Vendredi 31 octobre 2014 5 31 /10 /Oct /2014 23:39

1ER NOVEMBRE 1954 DEBUT DE LA GUERRE D'ALGERIE : L’histoire d’une colonisation

Constatant que toutes les possibilités de lutte pacifique étaient épuisées, particulièrement après les massacres du 8 mai 1945 qui ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts dans l’est algérien à Sétif, Guelma et Kherrata, le 1er novembre 1954 un groupe de nationalistes composé d’hommes jeunes et résolus prenait l’initiative de déclencher la Guerre de libération nationale contre une puissance coloniale que fut la France.



1ER NOVEMBRE 1954 DEBUT DE LA GUERRE D'ALGERIE : L’histoire d’une colonisation
132 ans jour pour jour après la prise d’Alger en 1830.

C’est si loin 1830, et malgré soi, on remonte les 132 ans et on suit le parcours rouge des troupes françaises débarquées à Sidi Fredj le 14 juin 1830, avec ce sentiment douloureux d’avoir perdu une partie de son histoire, de ses racines. C’est le récit d’une identité niée, fracassée par la "mission civilisatrice" de la France, "le but était noble", "conduire sur la voie du progrès les peuples les moins évolués, diffuser les valeurs démocratiques…". C’est le récit de blessures toujours ouvertes dans cette terre algérienne, un récit qui fait toujours battre nos cœurs plus vite et couler nos larmes plus chaudes.



Le coup d’éventail - Le débarquement et la conquête
 
En avril 1827, lors d’une audience diplomatique, le Dey Hussein, excédé par l’insolence du consul Deval, la chasse et devant le refus de ce dernier à sortir, il le frappe de son éventail. Grave offense qui va être le prétexte futile du roi Charles X pour déclarer la guerre à l’Algérie. Les véritables motifs : rehausser le prestige du régime impopulaire de Charles X, éviter le remboursement du prêt que l'Algérie avait consenti à la France lors du blocus Anglais de 1794, rivaliser avec les puissances européennes et en particulier avec l'Angleterre, pour la création d'un nouvel empire.

Le débarquement et la conquête

Le corps expéditionnaire, commandé par le maréchal de Bourmont, comptait 37000 hommes dont 31000 fantassins embarqués à Toulon sur 675 bâtiments avec des provisions pour quatre mois. Le 14 juin 1830, les opérations de débarquement commencèrent à Sidi Fredj.
Après des combats acharnés et de lourdes pertes subies de part et d'autre, le gouvernement Algérien capitula le 5 Juillet 1830. Le chef de l'état algérien, le Dey Hussein et le maréchal de Bourmont signèrent la convention d'Alger. L'article 5 de cet accord garantissait le libre exercice de la religion musulmane, la liberté de toutes les classes d'habitants, leur religion, leurs propriétés, leur commerce, leur industrie, et enfin le respect absolu des femmes algériennes. L'article 2 spécifiait que les coutumes algériennes seraient respectées, et interdisait en particulier aux soldats français d'entrer dans les mosquées. Mais deux mois plus tard le général est rappelé et le général Clauzel lui succéda inaugurant la politique de privation de la religion musulmane de ses moyens d’existence. Commença alors la conquête du pays avec des hommes tels Lamoricière, Bugeaud menant une guerre ou la fin justifie les moyens. Lamoricière résume la position des militaires par rapport à la colonisation en disant : " En vue d'atteindre cet objectif, il est nécessaire de faire appel aux colons européens et ce parce que nous ne pouvons en aucun cas faire totalement confiance aux indigènes. Ces derniers profiteront de la première occasion pour se soulever contre nous. La soumission des Arabes à notre autorité ne constitue qu'une phase transitoire nécessaire entre la guerre d'occupation et la véritable conquête. La seule chose qui nous permette d’espérer pouvoir un jour affermir nos pas en Algérie, c'est de peupler ce pays par des colons chrétiens s'adonnant à l’agriculture…Pour cela, nous nous devons de tout mettre en œuvre pour attirer le plus grand nombre de colons immédiatement en Algérie et les encourager à s'y établir en leur attribuant des terres dès leur arrivée". Il se basait sur l’idée que "les terres non européennes sont considérées comme des terres où la civilisation est absente et sont donc colonisables ". L'Algérie a connu ainsi un vaste mouvement d'implantation de l'élément européen aux dépens de l'élément algérien. Certains facteurs parmi lesquels l'émigration et le déplacement des populations ainsi que les massacres collectifs ont failli détruire de façon quasi définitive la structure sociale de la société algérienne. Clauzel était l'un des premiers chantres de la colonisation. A cet effet, il publia le 21 septembre 1830 un décret autorisant la saisie des biens religieux waqf et des biens du beylik (publics) en vue de les distribuer aux immigrants européens. Il est suivi et soutenu par Valée, Bugeaud et Randon. Le Maréchal Clauzel avait ouvert l'ère de la colonisation massive en s'adressant en ces termes aux colons à l'occasion de sa nomination en tant qu'administrateur général le 10 août 1835 : " Vous pouvez créer autant de fermes que vous le souhaitez et vous pouvez même les accaparer dans les zones que nous occupons. Soyez assurés que nous vous protégerons avec toute la force que nous possédons. Par la patience et la persévérance, un peuple nouveau vivra ici ; il grandira et croîtra plus que ne l'a fait le peuple qui a traversé l'Océan Atlantique pour s'installer il y a quelques siècles en Amérique." La politique française va s'orienter ainsi vers la création de transformations radicales et profondes dans la structure sociale, politique et économique de la société algérienne, susceptibles de détruire toute velléité de résistance ancrée dans la société algérienne. Ceci ne pouvait avoir lieu, selon ces autorités, sans la destruction de tout ce qui avait un rapport direct avec les croyances des autochtones et leurs systèmes civilisationnels hérités. Ainsi, sera parachevée l'entreprise de démolition et destruction de toutes les valeurs de la société algérienne qui se soumettra au fait accompli imposé par les autorités françaises d'occupation, ce qui facilitera son assimilation et sa domestication.
Résistance et exterminations
 
Cependant, malgré toutes les lois, la spoliation des terres, l’exode, les violents massacres, la résistance farouche des Algériens n’a pas cessé dès l’arrivée des Français sur la terre algérienne, qu’il s’agisse des révoltes de tribus ou des soulèvements armés sous la bannière d’hommes tels l’Emir Abdelkader à l’Ouest qui est arrêté en 1847 après 17 ans de lutte et exilé en Syrie. En 1857 le soulèvement de Kabylie est réprimé dans le sang suivi en 1859 par celui des Beni S’nassen, et en 1864 par les Ouled Sidi Youssef. En 1871 la grande insurrection de Cheikh El Mokrani Ahmed (les Bibans) rassemblant près de 150 000 hommes fit peur et on appela des renforts pour écraser les insurgés. El Mokrani fut tué aux environs d’Alger et son frère Bou Mezrag arrêté en 1872 et déporté en Nouvelle Calédonie. En 1881 ce fut le soulèvement des Ouled Sidi Cheikh qui dura plusieurs mois.
Malheureusement tout soulèvement entraîne une répression terrible et aveugle avec tellement de haine et de cruauté. La liste est longue et nous ne citerons que les actes barbares que les Français narraient avec art et précision. Les grands massacres touchèrent plus particulièrement les habitants des zones rurales qui connurent des massacres d’une violence inouïe. L’auteur du livre "L’Afrique française" en parlant du massacre de la tribu des Ouffia en avril 1832 sous la direction du Duc de Rovigo écrit: "Ainsi fut éliminé tout ce qui vivait sans distinction d’âge ni de sexe. Cependant, l’humanité d’un petit nombre d’officiers sauva quelques femmes et enfants. En revenant de cette funeste expédition plusieurs de nos cavaliers portaient des têtes au bout de leurs lances... On dénombra cent morts et un butin de deux milles moutons, sept cents bœufs et une trentaine de chameaux." La tribu fut accusée à tort, sans enquête ni preuve, d’un vol dont avait été victime un cheikh rallié à la France. Pour réprimer l’insurrection menée par un jeune chef maraboutique surnommé Boumaza, le colonel Pélissier poursuit les membres de la tribu des OuledRiah qui s’étaient retranchés dans des grottes. Le 11 juin 1845 il ordonne aux fuyards de se rendre dans les 10 heures qui suivent. Sachant que se rendre signifiait leur mort la tribu demande aux troupes de se retirer pour sortir. Pélissier n’attend pas ; il allume le feu devant les ouvertures des grottes et l’alimente toute la nuit asphyxiant ceux qui s’y cachaient, hommes, femmes, enfants et bêtes.
"Au matin, alors que nous libérions l’entrée des grottes, nous fûmes surpris par l’horreur du spectacle. Nous dénombrâmes 760 cadavres (Montignac, Lettres d’un soldat). Une année plus tôt le général Cavaignac avait usé du même procédé pour obtenir la reddition de la tribu des Sbéahs. Faute de pouvoir enfumer, Cavaignac, comme St Arnaud comme Canrobert emmurent. Canrobert justifie son acte : "Comme il n’y a pas de bois, je bouche l’entrée de la caverne avec des pierres. Si j’avais fais autrement un grand ombre de nos soldats seraient tombés inutilement sous les balles arabes."

Une lettre de St Arnaud décrivant le massacre d’une tribu :

"La région des Beni Menasser et réellement belle et c’est l’une des régions les plus riches que j’ai pu voir en Afrique. Les villages et les habitations sont très rapprochés mais nous avons tout brûlé, tout détruit. Ô ! La guerre ! La guerre ! Combien de femmes et d’enfants fuyant vers les neiges de l’Atlas sont morts de froid". Parmi les lettres du colonel de Montignac adressées au général Lamoricière on lit: "Vous m’avez demandé quel était le sort réservé aux femmes prisonnières, certaines sont retenues comme otages, d’autres sont échangées contre des chevaux puis nous vendons les femmes restantes aux enchères publiques considérant que tout comme les bêtes elles pouvaient transporter des charges." Près de deux milles "indigènes" furent tués pour réprimer la grande insurrection menée de 1871-1872 par Cheikh El Mokrani et Cheikh El Haddad. Les chefs furent ou tués ou internés dans des bagnes et tous leurs biens confisqués. Dans des lettres datées de 1892 Bizet mentionne encore les boucles d’oreilles sanglantes et les paris sur le sexe des fœtus des femmes enceintes que prenaient certains soldats de l’armée d’Afrique qui utilisaient leurs baïonnettes pour désigner le gagnant ! Une autre méthode pour exterminer les populations, la politique de "cantonnement" et la désagrégation du système économique traditionnel qui provoquèrent les grandes famines des années 1860 dont furent victimes près de 600 000 Musulmans d’après le recensement de 1872. On croyait alors à une diminution inéluctable des populations indigènes frappées par le choc d’une civilisation supérieure. Ainsi en avait-il été en Amérique lors de l’arrivée des Européens et d’aucuns en Algérie surtout prophétisaient la "disparition fatale de la race indigène". C’est sans doute de cette époque que date l’élaboration d’un scénario "d’extermination des indigènes" décrit dans des archives inédites. En 1892 cette "solution finale" était encore évoquée mais pour mieux la réfuter Charles Mismer parlait des Musulmans d’Algérie en ces termes : "Les convertir est impossible : jamais leur Dieu ne capitulera devant la trinité chrétienne !...Les détruire comme des Peaux-Rouges est également impossible : à défaut du monde civilisé, leur nombre et leur vaillance les protégeraient. Reste la justice." En 1915 le dernier soulèvement des OuledSoltane dans les Aurès s’étend jusqu’au cœur du Sahara.


Le réveil du nationalisme algérien

Après la révolte des Aurès (1916) la lutte armée s’essouffla et s’arrêta par manque d’organisation et de moyens surtout, les forces étaient inégales. La lutte politique fut le recours avec l’apparition d’intellectuels qui se lancèrent dès 1912 dans la constitution de partis pour défendre les droits des citoyens algériens réclamant l’égalité entre Musulmans et Français. Refus et manifestations populaires et exil de 800 jeunes de Tlemcen vers la Syrie .En 1927, l’Etoile de L’Afrique du Nord est un parti nationaliste qui défend les intérêts matériels et spirituels et sociaux des Musulmans d’Afrique du Nord. Création de partis dont le PPA en 1937 avec un programme officiel plus évolué et plus clair et, dans ses objectifs, l’indépendance totale. La deuxième guerre mondiale arrive et 12000 Algériens meurent pour la France. Les combattants reviennent et demandent que la promesse faite de "faire évoluer le sort des indigènes" soit tenue à savoir la concrétisation de toutes les revendications. La surprise fut le génocide du 8 mai 1945 où des manifestations pacifiques furent réprimées sauvagement conjointement par l’armée, la police et les milices des colons. Plusieurs milliers de morts. La mort partout, dans les champs, sur les entiers, des villages entièrement rasés "éléments d’une humanité primitive fuyant sous les balles meurtrières des civilisés". Exécution sur les places publiques, des jeunes sont jetés dans des fours brûlants les corps en sortaient calcinés. Les villages et hameaux ont payé le plus lourd tribut. Les habitants étaient enfermés dans leur maison en tourbe puis les chars s’amusaient à écraser les maisons pleines réduites à un mélange de tourbe et de sang. 40 villages et hameaux furent effacés de la carte. Le rejet des revendications du peuple et la persistance du gouvernement français à poursuivre sa politique raciste et violente contre le peuple algérien pousse le PPA à revenir à la lutte armée devant l’échec de tous les moyens de lutte politique. Dans la clandestinité est conçu un programme nommé "l’honneur militaire". Ainsi commencent les entraînements utilisant toutes les armes automatiques et les explosifs. Le nombre d’adhérents augmente et le secret fut éventé en 1950, 28 militants arrêtés, torturés. Encore la répression qui fait des victimes sans défense. Des actes horribles tels l’offensive des soldats de la légion étrangère sur un quartier populaire de Mascara. L’opération eut lieu la nuit, les habitants tués dans leur sommeil. Des bracelets et boucles ensanglantés, enfants coupés en deux, des seins tranchés, des viols. C’était le terrorisme colonial. La révolte, la colère grondent et le peuple cherche à s’unir, s’organiser pour mieux lutter.

Le 1er novembre 1954
 
Une guerre qui dura huit ans. Le déclenchement se fît par plusieurs attentats la nuit du 1er novembre 1954 en différents points du territoire. C’est la première action d’un mouvement, le FLN qui diffuse depuis le Caire une émission radio invitant le peuple d’Algérie à s’associer dans une lutte nationale pour "la restauration de l’Etat algérien, souverain, démocratique et social, dans le cadre des principes de l’Islam." .La plate-forme de revendications avancées aux autorités françaises trouve sa réponse chez le ministre français de l’intérieur, François Mitterrand : "la seule négociation possible est la guerre". C’est également la réaction du président du Conseil, Pierre Mendès France qui déclare à l’Assemblée nationale : "A la volonté criminelle de quelques hommes doit répondre une répression sans faiblesse. Qu’on n’attende de nous aucun ménagement à l’égard de la sédition, aucun compromis avec elle. On ne transige pas lorsqu’il s’agit de défendre la paix intérieure de la Nation et l’intégrité de la République. Les départements d’Algérie font partie de la République, ils sont français depuis longtemps. Jamais la France, jamais aucun parlement, jamais aucun gouvernement ne cédera sur ce principe fondamental. L’Algérie c’est la France et non un pays étranger que nous protégeons." Alors que la France accorde leur indépendance à la Tunisie et au Maroc, elle la refuse à l’Algérie. Le pétrole du Sahara n’incite pas non plus à se séparer des "joyaux de la couronne." L’armée française boucle les frontières et la guerre commence. Une guerre où l’armée coloniale a généralisé sa barbarie à tout le territoire algérien alors qu’avant 1954 les actes étaient localisés à une région tels les massacres du 8 mai 1945, ou une tribu ou encore un village. Une véritable guerre avec ses héros et ses criminels, ses victimes innocentes, ses résistants torturés à mort ou guillotinés ou exécutés froidement les mains liées dans le dos ou aidés à "se suicider", ou jetés d’un hélicoptère, avec ses tortionnaires diplômés de la Gestapo, avec ses "porteurs de valise" qui se sont battus pour une Algérie libre. Une guerre avec ses villages brûlés, ses filles violées et ses enfants morts de faim ou de froid ou d’une balle lors de fusillades sur des manifestants. Une guerre où un enfant de treize ans rêve de mourir en martyr. Une guerre où les enfants payent encore de leur vie en jouant avec les mines antipersonnel disséminées le long des frontières avec les pays voisins. Une guerre sans merci où l’armée française usa de tous les moyens pour allonger le nombre de victimes portant à plus d’un million et demi le nombre de martyrs algériens depuis son arrivée un certain 14 juin 1830. Une guerre aux blessures indélébiles. Les Aurès furent le premier territoire conquis suivi par le Djurdjura et l’état d’urgence y est proclamé. En 1955 les effectifs de l’armée passent de 100 000 hommes à 400 000 hommes en 1956.

Le 20 août 1956 le Congrès historique de la Soummam

Le 20 août 1956 le Congrès historique de la Soummam adopte la plate-forme du FLN qui définit les buts de la guerre, fixe les conditions du cessez-le-feu, des négociations de paix avec comme seul et unique représentant du peuple, le FLN. La guerre dure jusqu’à ce que les dirigeants de l’Etat français ouvrent des négociations avec le Gouvernement provisoire de la République algérienne et reconnaissent le droit du peuple algérien à l’autodétermination et à l’indépendance, le 5 juillet 1962, 


Réflexion
Mardi 30 Octobre 2012 - 16:31
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L’ESSENTIEL
Par Tourtaux - Publié dans : guerre d'Algérie - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 31 octobre 2014 5 31 /10 /Oct /2014 22:39

[Vidéo] Hassan Nasrallah: L’Etat Islamique est la plus grande distorsion de l’Islam dans l’Histoire

 

hassan nasrallah

Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed , à l’occasion de la commémoration du martyre de l’Imam Hussein – 27 octobre 2014

 

Le 27 octobre 2014, à l’occasion de la commémoration de ‘Ashura, le martyre de l’Imam Hussein, Sayed Hassan Nasrallah dénonce les atrocités de l’État islamique.

Dans cet extrait, Sayed Hassan Nasrallah dénonce les atrocités de l’Etat Islamique comme une distorsion flagrante des principes de l’Islam, et comme un danger pour l’Islam et les musulmans eux-mêmes du fait de l’image qu’elles en véhiculent.

Sous-titrage en français réalisé par Sayed Hasan

Retranscription :

[...]

 

 

 


Ce que nous vivons actuellement dans le monde islamique, et dans notre région en particulier, à la lumière des développements qui se sont produits ces dernières années, et de la montée en puissance, de l’expansion et de la prise de contrôle, par le courant que nous désignons comme « takfiri », de territoires très étendus dans certains pays arabes et islamiques, ainsi que ses pratiques épouvantables, barbares et outrageantes auxquelles nous assistons et dont nous entendons parler jour et nuit, tout cela nous appelle à prendre une position courageuse, et également à définir clairement la nature du danger que représente la prise de contrôle par le courant takfiri de tel ou tel pays arabe ou musulman, ou même de plusieurs pays.

O mes frères et sœurs ! En toute franchise – et mon propos sera simple et clair, et mes preuves le seront également –, et comme à mon habitude, je m’abstiendrai de tout recours à une terminologie érudite ou complexe. En toute franchise, oui, nous pouvons dire aujourd’hui que ces dangers qui menacent l’Islam sont comparables à ceux de l’année 60-61 de l’Hégire [martyre de l'Imam Hussein au moment où l'Islam était menacé d'extinction].

Premièrement, la menace que fait peser ce courant sur l’Islam en tant que religion, Message, valeurs, principes. Comment ? Laissez-moi vous présenter des preuves qu’il y a un véritable danger.

Premièrement, dans le discours de ce courant, ils se revendiquent de l’Islam, ils se réclament du Coran, et comme le prédisaient certaines prophéties concernant notre époque, ces individus connaissent le Coran par cœur. Ils apprennent le Coran et l’invoquent en guise de preuve, ils récitent ses versets dans leur discours public. Et même sur le terrain, au moment où ils envahissent, égorgent, tuent, ou accomplissent l’une de leurs atrocités, qu’ils retransmettent à la télévision ou sur Internet, ils invoquent Dieu dans leurs déclarations : « Dieu Tout-Puissant a dit, etc. »

Bien sûr, ils ont un problème de compréhension des versets coraniques, et se basent sur des faux-semblants. Ils font de graves erreurs dans la compréhension du Coran et dans son interprétation – mais c’est là une recherche exégétique à part qui n’a pas sa place dans un tel discours.

Mais ce qu’il faut retenir est que pour chacun de leurs actes, ils invoquent l’autorité de versets coraniques, ou de hadiths falsifiés et faussement attribués au Prophète (saas). Ils prétendent : « Le Prophète a dit telle et telle chose. »

C’est-à-dire qu’ils ne justifient pas leurs actes criminels en les attribuant au penseur, au savant, au Cheikh, au Professeur ou au mouvement dont ils sont les adeptes et dont ils suivent les traces et la voie par leurs actes. Mais ils cherchent à attribuer ces crimes directement au Livre de Dieu le Très-Haut et à Son Prophète – paix et bénédictions de Dieu sur lui et sa famille.

Bien sûr, c’est quelque chose de très dangereux. Que veulent-ils faire par-là ? Il s’agit d’implanter dans l’esprit des gens, incident après incident, jour après jour, année après année, que c’est cela l’Islam. (Ils veulent répandre l’idée) que c’est cela l’Islam, non pas que ce serait par exemple une secte déviante ou égarée, qui n’a rien à voir avec l’Islam, non !

Et c’est pourquoi nous commençons à entendre dans certains endroits de l’Occident, et même dans notre région, des personnes qui prétendent que cela n’est pas dû au fait qu’il y a dans l’Islam différentes écoles, de la diversité, des interprétations divergentes, des courants de pensée variés, non, ils prétendent que l’Islam, c’est ça ! « Telle est votre religion, tel est votre Coran, tel est votre Prophète ! » Et naturellement, c’est là quelque chose de dangereux, de très dangereux.

Eh bien, avec le temps, cela enracinera dans les esprits cette compréhension infamante et fausse de l’Islam, du Livre de l’Islam, le Coran, et du Prophète de l’Islam, que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui et sa famille.

Je peux déclarer avec certitude que ce qui se produit aujourd’hui est la plus grande distorsion de l’Islam dans l’Histoire. Je le déclare en toute franchise.

Premièrement, parce que la nature des événements qui se déroulent aujourd’hui a peu d’exemples dans l’Histoire, pour autant qu’elle ait un précédent – et on en trouve effectivement des exemples ici ou là.

Mais surtout pour cette deuxième raison, à savoir que nous sommes aujourd’hui à une époque où existent des moyens de communication, des médias, qui transmettent les vidéos, images, sons, propos, à chaque maison, à chaque oreille du monde entier.

Par le passé, il y a des centaines d’années, de telles atrocités ont pu être perpétrées, mais elles n’ont pas été rendues publiques en images, son et avec précision et détails. Elles n’ont été révélées que bien après qu’elles aient été commises.

Mais aujourd’hui, tout se fait en direct. Aujourd’hui, on égorge en direct. Les massacres de masse sont commis en direct. Et les divers crimes commis sont disponibles en image et en son.

Et vous savez bien que cela est beaucoup plus marquant pour les esprits, les cœurs et les sentiments, bien plus que la diffusion à l’oral ou à l’écrit.

C’est pour cela que ce qui se passe aujourd’hui est bien la plus grande menace que l’Islam ait dû affronter en ce qui concerne le dénigrement de ses valeurs, de ses enseignements, de sa pensée et de sa réputation.

La conséquence de tout cela, c’est, premièrement, que les non-musulmans s’éloignent de l’Islam.

Aujourd’hui, dans beaucoup de pays du monde, il y a des gens qui ne suivent aucune religion, et que ce soit du fait d’un manque au niveau de la pensée, du dogme, de la spiritualité, du moral, etc., ils s’instruisent au sujet de l’Islam et s’y convertissent.

Il y a des adorateurs d’idoles dans le monde. Il y a des principes et des dogmes variés.

Beaucoup d’entre eux acceptent l’Islam et sont accueillants envers lui, partout dans le monde.

Que se passe-t-il à présent ? On propose un modèle qu’on veut faire passer pour l’Islam, et plus encore, on veut le faire passer pour l’Islam authentique, pour l’Islam véridique – car ils insistent beaucoup sur pour cette terminologie : « authentique », « véridique », « droit », etc.

Et bien sûr, quiconque voit ces crimes se dit « Alors c’est ça l’Islam ? Je ne veux pas en entendre parler. » Il ne sera même pas prêt à en discuter, à s’en approcher, à faire des recherches, à poser des questions.

La deuxième conséquence, c’est que tout cela éloigne les non-musulmans des musulmans. Car tout cela présente les musulmans comme un groupe de barbares, de criminels assoiffés de sang, qui ne peuvent cohabiter avec absolument personne. Et naturellement, cela expose les musulmans en tant que communautés, groupes et peuples, dans le monde entier, aux dangers de l’isolement, de l’animosité et aux sentiments d’hostilité.

La troisième conséquence, qui est également très dangereuse, est que tout cela éloigne les musulmans eux-mêmes de l’Islam. Il y a beaucoup de musulmans qui ne connaissent que peu de choses de l’Islam. Et lorsque tous les médias viennent leur dire : « Voilà ce qu’est l’Islam, voilà les cheikhs de l’Islam, les savants de l’Islam, les djihadistes de l’Islam, les égorgeurs de l’Islam », beaucoup de ces musulmans diront alors : « Ca suffit. Nous n’avons rien à voir avec cette religion, rien à voir avec l’Islam. »

Et c’est pourquoi nous assistons aujourd’hui à des commencements – je ne veux pas amplifier cette réalité, mais dans plus d’un pays arabe, jusqu’à l’intérieur de l’Arabie Saoudite, en Egypte, dans d’autres endroits, il y a des commencements d’athéisme, on commence à parler d’une vague d’athéisme.

Pourquoi [s'en inquiéter ?] ? Parce que les choses en viendront à la remise en question du Coran, de la prophétie de Muhammad – paix et bénédictions de Dieu sur lui et sa famille –, [on se demandera] est-ce que c’est un Prophète de Dieu ou non, jusqu’à la remise en cause de Dieu et de son existence même.

Ce que dit l’expression populaire, « Ils rendent les musulmans mécréants », c’est cela même. Il y en a des débuts dans plusieurs endroits. Je ne parle pas d’un mouvement ou phénomène important, mais en guise de précaution, car il y a des données qui évoquent cela, en guise de précaution, je dis qu’il y a là des commencements, des commencements dangereux.

Cela touche jusqu’aux croyants fervents et enracinés dans l’Islam. Il vient un moment où, à cause de cette insistance, durant des mois et des années, par exemple : Les terroristes) bombardent ? (Ils le font en criant) « Allahu Akbar ! » [Dieu est le plus grand]. Ils égorgent ? (Ils le font en criant) « Allahu Akbar ! ». Quel que soit l’acte qu’ils commettent, (ils crient) « Allahu Akbar ! ». A force, on en arrive à un moment où dès qu’on entend « Allahu Akbar ! », on se demande « Qu’est-ce qu’il y a ? Un meurtre ? Un égorgement ? Une catastrophe quelconque au sein des peuples des pays arabes et musulmans ? ».

Jusqu’à en arriver au dénigrement de toute la pensée islamique, des mœurs, de la culture, des symboles et des traditions islamiques. Le hijab (voile islamique) et l’abaya (robe islamique) deviennent une manifestation choquante, etc. La barbe devient une manifestation choquante. Le terme « djihad » devient un terme infâme. Le terme « martyre » devient un terme infâme.

N’est-ce pas là un danger pour l’Islam ? Qu’est-ce que l’Islam ? Ce sont ces concepts, ces enseignements, ces valeurs, ces habitudes, ces traditions.

Voilà pour le premier point, en ce qui concerne la menace qui pèse sur l’Islam.

Lorsqu’on en vient à la menace contre la structure générale de la Nation (islamique), car de fait, ils menacent maintenant la structure tout entière de notre Communauté : ils déchirent cette Communauté, ils la divisent, ils rendent licite l’atteinte à son sang, à ses biens, à son honneur, à ses sanctuaires, à ses mosquées, à ses Eglises, qui constituent une autre partie de cette Communauté, à tous les vestiges historiques, tout ce qui a un rapport avec l’Histoire, tous les tombeaux, etc., tout cela n’a aucune place.

La scène générale qu’ils présentent est une scène de déchirement, de destruction, de combats sanglants. Considérez donc l’ensemble de la région : dans toute la région, on ne voit que des conflits sanglants ici, là, là-bas, etc.

Pourquoi donc ? Pourquoi en sommes-nous arrivés là ?

Au point où les gens ne peuvent plus parler les uns avec les autres, ni dialoguer, ni trouver d’issue politique, ni même trouver aucun moyen de s’entendre. Quelle en est la cause ?

Bien sûr, il y a diverses raisons, mais l’une des causes principales et premières est que se sont implantés dans notre région des forces et des mouvements qui ne sont prêts ni au dialogue, ni au débat, qui croient posséder la vérité absolue, et qui considèrent quiconque est différent d’eux de cette manière négative, radicale, intransigeante et haineuse dont je vais parler. Voilà ce qu’il en est. Eh bien, si nous en venons, après cette première partie – laissez-moi conclure cette première partie en disant : oui, ce qui se passe maintenant dans notre région et dans le monde constitue une menace pour l’Islam en tant que religion, et une menace pour la Communauté et les sociétés islamiques en tant qu’entités.

[...]

Traduction & vidéo : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

URL de cet article: http://arretsurinfo.ch/video-hassan-nasrallah-letat-islamique-est-la-plus-grande-distorsion-de-lislam-dans-lhistoire/

Par Tourtaux - Publié dans : LIBAN - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 31 octobre 2014 5 31 /10 /Oct /2014 22:10

vendredi, 31 octobre 2014 17:36

Poutine à l’Occident : « nous acceptons le combat ».

Poutine à l’Occident : « nous acceptons le combat ».  
IRIB-Discours de Vladimir Poutine : « nous acceptons le combat ».

Ce discours en dit long. C’est dit fermement.et clairement –en termes de position, et avec la conviction d’être dans le bon chemin. Et qui en dit plus que ne peut pardonner l’occident. Ces propos sont un signal clair aux USA, que le temps du monde unipolaire est révolu. Et que c’est une bonne chose, le temps est venu pour la Russie d’aller de l’avant, jusqu’à la victoire politique, économique, militaire. J’ai porté attention sur ces citations du discours de Vladimir Poutine.

1 – Le thème de la rencontre du jour, de la discussion qui ont eu lieu ici porte le titre suivant : « nouvelles règles du jeu, ou un jeu sans règles ». De mon point de vue, ce thème, cette formulation décrivent très exactement cette bifurcation historique à laquelle nous nous trouvons ; le choix qu’il conviendra pour nous tous de faire.

2 – Premièrement, un changement de l’ordre mondial (dont nous observons l’ampleur aujourd’hui), s’accompagnait comme il se doit sinon d’un conflit mondial, ou de confrontations globales, du moins d’une chaine de conflits à caractère local.

3 – J’en suis convaincu, ce mécanisme en contrepoids est contraignant et, ces dernières décennies s’est installé difficilement, se construisant avec peine, car on ne pouvait casser, sans remplacer, sans quoi il ne serait resté d’autres instruments que la force brutale. Il fallait procéder à une reconstruction raisonnable, et s’adapter aux nouvelles réalités des relations internationales. Cependant les USA, autoproclamés vainqueurs de la guerre froide, affichant leur autosatisfaction, ont considéré que cette approche était superflue. Au lieu de mettre en place une nouvelle balance des forces, apparaissant comme la condition indispensable de l’ordre et de la stabilité, bien au contraire, furent entreprises des démarches qui accentuèrent radicalement le déséquilibre.

4 – Ainsi s’est mise en place l’impression que les soi-disant vainqueurs-de la guerre froide décidèrent de « compresser » la situation, de mettre le monde entier sous sa coupe, de le soumettre à ses intérêts. Lorsque le système actuel des relations internationales, le droit international et les freins et contrepoids en place faisaient obstacle à ces objectifs, ce système était déclaré sans valeur, obsolète et bon pour la casse.. C’est ainsi que se conduisent, pardon pour l’analogie, les nouveaux riches sur lesquels en peu de temps s’est déversée une énorme richesse ; dans ce cas, sous la forme d’une suprématie mondiale, d’un leader mondial. Dès lors, au lieu de disposer intelligemment de cette richesse, d’en disposer avec soin, et par là-même bien sûr, dans ses propres intérêts, j’estime qu’ils ont tout dilapidé.

5 – Sous la pression d’un nihilisme juridique, le droit international a cédé, étape par étape, bien des positions. L’objectivité et l’honnêteté ont été sacrifiées à l’opportunisme politique. Les normes juridiques ont été remplacées par des interprétations arbitraires et des estimations biaisées. Alors que simultanément le contrôle total des systèmes mondiaux d’information permettait, selon leurs souhaits, de vendre le blanc comme étant du noir, ou inversement le noir pour du blanc.

6 – Dans les conditions de domination d’un camp et de ses alliés, ou pour le formuler autrement, de ses satellites, la recherche de solutions globales se transforma souvent en une volonté d’imposer ses ‘recettes’ universelles. Les ambitions de ce groupe ont grandi démesurément, au point que les approches définies dans ses officines sont présentées comme celles de la communauté mondiale. Mais là n’est pas la réalité.

7 – La notion elle-même de « souveraineté nationale » pour la majorité des Etats est devenue relative. En fait, on en est à la formule suivante : plus forte est l’allégeance au centre principal d’influence, plus forte est la légitimité de tel ou tel régime.

8 – Les mesures d’influence sur les rétifs sont bien connues, et expérimentées à maintes reprises : des actions musclées, des pressions économiques et de propagande, l’intervention dans les affaires intérieures, des références quant à une légitimité au-delà du droit, lorsqu’il faut justifier les solutions illégitimes de certains conflits. Et la mise à l’écart des gouvernements qui ne conviennent pas. Ces derniers temps sont apparues des preuves de ce que, à l’égard de certains dirigeants, ils recourent carrément au chantage. Ce n’est pas pour rien que celui que l’on appelle ‘le Big Brother’ dépense sans compter des milliards de dollars pour la surveillance du monde entier  et de ses alliés proches.

9 – Posons-nous la question: à quel point nous sommes à l’aise avec tout cela, à quel point nous sommes en sécurité, combien nous sommes heureux de vivre dans ce monde, à quel degré de justice et de rationalité il est parvenu ? Peut-être n’avons-nous pas de raisons de nous inquiéter, de contester et de poser des questions inconvenantes ? Peut-être l’exceptionnalité des USA, et la façon dont ils appliquent leur leadership sont-ils vraiment un bienfait pour nous tous ? Et que leurs interventions omniprésentes dans les affaires du monde apportent la paix, le bien-être, le progrès, le développement, et la démocratie ? Et quant à nous, nous détendre et en profiter ? Je me permettrai de dire que ce n’est pas le cas. Ce n’est pas du tout le cas.

10 – Le diktat unilatéral, et l’imposition de ses propres modèles apportent le résultat contraire : au lieu de régler des conflits – l’escalade, au lieu d’Etats souverains et stables – l’expansion du chaos ; en lieu et place de la démocratie –le soutien à des populations douteuses : des purs néo-nazis aux islamistes radicaux.

11 – En Syrie, comme par le passé, les USA et leurs alliés ont entrepris de fournir directement des armes et de financer des combattants, de renforcer leurs rangs de mercenaires originaires de différents pays. Permettez-moi de demander d’où ces combattants ont-ils de l’argent, des armes, des spécialistes militaires ? D’où cela provient-il ? Comment se fait-il que ceux qu’on appelle l’EIIL se soient transformés en une réelle et puissante armée ?

12 – Dans son essence, le monde unipolaire est l’apologie, l’apologétique de la dictature des peuples et des Etats.

13 – Mais le monde, je veux le souligner, j’en ai parlé et je le répète, s’est radicalement transformé.

14 – Apparemment, ceux qui sans cesse barbouillent des révolutions de couleur se prennent pour de grands artistes et ne peuvent s’arrêter.

15 – Nous comprenons bien que le monde est entré dans une ère de changement et de profondes mutations, et que nous avons tous besoin d’un certain niveau de prudence, de capacité d’éviter les démarches insensées. Des années qui ont suivi la guerre froide, les intervenants de la politique mondiale ont un peu perdu ces qualités. Le temps est venu de s’en souvenir. Dans le cas contraire l’espoir d’un développement stable apparaitra comme une dangereuse illusion. Et les secousses actuelles – la prémisse à la chute de l’ordre mondial. Le temps d’un monde unipolaire, la Pax Americana, est terminé. Les USA ne se rendront pas sans combat, ils inonderont de sang des pays entiers. Organiseront des guerres civiles, comme ils l’ont fait en Ukraine, pour porter encore et toujours la fausse « démocratie » sans compromis.

Cette déclaration de Vladimir Poutine constitue un programme. Il a annoncé, clairement et fermement, que le monde a changé, qu’il ne sera plus unipolaire, à la politique sans limites ni égards des USA sera tôt ou tard opposée une limite, et la Russie rétablit sa puissance et sa grandeur sur l’arène mondiale. C’est un moment très important dans l’évolution de la Russie. Je suis certain que ce discours de Vladimir Poutine  sera le vecteur de développement de la politique mondiale pour les 10 ou 15 années à venir.

Que Dieu soit avec nous ! Allons au combat !

Dmitri Dzegovbrodsky

Traduit par Mufasa pour Réseau International

 

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Vendredi 31 octobre 2014 5 31 /10 /Oct /2014 21:51

 

vendredi, 31 octobre 2014 05:42

Ghouta/Deir ez-Zor/Golan : les sukhoï d'Assad rasent Daesh!!

Ghouta/Deir ez-Zor/Golan : les sukhoï d'Assad rasent Daesh!!

IRIB- L'Armée de l'Air syrienne a mené d'intenses raids, jeudi, contre

les positions des terroristes de Daesh et d'Al-Nosra, tandis que les unités d'infanterie de l'armée loyaliste se sont accrochées avec les terroristes de Daesh, à rif Ouest de Deir ez-Zor. Les sukhoi de l'armée de l'air syrienne ont bombardé le rif de Damas et Ghouta-Est, des localités, à Deir ez-Zor, à Hama, à Deraa . A rif-Est de Deir ez-Zor, dans la localité de Hawija Sakar, de très violents combats ont eu lieu entre les soldats syriens et les terroristes de Daesh. Les opérations ont été accompagnées par le pilonnage intense de l'armée de l'air. A Rif Ouest de Deraa, l'Armée de l'Air syrienne a, violemment, bombardé le village d'al-Hassan et les cités de Jassem et de Tafas et des localités autour de Deraa al-Balad, les voies de communication entre les deux cités de Noy et de Tassil, à rif de Deraa. A Rif de Hama, les sukhoi ont, littéralement, rasé les positions de Daesh, à Aqribat, à rif de Hama et à Ghala al-Maziq, à rif Ouest de Hama. A Ghouta-Est , les chasseurs syriens ont mené des raids contre Ain Tarma, Douma et Tiba. Le Golan n'a pas été épargné : les cités de Jalin, d'al-Mazirib, de Saham, sur les hauteurs du Golan, ainsi qu'al-Cheikh Maskin et la plaine de Yermouk, à rif de Deraa, ont été pris pour cible des bombardiers syriens. A Jubar, à l'Est de Damas, l'armée de l'air syrienne a mené d'intenses raids.

 

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Vendredi 31 octobre 2014 5 31 /10 /Oct /2014 21:32

vendredi, 31 octobre 2014 04:20

L'ASL à Kobani, l'Iran réagit!!

L'ASL à Kobani, l'Iran réagit!!  
IRIB- Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, chargé du département arabo-africain,  a mis l’accent sur la nécessité de la sauvegarde de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale, en Syrie.

 

"La sauvegarde de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale, en Syrie, est dans l’intérêt du peuple  de ce pays et de ceux des autres pays de la région", a affirmé, jeudi, dans l’après-midi, Hossein Amir-Abdollahian, vice-ministre iranien des Affaires étrangères, chargé du département arabo-africain.

«La question de l’aide aux habitants de Kobani ne doit pas devenir une prétexte, pour les ingérences étrangères, en Syrie. L’Iran met en garde ceux qui profitent de la situation qui prévaut dans la région, à des fins particulières, en Syrie», a indiqué Amir-Abdollahian.

«En envoyant les terroristes de l’Armée Syrienne Libre, (ASL), à  Kobani, la Turquie cherche à augmenter son influence, en Syrie», a estimé Bathina Chaaban, le conseiller médiatique et politique du président syrien.

Après avoir été déçu par l’incapacité du groupe terroriste Daesh à prendre Kobani, la Turquie a autorisé les Peshmergas kurdes irakiens à entrer, dans cette ville kurde. Simultanément à cette décision, le gouvernement turc a, également, autorisé des dizaines de terroristes de l’ASL à entrer, dans cette ville, sous prétexte de lutter contre Daesh.

L’Armée Syrienne Libre, (ASL), est un des groupes actifs, en Syrie, qui se battent, dans le cadre de la réalisation du plan de «fin de l’ère d’Assad»,  contre le gouvernement et l’armée syrienne.

La Turquie est un des principaux soutiens aux terroristes, notamment, l’ASL, tandis que les dirigeants politiques de ce groupe terroriste vivent dans ce pays.

Ce pays a conditionné sa participation à la coalition internationale contre Daesh à la création d’une zone tampon et une zone d’exclusion aérienne, en Syrie, et la mise à l’écart de Bachar al-Assad.

Cependant, ces conditions n’ont pas été prises au sérieux, et le gouvernement turc, sous pression de l’opinion publique, a permis, dans le cadre d’une transaction avec les Etats-Unis, l’arrivée des Peshmergas irakiens, à Kobani, simultanément à l’entrée des terroristes de l’ASL.

En désignant le terrorisme, par deux qualifications, littéralement, opposées, les Etats-Unis et la Turquie considèrent l’ASL, comme un groupe armé "modéré".

Pour renforcer le front anti-Assad, les Etats-Unis ont consacré un demi-milliard de dollars, pour la formation, en Arabie, des forces rebelles, soi-disant, "modérés".

Pour rassurer l’opinion publique du monde, les Etats-Unis dirigent la coalition anti-Daesh. De son côté, la Turquie, sous prétexte d’entreprendre des actions humanitaires, a permis l’arrivée des peshmergas irakiens, à Kobani, à condition que les terroristes de l’ASL, aussi, y entrent.

Ces deux démarches poursuivent le même objectif, qui est de mettre fin à l’ère de Bachar al-Assad, comme l’a, déjà, précisé le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, chargé du département arabo-africain, Hossein Amir-Abdollahian

 

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Vendredi 31 octobre 2014 5 31 /10 /Oct /2014 21:10
Explosion d’une voiture à Tel Aviv, affrontements à al-Qods

 
Une voiture a explosé ce vendredi dans un parking à Petah Tikva à l'Est de Tel Aviv.

Les raisons de l'explosion, dont l'agence de Palestine 24 a publié des photos, n'ont pas encore été connues.

Selon le Yediot Aharonot, l'explosion n'a pas fait de victimes.


Affrontements à al-Qods

 


Par ailleurs, des affrontements ont éclaté entre des jeunes palestiniens et des forces israéliennes dans les quartiers de l'Est d'al-Qods et dans différentes villes de la Cisjordanie occupée.

Ces affrontements ont éclaté après que les soldats sionistes ont interdit aux jeunes d'effectuer la prière du vendredi dans la sainte mosquée d'al-Aqsa et ont dispersé des processions de soutien à al-Qods.

A al-Qods, des jeunes palestiniens et des policiers sionistes se sont affrontés dans plusieurs quartiers de la ville sainte, après que les soldats les ont interdits d'accéder à la mosquée pour effectuer la prière du vendredi.

En Cisjordanie occupée, l'armée israélienne a tiré des balles en caoutchouk et des bombes de gaz sur une marche qui a commencé dans le camp de Qalandya pour les réfugiés palestiniens vers le barrage militaire israélien qui sépare al-Qods et Ramallah, faisant cinq blessés dont l'un à la tête.

Selon des témoins, des dizaines ont été asphyxiés après avoir inhalé le gaz lacrymogène.

Dans la ville d'al-Khalil (Hébron), des dizaines ont été blessés lors de la répression par l'armée israélienne d'une procession à Bab Zawiya au centre de la ville. La procession a été entamée à partir de la mosquée Hussein selon des témoins. Les manifestants ont condamné les exactions israéliennes à al-Qods.

  
 Source: palpress, alalam

Source: Sites web

31-10-2014 - 21:52 Dernière mise à jour 31-10-2014 - 21:52

 

Par Tourtaux - Publié dans : Israël - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 31 octobre 2014 5 31 /10 /Oct /2014 13:14

60E ANNIVERSAIRE DU 1ER NOVEMBRE: L'ANP, L'ALN MÊME COMBAT

Gaïd Salah inaugure le Musée central de l'Armée

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L'ANP a tenu à marquer cet événement cher aux Algériens en exigeant d'elle-même le meilleur pour la nation.

L'attachement de l'Armée nationale populaire, digne héritière de l'Armée de Libération nationale, quant aux prin-cipes fondamentaux du déclenchement de la Guerre d'indépendance demeure un pacte irréversible. Les combattants, d'hier contre le colonialisme et d'aujourd'hui contre le terrorisme transnational ne constituent qu'une seule et même institution engagée d'un pas franc dans la préservation des acquis du 1er Novembre et la défense de l'intégrité de son territoire.
Relativement à la célébration du 60e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération, l'ANP a tenu à marquer cet évènement cher aux Algériens en exigeant d'elle-même le meilleur pour la nation. Dans ce cadre, rapporte un communiqué du ministère de la Défense, «la commémoration du 60e anniversaire du déclenchement de la glorieuse guerre de Libération nationale, qui coïncide avec le 30e anniversaire de l'inauguration du Musée central de l'armée, le général de corps d'armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire, a procédé aujourd'hui 29 octobre 2014, à l'inauguration du pavillon de l'Armée nationale populaire au niveau du Musée central de l'armée».
Cette manifestation précise la même correspondance a eu lieu «en présence des ministre des Moudjahidine et de la Culture, les commandants des forces, de la Gendarmerie nationale, de la Garde républicaine et de la 1ère Région militaire, les chefs de départements, les directeurs et chefs de services centraux du ministère de la Défense nationale et de l'état-major de l'Armée nationale populaire, ainsi que des élèves représentant les différentes écoles militaires relevant de la 1re Région militaire».
Dire que cette inauguration est plus que symbolique, intervenant comme pour secouer les mémoires et rendre un vibrant hommage, aux hommes et aux femmes ayant nourri de leur sang cette terre chèrement reconquise.
Une inauguration qui permettra aux hôtes d'«inspecter, ses stands regroupant des documents, des équipements, des photographies et des armements des différentes forces, directions, structures de formation et organes spécialisés de l'Armée nationale populaire, ainsi que le stand qui pérennise la participation de l'Armée nationale populaire aux guerres du Proche-Orient», souligne encore le communiqué. Dans ce dernier, il est également rappelé que «le Musée central de l'armée est situé au Complexe Riadh El-Feth en face du Sanctuaire du Martyr et se compose d'un rez-de-chaussée et de quatre étages consacrés aux expositions relatant la résistance de l'Algérie à travers les diverses époques: préhistorique, antique, médiévale et moderne, contemporaine ainsi que les périodes de résistance et de lutte armée à savoir les révoltes populaires, le Mouvement nationaliste et la guerre de Libération nationale».
Dans cette même communication, le ministère de la Défense nationale intervient pour indiquer «l'ouverture au public du pavillon de l'Armée nationale populaire, pour lequel deux étages ont été consacrés, renforce l'attachement à la mémoire et à l'histoire de l'Algérie, à travers le passage en revue du parcours de l'Armée nationale Populaire digne héritière de l'Armée de Libération nationale, depuis l'indépendance et de sa contribution dans l'épopée de développement et d'édification de l'Algérie indépendante et dans la sauvegarde de la souveraineté et la sécurité du pays». A noter, a-t-on ajouté, que ce pavillon est ouvert au public durant toute l'année.

 

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 31 octobre 2014 5 31 /10 /Oct /2014 11:08

Coup d’Etat militaire au Burkina Faso, le dictateur françafricain Compaoré s’accroche au pouvoir avec le soutien de la France et des USA.

Coup d'Etat militaire au Burkina Faso, le dictateur françafricain Compaoré s'accroche au pouvoir avec le soutien de la France et des USA.

 

Le dictateur Compaoré en poste depuis 27 ans suite à un coup d’Etat soutenu par la France et les USA, refuse de démissionner malgré les gigantesques manifestations et la fronde populaires à l’encontre de son régime. L’armée a effectué un coup d’Etat et promis une transition d’un an vers des élections démocratiques. Le dictateur Compaoré a annoncé vouloir effectuer cette transition et a reçu le soutien des Etats-Unis dans cette démarche.

« Les Etats-Unis ont salué jeudi soir dans un communiqué du Département d’Etat la « décision » de Blaise Compaoré de « former un gouvernement d’unité nationale pour préparer des élections nationales et de transférer le pouvoir à son successeur démocratiquement élu« .(AFP).

Tandis que la France soutient dans les coulisses le dictateur en appelant toutes les parties en conflit à l’apaisement mais en refusant de condamner le régime de Compaoré et le coup d’Etat militaire particulièrement impopulaire au sein de la population. Isabelle Daeth sur RTL a déclaré : « La France se contente d’un appel au calme face aux manifestations violentes du Burkina Faso« . « C’est à croire que la France attend que tout Burkina Faso s’embrase avant de réagir. Cette attitude contraste avec la grande inquiétude exprimée par les États-Unis. » a-t-elle ajouté.
La France a toujours soutenu le dictateur son meilleur allié dans la région.

 

http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/2014/10/coup-d-etat-militaire-au-burkina-faso-le-dictateur-francafricain-compaore-s-accroche-au-pouvoir-avec-le-soutien-de-la-france-et-des

 

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Vendredi 31 octobre 2014 5 31 /10 /Oct /2014 09:33
jeudi, 30 octobre 2014 09:02

"Daesh déclare la guerre à la Russie"!!

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"Daesh déclare la guerre à la Russie"!!  
IRIB- D’après le quotidien américain, "New York Times", le groupe terroriste de Daesh a exécuté  un ressortissant russe.

Le groupe d'Abou Omar al-Shishani, lié à Daesh, avait, auparavant, menacé Moscou d’étendre le Jihad  aux territoires de l’Ex-Union soviétique, prenant, ainsi, pour cible, la Russie, comme une puissance occidentale ! Selon l’agence Fars News, citant le journal russe, Komersant, l’Ambassade de la Fédération de Russie, à Damas, est en train d’examiner certaines informations faisant état de l’exécution, par le groupe terroriste de Daesh, de Serguei Gorbonov, ingénieur russe. Le quotidien américain, New York Times, avait annoncé cette nouvelle, la semaine dernière. Si cette nouvelle est confirmée, la Russie rejoindra la liste des pays, dont les ressortissants ont été victimes du «Jihad mondial», déclarée par ce groupe terroriste. Rappelons qu’Abou-Omar al-Shishani, lui-même, ressortissant géorgien, et un des commandants de Daesh, en Syrie, avait menacé les responsables russes que les combattants, sous son commandement, qui sont des ressortissants russes et ceux des autres ex-Républiques soviétiques se préparaient pour le Jihad dans la région.  D’après New York Times, Gorbonov, ingénieur russe enlevé depuis deux ans par les djihadistes extrémistes, a été fusillé, avec 5 autres prisonniers, par les forces de Daesh, près de Raqqa. 15 autres avaient été libérés, après avoir  payé leur diya, (prix du sang), et 4 autres attendent  leur libération. Contrairement aux scènes  de l’exécution des otages occidentaux, le film de  l’exécution de ce prisonnier russe n’a pas été diffusé, sur internet. La nouvelle de l’enlèvement de ce jeune ingénieur avait été publiée, l’an dernier. Dans une vidéo, s’adressant aux présidents russe, syrien et à la Croix-Rouge, l’otage russe déclare être sauf et sain, mais que si les responsables russes ne libéraient pas un ressortissant saoudien, du nom de Khaled Soleiman, il serait décapité. Il a dit avoir peur et vouloir rentrer, en Russie, et former une famille!  D’après le journal Kommersant, les autorités russes ne se sont pas, encore, exprimées, sur l’exécution de  ce ressortissant russe, mais l’ambassade russe, à Damas, avait annoncé au journaliste de ce quotidien que l’otage russe était en bon santé et qu’elle allait vérifier  les infos, sur son état.  Certes, Gorbonov n’est pas le seul ressortissant russe aux mains des terroristes. En octobre 2013, le groupe terroriste Liva-Attohid a capturé  le blogueur russe, Konstantin Jiravilov, et l’a accusé d’espionnage. L’ambassade russe, à Damas, dit n’avoir aucune information, sur son sort, mais un responsable, bien informé, au ministère russe des Affaires étrangères, a assuré que les autorités feraient tout  pour le libérer des mains des terroristes. Toujours, selon le Kommersant, la nouvelle de l’exécution du ressortissant russe a été publiée, juste un  mois après que les Jihadistes extrémistes avaient menacé  la Russie, en la personne de Vladimir Poutine!  D’après les informations, Gorbonov est capturé par les éléments du groupe Al-Shishani.

Al-Shishani, connu avant son départ, en Syrie, sous le nom de Tarkhan  Batirasheveli, a été formé, militairement, sous les drapeaux de l’armée géorgienne, et par les formateurs américains, et avait été condamné, en 2010, à 3 ans de prison, pour port illégal d’armes! D’après des témoins, il s’est converti à l’Islam, en prison, et de là, avait promis de faire le Jihad. Après sa libération, il est parti, en Turquie, et puis, en Syrie. D’après certains renseignements, nombre de ressortissants russes, tchétchènes et des autres républiques d’Asie centrale se trouvent sous commandement d’Al-Shishani, dont certains ont participé  à la prise de Mossoul.

Mikhaïl Bogdanov, vice-ministre russe  des Affaires étrangères,  avait reconnu que des ressortissants russes  combattaient, parmi les extrémistes, en Russie, mais il n’a pas évoqué leur nombre ! Al-Shishani a, à maintes reprises, fixé un prix de 5 millions de dollars, pour  la tête de Ramazan Qadirov, Président tchétchène! Le gouvernement américain a mis, début septembre, son nom, sur la liste des terroristes !

Et le journal russe, Komersant, de conclure : on ne peut pas, encore, confirmer la nouvelle du New York Times,  sur l’exécution de l’ingénieur russe, mais qu’au cas où cette  information serait confirmée, cela montrerait que, désormais,  la Russie sera, comme les pays occidentaux, la cible des terroristes de Daesh !

 

Par Tourtaux - Publié dans : Syrie - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 31 octobre 2014 5 31 /10 /Oct /2014 09:26

Semel MakiLes communistes israéliens dénoncent la poursuite de la colonisation illégale à Jérusalem-Est

Communiqué du Parti communiste d'Israel

Traduction JC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

Le membre du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine, Saeb Erekat a fortement condamné la dernière annonce d'extension illégale des colonies dans et autour de Jérusalem-est occupé. "Cette annonce est la preuve d'une volonté de commettre des crimes délimités et sanctionnables en vertu du droit international",a souligné Erekat.



Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a donné ordre de mettre en place les projets visant à construite 1 060 logements dans les colonies de Jérusalem-Est ; 660 nouvelles unités à 'Ramot Shlomo' et 400 à 'Har Homa', en plus des 12 nouvelles routes construites en Cisjordanie.



Erekat a dit que la communauté internationale doit agir de façon résolue afin de sauver la solution des deux Etats de l'expansionnisme colonial de l'Etat d'Israel, en reconnaissant la Palestine comme un Etat compris dans les frontières de 1967, soutenant les efforts pour fixer une date limite à la fin de l'occupation israélienne, en interdisant tous les produits venant des colonies et en se détournant de toutes les organisations et entreprises liées directement ou indirectement à l'occupation israélienne, à la colonisation et aux politiques d'Apartheid.



Cette expansion coloniale coincide avec le projet de loi israélien cherchant à revenir sur le statu quo concernant la Mosquée d'Al-Asqa et sur la saisie de 35 maisons palestiniennes à Silwan par des colons d'extrême-droite soutenus par l'Etat. Concernant l'annonce du Ministre du logement israélien, Uri Ariel, sur sa volonté d'occuper une maison palestinienne saisie à Silwan, Erekat a déclaré que cette action "n'est qu'un rappel de plus des efforts réitérés d'Israel pour déloger par la force les Palestiniens de Jérusalem et transformer la Cité Sainte commune aux trois religions en une cité exclusivement juive."



Dans le même temps, le président du Hadash (Front démocratique pour la paix et l'égalité – Parti communiste d'Israel) et député communiste à la Knesset, Mohammed Barakeh, a déclaré que trois semaines avant le soutien de Netanyahou à cette politique, la municipalité israélienne de Jérusalem-Ouest avait approuvé un projet de construction de 2 600 unités de logement près du quartier de Jérusalem-Est, à Beit Safafa. Cela porterait le nombre total de logements, dont la construction est en cours, à 3 700, a dit le député Barakeh. Le député communiste de la Knesset a conclu que, en continuant sur sa ligne d'expansion coloniale, Netanyahou cherchait à ruiner les conditions de la paix et à rendre impossible toute reprise des négociations entre les camps israélien et palestinien.

 

Vendredi 31 octobre 2014

Par Tourtaux - Publié dans : Israël - Communauté : Syndicalisme
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