Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 18:53

 

Par Samer R. Zoughaib

De Hama à Daraa en passant par les montagnes du Qalamoun et la province de Quneitra, l'Armée arabe syrienne progresse sur tous les fronts, infligeant aux groupes terroristes de lourdes pertes, en hommes et en matériels.


L'Armée arabe syrienne a repris, jeudi 23 octobre, le contrôle de la ville de Morek, dans la campagne du Nord de Hama, considéré comme un bastion imprenable du «Front qaïdiste al-Nosra». Ce succès est le couronnement de deux mois de combats, dans cette région, où les groupes extrémistes avaient lancé une vaste offensive dans le but de prendre la ville stratégique à majorité chrétienne de Mhardé, aurait permis de menacer l'aéroport militaire de laL’Armée syrienne progresse sur tous les fronts ville de Hama, chef-lieu de la province portant le même nom, dans le centre de la Syrie. Mais les terroristes ont non seulement échoué à prendre Mhardé, mais ils ont aussi perdu la ville de Helfaya et des dizaines d'autres villages, avant d'être écrasés à Morek, leur principal bastion, qu'ils contrôlaient entièrement depuis 9 mois.

Les pages de la «rébellion» syrienne sur les réseaux sociaux ont révélé que pour la seule journée de jeudi, les extrémistes ont eu 200 morts et des centaines de blessés à Morek. Ces pertes s'ajoutent aux centaines de tués tombés lors de cette bataille, qui dure depuis des semaines. Dans leur fuite désespérée, les terroristes ont laissé sur place un grand nombre de véhicules militaires et des dépôts d'armes et de munitions. Signe de l'effondrement du moral des extrémistes, les pages leur appartenant sur les réseaux sociaux ont échangé des accusations de trahison et de lâcheté, faisant assumer au «Front des révolutionnaires de Syrie», au «Mouvement Hazm» et aux brigades «Al-Rahmane» et «Cham» la responsabilité de cette défaite.

 

Un revers personnel pour Al-Joulani


La prise de Morek par l'Armée arabe syrienne est importante à plus d'un égard. D'abord, elle permet aux troupes gouvernementales d'éloigner tout danger de la ville de Hama et de renforcer leur l'emprise sur la province, limitrophe des campagnes d'Idleb et d'Alep. Ensuite, elle ouvre la voie vers le désenclavement de deux grandes bases de l'armée, Wadi al-Deif et Hamidiyé, encerclés par les terroristes à Idleb. Elle permet, enfin, de couper ou de perturber sérieusement les lignes de ravitaillement des terroristes vers la frontière turque ou vers la localité de Salma, dans les montagnes de Lattaquié.
La progression de l'armée syrienne à Hama constitue, en outre, un revers personnel pour le chef du «Front al-Nosra», Abou Mohammad al-Joulani, qui est à la recherche de victoires sur le terrain pour rehausser son prestige face aux autres groupes terroristes, notamment «Daech». Le religieux saoudien Abdallah Mouheissni avait même révélé que Joulani était venu en personne dans la province de Hama pour haranguer ses troupes et les encourager à mener cette bataille jusqu'au bout.
Dans le même temps, l'armée syrienne poursuit sa stratégie d'encerclement des quartiers Est d'Alep, tenus par les terroristes. L'ouest de la ville est déjà sous le contrôle de l'armée et celle-ci est en passe de refermer l'étau sur les groupes déployés à l'Est, qui seront privés de tout ravitaillement et renforts.

 

L'Armée ouvre des fronts à Deraa


A Deraa, dans le sud de la Syrie, il semble que l'armée syrienne soit parvenue à stopper l'avancée des extrémistes, qui avaient réussi à prendre certaines régions à Quneitra, dans le Golan, avec l'aide de la Jordanie et d'«Israël». Alors que les «rebelles» tentent de s'emparer depuis une semaine du point de passage de Nassib, à la frontière syro-jordanienne, l'Armée arabe syrienne a lancé une offensive contre la localité stratégique de Atman, considérée comme la porte de Deraa. Des sources proches des groupes extrémistes, citées par la presse arabe, affirment que l'éventuelle prise de Atman par les troupes gouvernementales marquerait un renversement dramatique de la situation en faveur de l'Etat syrien. Pour appuyer les troupes au sol, l'aviation syrienne a lancé, ces dernières heures, une série de raids aériens contre les positions des «rebelles», dans les localités de Ajami, Tafas, Tell Chehab et Mezeirib, dans la campagne de Deraa.
Dans le même temps, l'aviation syrienne est entrée en action contre des groupes terroristes près de la localité de Beit Jinn, sur le flanc du Mont Hermon (Jabal al-Cheikh), non loin de la frontière libanaise. Dans ce secteur, les terroristes jouissent du soutien actif des «Israéliens».
Toujours du côté de la frontière syro-libanaise, les groupes terroristes, affiliés notamment à al-Nosra, poursuivent leurs attaques désespérées dans une tentative de désenclaver leurs positions à l'approche du froid de l'hiver. L'armée syrienne a ainsi repoussé, jeudi, des attaques dans les régions de Flita et Assal al-Ward, infligeant des dizaines de morts aux assaillants, qui ont abandonné dans leur retraite précipitée une grande quantité de matériel. L'objectif des terroristes était de prendre le point de passage de Zamarani, dans l'espoir d'assurer des lignes de ravitaillement. Leurs échecs répétés dans cette région semblent avoir provoqué des divisions dans les rangs des terroristes, qui échangent des accusations, et en viennent parfois à se battre entre eux. 

Source : French.alahednews

http://www.french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=13153&cid=324#.VEqC0ckeqXs

 

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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 18:40

vendredi, 24 octobre 2014 09:59

Irak/Babylone: le Hezbollah lance son offensive !!

Irak/Babylone: le Hezbollah lance son offensive !!

IRIB- Les forces irakiennes, dominées par les combattants du Hezbollah d'Irak,
ont lancé, ce vendredi, leur vaste offensive contre les régions du Nord de la province de Babylone. Baptisée "Achoura", l'offensive, selon le site Al-Masala, est destinée à "nettoyer " les régions du Nord de cette province de la présence des terroristes de Daesh. Les forces de sécurité, secondées par les avions et les hélicoptères de l'Armée de l'Air, ont réussi, ce vendredi, à libérer la localité d'al- Fazeliya et d'Al-Zalouya, situées à Jaraf al-Saqar, au Nord de Babylone. Dors et déjà, des centaines de corps sont localisés, dans cette région, et les forces irakiennes traquent les terroristes et s'apprêtent à gagner le coeur de cette province. Jaraf al-Saqar est située à 60 kilomètres au Sud-Ouest de Bagdad, et il possède une population de 50.000 âmes. C'est une localité stratégique, dans la mesure où elle est située, dans le triangle sécuritaire Bagdad/Babylone/Al-Anbar/Karbala. Les combats sont d'une violence inouie et quelques 60 terroristes de Daesh ont, déjà, été tués.
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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 18:19

vendredi, 24 octobre 2014 05:29

"Mistral" :La Russie va poursuivre la France en justice

"Mistral" :La Russie va poursuivre la France en justice  
IRIB- La Russie poursuivra la France en justice et demandera une indemnisation, si les porte-hélicoptères "Mistral" ne sont pas livrés, en vertu du contrat, a indiqué aux journalistes, le Chef de l’administration du président russe, Sergueï Ivanov.

«Ce n’est pas, à Moscou, mais, à Paris, de décider, si le contrat sera réalisé ou non. Nous entretenons avec la France des relations, depuis très longtemps, et nous ne voulons pas sacrifier nos intérêts mutuels, à long terme, au profit des circonstances», a souligné Ivanov.

En septembre, la France a, de nouveau, menacé de suspendre la livraison des porte-hélicoptères, de type "Mistral", motivant cette décision par la crise, en Ukraine. Moscou et Paris ont signé un contrat, d'une valeur de 1,6 milliard de dollars, en 2011, aux termes duquel la France doit livrer le premier vaisseau porte-hélicoptères de classe "Mistral" à Moscou, en octobre ou novembre de cette année, et le second, en 2015.

En septembre, la France a suspendu la livraison du premier bâtiment de guerre, expliquant que "les conditions n'étaient pas réunies", selon la formule de François Hollande. M. Ivanov a expliqué que Moscou était réticente à l'idée de gâcher les relations entre la Russie et la France et de sacrifier leurs intérêts mutuels, à long terme, pour cause d'objectifs politiques.

 

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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 18:05

Responsables US: Kobané n’est plus sur le point de tomber, Daesh bloqué

 

L’équipe du site

Les tentatives de Daesh (EI) de s'emparer de la ville syrienne de Kobané ont été bloquées et les combattants kurdes devraient pouvoir résister avec l'aide des frappes aériennes de la coalition, ont décalaré jeudi des responsables américains.

Les lignes de front entre Daesh et les forces kurdes n'ont pas bougé depuis une semaine et "je pense que les défenseurs kurdes (...) vont être en mesure de résister", a souligné un responsable américain du Pentagone sous le couvert de l'anonymat.

"Si vous regardez ce qui s'est produit depuis une semaine et demie, la ligne de front à Kobané n'a presque pas bougé", a affirmé un responsable du Commandement militaire américain chargé de la région (Centcom).

Celui-ci a décrit "une bataille de rue" sur le terrain, avec des pâtés de maison qui changent de main de temps en temps.

Les responsables américains du Centcom s'attendent ainsi à ce que l'assaut des takfiristes se poursuive.

Les frappes de la coalition ont tué en un mois plus de 500 takfiristes en Syrie, essentiellement des membres de Daesh qui a encore avancé jeudi à Kobané, où les combattants kurdes attendent les renforts promis par le Kurdistan irakien.

 

L'armée irakienne pas encore prête à lancer une offensive majeure


Cependant, selon les prétentions des responsables américains, l'armée irakienne serait encore loin d'être prête à lancer une offensive majeure contre Daesh.

Les forces de sécurité irakiennes sont en mesure de lancer des attaques de petite ampleur contre Daesh mais elles ont besoin de temps avant d'être prêtes pour des opérations plus importantes, même avec l'aide aérienne fournie par la coalition internationale.

"Ils ont la capacité de lancer (cette contre-attaque), il s'agit d'une question de mois, pas d'années", a dit l'un de ces responsables sous couvert d'anonymat, précisant toutefois que ce ne serait "pas imminent".

Interrogé sur quand les soldats irakiens seraient en mesure de lancer une opération pour reprendre la ville de Mossoul, ce responsable a estimé que cela pourrait prendre un an.

Des responsables américains du Commandement militaire chargé de la région (Centcom) ont convenu que le rythme des frappes aériennes en Irak était limité car l'armée irakienne ne se déplace pas beaucoup et reste surtout en position défensive.

Source: Agences

 

24-10-2014 - 09:13 Dernière mise à jour 24-10-2014 - 09:13

 


 

Par Tourtaux - Publié dans : Syrie - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 17:49

  jeudi 23 octobre 2014

 

LA PSYCHOSE DU TERRORISME S’EMPARE DES CANADIENS



  
Depuis le 11 septembre 2001, les terroristes sont devenus des ennemis dangereux qu’il faut abattre, de véritables cancers qu’il faut extirper de nos sociétés. Toutefois, il faut bien le reconnaître, tant qu’ils ne nous atteignent pas, ils nous laissent plutôt indifférents, mais dès qu’ils nous frappent, nous en devenons obsédés. De cela, nos gouvernements et ceux qui dirigent le monde en sont bien conscients. Pour que les populations les suivent dans les guerres qu’ils mènent, il faut qu’elles éprouvent ce que peut représenter pour eux la menace du terrorisme.
Le peuple américain et le monde dans son ensemble se souviennent de ces quatre avions de passagers pris en otages, dont deux sont allés s’écraser sur les tours jumelles, tuant ainsi plus de 3000 personnes, un troisième sur les murs du Pentagone et le dernier, écrasé dans un champ de Pennsylvanie. Une quadruple tragédie qui a marqué un tournant dans l’histoire des guerres. L’humanité, désormais soumise aux menaces d’ennemis invisibles qui peuvent surgir à n’importe quel moment et de n’importe où, ne peut plus être la même. La peur et l’insécurité deviennent parties d’elle-même. N’a-t-on pas déjà tout dit sur l’atrocité et la violence fanatique de ces terroristes?
Je me souviens de l’intervention , ce 11 septembre 2001, de Georges W Bush, alors président des États-Unis
« Bonsoir. Aujourd'hui, nos concitoyens, notre mode de vie, notre liberté même ont été attaqués dans une série d'actes terroristes meurtriers et délibérés. Les victimes étaient dans des avions ou dans leur bureau : secrétaires, hommes et femmes d'affaires, militaires et officiers, pères et mères, amis et voisins. 

Des milliers des vies ont soudainement pris fin par les actes ignobles et maléfiques de la terreur. 

Les images des avions s’écrasant dans des bâtiments, des incendies, d’énormes structures s'effondrant nous ont remplis d'incrédulité, d’une tristesse terrible et d’une colère silencieuse, mais inébranlable. 

Ces massacres ont été planifiés pour précipiter notre nation dans le chaos et la retraite. Mais ils ont échoué. Notre pays est fort. Un grand nombre de personnes s’est mobilisé pour défendre notre grande nation. 

Les attaques terroristes peuvent secouer les bases de nos plus grands bâtiments, mais elles ne peuvent pas toucher les fondements de l'Amérique. Ces actes brisent l'acier, mais ils ne peuvent pas entamer celui de la détermination américaine. »
Ainsi, l’Amérique, ce bastion des libertés et de la démocratie, a trouvé son détonateur lui permettant de pour pourchasser dans tous les coins du monde ces terroristes pour les arrêter et les juger des crimes commis. Des bombardiers gonflés de bombes et des milliers de soldats sont partis pour combattre ces terroristes d’abord en Afghanistan et au Pakistan, puis en Irak, en Libye et maintenant de nouveau Irak et en Syrie. Rien n’allait ébranler cette détermination de l’Amérique à chasser et détruire dans tous les coins du monde ces forces du mal, véritable cancer pour l’Humanité.
Dans ces interventions pour sauver l’Humanité, des centaines de milliers de personnes, hommes, femmes et enfants ont été tués. Plus nombreux encore furent ceux et celles qui ont été blessés, amputés d’un membre ou abandonnés dans leur sang. Ces images, malheureusement, n’ont pas percé les écrans de nos télévisions et les pages de nos journaux. Ce fut grâce aux réseaux d’information alternative que nous avons pu découvrir les horreurs que toute guerre entraîne avec elle. Si nous n’hésitons pas, avec raison, à dénoncer la cruauté avec laquelle les terroristes assassinent de sang-froid des personnes innocentes, nous sommes plutôt discrets pour parler des victimes innocentes qui tombent sous les balles de nos soldats ou qui meurent sous les bombes de nos avions. La participation du Canada contre le gouvernement libyen a fait plus de 100 000 morts avec les bombardements, faussement appelés humanitaires.
A-t-on pensé, ne serait-ce qu’une seule fois, à ce que ces gens ressentent lorsqu’ils voient arriver des armées étrangères avec tout leur arsenal militaire pour y faire régner dans leur pays des lois qui ne sont pas les leurs? Ces gens qui dénoncent ces guerres atroces et meurtrières, dans leur pays ne sont-elles pas comme vous et moi qui dénonçons ces terroristes qui viennent semer la terreur dans notre propre pays?
Se peut-il que les populations que nous sommes soient manipulées de manière à ce que nous consentions toutes les dépenses voulues pour aller combattre des terroristes comme c’était le cas au siècle dernier avec les communistes? J’en fais évidemment une question pour laquelle des réponses doivent être apportées. Déjà, les analyses sur ce qui s’est passé le 11 septembre 2001 démontrent que les terroristes ne peuvent pas être les seuls responsables de cette tragédie. D’autres forces occultes, intéressées à ce que ces actes terroristes se produisent, y sont également pour quelque chose. Nous n’en sommes plus avec des théories du complot, mais avec des faits, mettant en évidence les mensonges que contient le Rapport officiel sur le 11 septembre 2001.   Sur la photo, on voit l’ex-candidat républicain à la présidence des Etats-Unis en compagnie de terroristes quelque part en Syrie. On peut bien se demander ce qu’ils faisaient avec ces terroristes que son propre gouvernement veut éliminer. Pour en savoir plus lisez ceci.
Plus passent les années, plus on réalise que certains évènements, attribués à des terroristes,  n’auront été que des mises en scène de nos gouvernements pour conditionner l’opinion publique à la nécessité de faire la guerre sous la bannière de la lutte contre le terrorisme. C’est effectivement le cas pour le 11 septembre 2001. C’est dire que lorsque le président Bush a pris la parole ce jour-là, il savait lui que derrière ces actions terroristes il y avait des intervenants gouvernementaux qui en avaient fait la planification. Une forme de manipulation contre laquelle nous devons tous nous prévenir.
En ce 22 octobre 2014, c’est au tour de M. Harper de partager avec le peuple canadien sa douleur et de dénoncer l’horreur avec laquelle ces terroristes tuent froidement leurs victimes.

 
 « Le Canada n'est pas à l'abri de ce type d'attaque que nous avons vu ailleurs dans le monde », a-t-il souligné, ajoutant : « nous ne serons pas intimidés, le Canada ne sera pas intimidé ».
M. Harper a par ailleurs indiqué qu'il aura plus d'information sur le « terroriste et ses possibles complices » dans les prochains jours.
Le premier ministre a terminé son allocution en affirmant que le Canada redoublera ses efforts pour lutter, avec ses alliés, contre le terrorisme. »
Qui sait si dans les jours, les semaines, les mois ou les années qui viennent, nous n’allons pas découvrir que ces actions terroristes, à l’exemple de celles du 11 septembre 2001, avaient été planifiées par des intervenants de certaines agences gouvernementales.
À partir du moment où certains pays ont utilisé ce stratagème pour mobiliser leur opinion publique à la guerre, ce dernier devient également possible pour le Canada. Les propos rassurants d’un premier ministre ne sont plus suffisants pour convaincre la population. De fait, les Canadiens ne commencent-ils pas à se poser des questions sur les milliards de dollars investis dans des guerres alors qu’aucun pays ne le menace? Ils se demandent de plus en plus pourquoi le gouvernement canadien insiste-t-il autant pour envoyer de ses avions de chasse Cf-18 en Irak. Cette question ne fait pas l’unanimité chez les parlementaires. Le Parti libéral et les Néo démocrates  sont contre.
À ceci, il faut ajouter que depuis quelques jours, certains médias mettent en lumière les dépenses exorbitantes de l’armée canadienne et les coûts astronomiques que représente pour les Canadiens notre participation aux guerres des États-Unis un peu partout dans le monde. Tout ceci se passe dans un contexte économique où le gouvernement coupe dans les programmes sociaux et les services à la population. Il n’est pas surprenant que les Canadiens se demandent pourquoi payer pour des guerres que d’autres déclarent sur la base de leurs intérêts nationaux qui ne sont pas les nôtres. De quoi faire réfléchir les responsables politiques, toujours soucieux du vote de leurs concitoyens pour être réélus.
Je suis évidemment contre toute violence, contre celle des terroristes islamiques et contre celle des terroristes d’État. Pour le moment, il nous est bien difficile de croire nos dirigeants politiques après qu’ils nous aient menti autant de fois dans le passé.  M. Harper n’échappe pas à cette réalité et lui, plus que nous tous, sait les fois où il a menti et manipulé l’opinion des Canadiens pour mieux servir certains intérêts de gouvernements étrangers. La démocratie dont il se fait l’ardent défenseur est celle qui lui permet de gouverner en roi et maître le pays avec moins de 25 % de l’électorat canadien et avec moins de 40 % de ceux et celles qui sont allés voter aux dernières élections. Comme on peut le constater, il s’agit d’une démocratie qui le sert très bien. Il n’est pas évident qu’elle corresponde à celle que le peuple veut.
Encore une fois, il faut lamenter et dénoncer ces tristes évènements non pas pour ce qu’on en dit, mais pour ce qu’ils sont réellement. Une enquête indépendante devra être menée à tous les niveaux des principaux intervenants. Les journalistes d’enquête doivent également se mettre à l’œuvre pour que vérité soit faite.

Pour le moment, que ce soit voulu ou pas, ces deux évènements tragiques, celui de St-Jean sur le Richelieu et celui d’Ottawa, arrivent à point levé pour servir les intérêts militaires du gouvernement canadien dans sa participation aux guerres au Moyen-Orient, en Irak et en Syrie.
Je souhaite que des journalistes sachent poser les bonnes questions pour en savoir toujours un peu plus sur les dessous de ces évènements qui se produisent en ce moment précis où le Parlement canadien décide d’envoyer ses avions Cf-18 et ses soldats à poursuivre la guerre avec son voisin du Sud.
Que les Canadiens et Canadiennes s’abstiennent d’être de ces terroristes d’État qui font, sous de belles apparences de civilité, ce que nous dénonçons, avec raison et passion, chez les terroristes islamiques.
L’Abbé Pierre, ce prêtre ouvrier des années 1950, maintenant décédé depuis quelques années, avait eu des propos passablement durs sur notre terrorisme d’État et sur nous-mêmes.

Voilà ce que cette journée du 22 octobre 2014 m’inspire.
Oscar Fortin
Le 22 octobre 2014
Quelques références sur les budgets et dépenses militaires du Canada

Par Tourtaux - Publié dans : Les Amériques - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 17:35
Des avions US larguent des armes à Daesh en Irak

Le député irakien Sattar el-Ghanem a assuré que des avions américains ont largué des munitions au groupe terroriste de Daesh dans la région de Jaloula assiégée, dans la province de Diyala.  


"Un avion militaire de type 341 a largué trois cargaisons d'armes à Daesh, et ce type d'avion se trouve chez les Américains, les Turcs et les forces de l'Otan", a dit Ghanem dans un entretien à l'agence de presse Wareh.


Cette information survient alors qu'une vidéo a circulé sur les pages de socialisation Facebook montrant le largage par des avions US d'armes, de munitions et des équipements de soutien aux éléments de Daesh présents dans la ville Ain Arabe dans le nord de la Syrie.


Le Pentagone a prétendu avoir ouvert une enquête pour s'assurer de ces séquences vidéo.

Washington a indiqué que le cout de la guerre contre Daesh a dépassé depuis le 8 aout dernier les 424 millions de dollars. Le commandement central US a dit que les avions de combat ont mené trois raids contre le groupe terroriste Daesh dans trois villes irakiennes: Baiji, Mossoul et Falloujah.


L'armée prend le contrôle des villes au nord de Babel


Selon le site d'information Soumaria news, le conseiller médiatique du ministère irakien de la défense Mohammad Askari a dit: "La brigade 31 des opérations de Babel avec le soutien de la population ont pris le contrôle de Jarf el-Sakhr et Rouweiya au nord de Babel, après de violents accrochages ayant fait plus 60 morts dans les rangs de Daesh (Etat islamique, EI).


Une source au commandement des opérations de Babel avait affirmé auparavant que les forces de l'armée sont parvenues à pénétrer dans la localité de Jarf el-Sakhr au nord de la province, soulignant que l'armée avance au centre de la ville des quatre directions.


D'après une source de police dans la province de Babel, 100 miliciens se sont livrés aux forces sécuritaires.


Daesh décapite une femme malade


Pour la première fois, le groupe terroriste Daesh a décapité une femme malade qui a tué un milicien du groupe qui tentait de la violer au nord Est de Baaqouba.


"Une femme trentenaire était dans sa maison lorsqu'un milicien de Daesh a tenté de l'agresser. Elle a réussi à lui arracher le revolver et l'a tué. Mais Daesh a imposé un siège autour de sa maison, a arrêté la femme malade et l'a décapitée. Les terroristes de Daesh ont mutilé son corps", a indiqué une source sécuritaire sous le couvert de l'anonymat.


Cet incident a provoqué l'indignation de la population, vu qu'il transgresse toutes les moeurs et les coutumes.

Source: alalam, alhadathnews

Source: Sites web

24-10-2014 - 18:05 Dernière mise à jour 24-10-2014 - 18:16

 

Par Tourtaux - Publié dans : IRAK - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 17:14

Mobilisation des travailleurs du secteur des transports - Manifestation à Paris le mardi 4 novembre 2014 à 14 heures


mercredi 22 octobre 2014


Plusieurs structures et fédérations CGT appellent les travailleurs du secteur des transport à la mobilisation le mardi 4 novembre prochain. Une manifestation est organisée à Paris, départ 14 heures de la Gare Montparnasse au Ministère des transports. Voici le tract diffusé par l’UIT CGT et les Fédérations CGT des Transports, des Cheminots, de l’Equipement, des syndicats maritimes et des Officiers de la marine marchande :


ENSEMBLE, POUR UNE POLITIQUE DES TRANSPORTS REPONDANT AUX BESOINS : DE MOBILITE, D’ENVIRONNEMENT, D’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE, DE RECONQUETE INDUSTRIELLE !!


Les transports sont au centre de l’économie, du développement économique ou pas des territoires, des questions environnementales, structurants ou destructurants pour la société, suivant la façon dont on les fait évoluer.

Quels que soient les modes, ils sont votre quotidien !

Et c’est, certainement pour cela qu’ils font -régulièrement- la une de l’actualité au travers de scandales aux lourdes conséquences financières pour le citoyen contribuable à l’image de l’abandon de l’écotaxe ou encore les profits juteux des autoroutes.

Ils ont été aussi au cœur de divers conflits comme à la SNCF, à la SNCM ou à Air France. Des conflits scandaleusement dénigrés, sans doute pour en masquer le sens même. Ces conflits avaient tous un point commun : l’intérêt général, en opposition au dumping social qui sévit dans les transports, précurseur de la politique low cost (bas coût) qui lamine les emplois, les précarise, démantèle les organisations du travail, développe et amplifie la sous-traitance.

Des politiques qui éclatent les entreprises intégrées, conduisent à la privatisation, à la mise en concession et, au final, c’est l’usager qui est le perdant car ce bas coût assure un service dégradé car réduit au strict minimum, y compris la sécurité !! Toute option devient payante pour qui veut un service en plus ! Il faut arrêter cette machine à broyer les emplois, les conditions sociales des salariés et qui menace l’avenir du service public !

Cette logique du « bas coût », c’est « perdant/perdant » pour les salariés et les usagers et « gagnant/gagnant » pour les actionnaires et le capital ! Faut-il rappeler que le modèle low cost vit avec l’argent du contribuable au travers du financement de certaines collectivités ? Pendant ce temps, l’hémorragie de l’emploi dans les transports s’amplifie (ferroviaire-fluvial-aérien-maritime-transport routier marchandises-
entretien des routes ...) !!

Dans une période où les enjeux environnementaux et sociaux, liés aux transports, sont cruciaux et auraient dû être pris en compte dans la loi de transition énergétique (ce qui est loin d’être le cas), l’Etat a fait adopter la réforme ferroviaire qui fragilise – encore plus -l’entreprise nationale SNCF ; avec des effets qui ne se font pas attendre (fermeture de lignes, fermetures de centaines de guichets, suppression de contrôleurs sur les TER ...).

Par contre, on propose de déréglementer le transport routier de voyageurs (cars) pour les mettre en concurrence avec les trains au risque de supprimer les dessertes Intercités et trains d’équilibre du territoire et amplifier un dumping social dont on connait les ravages dans les transports marchandises.

Les coûts externes (usage des infrastructures, pollution, nuisances sonores, congestion routière, accidentologie ...) qui représentent plus du tiers du coût du transport routier (voyageurs-marchandises) doivent être pris en compte dans le coût réel du transport et non plus être payés par le contribuable.Mais où sont les promesses de report modal, quand le Fret –à la SNCF- est à un point historiquement bas et que le fluvial stagne ?

Avec l’abandon définitif de l’écotaxe, ce nouveau renoncement va avoir de lourdes conséquences sur le financement des infrastructures –déjà mis à mal depuis le désengagement de l’Etat (ferroviaires-fluviales-routières-transport de proximité : tramway, métro, RER...) et conduit à de nouvelles privatisations et concessions de routes nationales, devenant ... payantes !

Et, pendant ce temps, les sociétés d’autoroutes font des profits colossaux-9 milliards € de chiffre d’ affaire en 2013 - posant la question des renationalisations des autoroutes concédées en 2005. L’enterrement de l’Ecotaxe est un véritable scandale financier car, au-delà du manque à gagner de 800 millions €, l’Etat va devoir indemniser –à hauteur d’un milliard €- la société« Ecomouv » en charge des portiques. C’est le contribuable qui va payer cette gabegie financière pendant que pèse la menace de licenciements pour les salariés d’Ecomouv et 130 emplois des douanes vont être réorganisés.

 

Nous disons : ça suffit !


Pour la CGT, il n’y a pas d’avenir économique, social, environnemental et pour un véritable report modal si nous ne sortons pas de cette pensée dominante dont les maîtres mots sont :

compétitivité, concurrence, dumping social, coût du travail ... alors que nous avons besoin de : complémentarité, multimodalité, maîtrise publique et Services Publics pour répondre aux besoins sociaux et environnementaux.

Il faut rendre les transports urbains et interurbains accessibles, notamment en revenant à une TVA à 5% pour les transports publics et arrêter les fermetures de lignes ferrées dans les territoires.

Il faut étendre le Versement Transport –payé par les entreprises- à toutes les régions et à toutes les entreprises (premières bénéficiaires de ces transports collectifs pour leurs activités) afin d’améliorer la qualité des transports, renforcer et développer les infrastructures.

Dans le même temps, arrêtons de créer de nouveaux besoins de transports liés à une urbanisation croissante de nos villes rejetant, toujours plus loin, les populations précaires et imposant toujours plus de mobilité. En ce sens, les effets de la métropolisation et de la réforme territoriale en projet vont amplifier ce phénomène ; entrainant des déplacements de population, désertifiant de plus en plus de territoires... Les temps de transports journaliers sont en augmentation !

Pouvoir se loger décemment, à proximité de son lieu de travail, est un véritable enjeu de politique publique d’urbanisme et de transport, notamment d’accès aux réseaux de transports collectifs et aux logements.

Il faut arrêter de développer les hyper concentrations de lieux de travail, souvent le fruit de délocalisations imposées, complètement déconnectées de l’habitat et des lieux de vie.

Salarié-e-s des transports et infrastructures, Usagers, Populations ...

 

... POUR UN VERITABLE SERVICE PUBLIC DE TRANSPORT, ACCESSIBLE A TOUS ET PERMETTANT UN DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET UN AMENAGEMENT HARMONIEUX DES TERRITOIRES

 

Toutes ces questions et ces enjeux sont au cœur de la mobilisation des salarié-e-s des transports et infrastructures Le mardi 04 NOVEMBRE 2014

Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 17:08

 

Papeterie Canson (Annonay)

La résistance s’organise contre 58 suppressions d’emplois

mardi 21 octobre 2014 , par Frédéric Dayan

Après la fermeture de l’usine Faya, seul site de production de papier calque en France, la direction de Canson (groupe Hamelin depuis 2007/2011) vient d’annoncer début octobre la suppression de 58 emplois, soit 20 % de l’effectif total de  salariés qui, à l’appel de l’intersyndicale CGT-CFDT, ont décidé d’une journée "usine morte" lundi 13 octobre, jour de la première réunion sur le plan de restructuration. _ Pour le syndicat CGT de l’entreprise, cette réorganisation "servirait l’entreprise, dont 18 à la production de papier, et la dénonciation de l’ensemble des accords d’entreprise et des usages. .

Tous les services seraient concernés par les réductions d’effectifs, sur les deux sites d’Annonay et Saint-Marcel-lès-Annonay, où du chômage partiel devrait être mis en place de novembre à la fin de l’année. Ce plan ne tombe pas du ciel, il fait suite à l’échec subi par la direction l’été dernier. Celle-ci voulait mettre en place un "accord de maintien de l’emploi" qui prévoyait un passage temporaire pendant deux ans de 35 à 39 heures sans augmentation de salaire. Cet accord avait été refusé à 92 %
Cette annonce a déclenché la colère desen réalité à éponger les dettes du groupe Hamelin".
La CGT a demandé une réunion en urgence au nouveau ministre de l’Economie et de l’Industrie, Emmanuel Macron.

 
La CGT 94 prépare une journée noire des services publics

24 oct. 2014, 07h00  

 

Lors de son dernier congrès, la CGT 94 qui réunissait 300 délégués, (représentant plus de 71 % des syndiqués CGT du département) a décidé « d'amplifier ses actions dans les prochains mois ». Le syndicat prépare « une journée noire des services publics » et...

 

http://www.leparisien.fr/espace-premium/val-de-marne-94/la-cgt-94-prepare-une-journee-noire-des-services-publics-24-10-2014-4236795.php

Automobile : PSA va supprimer près de 100 postes à Poissy

 

Publié le 23.10.2014, 15h51 | Mise à jour : 16h50

Le site de PSA à Poissy (Yvelines) est en pleine restructuration malgré les inquiétudes des syndicats.

Le site de PSA à Poissy (Yvelines) est en pleine restructuration malgré les inquiétudes des syndicats. | (DR.)

Zoom
Le spectre d'un scénario à la Aulnay-sous-bois, un an après la fermeture définitive du site PSA, inquiète les syndicat. La direction de a annoncé jeudi en comité d'entreprise la suppression avec reclassement de près de 100 postes dans l'emboutissage sur le site de Poissy (Yvelines), ravivant l'inquiétude du syndicat qui y voit le début d'«un vaste plan de suppression d'emplois»



«Il a été annoncé le très probable arrêt de l'équipe de nuit de l'emboutissage. Aujourd'hui, les volumes d'emboutissage ne justifient plus la présence de trois équipes», a expliqué un porte-parole du site , d'où sortent actuellement les Peugeot 208 et les Citroën C3, DS3 et DS3 cabriolet. Le site de Poissy compte 5500 salariés, selon la CGT.

La CGT craint le début d'un plan social

«98 emplois vont être supprimés dans l'opération. La direction ferait la promesse d'en reclasser 43 en interne laissant dans l'incertitude les 55 restants», s'inquiète de son côté le syndicat CGT dans un communiqué. «Les salariés - des CDD - seront reclassés soit dans l'usine, soit dans un autre site du groupe», a assuré le porte-parole du site, précisant qu'ils bénéficieront également du «dispositif d'accompagnement du groupe» tels que les congés seniors.

«Cette annonce s'inscrit dans la recherche permanente d'amélioration de la compétitivité du site», a-t-il justifié, assurant que «personne ne sera laissé sur le bord du chemin». Mais pour la CGT, 2e syndicat du site derrière FO, «c'est le début d'un vaste plan de suppression d'emplois, conséquence du passage en mono-flux, un piège mortel pour les emplois».

Des restructurations prévues en 2015

PSA Peugeot Citroën va supprimer en janvier 2015 une des deux lignes de montage de son usine yvelinoise avec l'objectif de faire tourner à plein ce site spécialisé dans les petites voitures, sans impact sur la main-d'oeuvre de production, selon la direction.

A terme, Poissy va se recentrer sur des modèles de petites voitures très bien équipées, et donc plus rentables, telles que les versions premium de la 208, les XY et GTI. En revanche, les modèles les plus courants seront progressivement produits à Trnava (Slovaquie), où les coûts de production sont plus faibles.

http://www.leparisien.fr/

Liquidation de Bel Maille (Riorges)

58 salariés en lutte pour sauver leurs emplois

jeudi 23 octobre 2014 , par Frédéric Dayan

La liquidation judiciaire décidée par le tribunal de commerce de Roanne le 16 octobre n’a hélas pas surpris les salariés de l’entreprise Bel Maille. Faute d’un projet de reprise viable, les 58 salariés s’attendaient à ce scénario. Mais ils ont décidé de se battre pour sauver leurs emplois et occupent leur usine. Ils exigent du liquidateur le doublement des indemnités conventionnelles de licenciement.

Leur détermination est aussi forte que leur colère car ils ont le sentiment que l’entreprise a été siphonnée par leur dernier patron, Stéphane Ziegler qui rachète l’entreprise Bel Maille en 2009 pour six millions d’euros. L’entreprise fondée par le couple Bel se porte bien et son bilan financier est solide. Ainsi en 2011, le chiffre d’affaires frôle-t-il les dix-neuf millions d’euros. Aussi, le syndicat CGT s’est étonné à cette époque que le PDG, décide de changer de politique en s’orientant uniquement vers du textile haut de gamme, de luxe et en abandonnant les contrats portant sur les tissus grands publics sur lesquels étaient assise la santé financière de Bel Maille. Pour les syndicats, c’est un mauvais choix de gestion qui amène à ce que le chiffre d’affaire soit divisé par quatre en 2014 où il n’est plus que de cinq millions d’euros. L’entreprise est alors placée en redressement judiciaire au mois de juin 2014. "C’est de l’incompétence" dénonce David Thomas, élu du CE et délégué CGT. Selon les syndicats, le patron enchaîne les licenciements abusifs pour fautes graves et incompétences, notamment dans l’encadrement.

http://www.cgt.fr/Apres-le-siphonnage-de-l.html

Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 16:56

Le Code du travail :

Un instrument majeur

jeudi 23 octobre 2014 , par Sabine Ferry


A l’occasion d’une conférence donnée à Montreuil sur l’histoire du Code du travail, à l’initiative de l’Institut d’histoire sociale de la CGT, nous avons interrogé Jacques Le Goff, Professeur émérite des universités, ancien inspecteur du travail et auteur d’une passionnante histoire du droit du travail devenue une référence incontournable Du silence à la parole. Une histoire du droit du travail des années 1830 à nos jours, Presses universitaires de Rennes.

 

Symbole du progrès social pour les uns, lourde contrainte pour les autres, le Code du travail régit les droits des salariés et des employeurs en France depuis le 28 décembre 1910. En quoi est-ce un texte essentiel ?


Le Code est un instrument majeur évidemment puisqu’il regroupe l’essentiel du droit du travail d’origine légale et réglementaire. Ce qui ne veut pas dire la totalité, loin de là puisque le droit du travail, c’est aussi tout le droit conventionnel dont la couverture s’étend à plus de 95% des salariés, record mondial absolu. Il constitue la charpente du droit du travail en ce qu’il fixe le cadre du statut des salariés et des relations sociales enrichi par les conventions et accords collectifs. On pourrait dire qu’il est la grammaire d’un texte écrit par les acteurs sociaux eux-mêmes. Il suffit de l’ouvrir, avec courage, pour mesurer la richesse et l’ampleur des questions traitées : relations individuelles de travail, relations collectives, durée du travail, salaires, protection de la santé, formation professionnelle… Il est important pour trois types de raisons :

  • Pratique, tout d’abord : il est temps de mettre de l’ordre dans un écheveau de lois qui se complexifie en prenant de la consistance. A l’époque dominent deux ensembles normatifs. L’un concernant la durée du travail des enfants, des femmes puis de l’ensemble des travailleurs à partir de 1900, un ensemble s’inscrivant dans le champ global de l’hygiène et de la sécurité… avec la grande loi sur les accidents du travail du 9 avril 1898. L’autre se rapporte au droit collectif qui a pris de l’épaisseur depuis les lois de 1864 et 1884.
  • Théorique : ce code révèle la montée en puissance d’une logique statutaire de définition par la loi et le règlement d’un « statut » des salariés fortement inspiré de la fonction publique. Et cela contre le contractualisme à l’époque dominant qui laisse chaque salarié pratiquement seul face au « patron » à l’heure de la définition du régime de travail.
  • Symbolique, qui prolonge la précédente : l’accès du droit du travail à une existence propre peu après la création du Ministère du travail et avant l’apparition prochaine des enseignements de Législation sociale. On peut dire que le travail devient un objet politique considérable.

Mais à l’époque cette création du 4e code après les Codes civil, commercial et pénal, n’est pas allée de soi ?

On a assisté en effet à de vifs et passionnants débats entre les tenants de la codification et ses adversaires, il est vrai minoritaires. Sont pour : les socialistes avec Jaurès en tête suivant l’inspiration de Louis Blanc qui dès les années 1848 appelait de ses vœux un vrai droit du travail. Mais aussi les Républicains qui ont fini par comprendre qu’on ne pouvait échapper à l’enrichissement de la République comme forme politique, par une dimension sociale supposant la prise au sérieux non seulement de la « question sociale » mais des acteurs sociaux en train de prendre corps. Sont pour également les catholiques sociaux d’inspiration traditionaliste tels Le Play et Albert de Mun qui déposera une proposition de loi en ce sens en décembre 1889 tout en soulignant l’importance de limiter l’intervention de l’Etat au profit d’une auto-organisation professionnelle de tonalité corporatiste. Ou bien encore les catholiques de tonalité plus moderne du Sillon de Marc Sangnier. C’est l’un de ses animateurs, Henri Lorin qui déclare en 1907 : « Un Code du travail s’élabore, contraire à l’esprit du Code civil ; un droit social tend à se substituer au droit individualiste… De ce droit social on cherche les formules dans la rumeur de l’usine, dans le tumulte de la rue, sur les champs de bataille économique, au sein des syndicats  ». On peut même y adjoindre des conservateurs, tel Charles Benoist selon qui « puisqu’il y a un code de la propriété, pourquoi n’y aurait-il pas un code du travail ?  » En revanche, les syndicats se montrent à l’époque plutôt réservés par méfiance pour un Etat qui a encore sur les mains le sang de la Commune. Ils préfèrent à la loi l’œuvre des prud’hommes.

 

Qu’en est-il des « contre » ?

Ce sont essentiellement les partisans du plus strict libéralisme économique qui objectent. Par crainte d’une « législation de classe » déjà redoutée par J. Stuart-Mill, d’un « droit ouvrier » comme le dira plus tard G. Scelle. Quand ils ne s’opposent pas à l’idée de codification de la « législation industrielle », ils militent pour son inscription dans le cadre du Code civil tenu pour « droit général de la nation ». « Dans le droit commun de tous les Français, pas de droit particulier à telle ou telle classe de Français ». Droit commun de tous les Français, le droit civil ? C’est précisément le postulat qui fait difficulté. Et ensuite par réticence de principe à tout droit du travail réputé entraver le libre fonctionnement du marché en finissant par se retourner contre ses destinataires par un effet pervers constamment souligné. Plus de droit du travail, moins d’emplois. Tel est l’argument dont on mesure la remarquable constance à travers une histoire qui l’infirme crûment.

 

Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 16:22
23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 21:49

Le 10 octobre 1980, à l'occasion du sixième congrès du Parti du travail de Corée le Président Kim Il-sung de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) formulait la proposition d'une République fédérale démocratique de Koryo, consistant en la formation d'un seul gouvernement, compétent pour les questions politiques, militaires et diplomatiques, chaque partie - Nord et Sud - reconnaissant et admettant l'idéologie et le régime de l'autre. Cette solution pragmatique - consistant en une confédération - a inspiré le rapprochement et les échanges intercoréens, en favorisant les coopérations dans le cadre des déclarations conjointes du 15 juin 2000 et du 4 octobre 2007 auxquelles se réfèrent pleinement les autorités nord-coréennes. En revanche, du côté sud-coréen, les positions ont fluctué suivant les gouvernements et les chefs d'Etat, et la période récente a encore fait apparaître les ambiguïtés et les atermoiements des positions exprimées par la présidente sud-coréenne Park Geun-hye, alors que le Nord a multiplié les gestes d'ouverture ces derniers mois.


Officiellement, pour la Présidente Park Geun-hye, il s'agit de conduire les relations intercoréennes sur la voie d'une trustpolitik, c'est-à-dire d'une confiance mutuelle. Mais où est la confiance avec le Nord, quand Mme Park Geun-hye, dans son discours prononcé le 24 septembre 2014 devant l'Assemblée générale des Nations Unies, a mis l'accent sur l'abandon préalable par le Nord de ses armes nucléaires, brandi la question des droits de l'homme et "appelé la communauté internationale à se tenir à (ses) côtés", alors que les déclarations conjointes Nord-Sud du 15 juin 2000 mettaient l'accent sur la réunification par les efforts des Coréens eux-mêmes, sans ingérence extérieure ? De telles propositions ont repris la vieille lune de la "réunification par absorption", mise en oeuvre avec les limites que l'on connaît en Allemagne.

Pour sa part, la RPD de Corée est restée fidèle à ses propositions de principe, basées sur le fédéralisme comme une réponse pragmatique et adaptée à la situation de la Corée en vue d'avancer sur la voie de la réunification. Lors de la même session de l'Assemblée générale des Nations Unies, Ri Su-yong, ministre des Affaires étrangères de la République populaire démocratique de Corée, a répondu le 27 septembre 2014 en s'opposant à la posture arrogante de la chef d'Etat sud-coréenne : il a appelé à une résolution pacifique de la question nucléaire, en cessant les manoeuvres militaires conjointes américano - sud-coréennes et en refusant l'instrumentalisation de la question des droits de l'homme à des fins politiques.

 

Ri Su-yong, ministre nord-coréen des Affaires étrangères, à la tribune des Nations Unies le 27 septembre 2014

Ri Su-yong, ministre nord-coréen des Affaires étrangères, à la tribune des Nations Unies le 27 septembre 2014

 

Joignant les gestes à la parole, la RPD de Corée a ensuite confirmé sa volonté d'ouverture en envoyant une délégation de haut niveau, conduite par Hwang Pyong-so, vice-président de la Commission de la défense nationale, à l'occasion de la cérémonie de clôture des Jeux asiatiques d'Incheon, le 4 octobre 2014 - une date qui coïncidait (ce n'est sans doute pas un hasard) avec le septième anniversaire de la seconde déclaration conjointe intercoréenne conclue au plus haut niveau, en 2007, entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il et le président sud-coréen Roh Moo-hyun.

Aujourd'hui, l'un des enjeux est la levée des sanctions dites du 24 mai, mises en place unilatéralement par la Corée du Sud en 2010 après le naufrage de la corvette Cheonan, attribué contre l'évidence à la Corée du Nord qui a vivement protesté contre cette mise en cause. Ces derniers jours, des propos de la Présidente Park Geun-hye ont été interprétés comme un geste en ce sens, mais une telle lecture a été considérée comme excessive par d'autres observateurs. En tout état de cause, une nouvelle rencontre de haut niveau entre les dirigeants du Nord et du Sud prévue en cette fin de mois devrait apporter les clarifications attendues sur les intentions des autorités sud-coréennes.

En attendant, des obstacles doivent encore être levés au retour au dialogue et à une atmosphère de confiance réciproque. Si le gouvernement de Séoul prétend ne pas pouvoir s'opposer à l'envoi de tracts anti-RPDC depuis le Sud de la péninsule (tout en jugeant néanmoins inopportune une telle démarche), il s'agit plus d'une pétition de principe que d'un argument en droit : les autorités sud-coréennes ont les moyens de refuser le survol aérien de la DMZ, qui est une zone militaire. Elles ont d'ailleurs opposé un tel refus à un groupe civique qui entendait ainsi lancer des ballons munis de tracts pour critiquer la gestion du naufrage du "Sewol", ayant gravement mis en cause le gouvernement de Mme Park. Mais dans le cas des opposants à la Corée du Nord, le Gouvernement et les militaires sud-coréens font preuve d'une tout autre mansuétude, alors même qu'un lancer de tracts d'opposants à la RPDC est annoncé le 25 octobre prochain à Pujo, dans la zone P-513 interdite de survol aérien. Une fois encore, les conservateurs sud-coréens appliquent une politique du "deux poids deux mesures" pour refuser l'exercice de la liberté d'expression de leurs seuls opposants, ce qui ne les qualifie pas pour s'ériger en parangons de démocratie.

Dans ce contexte encore lourd d'incertitudes, deux incidents frontaliers sont intervenus récemment : le 10 octobre, des tirs de mitrailleuse ont été échangés de part et d'autre du 38e parallèle, le Nord ayant mis à exécution sa menace de tirer sur les ballons transportant des tracts hostiles à la RPDC ; le 19 octobre, des échanges de tirs ont eu lieu dans la zone démilitarisée.

Même lors des précédentes phases de dialogue, notamment pendant la décennie du "rayon de soleil" (1998-2008), des incidents meurtriers pouvaient se produire, et il n'y a donc pas lieu de surinterpréter ceux intervenus ces dernières semaines, qui n'ont apparemment - et heureusement - pas fait de victimes. Mais ils témoignent, si besoin était, de l'urgence de résoudre de manière pacifique le conflit toujours latent dans la péninsule coréenne.

Sources :

Par Tourtaux - Publié dans : L'Asie en lutte - Communauté : Syndicalisme
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