Europe

Jeudi 30 octobre 2014 4 30 /10 /Oct /2014 20:27

Norman Finkelstein : «L’Europe en a marre de payer les factures des destructions israéliennes à Gaza»

Article | 30. octobre 2014 - 17:35
Norman Finkelstein. D. R.
Norman Finkelstein. D. R.
La Suède vient de franchir le pas, en reconnaissant aujourd’hui officiellement l'Etat de Palestine. «C'est un pas important qui confirme le droit des Palestiniens à l'autodétermination», assure la ministre des Affaires étrangères, Margot Wallström. Le politologue américain et spécialiste du Moyen-Orient, Norman Finkelstein, explique les raisons de cette reconnaissance qui a surpris plus d’un. Dans une intervention diffusée sur la chaîne russe Russia Today, face au journaliste israélien Amir Oren, il pense qu’il y a deux raisons principales à cela. La première est le dernier massacre perpétré par Israël à Gaza. «Les Européens en particulier, affirme-t-il, sont maintenant las de ces massacres qui se produisent régulièrement : l’un en 2008-2009, l’opération «Plomb durci», l’autre en 2012, l’opération «Pilier de défense», et maintenant cette dernière explosion de furie israélienne, l’opération «Bordure protectrice». Ils en ont également assez, car tandis qu’Israël détruit, ravage et saccage, c’est l’Europe qui est censée prendre en charge les factures et payer la note régulièrement», explique-t-il. Et d’enchaîner : «Israël a cette étrange conception selon laquelle les seules personnes au monde qui méritent des réparations pour les crimes qu’ils ont subis sont les Israéliens ou les juifs, alors que pour les crimes qu’ils infligent régulièrement aux Palestiniens, ceux de Gaza en particulier, les factures doivent être payées par d’autres pays, notamment européens». La seconde raison est, selon Finkelstein, l’effondrement de l’initiative de paix de John Kerry. Sur ce point, il dira : «Bien que Kerry ait offert à Israël tout ce qu’il souhaitait officiellement, à savoir l’annexion des principaux blocs de colonies et la liquidation de la question des réfugiés palestiniens, Israël refusa l’offre dont les termes lui étaient si favorables.» Répondant aux doutes émis par son interlocuteur, Amir Oren, sur la capacité des Palestiniens à ériger un Etat fort et à garantir la sécurité d’Israël, le politologue américain estime que «les termes qui doivent résoudre le conflit ne sont pas ce que les Israéliens veulent, pas plus d’ailleurs que ce que les Palestiniens veulent, mais bien ce que dit le droit international». «Israël, explique-t-il, n’a droit qu’à ses frontières basées sur celles d’avant la guerre de juin 1967. Les colonies qu’Israël a implantées dans les territoires occupés, y compris les principaux blocs de colonies, sont illégales d’après le droit international. Plus encore, d’après le Statut de Rome, elles constituent un crime de guerre», assène-t-il. Sur la récente prise de conscience de la communauté internationale sur la question du Proche-Orient, Finkelstein s’en réfère aux débats de la Chambre des communes britannique, où tous les députés parlent des colonies israéliennes que Tel-Aviv persiste à étendre. «Les actions montrent que jour après jour, Israël persiste à étendre les colonies et à commettre, d’après les termes du droit international, des crimes de guerre», insiste-t-il encore une fois. Il rappelle qu’Israël «n’a jamais accepté un Etat Palestinien dans toute la Cisjordanie incluant Jérusalem-Est et Gaza, ce que le droit international détermine comme le territoire réservé à l’autodétermination des Palestiniens». Remettant en cause l’idée reçue selon laquelle Israël se serait retiré de Gaza, Norman Finkelstein juge que si tel était le cas, il n’y aurait pas eu de blocus sur la bande. C’est pour toutes ces raisons que les Suédois, les Français, la Chambre des communes britannique «agissent de cette manière». «Il est absolument évident, dira-t-il, que cet Etat n’a pas la moindre intention, alors que nous approchons de la date anniversaire d’un demi-siècle, d’accorder aux Palestiniens leur droit à l’autodétermination». Il accuse l’actuel gouvernement israélien d’avoir déclenché les hostilités en mai dernier, rien que pour saborder l’accord de réconciliation entre le Hamas et l’Autorité palestinienne à Ramallah ; la même tactique utilisée contre le Fatah dans le passé. «Ce sont les offensives de paix palestiniennes, et non l’extrémisme, qu’Israël exècre le plus», résume-t-il. Finkelstein conclut son intervention en appelant à déclarer l’occupation des territoires palestiniens «illégale selon le droit international» et à mettre en demeure Israël «du fait que s’il continue à violer le droit international, des sanctions vont être imposées».
R. Mahmoudi

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Mardi 28 octobre 2014 2 28 /10 /Oct /2014 09:33

 

Transmis par Marie-Ange Patrizio

 

 

 

L’art de la guerre

 

La puissance de Rome sur les mers

 

Manlio Dinucci

 

Le porte-avion Garibaldi, remis à neuf dans l’Arsenal de Tarente, restera en service pendant au moins 7/8 autres années. Les travaux de modernisation, qui ont concerné la quasi totalité des postes et des structures du navire, ont coûté plus de 10 millions d’euros. Il semble donc que soit renvoyée la vente du navire à l’Angola, dont le gouvernement, dans un pays où environ la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, aspire à devenir le premier en Afrique à posséder un porte-avions. Le vrai business, dans la vente du Garibaldi, consisterait dans les contrats que l’acquéreur stipulerait avec des entreprises italiennes pour gérer ses systèmes sophistiqués.

Le Garibaldi, long de 180 mètres et avec un équipage de 600 militaires, réalisé dans les années 1980 comme porte-hélicoptères, est devenu porte-avions dix ans après avec l’embarquement de chasseurs Harrier, destinés à être remplacés par les futurs F-35B du nouveau porte-avions Cavour. Le Garibaldi -indique la Marine militaire- a joué un rôle fondamental, comme navire amiral de la flotte, dans toutes les principales « missions internationales », de la Somalie à la Yougoslavie, de l’Afghanistan au Liban, jusqu’à l’ « Opération Unified Protector » en Libye en 2011. Il a ainsi contribué à « élever l’Italie à un rang et à un prestige international qui auparavant avaient été l’apanage exclusif de quelques rares autres pays ».

Le Garibaldi, aujourd’hui modernisé, continue à être « un précieux instrument stratégique de capacités opérationnelles élevées, en mesure de se mobiliser avec un préavis minimal ». Pour certaines opérations il est préférable au Cavour, le nouveau porte-avions avec un pont d’envol de 220x34mètres et un grand hangar pour accueillir aussi bien des bombardiers que des véhicules d’assaut terrestres.

Le Cavour, dont le coût (futurs F-35 compris) se monte à 3,5 milliards d’euros, coûte 200mille euros par jour en navigation et 100mille quand il est à quai. C’est pour cela aussi que pour les bombardements en Libye, en 2011, fut utilisé le Garibaldi dont le coût journalier en navigation est de 130mille euros, à quoi s’ajoute celui des chasseurs embarqués qui coûtent environ 10mille euros par heure de vol. A la guerre contre la Libye participèrent aussi le lance-torpilles Andrea Doria, le navire ravitailleur Etna, les navires amphibies San Giusto, San Giorgio et San Marco ; plus 2 submersibles, 3 frégates, 5 corvettes et 7 patrouilleurs. Certaines de ces unités ont été ensuite utilisées dans l’opération Mare Nostrum, que l’amiral De Giorgi, s’adressant aux équipages, a défini comme « une guerre que nous sommes en train de mener contre la mort en mer, contre les malheurs qui se sont abattus sur les peuples et les gens que vous sauvez ». Malheurs qu’on aurait en grande partie évités si l’Italie n’avait pas participé à la démolition de l’Etat libyen par la guerre.

Pour d’autres guerres on est en train d’outiller la Marine militaire, qui « contribue à la défense des intérêts vitaux du pays » dans la « Méditerranée élargie » qui, dans le cadre de la stratégie USA/Otan s’étend de l’Atlantique à la Mer Noire et, au sud, jusqu’au Golfe persique et à l’Océan Indien. La nouvelle flotte, qu’on est en train de planifier grâce aux 6 milliards d’euros garantis par la Loi de stabilité et à d’autres financements, aura comme structure portante le porte-avions Cavour, ainsi qu’un nouveau grand navire d’assaut amphibie porte-hélicoptères qui remplacera le Garibaldi, 10 frégates lance-missiles Fremm réalisées avec les fonds du Ministère du développement économique (8 déjà financées), plus une vingtaine de nouvelles unités réalisées avec des financements ad hoc.

Même si pour les travailleurs « le poste fixe n’existe plus », comme l’a annoncé Renzi, les préposés à la machine de guerre peuvent être tranquilles. Leur avenir est garanti par d’autres guerres.

 

Edition de mardi 28 octobre 2014 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/la-potenza-di-roma-sui-mari/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

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Samedi 25 octobre 2014 6 25 /10 /Oct /2014 22:51

Samedi 25 octobre 2014     

Europe et lobbiesRenato Soru a fondé Tiscali, le fournisseur d’accès à Internet basé en Sardaigne, région qu’il a présidée de 2004 à 2009. L’homme d’affaires italien est depuis mai 2014 eurodéputé et perçoit à ce titre les émoluments que prévoit une telle fonction : une rémunération mensuelle (avant imposition) de 8.020,53 euros qui, après déduction de l’impôt européen et de la cotisation d’assurance accidents, s’établit à 6.250,37 euros. À l’instar de nos députés nationaux, les députés européens perçoivent différentes indemnités. Ces dernières visent à couvrir les frais qu’ils encourent dans l’exercice de leurs fonctions parlementaires. Ils touchent ainsi une indemnité de frais généraux de 4.299 euros par mois ; cette indemnité vise à couvrir les frais encourus dans l’État membre électeur (comme les frais de gestion du bureau de député, les frais de téléphone et postaux ainsi que l’achat, l’utilisation et la maintenance d’équipements informatiques et télématiques).

Ce n’est pas tout. Les députés doivent souvent voyager à l’extérieur ou à l’intérieur de leur État membre d’élection dans l’exercice de leurs fonctions, mais à d’autres fins que des réunions officielles (par exemple, pour assister à une conférence ou à une visite de travail). À cet effet, pour les activités en dehors de leur État membre d’élection, les députés peuvent bénéficier du remboursement des frais de voyage, de leur hébergement et des dépenses jusqu’à un maximum annuel de 4.243 euros.

Enfin, le Parlement verse une indemnité forfaitaire de 304 euros par jour pour couvrir l’ensemble des autres frais auxquels font face les députés lors des périodes d’activités parlementaires… à la seule condition qu’ils attestent de leur présence en signant un des registres officiels ouverts à cet effet.

Renato Soru est d’autant plus un eurodéputé comblé qu’il rentre en 2000 dans le classement des milliardaires établi chaque année par le magazine Forbes grâce au boom que connaît Internet. Ses indemnités parlementaires font figure d’argent de poche à côté des bénéfices engendrés par Tiscali. Il n’est pourtant pas le seul dans ce cas-là. Et comme lui, près de la moitié des eurodéputés ont en dehors de leurs activités parlementaires des activités qui pourraient influer sur le cours de leur mandat ce qui, bien que n’étant pas illégal, soulèvent des questions sur d’éventuels conflits d’intérêt. C’est d’ailleurs ce qu’a révélé le 13 octobre Transparency International, une organisation qui se consacre à la transparence et à l’intégrité de la vie publique et économique. Pour l’occasion, l’ONG s’est appuyé sur les déclarations d’intérêts financiers que tout eurodéputé doit déposer.

Les nouvelles règles d’éthique imposent ainsi de déclarer leurs activités professionnelles
durant les trois années ayant précédé leur entrée en fonction au Parlement, ainsi que leur participation pendant cette même période aux comités ou conseils d’administration d’entreprises, d’organisations non gouvernementales, d’associations ou de tout autre organisme ayant une existence juridique.

Les cas comme celui de Renato Soru ne manquent pas. Le député européen Guy Verhofstadt est simultanément administrateur indépendant du holding Sofina, administrateur du fonds de pension néerlandais APG et administrateur de l’armateur APX. Ces trois mandats lui ont rapporté en 2013 des revenus bruts respectifs de 130.000, 42.840 et 60.000 euros. Saluons la situation particulière de Nathalie Griesbeck qui gagnerait quelque 33.000 euros par mois dans le cadre des soixante-huit mandats qu’elle exerce. Son assistante parlementaire a rapidement déclaré que Mme Griesbeck avait été désignée par le conseil général de Moselle dans cinquante-cinq organismes en tant que titulaire pour le remplacer, et dans treize organismes en tant que suppléante. « Toutes ces activités sont en outre strictement non rémunérées et exercées au titre du conseil général de Moselle », a souligné l’assistante parlementaire de l’eurodéputée. On est rassurés.

Sur les 751 membres du Parlement européen, 398 (53 %) disposent de revenus en plus de leur traitement de député. Ils gonflent leur salaire annuel d’un montant qui varie entre 5,8 et 18,3 millions d’euros. Transparency International a également constaté des violations au code de conduite des députés en matière d’intérêts financiers et de conflits d’intérêts
 : sept déclarations sont restées entièrement vierges, un eurodéputé a fourni sa déclaration trois mois après l’échéance et quarante-six déclarations indiquent un revenu durant les trois dernières années inférieur à 1.000 euros par mois.

Cet été, la Britannique Sharon Bowles était embauchée par le London Stock Exchange quelques jours à peine après avoir quitté la présidence de la commission parlementaire des affaires économiques et financières. « Elle avait su tisser pendant ses cinq dernières années un réseau impressionnant parmi les dirigeants des grandes institutions financières, et elle ne cachait pas vouloir le faire fructifier par la suite », persifle un ancien collègue de Parlement.

Depuis le début de la crise, les citoyens sont toujours plus attentifs aux scandales liés à la corruption et aux relations entre politiciens et entreprises privées, dans lesquelles ceux-ci occupent souvent des postes importants. On nous assure que la recommandation d’interdire pendant trois ans toute reconversion d’anciens commissaires dans le lobbying figurait dans une étude diligentée par le Parlement européen en 2008. C’était d’ailleurs l’un des engagements de José Manuel Barroso au début de son second mandat.  « Le Président et l’ensemble de la Commission sont parfaitement conscients de leurs responsabilités et promeuvent l’intérêt général au sein de l’Union européenne sans n’autoriser aucune pression extérieure ou intérêt personnel afin d’exercer une influence indue sur le principe de décision », assurait la Commission en février 2010. Force est de constater que ces déclarations n’ont pas beaucoup fait bouger les lignes. Honnêtement, l’Europe sociale, vous y croyez toujours ?

Capitaine Martin

 

 

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Samedi 25 octobre 2014 6 25 /10 /Oct /2014 10:19

 

L'UE est punie pour le désastre ukrainien et l’Amérique se marre…

 

Au lieu d’ajouter un vaste territoire (plus grand que la France) à leur empire sans que ça ne leur coûte un sou, les Européens doivent maintenant déverser de l’argent dans un panier sans fond.

L'union européenne étranglée par le gazoduc, entre la Russie et l'UkraineL’union européenne étranglée par le gazoduc, entre la Russie et l’Ukraine

 

Milan est venu, Milan est reparti [1] [2]. En dépit des déclarations des politiciens sur un accord sur les paramètres, aucune vraie solution à la crise du gaz en Ukraine n’a été trouvée.

Et la neige a commencé à tomber à Moscou. Dans une semaine ou deux sans doute, l’Ukraine suivra.

Voici un résumé de la situation : depuis juin, les Russes disent que le tarif du gaz est de 485 dollars pour 1000 m3, mais qu’ils sont prêts à offrir une remise de 100 dollars, à condition que l’Ukraine commence par payer ses factures de gaz en souffrance. Et il est certain que, vu la manière dont les Ukrainiens se sont comportés dans le passé, les Russes ne leur fourniront à nouveau du gaz que s’il est prépayé. Les Ukrainiens rejettent ces demandes et exigent le juste prix, qui est, selon eux, de 269 dollars (pour les dettes comme pour la future livraison), comme cela avait été négocié en décembre avec le président déchu Viktor Ianoukovytch.

Mais ce prix avait été négocié à une époque où l’Ukraine faisait encore partie de la zone d’influence russe et était l’amie de la Russie. Elle est actuellement une colonie occidentale et les tarifs du gaz sont désormais ceux du marché. Sous la pression des Européens, les Ukrainiens ont offert de payer leur dette sur la base de 320 dollars, en attendant qu’on parvienne à un accord final. Mais les Ukrainiens veulent que ce paiement corresponde aux prochaines livraisons de gaz et non au remboursement de leur dette. Les Russes ont refusé et sont rentrés chez eux.

Alors, que va-t-il se passer maintenant ? La température va chuter et l’Ukraine va souffrir. Ce n’est pas difficile de prévoir ce que le gouvernement ukrainien va faire : il va ponctionner illégalement le gaz destiné à l’Europe, comme il l’a fait en 2009, ce qui forcera les Russes à interrompre les livraisons de gaz à l’Europe, puisqu’elles passent par l’Ukraine. Et comme les Européens, sur ordre de Washington [3], ont stoppé la construction du South-Stream (après tout, on ne veut pas être trop dépendant de la Russie, n’est-ce pas ?), l’Europe dépend maintenant des gazoducs qui traversent l’Ukraine.

Devinez ce qui va arriver ensuite ? L’Europe va être obligée de payer la note ukrainienne. Et c’est bien normal, non ? Il ne faut pas oublier que les politiciens de l’Union européenne, qui sont allés à l’euro-Maïdan jouer les porteurs d’eau de l’Empire étasunien, ont proclamé leur solidarité avec le peuple ukrainien. Eh bien qu’ils paient maintenant ! Et pour le plus grand malheur des contribuables européens !

Au lieu d’ajouter un vaste territoire (plus grand que la France) à leur empire, sans que ça ne leur coûte un sou, les Européens doivent maintenant déverser de l’argent dans un désastre sans issue : la population ukrainienne est quatre fois celle de la Grèce et sa situation économique est bien pire encore. Nous leur souhaitons bonne chance ! D’autant plus que l’Union européenne a détruit ses relations avec la Russie, un de ses marchés les plus importants.

Leurs maîtres américains n’en peuvent plus de rire !

Alexander Mercouris | 22-10-2014
America Laughs as EU Is Punished for Ukraine Disaster  (Traduit par Dominique Muselet pour vineyardsaker.fr)

Notes

[1] Putin’s Power Play: Why Russia Holds the Cards in the Ukraine Crisis (russia-insider.com, anglais, 22-10-2014)

[2] Mini-sommet Asie-Europe à Milan : les pourparlers sur le gaz sont dans l’impasse (vineyardsaker, français, 20-10-2014)

[3] McCain Visits Bulgaria (deepresource.wordpress.com, anglais, 09-06-2014)

Source : Vineyardsaker.fr

 

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Jeudi 9 octobre 2014 4 09 /10 /Oct /2014 16:49

Bientôt des combats entre islamistes et Kurdes en Europe?

 

L’équipe du site

Après une série d'attaques menées hier par la coalition internationale sous l'égide des USA, les combattants de l'organisation terroriste Etat islamique (EI) ont quitté une partie des positions qu'ils occupaient dans la ville kurde de Kobani au nord de la Syrie, écrit jeudi le quotidien Kommersant.

Les Kurdes, menacés par l'EI d'une "éradication totale", ont annoncé qu'ils étaient prêts à "reproduire l'exploit des héros de Stalingrad" pour défendre la capitale de leur autonomie en Irak. Quant aux représentants des diasporas kurdes à l'étranger, ils ont déclaré la "guerre aux doubles standards": ils considèrent l'aide occidentale dans la défense de Kobani comme "insuffisante" et sont persuadés que les USA "ne veulent pas agir au détriment des intérêts de la Turquie". Ce pays est devenu un centre supplémentaire de résistance kurde, qui menace de s'étendre sur toute l'Europe.

Merab Chamoïev, chef de l'Union internationale des associations kurdes, qualifie les frappes aériennes contre les positions de l'EI de "demi-mesures". C'est également l'avis du dirigeant du Kurdistan syrien, Salih Muslim, chef du parti de l'union démocratique, qui s'est opposé hier à une opération terrestre en Syrie mais a demandé à l'Occident de fournir des armes aux Kurdes syriens. Avant cela, Salih Muslim avait formulé la même requête aux autorités turques, mais Ankara avait exclu toute fourniture d'armes aux Kurdes.

Il n'est pas étonnant que le leader des Kurdes syriens se prononce contre une opération terrestre, plus résolument encore que Damas: l'expansion de la lutte contre l'EI se traduirait par une implication active de la Turquie dans les opérations.

Certains experts d'Ankara réfutent ce pronostic et affirment que la Turquie ne peut et ne veut pas faire entrer ses troupes sur le territoire du pays voisin. "La guerre entre l'EI et l'aile militaire du parti de l'union démocratique ne concerne pas la Turquie, mais la Syrie", a déclaré Torgul Ismail de l'Université TOBB d'économie et de technologie d'Ankara. Il a rappelé que les représentants du parti démocratique populaire pro-kurde au parlement turc avaient voté contre la participation de la Turquie aux opérations en Syrie.

Mais c'est loin d'être l'avis de tous les Kurdes résidant en Turquie. L'aile radicale du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) s'est même engagée dans un conflit ouvert avec les autorités turques: une vague d'importantes manifestations frappe le pays depuis mardi. Les membres du PKK dénoncent "la position trop passive d'Ankara vis-à-vis des événements à Kobani".

La récente déclaration du président turc Recep Tayyip Erdogan disant que "le PKK et l'EI représentent le même danger pour le pays" n'a fait que jeter de l'huile sur le feu.

Les affrontements armés entre la police et les jeunes ont fait au moins 15 morts en Turquie.

Un couvre-feu a été instauré dans six provinces de l'est, épicentre des manifestations kurdes. L'armée a été introduite hier dans certains quartiers d'Istanbul et de Diyarbakir – la capitale officieuse du Kurdistan turc.

La confrontation entre les Kurdes et les islamistes se propage également en Europe. Comme ils sont nombreux dans plusieurs pays européens, cela pourrait entraîner des affrontements aussi graves qu'en Turquie sur le Vieux continent.

Source: Agences

09-10-2014 - 13:58 Dernière mise à jour 09-10-2014 - 13:58

 

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Mercredi 8 octobre 2014 3 08 /10 /Oct /2014 12:24

Economie européenne: les Français redoutent une mainmise US (expert)

 

L’équipe du site

L'assistance accordée par Paris aux autorités de Kiev ne trouve pas de soutien au sein de la société française, les Français considérant avec prudence la politique de Bruxelles et redoutant une mainmise américaine sur l'économie européenne, a estimé mardi l'expert russe Alexeï Moukhine.

"Dès le départ, les Français ont observé avec méfiance les démarches de Bruxelles, imposant des sanctions à la Russie et menées sous la houlette des Etats-Unis" a déclaré à RIA Novosti M.Moukhine, directeur général du Centre d'information politique.

Selon un sondage commandé par l'agence Rossiya Segodnya et réalisé par la compagnie ICM, la moitié des Français estiment que la contribution de l'Union européenne à la résolution du conflit en Ukraine devait se limiter à l'envoi d'aide humanitaire, alors que moins de 10% des citoyens de France sont favorables à des livraisons d'armes et à l'octroi de prêts aux autorités de Kiev.

D'après l'expert, les résultats de ce sondage correspondent à l'état d'esprit général au sein de la société française.

"Les Français redoutent un contrôle américain serré sur l'économie européenne, y compris sur l'économie de la France. Les craintes des Français sont faciles à expliquer et à comprendre", a souligné M.Moukhine.

Les résultats d'un sondage similaire de l'ICM parmi les Britanniques ont été publiés lundi. La plupart des Britanniques (85%) ont également estimé que le rôle de l'UE dans le règlement du conflit ukrainien devait se réduire à des livraisons d'aide humanitaire.

Les politologues expliquent ces résultats par le fait que les Britanniques, confrontés à une multitude de problèmes, ne veulent pas s'impliquer dans la situation en Ukraine, préférant accorder une aide humanitaire au lieu de financer les réformes des autorités de Kiev.

Source: Ria Novosti

08-10-2014 - 12:20 Dernière mise à jour 08-10-2014 - 12:20

 

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Dimanche 5 octobre 2014 7 05 /10 /Oct /2014 23:00

L'EI veut envoyer ses djihadistes en Europe (radio)

Dossier: L'Etat islamique (EI)

L'EI veut envoyer ses djihadistes en Europe (radio)
15:58 05/10/2014
BERLIN, 5 octobre - RIA Novosti

Les chefs de l'organisation terroriste Etat islamique (EI) projettent d'envoyer en Europe des djihadistes déguisés en réfugiés, annonce dimanche la radio Deutsche Welle.

Ce sont les services de renseignement américains qui l'ont appris en déchiffrant des entretiens codés de chefs de l'EI. Les écoutes ont permis d'apprendre notamment que les groupes de djihadistes étaient interdits de se déplacer en avion en raison des contrôles rigoureux dans les aéroports.

Selon les écoutes, des groupes composés de quatre djihadistes, doivent arriver en Turquie parmi de très nombreux réfugiés en provenance de la Syrie. Ensuite, munis de faux passeports, ils devront se rendre dans les pays de l'Europe occidentale, dont l'Allemagne.

"Ils (djihadistes) sont envoyés sur le continent pour préparer des attentats et des attaques", indique la Deutsche Welle.

Selon les experts, il sera extrêmement difficile de dépister les djihadistes dans les foules de réfugiés traversant la frontière turco-syrienne, ajoute la Deutsche  Welle.

 

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Vendredi 26 septembre 2014 5 26 /09 /Sep /2014 13:40

Transmis par Beatrix

 

Déconnexion Swift de la Russie : les députés européens sont bien devenus fous…


Minuit: l'heure de la nausée.

L'UE et consorts réécrivent l'histoire dans laquelle ils accusent la Russie de tous les méfaits qu'ils ont eux-même produits.
A lire ce bréviaire de la haine contre la Russie, donne des nausées irrépressibles.
Cette UE cornaquée par les USA et l'Allemagne tout autant hypocrite est en train de courir à sa perte totale. Les nations seront irrécupérables, elles deviendront des localités dévastées et sans pouvoirs dans des régions déstabilisées. Et par leurs propres fautes!
Ce qu'elle est en train de commettre est inqualifiable: tuer l'adversaire  puis se suicider.

Petite parenthèse. Pourquoi j'associe l'Allemagne aux USA?
Parce que ce sont ces deux démons qui ont fait la deuxième guerre mondiale ensemble. Bien sûr, les gens qui ne se documentent pas et qui se contentent d'un manuel scolaire d'histoire ou qui lisent les "Histoires d'Amours de l'Histoire de France", méconnaissent les dessous de ce que vivaient leurs propres parents et grands-parents.
Il faut lire "La Collaboration" de Ben Urwand.  On verra alors qu'on nous a scientifiquement menti depuis septante ans.

http://www.spiegel.de/kultur/kino/us-historikerstreit-hollywood-soll-mit-hitler-kooperiert-haben-a-907864.html
Je ne sais pas s'il y a une traduction en français, je l'ai lu en allemand. Je crois qu'il existe une version anglaise.

Qu'attendent certains gouvernements déjà si mal traités pour sortir de ce piège qui condamne leur peuple à mourir à petit feu de spoliation en saignées. L'UE est un immense Gaza. Les gens ne s'en sont pas encore rendus compte mais pour combien de temps encore?
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Jeudi 18 septembre 2014 4 18 /09 /Sep /2014 21:35

Finlande/centrale nucléaire russe: le gouvernement donne son feu vert

20:47 18/09/2014
MOSCOU, 18 septembre - RIA Novosti

Le gouvernement finlandais a donné jeudi son feu vert à la construction de la centrale nucléaire Hanhikivi-1 avec le concours du groupe nucléaire russe Rosatom, rapporte le site du gouvernement.

Dix ministres ont approuvé le projet de la centrale, alors que sept membres du gouvernement ont voté contre. Le projet sera soumis au parlement finlandais.

Le premier ministre finlandais Alexander Stubb a antérieurement déclaré que la Finlande poursuivrait sa coopération avec la Russie dans le nucléaire civil malgré les sanctions européennes contre Moscou. 

L'électricien finlandais Fennovoima et Rusatom Overseas, filiale de Rosatom chargé des projets à l'étranger, ont signé en décembre 2013 un contrat prévoyant la construction de la centrale nucléaire Hanhikivi-1 à Pyhäjoki, au bord du golfe de Botnie. Les deux sociétés ont adopté un calendrier des travaux et des mécanismes de financement. 

Aux termes d'un accord signé en mars dernier, RAOS Voima Oy, filiale de Rusatom Overseas, détiendra 34% du capital investi dans le projet dont le coût s'élève à environ 5 milliards d'euros, selon les médias.

La centrale sera équipée d'un réacteur à eau sous pression de 1.200 MW de conception russe, conforme aux normes de l'AIEA et de l'UE. Le projet sera entièrement adapté aux normes finlandaises en matière de sécurité nucléaire que les experts considèrent comme les plus strictes au monde.

 

  
 
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Jeudi 18 septembre 2014 4 18 /09 /Sep /2014 21:09

Slovaquie: pas de bases de l'Otan dans le pays (chef de la diplomatie)

Dossier: Renforcement de la présence de l'Otan en Europe

Slovaquie: pas de bases de l'Otan dans le pays
19:20 18/09/2014
PRAGUE, 18 septembre - RIA Novosti

Il n'y aura pas de bases de l'Otan en Slovaquie, a déclaré jeudi lors d'une réunion de la commission des affaires internationales du parlement slovaque le chef de la diplomatie du pays Miroslav Lajčák, cité par son porte-parole Peter Susko dans un entretien avec RIA Novosti.

"Miroslav Lajčák a indiqué aux députés que des bases permanentes de l'Otan ne seraient pas déployées en Slovaquie. Le pays a proposé à l'Alliance des services logistiques, notamment un entrepôt militaire dans les environs de la ville de Poprad", a raconté M.Susko.

Auparavant, dans le courant de ce mois de septembre, le premier ministre slovaque Robert Fico a déclaré qu'il aurait préféré se retirer définitivement de la politique que d'accepter le déploiement d'une base de l'Otan dans le pays.

 

 
Par Tourtaux - Publié dans : Europe - Communauté : Syndicalisme
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