Europe

Dimanche 24 août 2014 7 24 /08 /Août /2014 21:38

« Les dirigeants européens basculent dans le fanatisme anti-russe » [Francis Briquemont]

 

Une opinion de Francis Briquemont, Lieutenant Général et ancien commandant de la Force de protection de l’ONU en ex-Yougoslavie.

OTAN à la manœuvre

Qui est prêt à aller mourir pour l’Ukraine, un pays miné par la corruption ? Personne. Sans stratégie et portés par l’émotion, les dirigeants européens basculent dans le fanatisme antirusse.

La guerre est toujours la conséquence d’un manque de dialogue, de tolérance, d’intelligence et de créativité. » Cette sage réflexion, émise par Elio Di Rupo à l’occasion des commémorations organisées pour le centenaire du début de la guerre 1914-1918, me paraît plus que jamais d’actualité au moment où certains reparlent de guerre froide ou de paix glaciale, en Europe, à propos de la crise ukrainienne. Une crise qui aurait pu être évitée si les principaux responsables politiques européens avaient aussi fait preuve d’un peu de bon sens stratégique.

Le 9 avril dernier, on soulignait ici les erreurs manifestes commises par l’UE dans la gestion de la crise ukrainienne (1). Plutôt que répéter à satiété « c’est la faute à Poutine » comme on a dit jadis « c’est la faute à Voltaire », les dirigeants européens devraient admettre que leurs réactions lors de la révolte de Kiev ont illustré, une fois de plus, l’absence totale d’une stratégie cohérente au sein de l’UE, aggravée encore par l’ignorance des « réalités » et de l’histoire de cette région.

En Ukraine, l’instabilité politique est grande, la situation économique catastrophique, le pays miné par la corruption (un « cancer« , dixit le vice-président américain Joe Biden), et bien plus grave encore, des soldats ukrainiens se battent, sur leur territoire, contre une partie de la population. Conséquence de ces combats, des dizaines de milliers d’Ukrainiens de l’Est se sont réfugiés à l’ouest du pays et, plus nombreux encore, les russophones ont fui en Russie ; des réfugiés dont on parle peu dans les médias d’ailleurs.

Comme personne en Europe ou aux Etats-Unis n’est prêt à aller mourir pour Kiev, même en cas d’agression russe – très peu probable – les Occidentaux, plutôt qu’essayer de trouver une solution acceptable pour tous au problème, se sont évertués à imaginer une panoplie de sanctions plus ou moins crédibles contre la Russie, le nouveau Satan. L’émotion en Occident, suscitée par le tragique accident de l’avion de la Malaysia Airlines a alors provoqué une prise de sanctions plus sévères qui ont entraîné une riposte de Moscou sous forme de « contre-sanctions » dont seuls les Etats de l’UE – signalons-le quand même – subiront les effets. Nous verrons bientôt si l’UE ne s’est pas tiré une balle dans le pied.

On en est là. Nombreux sont ceux qui doutent du bien-fondé et plus encore, de l’efficacité réelle de cette stratégie mais le problème maintenant est de sortir d’une crise qui menace la stabilité sur le continent européen.

Si, début de cette année, les dirigeants européens, avant de réagir en ordre dispersé aux actions des révolutionnaires et de se précipiter inconsidérément dans le chaudron de Kiev, avaient froidement analysé la situation sur le terrain, ils auraient conclu que : 1° si cette révolution était très pro-Europe, elle était antirusse à un point tel que, même si l’éviction du corrompu Ianoukovitch était compréhensible, il était difficile d’imaginer que la Russie regarderait les événements sans réagir et sans donner « son » avis sur la question, car l’Ukraine n’est pas située n’importe où sur l’échiquier européen ; 2° que les révoltés de Kiev se faisaient peut-être beaucoup d’illusions sur la signification réelle d’un pacte d’association avec l’UE.

Les dirigeants européens auraient pu se rappeler aussi que, depuis des siècles, et quel que soit le régime politique des pays concernés, les relations entre la Grande Russie (Moscou), la Petite Russie (Kiev), la Russie Blanche (Minsk) et la très instable Pologne n’ont jamais été « simples ».

Et si, sur base de ces conclusions, le duo politique de l’UE Herman Van Rompuy et Catherine Ashton, dûment mandaté par un sommet européen, avait d’emblée rencontré, d’une part Vladimir Poutine pour analyser la situation et expliquer ce que pouvait être l’appui de l’UE au développement de l’Ukraine, et d’autre part les révolutionnaires de Kiev pour leur rappeler que leur pays était un Etat bicommunautaire et insister sur les conditions d’une bonne coopération avec l’UE, nous aurions peut-être assisté à un autre scénario, plus conforme en tout cas à la vision d’Elio Di Rupo concernant la résolution des tensions internationales.

Au lieu de cela, le fanatisme antirusse des dirigeants de Kiev a offert la Crimée sur un plateau d’argent à Vladimir Poutine et l’attitude des dirigeants occidentaux vis-à-vis de celui-ci – snobé à Sotchi, éjecté du G7/G8, rejeté par l’Otan, sanctionné et accusé des pires intentions vis-à-vis de l’Ukraine et même de l’Otan – a abouti à la situation d’aujourd’hui.

Je ne sais de quoi sera fait demain. L’optimiste pense qu’il serait peut-être plus intelligent d’aller vers une désescalade et de demander à quelques sages « créatifs » de « déminer » le terrain. Le pessimiste se demandera peut-être si certains ne souhaitent pas en revenir au temps de la guerre froide, d’une nouvelle confrontation Est-Ouest, et pourquoi pas, tant qu’on y est, à un nouveau rideau de fer à l’est des pays baltes et de la Pologne. Quand je pense qu’aujourd’hui, la désignation des remplaçants de Herman Van Rompuy ou de Catherine Ashton à la Commission européenne devrait pour certains dépendre de leur « attitude » plus ou moins ferme vis-à-vis de Moscou, c’est inquiétant pour la paix et la stabilité en Europe […].

En fait, plus on s’éloigne de la fin de la Seconde Guerre mondiale, plus les nationalismes ou régionalismes reprennent vigueur (voir crise ukrainienne), alimentés parfois par des idéologies qui rappellent le fascisme voire le nazisme de sinistre mémoire. L’égoïsme sacré des Etats « souverains » et des… individus d’ailleurs, l’emportent de plus en plus sur l’esprit de solidarité. L’UE peut-elle encore à l’avenir être autre chose qu’un rassemblement de petits pays gouvernés par des dirigeants médiocres et peuplés de citoyens repliés sur eux-mêmes ?

J’entends déjà les soi-disant « réalistes » (genre David Cameron et beaucoup d’autres), pour lesquels l’expression « Europe intégrée » est inadéquate si pas « un gros mot », se révolter contre cet européisme utopique et inacceptable. Et pourtant, que ces défenseurs acharnés de la souveraineté nationale se demandent combien d’Etats de l’UE feront encore partie du G7 ou G8 (voire du G20) dans dix ou quinze ans ? La réponse est simple : AUCUN, (sauf peut-être l’Allemagne). Souhaitons quand même que les futurs grands formats politiques européens soient de véritables européistes et que les états d’âme de David Cameron et de quelques autres ne soient un souci pour personne.

Mais, plus sérieusement, les Occidentaux ne devraient-ils pas faire le bilan de leur stratégie depuis le début de ce siècle, jalonné par l’Afghanistan, l’Irak, l’Afrique, la Libye, l’éternel conflit israélo-palestinien et tout cela pour quelques piètres résultats ? Priorité des priorités, ne devraient-ils pas se consacrer à la préparation de la conférence sur l’avenir de la planète qui se déroulera l’an prochain à Paris ? L’enjeu est tel pour l’avenir des Terriens et de « leur » maison que la récupération de la Crimée par la Russie apparaîtra demain comme un épisode anecdotique de la géopolitique mondiale.

Francis Briquemont, 22 août 2014 

(1) « La Libre » du 9 avril, « Crimée : les erreurs de l’UE ».

Source: http://www.lalibre.be/debats/opinions/les-dirigeants-europeens-basculent-dans-le-fanatisme-antirusse-53f7634835708a6d4d508455
http://arretsurinfo.ch/les-dirigeants-europeens-basculent-dans-le-fanatisme-anti-russe-francis-briquemont/

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Samedi 23 août 2014 6 23 /08 /Août /2014 21:29
Europe
 

Les sanctions à l’égard de la Russie accentueront le chômage en Europe

 

L’équipe du site




 Le chômage demeure l’un des principaux problèmes de l’UE. Les politiciens ont été exhortés aux législatives en mai à garantir de nouveaux emplois et la croissance économique. Le chômage a été à l’apogée en hiver dernier. Or, Bruxelles attribue, semble-t-il, plus d’importance à l’agenda politique : les sanctions réciproques de l’UE et de la Russie porteront, entre autre, préjudice au marché européen du travail.

D’après les données fournies en juin par l’Eurostat, plus de 25 millions de personnes dans 28 pays de l’UE restent sans-travail dont 18 millions – dans les pays de l’eurozone. Parmi les chômeurs plus de 5 millions de personnes sont diplômés d’études supérieures de moins de 25 ans. L’Europe commence à se remettre, atteste la croissance économique et c’est dans ce contexte que Bruxelles introduit les sanctions économiques à l’égard de la Russie, l’un de ses principaux partenaires commerciaux. Cela promet en plus du préjudice, la perte d’emplois. La situation dans ce domaine laisse à désirer à Bruxelles également : cela provient de l’afflux de migrants peu qualifiés. Un commentaire d’Yvon Jadoul, Représentant de la Ministre régionale en charge de l’Emploi :

« La situation dans le domaine de l’emploi est défavorable en Belgique. Le taux de chômage dans la capitale est de 20%. Cela est dû essentiellement à un boom démographique. De plus en plus de migrants se rendent tous les ans à Bruxelles. D’où une concurrence sérieuse, il manque de travail pour tous. Beaucoup de prétendants sont insuffisamment qualifiés. Pour trouver un emploi on a, en règle générale, besoin au moins d’un diplôme universitaire. Quelque 65% de cent mille prétendants n’ont même pas terminé l’école. Tel est le décalage entre les emplois accessibles et le niveau de qualification des prétendants. »

L’accroissement du PIB était en baisse au deuxième trimestre 2014 dans tous les pays évolués de l’UE : en Allemagne, en France et en Italie. Cependant, d’après les estimations des économistes de la grande banque néerlandaise ING, l’embargo russe sur l’importation de denrées alimentaires d’Europe reviendra aux fournisseurs européens à 6,7 milliards d’euros. L’Allemagne perdra près de 1,3 milliards d’euros. Les sanctions laisseront sans travail 130 mille Européens. La Pologne assumera le préjudice le plus sérieux. En France, en Espagne et en Italie dix mille personnes en moyenne peuvent rester sans travail. Préoccupée par la situation en Ukraine, l’Europe ne prête pas attention à une vague de protestations ayant déferlé sur elle il n’y a pas longtemps.

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La Voix de la Russie

Source: Agences

23-08-2014 - 11:31 Dernière mise à jour 23-08-2014 - 11:31

 

 

  
 
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Jeudi 21 août 2014 4 21 /08 /Août /2014 14:41

 

Transmis par Marie-Ange Patrizio

 

 

Le vrai désastre des Tornado

 

Manlio Dinucci

 

La collision [mardi matin, 19 août, province d’Ascoli Piceno dans les Marches] entre deux chasseurs Tornado, qui a provoqué la mort des quatre membres d’équipage et aurait pu avoir des conséquences encore plus graves, nous met devant une réalité que la politique officielle se garde bien d’appeler par son vrai nom : guerre. Dans une uniformisation avec cette « règle », l’Aéronautique militaire informe que les Tornado, avions de combat acquis à partir de 1982, se trouvent aujourd’hui utilisés essentiellement pour les « opérations de riposte aux crises avec des objectifs conformes à la vocation pacifique de notre pays ».

Ces chasseurs-bombardiers –rappelle l’Aéronautique- furent utilisés dans le Golfe Persique en 1990/91 (c’est-à-dire dans la première guerre contre l’Irak). Puis à partir de 1993 dans les Balkans, c’est-à-dire dans la série d’opérations Otan qui ont culminé dans la guerre contre la Yougoslavie, dans laquelle les Tornado effectuèrent avec d’autres avions 1440 missions d’attaque. Ils ont ensuite été utilisés en Afghanistan, où à partir de novembre 2009 ils ont relayés par les chasseurs Amx. Enfin, en 2011, ils ont été utilisés dans la guerre contre la Libye, où pendant plus de sept mois les avions de l’Aéronautique militaire ont conduit plus de 1900 missions d’attaque, en lançant des centaines de bombes et missiles. Au cours de ces opérations – nous dit l’Aéronautique- « l’efficacité des Tornado a été accrue par l’acquisition de systèmes d’arme d’avant-garde ». Parmi les plus récents, deux nouveaux armements Usa de précision, l’Advanced Anti Radiation Guided Missile (Aargm) et la Small Diameter Bomb (Sdb), qui permettent aux chasseurs-bombardiers de supprimer les défenses aériennes ennemies et d’atteindre les objectifs terrestres. Ce n’est pas par hasard que les deux Tornado touchés volaient à très basse altitude, technique employée pour ce type d’attaque conduite en profondeur en territoire ennemi.

Les deux chasseurs –engagés dans une mission d’entraînement propédeutique de préparation à une manœuvre Otan programmée pour l’automne prochain- avaient décollé de Ghedi (Brescia), base du 6ème Stormo (Groupe d’aviation). D’après le communiqué de l’Aéronautique. Qui ne dit pas par contre que Ghedi-Torre est, avec Aviano (province de Pordenone), le site où sont déposées 70-90 bombes nucléaires étasuniennes B-61. Ceci ressort du rapport U.S non-strategic nuclear weapons in Europe, présenté à l’Assemblée parlementaire de l’Otan. Les bombes nucléaires sont gardées dans des hangars spéciaux, avec des chasseurs-bombardiers étasuniens F-15 et F-16 et des Tornado italiens, prêts pour l’attaque nucléaire.

Le déploiement des armes nucléaires étasuniennes en Europe est réglementé par des accords secrets, que les gouvernements n’ont jamais soumis à leurs parlements respectifs. L’accord qui réglemente le déploiement des armes nucléaires en Italie établit le principe de la « double clé » : c’est-à-dire qu’il prévoit qu’une partie de ces armes puisse être utilisée par l’Aéronautique italienne sous commandement étasunien. A cette fin –indique le rapport- des pilotes italiens sont entraînés à l’utilisation des bombes nucléaires. Ce qu’on sait officiellement c’est que les B-61 seront transformées de bombes à chute libre en bombes « intelligentes », qui pourront être larguées à grande distance de l’objectif. Les nouvelles bombes nucléaires B61-12 à guidage de précision, qui auront une puissance moyenne de 50 kilotonnes (environ quatre fois la bombe de Hiroshima), « seront intégrées avec le chasseur F-35 Joint Strike Fighter ». Les pilotes italiens –qui sont aujourd’hui entraînés à l’utilisation des B-61 avec les chasseurs Tornado- seront donc sous peu préparés à l’attaque nucléaire avec les F-35 armés de B61-12. Ce faisant l’Italie continuera à violer le Traité de non-prolifération, qui interdit aux Etats en possession d’armes nucléaires de les transférer à d’autres (Art. 1) et aux Etats non-nucléaires de les recevoir de qui que ce soit (Art. 2).

Le désastreux accident des deux Tornado aux environs d’Ascoli Piceno devrait donc tirer la sonnette d’alarme, non seulement en regard de la sécurité des habitants sur la tête desquels les avions s’entraînent à la guerre, mais sur la guerre qui nous menace tous.

 

Edition de jeudi 21 août 2014 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/il-vero-disastro-dei-tornado/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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Vendredi 15 août 2014 5 15 /08 /Août /2014 14:58

# LUCMICHEL.NET/ LA SUISSE A REFUSE L’ACCORD D’ASSOCIATION AVEC L’UE MAIS SE PROSTITUE AVEC L’OTAN !

LM.NET - EN BREF prostitution atlantiste suisse (2014 08 13) FR

 

 

Luc MICHEL/ En Bref/

Avec Le Matin – PCN-SPO/ 2014 08 13


La Suisse a annulé la participation de Russkie Vitiazi à Air 14 …


La patrouille acrobatique des forces aériennes de Russie Russkie Vitiazi ne participera pas en Suisse dans le cadre d’Air 14 Payerne, a indiqué le ministère suisse de la Défense.

Un communiqué du département indique que cette décision s’explique par « les politiques passées et actuelles visant à limiter les contacts militaires avec la Russie ».

Le show aérien, consacré au 100e anniversaire des Forces aériennes suisses, se tiendra les 30-31 août et les 6-7 septembre à Payerne.

Il y a quelques mois la Suisse, sous prétexte d’indépendance, refusait par votation populaire un accord d’association avec l’UE.

Mais depuis la présence suisse au Kosovo et en Afghanistan, la Suisse se prostitue avec l’OTAN.

Sans votation …

LM

_________________________

Luc MICHEL /

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Jeudi 14 août 2014 4 14 /08 /Août /2014 21:12

jeudi, 14 août 2014 18:10

Sanctions contre la Russie : l’Amérique du Sud renvoie l’UE dans les cordes

Sanctions contre la Russie : l’Amérique du Sud renvoie l’UE dans les cordes  
IRIB-l’heure où l’Europe préfère couler
avec les politiques économiques et militaires de l’Empire moribond anglo-américain, plutôt que de rejoindre le camp du monde libre des BRICS, l’Amérique du Sud vient lui donner quelques leçons utiles de républicanisme.

Sous pression de l’UE pour ne pas remplacer les exportations vers la Russie tombant sous le coup des sanctions décrétées par l’Angleterre et les États-Unis, ou des contre-sanctions prises par Vladimir Poutine, le président équatorien Rafael Correa a répondu sèchement :

Nous n’avons besoin de la permission de personne pour vendre nos produits à des pays amis. Pour autant que nous sachions, l’Amérique ibérique n’est pas membre de l’Union européenne !

Quant à l’Argentine, que des fonds vautours soutenus par les États-Unis tentent de précipiter dans la faillite, elle n’a pas hésité à venir en aide à la Russie, visée par les mêmes forces. Une mission commerciale argentine de haut niveau est attendue à Moscou le 19 août pour négocier des accords.

Car, comme l’a déclaré la présidente du pays, Cristina Fernandez de Kirchner, lors d’un discours prononcé le 23 juillet :

Il y a des acteurs nouveaux qui ne veulent pas vous écraser, mais au contraire coopérer avec vous pour voir si, ensemble, on peut redémarrer cette énorme voiture qu’est le monde aujourd’hui.

Le 10 août, la chaîne de télévision publique russe Rossiya-1 a diffusé un programme enthousiasmant de 7 minutes sur la nouvelle coopération russo-argentine, qui s’est mise en route grâce à l’attaque ignoble des fonds vautours. Elle est axée sur les domaines de l’abondance alimentaire, les progrès dans l’agriculture et dans la science.

Selon ce programme, plusieurs pays sud-américains, dont le Chili, l’Équateur, l’Uruguay, le Brésil et l’Argentine, se sont déjà portés candidats pour remplacer les « fournisseurs occidentaux politisés » afin de garantir un approvisionnement stable à la Russie. Ainsi, par exemple, l’avion de ligne brésilien moyen porteur Embraer pourra remplacer les Boeings loués par la compagnie low cost russe Dobrolet, sanctionnée par les États-Unis car elle assure en exclusivité le vol Moscou-Simféropol.

L’Argentine remplacera, bien entendu, les exportations de produits alimentaires qui pourraient manquer à la Russie. A commencer par la viande de bœuf – « la meilleure du monde », qui pourrait devenir le premier produit exporté vers la Russie, avec en plus quelques « cuisiniers » argentins pour garantir la qualité de la cuisson ! Déjà en 2013, les projets ont démarré pour assurer l’exportation à grande échelle de viande bovine argentine vers la Russie.

« La liste des produits qui viendront dans nos marchés inclut presque tous ceux que l’UE, la Scandinavie et la Nouvelle-Zélande ont perdus. La Russie donnera le sourire à l’Argentine en important beurre, crème et lait en poudre. » Cette dernière exportera aussi des fruits : « des poires, dont les meilleures proviennent de Patagonie, des tomates de la province de Salta », patates, oignons, etc.

Outre le secteur agricole, où la Russie fournit depuis longtemps l’Argentine en engrais, la collaboration touche aussi aux domaines de la science et de la haute technologie. Ce n’est pas un hasard si la conclusion du programme de Rossiya-1 a été tournée à Tecnopolis, la nouvelle cité des sciences argentine, où sont désormais concentrées la R & D de l’Argentine pour son industrie pétrolière, ses bio et nanotechnologies et son programme spatial.

Lino Baranao, le ministre argentin de la Science, de la technologie et de l’innovation productive, y est interviewé :

Le monde développé veut réduire l’Argentine à un garde-manger et un réservoir de ressources naturelles. Nous sommes convaincus que cela ne peut apporter aucune amélioration dans la qualité de vie de notre population. C’est pourquoi nous songeons sérieusement à adopter des technologies qui peuvent ajouter de la valeur à nos produits d’exportation. Le partenariat avec la Russie est donc stratégique. Il nous permettra d’avoir un accès à des marchés tiers. Compte tenu du développement technologique de la Russie et de l’Argentine, ceci nous permettra de nous renforcer au niveau international.


Solidarité et Progrès

 

 

 
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Lundi 11 août 2014 1 11 /08 /Août /2014 16:23

lundi, 11 août 2014 02:02


Un sondage européen scandalise Israël !


IRIB-D’après un questionnaire de la Commission européenne,
59% des Européens pensent qu’Israël est le pays le plus menaçant pour la paix dans le monde. La présidence italienne se dit "surprise et contrariée".

Un sondage de la Commission européenne selon lequel la majorité des Européens voient en Israël le pays qui menace le plus la paix mondiale était dénoncé dimanche comme la preuve d’un antisémitisme rampant en Europe par des responsables israéliens et la presse locale. Le journal espagnol El Pais avait diffusé jeudi les résultats préliminaires de ce sondage dont les résultats complets devraient être- pour des raisons "techniques", selon Bruxelles- publiés lundi. L’International Herald Tribune en a également fait état dans son édition de vendredi.
Toujours est-il que lundi, la présidence italienne de l’UE s’est déclarée "surprise et contrariée" par ce sondage et affirmait que ce résultat "ne reflètait pas la position de l’UE". "Le ministre des Affaires étrangères Franco Frattini, au nom de la présidence de l’Union européenne, exprime la surprise et la contrariété pour le signal faussé qui sort du sondage d’opinion commandé par la Commission européenne", indique un communiqué officiel. "Le résultat du sondage, à la suite d’une question ambiguë, ne reflète pas la position de l’Union européenne, exprimée par ses instances à de nombreuses reprises", affirme le texte. Le chef de la diplomatie italienne ajoute que "l’UE est d’autant plus contrariée qu’elle est parfaitement consciente que la population israélienne est durement frappée par le terrorisme".

7.500 sondés

Réalisé sur un échantillon de 7.500 européens, la question était parmi une liste de 15 nations (dont les Etats-Unis, l’Irak, l’Iran, l’Afghanistan et la Corée du Nord) de "dire si le pays présente ou non une menace pour la paix dans le monde". Quelque 59% des sondés ont désigné Israël.
Selon El Pais, les Néerlandais, les Autrichiens et les Luxembourgeois sondés sont ceux qui ont le plus placé Israël en tête des menaces. Les Français ont au contraire été les moins enclins à désigner l’Etat hébreu. L’Irak (52%) n’arrive qu’en cinquième position dans cette enquête d’opinion. Derrière Israël (59%), trois pays occupent la deuxième place, à égalité (53%) : il s’agit des Etats-Unis, de l’Iran et de la Corée du Nord.
Viennent ensuite l’Afghanistan (50%), le Pakistan (48%), la Syrie (37%), la Libye et l’Arabie saoudite (toutes deux à 36%).

"Fantaisie raciste"

"Ces résultats choquants qui montrent qu’Israël représente la plus grande menace pour la paix dans le monde, davantage que la Corée du Nord et l’Iran, défient la logique et sont une fantaisie raciste", a déploré le rabbin du centre Simon Wiesenthal basé à Los Angeles (Etats-Unis), Marvin Hier. "Ils montrent seulement que l’antisémitisme est profondément ancré dans la société européenne."
Le ministre israélien en charge des relations avec la diaspora Nathan Chtcharansky, estime que derrière les critiques contre Israël, il y a de l’antisémitisme. "L’Union européenne qui a montré qu’elle était sensible aux questions relevant des droits de l’Homme, devrait faire cesser le lavage de cerveau qui vise à diaboliser Israël avant que l’Europe ne retombe une fois encore dans les périodes sombres de son passé" a déclaré au quotidien Yédiot Aharonot, l’ancien militant des droits de l’Homme considéré comme le plus célèbre des "refuzniks" (juifs soviétiques auxquels Moscou refusait l’autorisation d’émigrer), Selon Avi Pazner, ex-ambassadeur d’Israël à Rome et à Paris, et porte-parole du gouvernement, ce sondage manque de crédibilité. L’image négative qu’ont les Européens d’Israël est, selon lui, le résultat de la couverture médiatique de trois années d’Intifada.

Remise en cause de la place de l’UE


Pour le Maariv, ce sondage soulève des questions fondamentales quand à la participation ou non de l’UE au parrainage de la "feuille de route" pour résoudre le conflit israélo-palestinien. "Serait-il possible que l’UE qui nous perçoit comme le pire danger soit devenue partie du problème plutôt qu’un partenaire pour une solution", s’interroge le Maariv dans un éditorial.
La Commission européenne fait régulièrement réaliser des sondages d’opinion publique, mais c’est la première fois qu’une question portait sur la menace d’autres pays.
Ce sondage a été réalisé par téléphone du 8 au 16 octobre par 15 instituts de sondage EOS Gallup Europe auprès de 7.515 personnes. Sa marge d’erreur est de plus ou moins quatre points. 500 personnes ayant été interrogées dans chacun des 15 pays de l’Union, l’enqupete donne un poids relativement plus importants aux pays d’Europe les moins peuplés (Belgique, Luxembourg, Irlande).
yaghmoracene

 

 http://french.irib.ir/component/k2/item/336537-un-sondage-européen-scandalise-israël

 

 

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Lundi 28 juillet 2014 1 28 /07 /Juil /2014 11:56

Ces autorités des pays de l’UE qui importent elles-mêmes les conflits du Proche-Orient

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Photo : Le président français François Hollande

 

Il y a peu, quelques responsables de l’UE semblaient grandement s’inquiéter du sort de certains de leurs ressortissants s’étant rendus en Syrie pour aller s’y battre, au point d’évoquer le sujet lors du dernier G7 de début juin et d’y prendre des mesures fermes à l’encontre de ces jeunes citoyens européens mais de culture arabe ou musulmane.

La prise de conscience semblait telle que le sujet a fait l’objet de déclarations officielles au cours de laquelle le Président français a dit le 4 juin dernier : « Nous avons décidé d’une coopération pour prévenir, dissuader et punir ce type de mouvement, qui peut mettre en cause notre propre sécurité (…) Il y a une prise de conscience de ce qui est à l’œuvre depuis plus d’un an et demi, et de la menace que peut représenter le retour en Europe d’individus endoctrinés et entraînés sur ces terrains de guerres » a encore dit Normal 1er.


De son côté, la Ministre belge de l’Intérieur, Mme. Milquet s’est vantée d’avoir mis sur pied une série de mesures pour traiter de la problématique de ces Belges partant et rentrant de Syrie, par  le renforcement du personnel au sein de la cellule « Terrorisme » de la police judiciaire fédérale de Bruxelles, la mise en place d’une « Task Force Syrie » comprenant tous les services de sécurité ainsi qu’une plate-forme destinée aux « Returnees »… En Belgique, rien qu’à utiliser l’anglais pour désigner les décisions donnent à certains l’impression que la moitié du travail est déjà fait et qu’on est bien en face de décisions sérieuses. C’est dire la soumission, inconsciente ou non, à la langue de l’Empire…

La plate-forme en question « …vise à screener, sur base des informations disponibles, toute personne belge ou non, résidant en Belgique et revenant de Syrie. Pour chaque profil, selon les éléments du dossier, il y aura une répartition entre services entraînant soit une arrestation, soit un suivi judiciaire, soit, si il n’y a pas de dossier judiciaire ouvert, un suivi par un service de renseignements ou par la police locale. »

La Ministre a encore rappelé qu’elle travaillait de concert avec ses collègues européens touchés par le même phénomène, et tout particulièrement avec ses collègues français qu’elle rencontrait pour collaborer au mieux sur le dossier.

Ainsi, le 1er Ministre belge Mr. Di Rupo, toujours prompt à répéter « qu’Israël a le droit de se défendre » en a remis une louche en demandant « une intensification de la collaboration entre les différents Etats Membres concernant les personnes qui partent combattre en Syrie et retournent ensuite dans leur pays »… des fois qu’on n’aurait pas compris.


Et pour enfoncer le clou, la Ministre belge de la Justice Mme. Turtelboom a annoncé que la problématique des combattants syriens serait à nouveau abordée lors du conseil des Ministres européens de l’Intérieur et de la Justice, qui devait se tenir quelques jours plus tard.

Ce week-end, dans cette région du Proche-Orient où certains Etats sèment impunément la désolation, le gouvernement belge vient de confirmer la mort d’un soldat belgo-israélien lors des massacres perpétrés à Gaza. Et dans la foulée, estime qu’environ 50 citoyens ayant la double nationalité, belge et israélienne, « servent » pour l’instant sous les couleurs du drapeau d’Israël.

Reste donc à voir maintenant, si les dispositions aussi volontaristes affichées par ces (ir)responsables lorsqu’il s’agit de ressortissants basanés seront étendues à celles et ceux qui vont combattre dans l’armée d’occupation israélienne – dont TOUTES les Résolutions de l’ONU restent inappliquées et désignent de la sorte Israël comme pays « hors la loi »  – qui violente, blesse et massacre des civils palestiniens en protégeant bien souvent de plus, les colons sionistes dans leurs exactions.


Si ces mêmes Ministres mettent autant d’énergie dans ce que l’on a pu voir lors de la question des départs et retours en Syrie que les départs et retours pour servir dans l’armée israélienne, on pourra se dire qu’un pas a été fait dans la bonne direction. Si en revanche, ceux qui vont tuer délibérément « du Palestinien » peuvent rentrer au pays sans inquiétude, il faudra en conclure qu’aucune parole politique n’a désormais la moindre valeur, et dès lors ne mérite plus l’écoute des citoyens, leur approche de la Justice étant toujours à géométrie variable… Ou en d’autres mots, inexistante, ce qui pour des Etats qui vantent leur démocratie à chaque occasion, est un fameux reniement de leurs propres valeurs. Ceux-là pourront continuer à utiliser leurs formules râpées « de ne pas vouloir l’importation du conflit chez nous », ils devraient se rendre compte qu’ils en sont les premiers importateurs par leurs comportements profondément injustes et inéquitables ! Et ils pourront bien continuer à interdire certaines manifestations, cela soulignera d’autant combien ces autistes vivent désormais en-dehors de toute réalité des préoccupations et des questions citoyennes…

Les citoyens de mieux en mieux informés sur les enjeux de nos sociétés tireront eux-mêmes les conclusions quant à l’avenir de cette UE-là, dont chacun se souviendra qu’en 2006 ces mêmes Ministres avaient rejeté le résultat des élections palestiniennes à Gaza pourtant contrôlées par leurs émissaires pour en vérifier l’organisation et les valider… et remportées alors par le Hamas !

Daniel Vanhove

26.07.14

Observateur civil

Auteur

http://www.mondialisation.ca/ces-autorites-des-pays-de-lue-qui-importent-elles-memes-les-conflits-du-proche-orient/5393600

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Dimanche 27 juillet 2014 7 27 /07 /Juil /2014 13:52
Dimanche 27 juillet 2014  

Croatie et Union européenneLa Croatie a célébré le 1er juillet son premier anniversaire dans l’Union européenne. Le panneau de signalisation frappé de l’inscription « douane » avait l’an dernier été symboliquement retiré du passage frontalier avec la Slovénie, la seule ex-République yougoslave qui ait rejoint à ce jour l’UE depuis le démantèlement de l’ancienne fédération communiste. Un panneau portant le signe de l’UE avait été dans le même temps installé à l’extrême est du pays, à la frontière avec la Serbie, pays à qui Bruxelles a également donné l’an dernier son feu vert pour l’ouverture de négociations d’adhésion.

 

Aujourd’hui, l’ambiance est à la morosité. Zagreb ne parvient en effet ni à enrayer ses problèmes structurels, ni à enrayer un déclin économique, un déclin qui semble inéluctable. Seule embellie : l’année 2014 devrait enfin mettre un terme à cette chute programmée en affichant une croissance nulle. Mais au cours des cinq années précédentes, son produit intérieur brut a diminué de 13 % alors que les analystes de toutes tendances prévoient une stagnation du pays sur le long terme. Pour aggraver les choses, Zagreb attendait de son entrée dans l’espace économique européen un flux plus important d’investissements en provenance de l’étranger. Hors, ces derniers sont allés decrescendo au fur et à mesure que son entrée dans l’UE approchait.

 

Le pays enregistre le troisième taux de chômage le plus important en Europe. 17,2 % en mars 2014, juste après la Grèce (26,8 %) et l’Espagne (26,8 %). Et le scénario s’avère encore plus sombre chez les moins de 25 ans. Environ un jeune Croate sur deux est sans emploi (49,7 %), comme en Grèce (58,3 %) ou en Espagne (55,5 %). « Il est tellement difficile de trouver un emploi que mes amis n’ont même pas envie de se mettre à chercher », raconte Kristina, 24 ans, étudiante en dernière année de Master en sciences humaines.

 

Placé sous la férule de Bruxelles, le gouvernement croate n’a désormais plus de marge de manœuvre pour faire face aux difficultés : la dette publique, qui représentait il y a un an 59,6 % du PIB, s’élève aujourd’hui à 64,7 %, ce qui a conduit les gardiens de l’orthodoxie à engager une procédure pour déficit excessif à l’encontre du pays. Ce dernier a répondu aux injonctions en opérant des coupes claires dans son budget qui ont permis de réduire, bien que très marginalement, le déficit en cause. Mais ces mesures interdisent de disposer des ressources à affecter aux investissements plus que nécessaires pour moderniser l’économie et stimuler la croissance. Pendant longtemps, Zagreb s’est engagé à réformer l’administration publique héritée de l’ex-Yougoslavie, engageant des réductions d’effectifs sans reclassement dans d’autres secteurs, entraînant de facto la précarisation de milliers de personnes. Les mesures d’austérité imposées par les experts de la troïka ont au contraire enfoncé un peu plus la Croatie dans la crise.  

 

La perspective de trouver des hydrocarbures dans la mer Adriatique est la seule bonne nouvelle. Le bénéfice financier espéré pourrait être une belle manne pour remplir les caisses de Zagreb, mais l’exploitation commencerait dans le meilleur des cas dans une dizaine d’années. Et les travaux ne seront pas gratuits.

 

Pour les libéraux, l’objectif est en tout cas atteint : « nous avons obtenu des frontières sans douanes, de nouveaux passeports et des frais d’itinérance moins coûteux. Mais seul le gouvernement croate peut encore initier les changements que les citoyens attendent vraiment… L’Union européenne n’est pas une baguette magique mais attend un partenaire sérieux, en mesure d’expliquer précisément ce dont il a besoin, pour quelles raisons et de quelle façon il entend l’obtenir. Mais pour cela, il faut engager des réformes et cela fait des décennies que la Croatie attend leur mise en œuvre. »

 

Les membres du gouvernement de Zoran Milanović, Premier ministre depuis 2011, clamaient en chœur il y a encore peu de temps que les Croates pariaient sur d’importants bénéfices à long terme de leur entrée dans l’Union européenne, tout en acceptant les conséquences négatives à court terme. Lors des dernières élections européennes, seuls 20,84 % des électeurs avaient pris part au vote, ridiculisant le sens même du scrutin. Et le sentiment de subir, à peine entré dans l’antre bruxellois, le sort de la Grèce, de l’Espagne, du Portugal et de Chypre a certainement refroidi les ardeurs. En Croatie, le rêve européen s’est transformé en cauchemar.

Capitaine Martin

 

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Jeudi 17 juillet 2014 4 17 /07 /Juil /2014 20:48
 
  L’Europe est à cours d’argent
 

Y’a plus de sous, il manque 4,6 milliards pour entretenir ce « rêve » qui nous a été vendu à grands coups de propagande, et au final, le fiasco  n’en est que plus retentissant! Il y aurait bien une solution, en faisant payer les américains pour tous les actes d’espionnage et d’ingérence, cela renflouerait un peu les caisses… ;)

L’Union européenne a besoin d’urgence de 4,7 milliards d’euros pour continuer à payer ses factures, est-il ressorti mercredi d’un débat à Strasbourg lors duquel les eurodéputés ont à nouveau déploré les problèmes budgétaires récurrents des institutions européennes.

Le problème se pose depuis des années. Les Etats membres coupent systématiquement dans les budgets européens, ce qui fait que la Commission européenne n’a pas assez d’argent pour payer les factures des projets que les Etats membres ont eux-mêmes approuvés. Les factures impayées sont reportées à l’année budgétaire suivante et représentent désormais un montant total de 23 milliards d’euros.

Cette année, les eurodéputés ont tiré la sonnette d’alarme avant même les congés d’été. Ils ont lancé mercredi un appel aux Etats membres pour voter en urgence un budget complémentaire de 4,7 milliards d’euros. Cela doit permettre de combler les trous dans plusieurs rubriques budgétaires telles que la politique de cohésion (3,3 milliards d’euros), les programmes de recherche et d’emploi (587 millions d’euros) ou la politique étrangère (651 millions).

Le manque d'argent signifie entre autres que le financement de l'aide humanitaire aux réfugiés syriens est menacé. Le programme d'échange Erasmus est concerné aussi. La commissaire européenne Androulla Vassiliou a également souligné les conséquences pour les PME qui ont participé à des projets européens, ont consenti des frais et attendent maintenant des paiements de l'Europe.

7sur7

 

Source: Journaux

17-07-2014 - 18:14 Dernière mise à jour 17-07-2014 - 18:14

 

 

Par Tourtaux - Publié dans : Europe - Communauté : Syndicalisme
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Jeudi 17 juillet 2014 4 17 /07 /Juil /2014 00:17

La Finlande refuse de suspendre sa coopération transfrontalière avec la Russie

Dossier: Sanctions contre la Russie

Le premier ministre finlandais Alexander Stubb
21:16 16/07/2014
MOSCOU, 16 juillet - RIA Novosti

Le premier ministre finlandais Alexander Stubb n'a pas soutenu l'idée de suspendre la coopération transfrontalière entre l'Union européenne et la Russie en représailles à la position de Moscou sur les événements en Ukraine, a annoncé mercredi la chaîne de radio et de télévision Yle. 

Evoquant les informations des médias finlandais concernant une suspension éventuelle de la coopération transfrontalière avec la Russie, M. Stubb a écrit sur sa page Facebook: "J'ai l'impression que les discussions portant sur les sanctions éventuelles prennent une tournure trop vive dans la presse. Or, nous devons faire preuve de retenue". 

En 2009, la Russie et l'UE ont signé des accords prévoyant le financement de cinq programmes de coopération transfrontalière. Ces programmes - dont le budget se chiffre à 437 millions d'euros - réunissent la Finlande, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie et la Pologne.  

Selon Yle, la Finlande doit recevoir 200 millions d'euros dans le cadre de son programme échelonné sur sept ans. Il s'agit de développer la coopération  avec la Russie, y compris dans le domaine de l'éducation.

 

Par Tourtaux - Publié dans : Europe - Communauté : Syndicalisme
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