place.

Le Premier ministre finlandais savait particulièrement bien de quoi il parlait puisqu’il est lui-même ancien ministre des finances.

Et sa proposition obéissait à la même logique que celle que j’ai déjà décrite : pourquoi un peuple dont le patrimoine national est si modeste devrait-il payer les dettes de l’Italie, qui est un pays qui croule sous les richesses, notamment patrimoniales et artistiques ?

Pour bien comprendre la position d’Helsinki, il suffit d’imaginer un château, dont le châtelain, ayant perdu des sommes colossales au casino, demanderait au gardien de les rembourser à sa place, car il préfère quant à lui conserver ses tableaux de maîtres…

La Finlande est dans la situation du gardien : elles est d’accord pour prêter de l’argent au châtelain, mais à la condition que ces sommes soient gagées par le tableau de Titien ou de Claude Lorrain que celui-ci possède.

Bien entendu (et cela n’a pas été non plus porté à la connaissance des Français), le président du Conseil italien Mario Monti (et « Goldman Sachs boy ») a refusé immédiatement cette proposition finlandaise : le châtelain italien compte bien faire payer le gardien et garder ses œuvres d’art pour lui.

Est-il besoin de le préciser ? Notre « socialiste » François Hollande a volé au secours…. du châtelain.

http://www.romandie.com/news/n/_Zone_euro_Helsinki_propose_des_obligations_
securisees_pour_les_pays_fragiles96280620122005.asp

https://www.facebook.com/jose.grisolia.10

Par Tourtaux - Publié dans : Europe - Communauté : Syndicalisme
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Jeudi 25 décembre 2014 4 25 /12 /Déc /2014 18:09

http://arretsurinfo.ch/les-puissances-europeennes-et-le-programme-de-torture-de-la-cia/

Les puissances européennes et le programme de torture de la CIA

 

Crises/guerres, Droit international, Etats-Unis, UE

 

 

CIA_Secret_Prisons

On n’a pu, malgré les innombrables suppressions opérées dans les 525 pages du rapport abrégé de la Commission du renseignement du Sénat américain sur la torture, masquer la complicité des principales puissances européennes dans les crimes horribles perpétrés par l’impérialisme américain.

Il a été dévoilé il y a une semaine que la Grande-Bretagne avait demandé qu’on supprime du document, qui n’est en soi que le résumé d’un document encore classifié de 6.700 pages, le rôle joué par elle. Mais, la réalité est que toutes les références faites à la participation d’autres gouvernements à des actes d’une brutalité inqualifiable avaient été omises sur demande expresse de la CIA et du gouvernement Obama.

La CIA a exigé que les noms des pays hôtes de sites de détention « ou avec lesquels la CIA a négocié l’hébergement de sites ainsi que des informations directes ou indirectes permettant d’identifier de tels pays, soient expurgés de la version classifiée fournie aux membres de la commission [du renseignement du Sénat]. »

Toutefois, la quantité d’encre noire utilisée dans le document montre à quel point d’autres pays sont impliqués – l’Europe jouant un rôle de premier plan.

Les onze pays qui ont géré ce qui était effectivement des installations de la CIA par procuration comprennent la Syrie et la Libye – toutes deux auront ensuite maille à partir avec des opérations américaines en vue d’un changement de régime. Mais une liste plus courte de six pays disposant de prisons secrètes (‘sites noirs’) directement contrôlées par la CIA comprend la Pologne, la Lituanie, la Bosnie-Herzégovine et la Roumanie.

Cette dernière liste en dit long sur la crédibilité « démocratique » des régimes issus des « révolutions démocratiques » soutenues par l’Occident, qui ont renversé des régimes staliniens en Europe orientale, ou de la guerre civile et du démembrement de la Yougoslavie, fomentés par les Etats-Unis et l’Allemagne

Les sites de la CIA installés dans des pays étrangers ne sont identifiés que par un code couleur comme centre de détention noir, bleu, etc. La Pologne, l’un des plus importants, était bleu.

Le transfert dans le cadre du programme de la « restitution extraordinaire » de personnes vers ces sites en vue d’y être torturées impliquait directement dans une vaste entreprise criminelle 54 gouvernements, un quart des Etats dans le monde, dont plus de 20 en Europe.

Afin de garantir cette collusion qui concerne au moins un millier de vols secrets de la CIA, des millions de dollars ont été versés comme prix du sang. « Le quartier général de la CIA encourageait les antennes de la CIA à établir des ‘listes de souhaits’ en fait d’aide financière proposée pour censuré [entités de gouvernements étrangers] et à ‘penser grand’ en termes d’assistance, » précise le rapport. Washington a octroyé 1 million de dollars à la Lituanie pour établir le centre de détention Violet.

Un rôle central a été joué par le Royaume-Uni, l’Italie, l’Allemagne, le Portugal et l’Espagne, y compris dans la ‘restitution’ de leurs propres citoyens et, dans le cas du Royaume-Uni, il y a eu collusion directe pour la torture.

Le gouvernement social-démocrate du chancelier Gerhard Schröder a été impliqué dans la restitution de Khalid el-Masri, un citoyen allemand d’origine libanaise détenu à tort par la CIA.

L’Italie avait participé en 2003 à l’enlèvement à Milan du religieux Abou Omar pour qu’il soit torturé dans son pays d’origine, l’Egypte. Vingt-trois agents américains (mais pas d’Italiens) furent plus tard reconnus coupables et condamnés à des peines de prison de sept à neuf ans dans un procès qui a duré trois ans et demi. Mais personne ne fut jamais placé en détention provisoire et encore moins emprisonné.

Le Royaume-Uni fut impliqué dans des vols de restitution et a mené l’interrogatoire de suspects dont il savait qu’ils avaient été torturés. Binyam Mohamed, un citoyen britannique, fut torturé, puis envoyé à Guantanamo Bay. En 2010, la Cour d’appel de Londres a rendu public un précédent jugement selon lequel le service secret britannique MI5 avait été complice dans la torture de Mohamed.

Sami-al-Saadi et Abdel Hakim Belhaj furent enlevés à Hong Kong en 2004 dans une opération conjointe du Royaume-Uni et des USA et livrés à l’ancienne police secrète libyenne pour être torturé. Les enfants de Saadi qui sont âgés de 6, 9 et 11 ans, ainsi que son épouse enceinte furent enlevés à Bangkok et restitués par la CIA. Belhaj dit avoir été interrogé par des agents de MI6 à Tripoli.

Des demandes d’enquête sur ces crimes furent bloquées au Parlement européen en 2007 et on y a fait obstruction partout ailleurs où elles étaient formulées.

Les puissances européennes n’ont fait que des déclarations intéressées et pour la forme sur les conclusions du rapport du Sénat américain. La porte-parole de l’Union européenne, Catherine Ray, a dit que si le rapport soulevait « d’importantes questions sur la violation des droits de l’homme par les autorités américaines et des personnes au service des agences, » les Etats de l’UE « reconnaissent l’engagement du président Obama à user de son autorité pour faire en sorte que ces méthodes ne soient plus jamais utilisées. »

Ce sont là des mensonges flagrants. L’élite politique européenne les dits tout en sachant pertinemment qu’Obama a fait tout ce qui était en son pouvoir pour empêcher que ce rapport ne voie jamais le jour. Ils sont prononcés au milieu d’une contre-offensive aux Etats-Unis de la part de la CIA et de responsables de haut rang de l’ère Bush qui insistent pour dire que la torture était justifiée; le juge à la Cour suprême des Etats-Unis, Antonin Scalia, a proclamé qu’elle n’était pas contraire à la Constitution américaine.

L’expérience nous enseigne que les puissances européennes, le Canada, l’Australie et le reste continueront à être de connivence avec les Etats-Unis et commettront tous les crimes qu’ils jugeront utiles, s’engageant au besoin à y apporter leur propre part. Le rapport sur la torture par la CIA n’a pas simplement révélé au grand jour les crimes commis par un ancien gouvernement américain ou même par la CIA en tant qu’institution, le document montre une descente dans la criminalité de toutes les principales puissances dans le monde.

Les préoccupations réelles des chefs d’Etat européen concernant les conclusions du rapport sont doubles.

Il y a d’abord le sort d’individus, comme Tony Blair en Grande-Bretagne. Manfred Novak, un ancien rapporteur spécial de l’ONU, qui avait contribué à élaborer en 1984 le projet de la Convention de l’ONU contre la torture, a dit à Bloomberg News que le rapport pourrait entraîner un « flot de contentieux. »

Ensuite, l’élite politique craint que même une révélation limitée des crimes perpétrés ne suscite une résistance, à l’intérieur comme à l’extérieur, aux actions prédatrices futures des grandes puissances.

« Ceux d’entre vous qui aspirent à un monde plus sûr et plus sécurisé, qui veulent que cet extrémisme soit vaincu, nous n’y parviendrons pas si nous perdons notre autorité morale, » a pontifié le premier ministre britannique David Cameron.

« La défense des valeurs juridique et démocratiques doit être la base de notre lutte contre le terrorisme, » a dit le gouvernement de la chancelière Angela Merkel. « Ce n’est qu’ainsi que nous pouvons acquérir une crédibilité pour nos actions dans cette lutte.»

Ce discours creux et hypocrite ne prendra pas. Ceux qui se sont longtemps cachés derrière la façade de l’« intervention humanitaire » et qui ont condamné chaque Etat visé par un changement de régime pour avoir bafoué les normes de la « civilisation » et de la « démocratie » sont démasqués.

Leur recours à la torture n’est pas une aberration, pas plus que la destruction des libertés démocratiques dans chaque pays au nom de la « guerre contre le terrorisme ». Il découle inexorablement de la campagne menée par les puissances impérialistes pour subjuguer le monde et se partager ses richesses et ses marchés. Leur système doit être renversé et toute la bande criminelle doit être jugée pour crimes de guerre.

Chris Marsden | 2o décembre 2014

(Article original paru le 20 décembre 2014)

Source: http://www.wsws.org/fr/articles/2014/dec2014/pers-d22.shtml

Guantanamo - cia

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Samedi 20 décembre 2014 6 20 /12 /Déc /2014 11:42

Les pays de l'Union européenne ont vendu des sommes records d'armes à Israel en 2012 et 2013 : stop à l'hypocrisie

EU-ban-on-dairy-from-Israeli-settlements-destructive_strict.pngLes pays de l'Union européenne ont vendu des sommes records d'armes à Israel en 2012 et 2013 : stop à l'hypocrisie

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Le Parlement européen vient de se prononcer pour la reconnaissance d'un État palestinien, après certains parlements nationaux. Dans le même temps, les pays européens continuent d'armer un État qui tue au quotidien les Palestiniens. Retour sur les livraisons de la honte.

 

L'Union européenne, comme les pays qui la composent, ont l'art de manier le double discours, les manifestations d'indignation théoriques face aux offensives israéliennes et les accords de coopération pratiques, à multiples facettes, avec l’État sioniste.

 

La plaisanterie. « Un code de conduite sur les exportations d'armes » ?

 

Depuis 1998, l'UE dispose d'un Code de conduite sur les exportations d'armements poussant les États à n'exporter des armes qu'à des pays qui respectent : (1) les droits de l'Homme ; (2) les engagements internationaux ; (3) la paix et la sécurité régionale ; (4) un refus du terrorisme.

 

Quinze ans après, les pays de l'Union européenne continue de vendre des armes prioritairement à l'Arabie saoudite, au Qatar, au Pakistan qui sont loin de respecter ses critères, ainsi qu'à Israël.

 

Savoir l'étendue de la coopération militaire de l'Union européenne avec Israël n'est pas chose aisée tant elle peut se draper dans des accords de coopération à dominante civile, des projets de recherche aux finalités diverses.

 

On se rappelle qu'en juillet 2012 l'UE avait signé un accord de coopération portant sur 60 programmes concrets, dans 15 domaines d'actions.

 

Une collaboration institutionnalisée dans des secteurs stratégiques et hautement politiques :coopération policière (Europol), judiciaire (Eurojust), spatial (ESA), et militaire enfin euphémisée derrière la collaboration dans les domaines de la « sécurité maritime et aérienne ».

 

Les livraisons d'armes sont certes plus limitées que les colossales aides américaines à Israël, mais loin d'être nulles, elles sont surtout multi-formes, difficiles à tracer. Nous allons tâcher ici d'en donner quelques exemples illustrant cette collaboration concrète des pays européens.

 

La France, un partenaire militaire fidèle d’Israël

 

Quelle place occupe la France dans les autorisations d'exportations ? Selon les chiffres même de l'UE, une place privilégiée.

 

Un rapport de 2008 de l'UE sur les licences d'exportations soulignait que, pour l'année 2007, la France était de loin le premier pays à accorder des licences d'exportations d'armes vers Israel : 120 millions, soit 60 % des autorisations d'exportation.

 

Selon le rapport, la France était en première place pour la « livraison de matériel lié aux avions de chasse » pour 10 millions d'€, ainsi que pour les « équipements électroniques » à finalité militaire – systèmes de guidage, de navigation, de brouillage de satellite – pour 89 millions d'€.

 

On se rappelle que certains observateurs avaient été frappés de voir le label « Made in France » sur des missiles Hellfire retrouvés à Gaza, en 2009.

 

Si l'année 2007 a marqué un pic, cela n'a pas marqué la fin de ces licences d'exportation. Sur la période 2008-2012, la France occuperait toujours la troisième place pour les licences d'exportation, 200 millions d'€

 

Concernant l'arme fatale du XXI ème siècle, les drones, c'est en collaboration étroite avec Israel que la France avance. Dès les années 1990, Lagardère puis EADS se dote des drones israéliens Hunter/Heron pour en faire les fameux Eagle One, maintenant Harfang entrés en service en 2008.

 

La France prépare les drones de nouvelle génération, cette fois avec la collaboration de Dassault et Thalès. C'était le sens de l'achat programmé de la plate-forme Heron TP (ou « Eitan ») en 2011 pour 500 millions d'€. Les drones Eitan étaient entrés en service lors de la guerre de Gaza de 2009.

 

Si Israel a perdu en 2013 les contrats pour la livraison de 10 à 12 drones (670 millions d'euros!) pour le renouvellement de la flotte française, face aux américains de General Atomics, elle devrait collaborer étroitement au projet, tant les experts israéliens sont liés à l'entreprise américaine.

 

Le Royaume-uni : pour quelques millions (ou milliards) de £ de plus ?

 

Le Parlement britannique a, lui aussi, voté pour la reconnaissance de l'Etat palestinien. Il est même allé plus loin, en annonçant cet été la « review » (révision) de plus de 8 milliards de £ (10 milliards d'€) de licences d'exportation commerciales et militaires.

 

Le chiffre donne le vertige, le gouvernement britannique a tenu à préciser : il ne s'agit même epas d'annuler ces autorisations d'exportation, ni les contrats déjà signés.

 

Et le gouvernement souligne que les autorisations militaires ne concerneraient que 275 millions de £ (400 millions d'€), une somme déjà énorme.

 

Mais les 9 autres milliards d'€ auraient surtout à voir avec des dispositifs de télécommunications, des systèmes de cryptage, dont on peut aisément devenir la porosité avec le domaine militaire.

 

Une somme énorme qui concernerait avant tout des logiciels de cryptage, de communications militaires mais aussi des pièces détachées pour des véhicules militaires. Des licences qui concerneraient 130 entreprises britanniques, toucheraient aux composantes du drone israélien Hermes mais aussi certaines pièces des chars d'assaut d’Israël.

 

Concrètement, de janvier à juin 2014, le Royaume-uni avait déjà vendu pour 9 millions d'€ d'armes : des composantes pour les avions de chasse (400 000 €), pour les drones (150 000 €), pour la guerre électronique (2 millions d'€), pour le ciblage (1,5 millions d'€), pour l'imagerie et les tirs de nuit (2 millions d'€), ou encore des systèmes d'armes à énergie dirigée (800 000 €).

 

L'Allemagne, des sous-marins nucléaires pour Israël

 

L'Allemagne la joue beaucoup plus franchement. Pas question de reconnaître l'Etat palestinien, et l'alliance avec Israel reste intouchable pour la chancelière Merkel.

 

L'Allemagne est même allée plus loin. Elle a livré cette année le 4 ème de ses sous-marins Dolphin. Elle prévoyait d'en livrer un cinquième d'ici la fin de l'année, et un sixième d'ici 2017. Des sous-marins qu'Israel aurait empressé d'armer de missiles à tête nucléaires.

 

Chaque sous-marin coûte près de 700 millions d'€, mais l'Etat allemand a décidé de subventionner (!) un tiers de la somme, soit autour de 200 millions d'€ par sous-marin, soit plus de 1 milliard d'€ de cadeau allemand à l'Etat israélien.

 

C'est aussi en fin d'année 2013 que l'Allemagne a accepté la vente de 3 destroyers destinés à protéger les pipelines israéliens (pour le transport de l'énergie). Elle a encore accepté une réduction de 30 % du prix de vente, réduisant la facture pour Israël de 950 millions d'€ à 650 millions.

 

L'Italie, championne d'Europe des licences d'exportation ?

 

C'est que soulèvent les militants des Associations de lutte pour le désarmement en Italie. Pour la seule année 2012, l'Italie aurait acté pour 475 millions d'€ de licences d'exportations vers Israel, une conséquence de l'Accord de coopération militaire et de défense signé par Berlusconi en 2005.

 

L'Italie a ainsi exporté en 2012 un système de satellite optique pour l'observation de la terre, des dispositifs de contrôle des vols de drones/planeurs, ou encore des systèmes de télécommunications aux normes de l'OTAN.

 

Le groupe italien Finmeccanica – partenaire privilégié de Dassault, EADS dans les projets européens – a surtout livré en 2014 deux avions d'entraînement M-346, des aéronefs à la pointe de la technologie, qui peuvent être configurés comme bombardiers légers.

 

Ce n'est que le début, un contrat pour la livraison de 30 modèles M-346 a déjà été conclu, pour la somme d'1 milliard d'€.

 

Les entreprises italiennes du secteur de l'armement importent également du matériel israélien, pour une valeur de 50 millions d'€ sur ces deux dernières années : Simmel importe ainsi des composantes pour ses bombes, Beretta pour ses armes automatiques, en particulier les pistolets-mitrailleurs.

 

21 pays sur 27 dans l'UE ont vendu des armes en 2012

 

Sur la période 2008-2012, 21 pays européens sur 27 ont vendu des armes, ou tout du moins des licences d'exportation à caractère militaire, à Israël.

 

Y compris l'Espagne qui se gargarisait aussi de reconnaître l'Etat palestinien dans son Parlement, elle a vendu pour 25 millions d'€ de licences dans la période 2008-2012, 5 millions d'€ pour la seule année 2013, ce qui en fait officiellement le 6 ème pays exportateur européen d'armes vers Israël.

 

Craignant toutefois pour ses approvisionnements en Europe de l'ouest, Israel a diversifié au cours des années 2000 ses approvisionnements en … Europe de l'Est. Russie et Ukraine pour l'armement lourd, République tchèque, Bulgarie, Roumanie, Pologne et Finlande pour l'armement léger.

 

Pour les pays désormais intégrés à l'UE, il est intéressant de remarquer que la Roumanie est, pour la période 2008-2012, le 4 ème partenaire militaire européen d’Israël, ayant accordé près de 95 millions d'€ de licences d'exportation.

 

Sur les ventes de licences d'exportation réalisées en 2007 (la Roumanie y occupait déjà une surprenante 3 ème place), on s'aperçoit que la Roumanie vend à Israel surtout des armes légères, des matériels explosifs mais aussi des composantes pour ses aéronefs.

 

Sur le terrain, l'entreprise israélienne Elbit dispose en Roumanie de quatre filiales – Elbit System, Elmet International, AE Electronics et Simultec – qui assurent l'essentiel de la mise à jour des systèmes électroniques de l'armée roumaine.

 

En 2011, Elbit a obtenu un contrat de 18 millions de $ pour mettre à jour l'avion de transport C-130 de la flotte aérienne roumaine.

 

La Bulgarie, la République tchèque et la Pologne font partie du « Top 10 » européen des exportateurs d'armes, avec un total de 50 millions d'€ à eux trois.

 

La République tchèque avait déjà vendu des systèmes de missile tactique (d'origine russe) en 2006, les Totchka, tandis que la Bulgarie avait fourni 6 systèmes d'artillerie de 130 mm en 2004.

 

La Bulgarie a confirmé par un accord en 2012 de coopération militaire, comprenant entraînement communs, projets industriels et de recherche avec Israël.

 

La Pologne : liaisons dangereuses avec le lobby militaro-industriel israélien

 

La Pologne, suivant le grand frère allemand, développe des accords de coopération militaire de grande ampleur avec l'Etat israélien.

 

Elle a annoncé depuis 2010 son intention de renouveler sa flotte aérienne composée de vieux appareils soviétiques et américains, le Ministère de la Défense pousse pour l'achat de drones israéliens Eitan et Hermès.

 

Le Général Skrzypczak, vice-ministre de la Défense et ancien commandant des forces armées polonais, formé aux États-Unis, est connu pour ses relations très étroites avec l'industrie militaire israélien. Il a été démis de ses fonctions fin 2013 pour « conflit d'intérêts » avec le groupe industriel israélien Rafael, pour avoir favorisé la signature de contrats avec Israël.

 

Des accords militaires ont d'ores et déjà été signés depuis 2010 pour livrer à la Pologne des technologies de surveillance et de contrôle, achetés à Elbit pour 16 millions de $. Elbit est responsable du contrôle du mur de séparation, ainsi que pour la réalisation des drones Hermes.

 

Israël avait déjà aussi convenu de la formation des pilotes de la flotte aérienne polonaise ainsi que des forces spéciales. Le groupe industriel Rafael avait signé un contrat d'investissement de 450 millions de $ pour construire des armes en Pologne, dont les missiles anti-chars Spike.

 

Quand même la paisible Finlande fait du business avec Israel...

 

Même la vertueuse Finlande n'y échappe pas. De 2002 à 2010, la Finlande aurait fourni pour près de 4 millions d'€ de missiles anti-char, en faisant dans le domaine, le second fournisseur derrière les Etats-unis.

 

La Finlande a auassi importé pour 37 millions d'€ de missiles moyenne portée de l'entreprise Rafael en 2000-2001, et pour 21 millions d'€ de systèmes électroniques militaires. Elle aurait acquis pour 170 millions d'€ d'armes israéliennes depuis 1999.

 

Et la coopération continue, elle est même florissante. La Finlande a des contrats de livraisons de matériel de plusieurs dizaines de millions d'euros avec les plus grands groupes d'armement israéliens Elbit, Rafael ou Fibrotex.

 

En tout, en Europe, les licences d'exportation sont passées de 150 millions d'€ en 2008 à 600 millions d'€ en 2012. Depuis 2007, les entreprises israéliennes Elbit et Israeli Aerospace Industries ont été autorisés à participer à des projets de recherche d'une valeur de 244 millions d'€.

 

A combien vont s'élever les licences d'exportation pour 2013 ? On ne le sait pas encore, pas de doute qu'on risque d'atteindre un nouveau record.

 

Les contrats réellement signés – ceux pour les destroyers et sous-marins allemands, les avions d'entraînement italiens, et ce malgré les accrocs pour les drones que la France et la Pologne prévoyaient d'acheter en Israel – devraient se chiffrer à plusieurs milliards d'euros.

 

Combien vaut une reconnaissance formelle de l'Etat palestinien dans les Parlements européens quand chaque jour la possibilité réelle qu'un Etat palestinien voit le jour est annihilée par des armes, ou des composantes, ou des technologies venant d'Europe ?

 

Samedi 20 décembre 2014

Par Tourtaux - Publié dans : Europe - Communauté : Syndicalisme
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