Mardi 30 septembre 2014 2 30 /09 /Sep /2014 10:55

« Halte à l’ingérence en Syrie ! » 
: manifestation à la Fontaine Saint-Michel 

LNG.27.09.24. Halte à l'ingérence en Syrie

 

A l’appel de l’association Rassemblement pour la Syrie, du Comité Anti Impérialiste et de la Voix de la Syrie, un petit groupe de manifestants s’est rassemblé cet après-midi du 27 septembre 2014 à la Fontaine Saint-Michel. L’association Chrétiens de Syrie pour la Paix était également présente pour soutenir l’événement. 


LNG. 27.09.14. Halte à l'ingérence en Syrie

 

Ces différents collectifs ont battu le pavé parisien pour protester contre l’intervention de forces étrangères en Syrie ; les intervenants se sont soulevés contre les dernières prises de positions occidentales, jugées ingérantes et à la solde de l’impérialisme américain. « Cela fait quatre ans que Bachar Al Assad et son gouvernement demandent l’aide de la communauté internationale », indique le Comité Anti Impérialiste dans son communiqué. La Syrie doit en effet faire face à des groupes terroristes depuis plusieurs années et la résolution 2170 de l’ONU constitue selon eux un sursaut bien tardif, fruit d’un double discours au sein duquel pèsent des intérêts politico-économiques. En premier lieu, l’Occident (les Etats-Unis et leurs alliés, Grande-Bretagne, France et Allemagne notamment) s’attaquait au monde oriental sous prétexte d’y établir la démocratie ; ce sont désormais contre des groupements terroristes tel que l’EIIL (Etat Islamique en Irak et au Levant) que les Etats-Unis ont décidé de se lever ; si l’attaque de cette cellule est  légitime, intervenir sans accord préalable du gouvernement syrien directement concerné constitue une violation de l’indépendance nationale. 


LNG. 27.09.14. Halte à l'ingérance en Syrie

 

Les organisateurs ont tenu à rappeler que des milliers de personnes étaient victimes de ces groupes terroristes depuis plusieurs années sans qu’aucune coalition ne se soit alors élevée pour les dénoncer. De plus, les différents membres de cette alliance, notamment les états arabes du Qatar et de l’Arabie Saoudite paraissent peu enclins à s’attaquer à la souveraineté d’un pays vieux de milliers d’années, doté de l’un des plus riches patrimoine du Moyen-Orient. « La Syrie était le dernier bastion de la laïcité », indique Omran Alkhatib, président de l’Association Rassemblement Pour la Syrie ; en s’attaquant à ce pays, l’Occident ne fera qu’exalter les groupes criminels qu’elle arme par ailleurs de façon sous-jacente. Selon les organisateurs, les minorités persécutées en Syrie ne pourront être aidées qu’en combattant le terrorisme et les états à l’origine de son armement.

 


Par Tourtaux - Publié dans : Syrie - Communauté : Syndicalisme
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Mardi 30 septembre 2014 2 30 /09 /Sep /2014 08:54

Transmis par Bassam Tahhan

 

 

Dernier numéro des causeries d'Ivry où Bassam Tahhan revient sur les récents bombardements américains des raffineries de Syrie 

 

 

 

Bassam Tahhan :  attention, une rafale peut en cacher une autre !

 

 

 

Par Tourtaux - Publié dans : Syrie - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 29 septembre 2014 1 29 /09 /Sep /2014 21:19

 

La Décapitation de Hervé Gourdel est un canular

 

 

Par Tourtaux - Publié dans : Politique - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 29 septembre 2014 1 29 /09 /Sep /2014 18:30

Ukraine: présent et avenir

 

Jacques Sapir

La situation dans l’Est de l’Ukraine ne fait plus la une de la presse. Pourtant, l’application chaotique du cessez-le-feu, mais aussi la révélation des atrocités qu’auraient commises certaines des unités du régime de Kiev, commencent à filtrer. Par ailleurs, la situation générale n’est pas en faveur du gouvernement de Kiev.

1. Application du cessez-le-feu.

Le cessez-le-feu semble se maintenir en Ukraine, quoique les violations soient assez nombreuses et, semble-t-il, essentiellement du fait des forces du régime de Kiev. La zone de l’aéroport de Donetsk semble désormais entièrement contrôlée par les insurgés, les unités pro-Kiev ayant évacué leurs positions ou ayant été détruites. Sur le site de l’aéroport, un certain nombre d’indices laissent à penser que les forces de Kiev comprenaient des mercenaires. Des dictionnaires Tchèque-Anglais ont été retrouvés, ainsi que de papiers d’identités polonais, lituaniens et lettons. Il est cependant impossible en l’état actuel de se prononcer sur la véracité de ces documents, qui peuvent avoir été falsifiés. Les forces de Kiev semblent mettre à profit le cessez-le-feu pour se retirer, en général en abandonnant le matériel lourd (chars et véhicules blindés). Ce matériel est bien entendu récupéré et remis en état par les insurgés. Globalement, le cessez-le-feu a permis de stabiliser une « ligne de front ». La carte ci-dessous donne une vue de la situation au 21 septembre. Depuis, il semble que les troupes de Kiev aient évacué un certain nombre de leurs positions. Les unités « politiques » de la Garde Nationale et des bataillons dits « territoriaux », unités dont la détermination à combattre était évidente, semblent avoir été retirées de la ligne de front.

 

Carte de la situation militaire au 21 septembre

 



A-Carte

Sources: SLAVYANGRAD

 

Nous avons de plus six cas documentés où les forces armées du régime de Kiev ont délibérément violé le cessez-le-feu :

  1. une attaque au lance-roquettes multiple « Grad » près de Sakhanka.
  2. Un tir d’artillerie a visé la mine de Yenakievskaya.
  3. Des tirs de mortiers contre les résidences de la cité de Kirov (Kirovskoe).
  4. Des tirs de snipers à Peski, où au moins un civil a été blessé.
  5. Lors de l’évacuation de Zhdanovka, les hommes du 41ème Bataillon de Défense Territoriale « Chernigov-2 » ont tenté de miner les installations de la mine de charbon « Kommunar ».
  6. Les soldats de la 93ème Brigade ont détruit, lors de leur retraite le pont routier de Nyzhnyaya Krynka (à proximité de la mine « Kommunar »).

2. Témoignages sur les atrocités commises par des troupes du régime de Kiev.

Par ailleurs, les témoignages, essentiellement dans la presse russe, se multiplient sur les exactions que des troupes du régime de Kiev auraient commises. Certains de ces témoignages, comme ceux rassemblés par des ONG russes et révélés le 24 septembre, semblent suffisamment solides pour donner lieu à une enquête des Nations Unies[1]. On parle ainsi d’enterrement hâtif de dizaines de corps, dont certains présentent des signes d’exécutions sommaires voire de tortures. Le 28 septembre, une autre fosse commune a été trouvée près du village de Nizhnyaya Krynka, où se trouvaient tant la 93ème Brigade de l’armée de Kiev qu’un bataillon de la « Garde Nationale »[2]. Le responsable pour l’Europe de la Croix-Rouge internationale a proposé immédiatement l’aide de son organisation pour identifier les corps et les causes du décès. Les insurgés imputent ces atrocités aux hommes du 41ème Bataillon de Défense Territoriale « Chernigov-2 ». Ce bataillon, « sponsorisé » par un oligarque ukrainien[3], a été constitué au mois de juin. Son premier commandant a été tué le 21 juillet. En règle générale, les hommes de ces unités tendent à avoir un comportement extrêmement brutal avec les civils[4].

Il faut ici signaler la quasi-absence dans la presse occidentale de ces témoignages, qui semblent au-dessus de tout soupçons. L’attitude des médias occidentaux est préoccupante car elle accrédite l’idée, aujourd’hui majoritaire en Russie, d’un « double discours » sur la question des Droits de l’Homme. La presse, si prompte à dénoncer des violations dans de nombreux pays, ce qui est son honneur, se tait quand il s’agit de crimes commis par des troupes se réclamant du régime de Kiev. John Mearsheimer, dans une conférence avec les éditeurs de Foreign Affairs a d’ailleurs exprimé cette crainte combinée au sentiment de la Russie d’avoir été « agressée » par les pays de l’OTAN[5]. Il n’est pas question, ici, d’accuser la totalité du régime, dont on comprend bien que le contrôle qu’il exerce sur ses propres troupes est pour le moins fragile. Mais, le caractère répété et systématique de ces crimes montre bien que des forces internes au régime de Kiev ont pratiqué et pratiquent encore des actes génocidaires sur les populations russes de l’Est de l’Ukraine. D’une certaine manière, ces crimes signent aussi un point de non-retour, comme le remarque le journaliste indépendant Marc Meillassoux[6].

3. Quel avenir ?

Ceci soulève la question de l’avenir de l’Ukraine et de cette région dans les mois qui viennent. La situation économique de l’Ukraine, du moins de la partie restée sous le contrôle du gouvernement de Kiev, apparaît désormais comme désastreuse. Les différents indicateurs économiques montrent un effondrement de l’activité économique, effondrement dont les conséquences sociales seront d’ici cet hiver des plus importantes.

 

Production industrielle en Ukraine


A-GR2IND

 

De plus, l’Ukraine se trouve coupée du commerce avec la Russie, où elle exportait une partie de sa production, alors qu’elle est contrainte d’importer du gaz pour se chauffer et faire tourner son industrie. La production d’électricité, très dépendante du charbon du Donbass, est désormais compromise, car plus de 60% des capacités de production charbonnière sont aux mains des insurgés. Il est donc clair que l’Ukraine devra faire face à une crise économique et sociale grave dans le cours de cet hiver. Le gouvernement de Kiev, qui a déjà obtenu une aide substantielle du Fonds Monétaire International, va probablement demander à l’Union Européenne une somme de 8 à 15 milliards d’Euros. Mais, cet argent, si jamais il est effectivement versé, ne servira strictement à rien. Il faudra que l’Union européenne place l’Ukraine sous perfusion, et ce à un moment où la plupart des budgets européens sont réduits. Ce n’est pas divulguer un grand secret que de dire que le gouvernement de Kiev recevra bien plus de beaux discours que d’argent comptant. Le fait que l’Union européenne ait renvoyé l’application de l’accord qu’elle a passé avec Kiev à décembre 2015 est un bon indicateur de ce que sera l’attitude réelle des gouvernements européens.

D’un autre côté, est désormais évident que les régions de l’Est de l’Ukraine n’accepteront pas de solution « fédérale »[7]. Cette solution, que j’avais à de nombreuses reprises soutenue dans ce carnet, est morte dans les combats du mois d’août dernier. Il faut désormais admettre que l’Est de l’Ukraine va avoir un statut de fait d’indépendance, même si cette dernière ne sera pas reconnue internationalement. Les gouvernements de Donetsk et de Lugansk pourront cependant compter sur une aide de la Russie qui devrait leur permettre de faire fonctionner l’économie locale. Cette dernière est traditionnellement très tournée vers la Russie, et il est probable que ces régions seront intégrées de fait dans le développement du Donbass russe.

Alors que tous les regards sont aujourd’hui tournés vers le Moyen-Orient, et vers l’Irak en particulier, on doit rappeler que la solution de l’autonomie mise en œuvre pour le Kurdistan irakien pourrait servir de modèle à une solution pacifique dans l’Est de l’Ukraine. Une telle solution nécessite cependant une coopération de long terme entre la Russie et l’Union européenne, et elle ne sera possible que si l’UE reconnaît le caractère autodestructeur des sanctions[8] et se décide à les abroger d’ici la fin de l’année et si l’UE prend enfin conscience des infractions aux Droits de l’Homme qui ont été commises par des troupes du régime de Kiev dans l’Est de l’Ukraine et se décide à les sanctionner.

28 septembre 2014

Par 


[1] http://en.itar-tass.com/world/751011 (communiqué du 24 septembre 2014).

[2] « New burial site found near Donetsk », http://en.itar-tass.com/world/751726

[3] Igor Kolomoyski

[4] « Ukraine’s Punitive Battalions », sur le site SLAVYANGRAD,http://slavyangrad.org/2014/09/16/ukraines-punitive-battalions/

[6] Meillassoux M., « A l’Est de l’Ukraine, un point de non retour? », La Tribune, 26 septembre 2014,http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20140925trib000850514/a-l-est-de-l-ukraine-un-point-de-non-retour.html

[7] King C., « Ukraine’s breakaway region is becoming a de facto country », Washington Post, 16 septembre 2014, http://www.washingtonpost.com/blogs/monkey-cage/wp/2014/09/16/ukraines-breakaway-region-is-becoming-a-de-facto-country/

[8] Voir J.O. de l’Union Européenne, L271, 12 septembre 2014.

Source: http://russeurope.hypotheses.org/2846

 

Par Tourtaux - Publié dans : Ukraine - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 29 septembre 2014 1 29 /09 /Sep /2014 16:01

UNE JOURNEE DE GREVE LE 16 OCTOBRE 2014

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Dans le cadre de l’appel interprofessionnel, les syndiqués et militants des Fédérations

  • Santé et Action Sociale

  • Organismes Sociaux

Réunis en Assemblée Générale ce 22 septembre 2014, appellent l’ensemble des syndicats et des sections syndicales à mobiliser et à organiser :

UNE JOURNEE DE GREVE LE 16 OCTOBRE 2014

Pour :

  • Que soit abandonné le futur projet de loi de Santé qui vise uniquement la rentabilité des soins au détriment de la mission de santé publique.

  • Que soit abandonné le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale qui, par des budgets de plus en plus réduits installent un système assuranciel marchand au détriment de notre Sécurité Sociale collective et solidaire.


  • Que soit retiré le Pacte de Responsabilité.

Afin de réussir cette mobilisation, nous invitons les syndicats et sections syndicales à :

  • Diffuser le plus largement possible l’appel à la grève du 16 octobre 2014, en organisant des Assemblées Générales des Salariés et Syndiqués et des tournées de services.

  • Sensibiliser les usagers de nos Organismes et Etablissements par la diffusion des tracts et cartes-pétition.


  • Interpeller les Elus, Députés et Sénateurs pour qu’ils ne votent pas ces lois qui sont contraires aux intérêts de la population qu’ils représentent.


  • Sensibiliser les Associations, les Collectifs sur les dangers de ces lois.


Les syndiqués et militants des fédérations Santé et Action Sociale et Organismes Sociaux réunis en Assemblée Générale du 22 septembre 2014 appellent dès la fin des manifestations ou rassemblements du 16 octobre 2014 à :

Se réunir en Assemblée Générale des salariés de nos 2 fédérations, dans chacun des départements, pour construire la suite du mouvement et pouvoir l’élargir.

Nous devons réussir cette journée du 16 octobre 2014 en faisant grève et en manifestant massivement dans nos départements.

SE BATTRE POUR UNE AUGMENTATION GENERALE DES SALAIRES

SE BATTRE POUR LA CREATION MASSIVE D’EMPLOIS

SE BATTRE POUR UNE REPARTITION DES RICHESSES QUE NOUS PRODUISONS TOUS

C’EST SE BATTRE POUR LA RECONQUETE

DE LA SECURITE SOCIALE, LA SANTE ET LA PROTECTION SOCIALE

http://cgt-vinatier.over-blog.com/2014/09/une-journee-de-greve-le-16-octobre-2014.html

29 septembre 2014
  
 
courrier départemental en réponse au directeur

http://cgt-vinatier.over-blog.com/2014/09/courrier-departemental-en-reponse-au-directeur.html

Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 29 septembre 2014 1 29 /09 /Sep /2014 15:50

 

 

Appel à la grève et à la mobilisation le 1er octobre

Publié, le vendredi 26 septembre 2014
Dernière modification : samedi 27 septembre 2014


Chers collègues artistes, techniciens, compagnies de théâtre, producteurs de films, de l’audiovisuel ou du spectacle vivant,

Le 1er octobre prochain, les « droits rechargeables », les nouvelles règles de calcul pour l’activité réduite, l’activité conservée, les différés vont s’appliquer.

Dans moins d’une semaine, la réforme de l’assurance chômage signée le 21 mars 2014 entrera en application dans sa totalité. Des milliers de chômeurs, de salariés à temps partiel, d’intérimaires et autres intermittents de l’emploi, vont ainsi constater que cette nouvelle convention s’attaque aux droits de TOUS les chômeurs, et pas seulement, comme le répètent à l’envie politiques et médias, aux droits des seuls intermittents du spectacle.

Le lendemain, le 2 octobre, aura lieu une réunion plénière de la table dite « de Valls » [1] où, jusqu’à présent, personne n’a répondu à aucunes de nos demandes :

- Ouverture de véritables négociations
- Accès aux chiffres bruts de l’UNEDIC pour l’expertise des différentes propositions dont celles portées par le Comité de suivi [
2]).

Seule notre mobilisation à tous peut forcer ce gouvernement à abroger la convention d’assurance chômage et à ouvrir de véritables négociations, ou bien à légiférer pour obliger l’application d’un autre modèle [3].

Face au travail concret et précis que nous avons fourni concernant la zone de non droit qu’est Pôle Emploi (cas concrets de dossiers bloqués ou supprimés sans preuve, indus abusifs, contrôles mandataires, etc…), et la nécessité d’un régime d’assurance chômage adapté (continuité de revenu à des pratiques d’emploi discontinue), nos interlocuteurs ont tous montré leur incompétence sur le dossier. Leur manque de méthode pour élaborer des solutions, et bien évidemment leur mépris pour ce que nous défendons : la mise en place de nouveaux droits sociaux fondés sur la mutualisation interprofessionnelle. Durant tout l’été, et jeudi dernier encore lors des ateliers sur « la protection sociale » et « les relations aux organismes gestionnaires », ils n’ont fait que botter en touche, renvoyant les sujets à des accords de branche, nous parlant de CDI pour résoudre la précarité des artistes.

Quand nous défendons fermement nos demandes d’expertises et de renégociations de la convention d’assurance chômage, nous nous entendons dire : « nous n’avons pas à répondre à vos injonctions ». Voilà tout ce qu’ils ont à nous répondre. C’est ce que nous entendons leur dire à notre tour.

Ni ce simulacre de concertation, ni les mesures provisoires sur le différé, ne vont régler le problème !

- Le dialogue social n’existe pas
- 10 chômeurs sur 10 doivent être indemnisés
- Les droits doivent être adaptés à la discontinuité de l’emploi

L’assurance chômage doit être un grand enjeu national.

C’est pourquoi la Coordination Nationale des Intermittents et Précaires appelle tous les concernés à la grève nationale pour le 1er octobre 2014 avec la CGT spectacle qui a déposé un préavis de grève reconductible pour le 1er octobre 2014.

Faire grève est un choix difficile qui appelle au débat à l’intérieur des équipes. Nous sommes tous confrontés à cette même difficulté de ne pas jouer et aux risques financiers que la grève engendre. Le public, qui a montré son soutien depuis des mois, le comprend bien ; si aujourd’hui nous en sommes à faire grève, à refuser d’exercer ce métier qui nous est cher, c’est que la grève – comme celle du Printemps des comédiens et de dizaines d’équipes sur toute la France en juin dernier et cet été – est le seul langage que comprend le gouvernement. Nous avons tout essayé. [4]

Il nous semble nécessaire et même crucial que la mobilisation de cette journée soit forte, tant par la grève que dans la rue et dans des actions.

Nous appelons tous les intermittents de l’emploi, chômeurs et précaires à rejoindre le mouvement pour exiger l’abrogation de cette convention anti-chômeurs, et peser sur la table Valls qui se tiendra en plénière le lendemain 2 octobre.

Nous savons désormais organiser des systèmes de solidarité : des caisses de grève ont été mises en place pour pallier aux risques financiers pris par les grévistes.

Nous vous invitons à vous réunir en assemblée générale pour débattre ensemble et vous positionner sur cet appel lancé à tous, nationalement. Déjà plusieurs équipes sont en train de se positionner pour la grève ce jour là.

Nous sommes tous concernés, soyons tous mobilisés.

La coordination des Intermittents et Précaires d’Ile-de-France.

Assemblée Générale Unitaire
Lundi 29 septembre à 19h
La Bellevilloise 19-21 Rue Boyer, 75020 Paris
Nous vous invitons à y être présents !



Notes :

[1] Nous avons tout essayé, Samuel Churin.

[2] Nous avons des propositions.

[3] Le Comité de suivi est composé de représentants d’ADDOC (Association des cinéastes Documentaristes), de la Coordination des Intermittents et Précaires, de la Fédération des Arts de la rue, la Fédération CGT Spectacle, la Société des Réalisateurs de Films, le Collectif des Matermittentes, Les Scriptes Associés (LSA) et les Monteurs Associés (LMA), SUD Culture Solidaires, SUD Spectacle, le Syndicat du cirque de création, le Syndicat des Musiques Actuelles, le SYNAVI, le SYNDEAC, TIPPI (Truquistes Infographistes de la Post-Production Image associés), UFISC, l’Union des créateurs lumière.

[4] Y compris les « Tables de concertation et de proposition pour bâtir un cadre stabilisé et sécurisé pour les intermittents du spectacle ».

Lundi 29 septembre

 

Paris

- 19h : Assemblée Générale unitaire
à la Bellevilloise 19-21 Rue Boyer, M° Gambetta


Mercredi 1er octobre

 

Paris

Action « Pôle emploi, nous voilà !  » en préparation.

10h Rendez-vous au pied de la statue place de la République pour une action tractage/information/mobilisation dans différents endroits parisiens et franciliens

14h Manifestation contre la convention chômage, pour de nouveaux droits, au départ du Ministère du Travail,127 rue de Grenelle, m° Varenne

Nous sommes tous concernés, soyons tous mobilisés !

Les coordinations intermittentes et précaires appellent les chômeurs, les intermittents du spectacle et d’ailleurs, les précaires, salariés ou non, à la grève et à l’action.

Bordeaux
11h30 - Manifestation Place de la Victoire

Caen
11h - AG et départ en action (lieu à définir)

Poitiers
12h - Manifestation Place d’Armes

Nancy
11h30 - Départ du charivari Place Maginot

Brest
11h30 - Barouf Place de la Liberté

Millau
10h30 - Charivari Place des Consuls

Grenoble
12h - Rassemblement Place Félix Poulat

Lyon
12h - Quai Claude Bernard devant la faculté Lyon II
Pique-nique participatif suivi d’un départ en action

Orléans
8h30 - Rassemblement devant le Pôle Emploi d’Orléans Nord, 8 avenue du Général Patton, pour une « grande vente aux enchères des précaires »


Samedi 4 octobre

 

Paris

14h - Manifestation de soutien à la Cantine des Pyrénées, devant le 331, rue de Belleville (M° Jourdain), suite à son expulsion du 11 Août dernier


Jeudi 16 octobre

 

Journée d’action interprofessionnelle contre la politique d’austérité, notamment à la Sécurité sociale.

Éléments pour un bilan : La table concertative « intermittence » du 18 septembre. On en est où ? Quand est-ce qu’on dit non ?

Publié, le vendredi 26 septembre 2014
Dernière modification : samedi 27 septembre 2014


Des textes de Recours Radiation, Samuel Churin et du Collectif les Matermittentes.

La table concertative « intermittence » du 18 septembre

Ce texte n’est pas un compte-rendu de commission, mais une information, au départ rédigée à l’intention des camarades avec qui nous avions travaillé pour convenir de ce que nous devions dire dans cette instance.
Pour donner les éléments du contexte, il s’agit plus pour moi de « justifier » le fait que je n’ai pas pu TOUT DIRE, alors que nous avions préparé un gros pavé ! Ceci explique le « je » récurrent.

En ce qui concerne l’atelier Pôle Emploi [1], ils ont décidé de mettre les employeurs d’un côté et les salariés de l’autre. La raison officieuse : nous étions trop nombreux car certains ont décidé de venir, malgré les consignes, à deux par orga… « pas vous... mais... ». Alors, j’ai attaqué dans le vif du sujet : « Ça commence mal ». Après la suppression de l’atelier formation, voilà qu’on divise cet atelier en deux… Atelier commencé tardivement (plutôt plus de 10h que moins) avec une info relative à la fin des travaux qui devait avoir lieu vers midi.

Avec mon tableau de 24 pages sur lesquelles nous avions tenté de lister tout ce qui ne va pas à Pôle Emploi, à Pôle Emploi Service et au GUSO, comment sont traités les chômeurs, comment les règles sont interprétées de manière restrictive, comment les chômeurs intermittents ou pas deviennent suspects (contrôle en tout genre, contrôle mandataire, etc…)… et en face, à chaque fois, les textes qui sont bafoués dans chacune des situations – ce qui doit s’appliquer selon la loi, le règlement, le code du travail… Avec mon tableau de 24 pages j’en ai bavé les amis.

L’homme à la mèche disciplinée a commencé par faire un laïus pour tenter de calmer le jeu, a proposé un tour de table ce qui nous a bien occupés pendant un petit moment (Je porte, je porte, la clé de saint Georges, quand j’l’aurai assez portée, je la laisserai tomber ♫ ♫ au pied d’un rocher ♫)...

J’ai pu parler :

- des déclarations tardives qui n’en sont pas puisque Pôle Emploi reçoit l’AEM – Attestation Employeur Mensuelle - très vite, au dire même de Madame Règlementation Pôle Emploi, donc la déclaration du demandeur d’emploi vient confirmer celle déjà reçue par Pôle Emploi et, si écart il y a ou si la déclaration du demandeur d’emploi n’est pas concordante, Pôle Emploi devrait se mettre en rapport avec les deux parties pour corriger, plutôt que d’attendre la prochaine ouverture de droits pour coincer le chômeur, et décider, qui plus est, que cette période ne sera pas comptabilisée pour la prochaine ouverture de droits. J’ai rappelé que c’est exactement ce qui s’était passé à Nantes pour Monsieur Chaar, et que nous espérions que les partenaires sociaux allaient revenir sur ce qui produisait des indus et des droits non pris en compte, et avait provoqué un drame. Or, ce n’est pas le cas, et, plus grave, il faudra cette fois que ceux du régime général fournissent tous les documents pour être indemnisés, faute de quoi, le mois suivant le premier versement de leurs indemnités, les paiements seront bloqués et les indemnités déjà versées devront être remboursées. J’ai fait remarquer qu’au dire de Pôle Emploi Monsieur Chaar n’avait rien à se reprocher. Pas de fraude. Pourtant, la nouvelle convention aggrave ce type de problèmes. Les indus ne vont pas disparaître mais s’amplifier.

- du double contrôle concernant les attestations employeurs pour les emplois au régime général et AEM pour ceux dépendant des annexes 8 et 10, avec le désengagement de Pôle Emploi quand le demandeur d’emploi aura du mal à obtenir cette attestation. Avant, Pôle Emploi la réclamait lui-même à l’employeur. Il ne le fera plus. J’ai cité l’exemple de cet homme qui a dû envoyer 18 courriers en recommandé et accusé de réception pour demander ces attestations employeurs, car Pôle Emploi refusait de l’indemniser sans ça. J’ai aussi parlé de ces contrôles, quand il y aura 3 mois sans indemnités, qui vont bloquer l’indemnisation de ceux qui devraient pouvoir y prétendre [2].

- des contrôles mandataires et des documents qui sont de véritables pièges pour les demandeurs d’emploi à qui on pose des questions qui ne les concernent pas, mais concernent l’employeur, à qui on demande des justificatifs détenus par l’employeur, et qui, quand ils les réclament à leur employeur pour être indemnisés plus vite, deviennent encore plus suspects qu’ils ne l’étaient. Décisions de rejets non motivées ni en fait, ni en droit, pas d’infos sur les droits de recours.

- de PES-Pole Emploi Service- et GUSO qui interprétaient les textes et disaient qui était artiste et qui ne l’était pas, ce qui était un spectacle et ce qui ne l’était pas. La CGT, elle aussi, est intervenue sur le sujet. J’ai dit qu’ils incitaient parfois des intermittents à se mettre en auto-entrepreneur alors que il est strictement interdit de travailler sous ces deux régimes à la fois. La CGT a parlé des heures, des cachets et de l’exigence d’un contrat unique même quand la représentation a lieu longtemps après les répétitions ou des interprétations quand les répétitions ne sont pas suivies d’une représentation. Et est venue avec des offres farfelues, illégales,etc… Elle a relevé les problèmes liés à l’insuffisance des offres d’emploi et au recueil des offres sans contrôle, sans actions correctives.

PES nous a expliqué ses missions et leur organisation. Ils nous ont dit quelles régions étaient sous la coupe de PES concernant l’indemnisation des intermittents (en fait il n’en reste plus que 3 qui n’y sont pas, dont Ile de France et Midi Pyrénées. Ile de France, c’est + de 40 % des intermittents et Midi Py, préparez vous, c’est pour bientôt, novembre il me semble !), les modes de contacts pour les intermittents : tél 3949 (qui réorienterait sur une plateforme spécifique intermittence), les mails, parfois les courriers, mais les intermittents n’écrivent pas beaucoup de courriers. A noter, dans les 3 missions, l’absence du conseil et de l’information - (ce qui est complètement illégal, voir jurisprudence de la cour de cassation à ce sujet : Arrêt n°10-30892 du 08 février 2012 de la chambre sociale de la cour de Cassation).

J’ai demandé pourquoi il y avait un Médiateur affecté à PES alors que les Médiateurs sont affectés à raison de un par région, la réponse c’est : PES est une région !!! J’ai demandé quelle région et Monsieur PES (Leclerq) m’a dit : la région Pôle Emploi Service !

J’ai expliqué que c’était toujours très frustrant de ne pas pouvoir tout exposer, et que des missions d’information avaient déjà eu lieu, pour dire les mêmes choses, que le Médiateur national pondait des rapports et que les choses ne bougeaient pas, au contraire.

Bref, j’ai beaucoup parlé, mais je n’ai pas tout dit :
Rien sur le bénévolat (mais ce n’est pas un choix, juste une difficulté à tout dire)
Rien sur la carte vitale exigée pour indemniser les demandeurs d’emploi (ça m’énerve de ne pas en avoir parler c’est une vraie calamité)
Rien sur les règles d’inscription à Pôle Emploi en dehors des clous.

Je n’ai pas fait dans la dentelle, mais plutôt travail au crochet, donc avec des trous...

J’ai exigé des réponses dès la semaine prochaine sur les indus, les AEM... et assisté à l’hilarité quasi générale.

A la fin j’ai resservi le couvert sur les chiffres, et les moyens pour les expertises, et là on a pu assister à un grand numéro genre : « Je te noie le poisson sans répondre à la question ». Donc j’ai dit à Jean-Patrick, qui m’appelle Rose-Marie même quand je l’énerve, qu’il n’avait pas répondu à ma question. Lui ai rappelé que, dès le début des tables rondes, il avait été dit qu’il faudrait faire vite car ce travail d’expertise serait long, et là, il n’était pas capable de dire sur quels chiffres les experts allaient travailler, ni quels moyens étaient prévus, alors que certains experts avaient pris leurs dispositions pour remplir cette mission, notamment Mathieu Grégoire... Et il m’a dit qu’il n’avait pas à répondre à mes injonctions. Je lui ai dit qu’interpréter des chiffres déjà interprétés, c’était pas sérieux, ou quelque chose d’approchant, et que s’il ne voulait pas qu’on parle d’enfumage comme il l’avait regretté lors d’une séance précédente, il valait mieux qu’il ne nous donne pas ce genre de réponse sinon, faudrait pas qu’il s’étonne... que des tweets ou tracts partent dans la foulée... Ensuite, il s’est égaré, et ça semblait l’amuser de se perdre dans les méandres de son ego surdimensionné tout en faisant gaffe de ne pas ébouriffer sa coiffure.

Bien entendu, je n’ai pas oublié mes anciens collègues de Pôle Emploi, ni mes amis notamment ceux qui ont en charge la gestion des droits. Et j’ai rappelé que si nous étions inquiets pour les chômeurs qui vont avoir du mal à obtenir des informations, nous étions tout aussi inquiets pour le personnel de Pôle Emploi dont certains, en revenant de congé, ont pu lire des messages qui saturaient leur boîte, auxquels ils ne comprenaient rien puisque toutes les terminologies, les codes, les abréviations avaient changé et ils avaient l’impression, en lisant ces messages, qu’il ne s’agissait plus de leur métier. Probablement que c’est remonté à la Direction puisque, dans la précipitation, sont organisées des piqûres de rappel, par groupes de 130 dans des amphithéâtres !

Voilà, c’est incomplet…

On devrait avoir une retranscription de l’enregistrement dans les prochains jours. Je le tiens à la disposition de qui veut l’entendre et le coller quelque part.
Pour finir, l’homme à la mèche disciplinée (Jean-Patrick Gille pour ceux qui ne l’aurait pas reconnu) s’est épanché devant l’ascenseur et, reprenant une phrase d’une personne présente autour de cette table décidément pas ronde du tout, a exprimé sa conclusion à Combrexelle : « En fait quand il n’y a pas de problème tout va bien, c’est quand il y en a que cela devient compliqué à résoudre » . Il n’a pas bien compris ce qu’on lui disait, ou bien il a l’oreille très sélective, puisque nous n’avons cessé, la CGT et moi, d’expliquer que les problèmes, ce sont Pôle Emploi, Pôle Emploi Service, le GUSO et le Service des Fraudes qui les créent en allant chercher des poux dans la tête des chômeurs suspects a priori, en interprétant les textes en leur défaveur, en prenant des prérogatives qu’ils n’ont pas (blocage d’indemnisation qui appartiennent au Préfet via la DIRECCTE), en mettant de la distance entre les chômeurs et le service public (3949, internet, mails, et quand Pôle Emploi déménage, ils se débrouillent pour se planquer dans des zones éloignées désertées parfois même par les transports en commun).

A bientôt
Rose-Marie
Recours Radiation

On en est où ?

Beaucoup nous demandent : « On en est où ? ». Question courte mais la réponse pourrait prendre des heures. Pour résumer : Valls met en place une « concertation » censée mettre à plat le régime de l’intermittence. Quatre tables rondes sont organisées au mois de juillet, nous y participons de manière offensive, mettant en avant nos propositions.

Plusieurs points essentiels sont abordés :

-  Pôle Emploi et Pôle Emploi Service sont des zones de non droit. Des dossiers sont bloqués sans preuve, les chômeurs stigmatisés et considérés à priori comme des fraudeurs, des contrôles mandataires exercés sur les plus faibles structures sans aucune raison objective, tout est fait pour priver de droits les 4 chômeurs sur 10 encore indemnisés

-  Le GUSO n’échappe pas à ce constat : des règles inventées au quotidien pour que des heures travaillées et déclarées ne soient pas comptabilisées dans les 507 h

-  Nous voulons des droits pour les congés maternité et maladie, des règles adaptées à la discontinuité

-  Nous voulons un modèle d’indemnisation redistributif, mutualiste et non assurantiel. Pour rappel ce sont les exclus du régime qui financent les assedics versées aux salariés à hauts revenus. Pour cela, revenir sur un principe de date anniversaire, 507 h, 12 mois. Nous demandons à avoir les chiffres de l’Unedic, que les simulations soient vérifiées par nos experts. Pour cela, travailler à partir des fichiers sources est indispensable. Sinon nous subirons toujours les mensonges des publications de l’Unedic qui, nous le rappelons, est au service du Medef.

-  Nous avons remis en cause le paritarisme. Il faut le crier haut et fort : le dialogue social dont on nous parle tous les jours n’existe pas. Le Medef a 50% des voix, aucun accord ne pourrait être signé sans lui. Il a donc de fait un droit de veto. Pas étonnant que tout se passe dans ses locaux selon sa feuille de route.

Suite à cela, il est décidé de reprendre à la rentrée sous forme de table de travail.

Le 18 septembre nous étions invités à participer à 2 « ateliers » en parallèle :

-  Protection sociale : Congés maternité, maladie, retraite

-  Rapports avec Pôle emploi, Pôle emploi service, guso

Nous avons décidé de mandater celles qui avaient le plus travaillé ces questions à savoir :

-  Collectif « les matermittentes » pour l’atelier sur la protection sociale

-  Recours Radiation (association d’aide aux chômeurs) pour l’atelier Pôle emploi

Une fois de plus, ces ateliers ne sont pas du tout à la hauteur de l’enjeu. Nous avons d’abord demandé à ce qu’ils soient prolongés, comment évoquer tous les problèmes en 3 heures ? Et bien non, on en restera là.
Pour résumer, il n’y a absolument aucune volonté de régler tous ces problèmes. Ou plutôt on cherche à colmater des énormes entailles avec du sparadrap. Les éléments de réponse éventuellement apportés sont inacceptables, des micro mesures par ci par là.

Nous n’avons toujours pas les fichiers de l’Unedic, et lorsqu’il est demandé à Jean-Patrick Gille : « Peut-on savoir quand la comparaison des modèles d’indemnisation aura lieu, sur quelles bases, avec quel fichier ? », sa réponse est « Je n’ai pas à répondre à vos injonctions ».

De plus, nous allons clairement vers un petit toilettage pour éteindre le feu : le différé d’indemnisation annulé et financé par l’état provisoirement sera certainement prolongé. Il faudra anticiper cette fausse bonne nouvelle. Nous aurons à rappeler que le problème de fond n’est pas du tout celui-là, que nous avons des propositions justes, qu’une aide de l’état est toujours discrétionnaire et peut disparaître du jour au lendemain, que nous sommes contre le début d’une caisse autonome mais pour de vrais droits collectifs.

Ces tables rondes mettent en avant le fond du débat : le dossier est politique et il exige une réforme en profondeur. Une grande réforme de société. Nous vivons dans un monde pensé pour l’emploi stable. Il faut cependant rappeler que les chômeurs à activités réduites sont passés de 500 000 à 1,7 millions en 20 ans, 86% des embauches se font en CDD, l’intermittence n’est pas réservé au secteur du spectacle, l’intermittence de l’emploi touche tout le monde. L’inadaptation de notre monde à la discontinuité, voilà l’enjeu. Et cette phrase est une cruelle réalité pour les malades et femmes enceintes non couverts par la sécu parce que non indemnisés par l’assurance chômage.

Nous ne nous en sortirons pas avec notre petite réserve d’indiens, stigmatisés comme privilégiés et bénéficiaires d’un régime trop généreux. Après avoir démontré qu’un intermittent du spectacle ne coûtait pas plus cher qu’un autre chômeur, que notre déficit n’en était pas un, qu’il fallait arrêter de baisser la tête sur le thème des privilèges, il faut affirmer qu’il n’y a pas de honte à travailler de manière discontinue. Cette intermittence, choisie ou subie, doit être couverte. Les droits doivent être attachés à la personne.

Contrairement aux idées reçues, donner des droits aux précaires, c’est aussi renforcer les droits pour les salariés à l’emploi stable. Que se passe t-il actuellement ? Les salariés en CDI savent qu’une armée de réserve peut prendre leur place. Ainsi, toutes les conditions sont acceptées et gare à celui qui discute. Oui, la règle est simple : moins il y a de droits pour les chômeurs, plus le lien de subordination (celui qui lie un employeur au salarié) est important. On comprend mieux pourquoi le Medef tient absolument à garder la main mise sur l’assurance chômage, il met en place son projet avec la complicité de tous les gouvernements. Pour rappel sur les 50 milliards d’euros d’économie en 3 ans du pacte de responsabilité, 2 milliards sont prévus pour l’assurance chômage. Autrement dit cette économie sur le dos des pauvres a été conjointement décidée par Hollande et le Medef. Et ces réformes ne provoquent aucun remous pour une raison principale : la refondation sociale dictée par le Medef, à savoir des domaines réservés (comme la gestion de l’Unedic) sur lesquels il est clairement demandé aux politiques de ne pas intervenir.

Ainsi nous vivons dans un monde où des dirigeants politiques parlent de plein emploi et ont des recettes pour cela. Comment peuvent-ils penser que leurs promesses sont crédibles ? Qui peut croire que 6 millions d’emplois stables seront créés ? Pourquoi ce dictat de l’emploi à tout prix ? Nous ne cesserons de rappeler que 6 intermittents sur 10 tout comme 6 chômeurs sur 10 ne sont pas indemnisés. Imaginons 6 malades sur 10 non couverts par la sécurité sociale ! Nous, intermittent du spectacle, savons à quel point la continuité de revenu sur une discontinuité d’emploi est un enjeu majeur. Nous nous devons de porter ce débat haut et fort, nous devons partir de notre expérience et convaincre, nous devons nous battre pour une société adaptée à nos pratiques.

Oui nous devons continuer à participer à cette concertation, et nous continuerons à exiger des réponses. Mais ne nous voilons pas la face : nous n’obtiendrons rien sans un grand mouvement national.

Alors mobilisons-nous autour des questions suivantes, qui pourraient être des slogans à marteler partout :

Le dialogue social n’existe pas

10 chômeurs sur 10 doivent être indemnisés

Des droits adaptés à la discontinuité de l’emploi

Faisons de l’assurance chômage un grand enjeu national.

Samuel Churin

Quand est-ce qu’on dit non ?

La concertation est l’action pour plusieurs personnes de s’accorder en vue d’un projet commun.
La séance du 18 septembre, intitulée « Accès à la protection sociale », s’est illustrée dans le plus parfait contresens donné à cette définition.

Un silence opaque a tout d’abord régné dans la préparation de la séance : aucune communication préalable sur la présence des différents acteurs, aucun planning, ni ordre du jour, aucun retour de mail suite à nos propositions pour y pallier. Nul n’est d’ailleurs besoin de rappeler le contexte dans lequel ont été définies ces fameuses concertations.

La séance s’est ouverte par un florilège de problématiques « protection sociale » en dépit de notre volonté d’axer la séance sur la responsabilité de l’UNEDIC et de la Sécurité sociale dans l’absence ou la réduction des droits aux congés maladies et maternité des salariés intermittents. Responsabilité pointée du doigt par le Défenseur des droits.

La séance s’est poursuivie sur le mode de l’évitement, car notre lecture appelle un choix politique, comme l’a rappelé Monsieur CGT- spectacle, bien plus que le listage d’une série de questions techniques liées à l’harmonisation entre différents régimes salariés, chômeurs, assurés. A cet égard, nous avons quand même rappelé que prendre en compte la discontinuité de l’emploi ne se résume pas à doubler la période de référence pour la recherche des heures, ni même à abaisser les seuils, mais bien à prendre en compte la fréquence des contrats de travail et l’alternance entre les périodes de chômage et de travail, que les problèmes d’indemnisation ne sont pas propres aux annexes 8 et 10 et que le problème posé est également le même pour l’accès aux congés maladie… Bref, nous avons argué le plus large possible afin de faire entendre que les dispositions actuelles des différents organismes de protection sociale ne sont pas adaptées, ni même coordonnées entre elles.

L’assemblée s’est certes accordée à dire que la perte de revenus liée à la maladie ou à la maternité était vraiment terrible, « presque un problème humain », selon Madame FO. Nous avons découvert avec surprise que « les matermittentes » avait fait l’objet de discussions antérieures, à l’UNEDIC - grâce à Carla Bruni (sic !), au CNPS, à l’Assemblée Nationale par la voix de JP Gille et consort. Pour autant, les intervenants, en particulier Madame Direction Sécurité sociale, présente ainsi que Monsieur Unedic, ont fait preuve tout le long de la séance d’une surdité démentielle.

Monsieur UNEDIC a exposé avec un aplomb déconcertant que « c’est un sujet de négociation d’assurance chômage et s’il n’a pas été pris en compte lors de la convention du 14 mai 2014, c’est de la responsabilité des négociateurs de ne pas faire évoluer la réglementation ».
Quant à Madame Direction Sécurité sociale, elle a renvoyé le ballon : « Nous, on n’a pas de prise sur ce qui peut ou pas être négocié du côté de l’assurance chômage. Ne croyez pas qu’on refuse de discuter de ces sujets-là, c’est juste qu’il y a une législation, chaque réglementation vit sa vie et est gérée par ses organismes soit par voie réglementaire, soit par voie conventionnelle, soit par un mélange des deux. Là, le constat est posé, s’il y a une solution qui doit être trouvée sur ce sujet-là. Là, c’est un aspect qui échappe à notre champ ». Puis d’ajouter qu’il existe des problèmes d’application et d’interprétation des textes.

Quel argument en or ! Savamment alimenté par quelques intervenants et repris en boucle tout au long de la séance par Monsieur Mission Intermittence.

On a bien essayé de dire qu’il y a un vrai souci de droit (hiérarchie des normes [3]), de principe (la capitalisation au détriment de la mutualisation), et d’obsolescence des textes. En vain !

Nos interlocuteurs ont trouvé un bon point d’appui dans l’intervention de Madame FO déclarant : « l’UNEDIC ne peut pas régler tous les problèmes. Est-ce que l’UNEDIC doit se substituer à un organisme social, pour les longues maladies, pour les accidents du travail, pour les femmes en maternité, le problème, il va être là, qui va financer ? »

L’assemblée s’est alors engouffrée dans l’idée d’une résolution du problème dans le cadre de la prévoyance, par accords de branche. Des réserves toutefois, Monsieur CGT-spectacle disant « il faut qu’on en discute… » et nuancé par un syndicat d’employeurs « Faut-il encore que notre accord soit légal et que nous ne soyons pas inquiétés par des opérateurs concurrents à Audiens, qui nous contraignent à mettre en concurrence différents opérateurs sur ce régime spécifique qu’on a mis en place depuis plusieurs années ».
Madame Audiens a sauté sur l’occasion pour confirmer que son organisme est réellement compétent, pour accueillir la problématique : « le gros avantage d’Audiens, c’est le fait qu’il ait une vision sur toute la carrière d’un intermittent et c’est un lieu où on le prend le plus possible dans sa globalité. Il y a un volet indemnitaire, le fond de professionnalisation qui est géré par Pôle Emploi, puis il y a le volet accompagnement social qui est confié à Audiens et qui là prend en compte les problématiques de santé et les problématiques sociales. On voit que le problème majeur exposé ce matin, c’est le problème de la coordination de l’accès aux droits ».

Certes. Et la Direction de la Sécurité Sociale de fermer totalement la porte à un changement de la réglementation : « il y a 2 sujets, il y a un sujet d’application de la réglementation et de clarification de points. Ensuite, il y a des sujets plus généraux de l’évolution ou pas de la réglementation sur des points qui posent difficulté, mais bon, vous comprenez bien qu’il y a des enjeux financiers (…), vous êtes en plus dans des professions où l’enchaînement d’emplois, de types d’emplois, de types de contrats, de facteurs d’affiliation, fait que la réglementation ne peut pas aller dans le détail. Evidemment, vous n’allez pas trouver les réponses, tous les cas pratiques dans les textes, dans les circulaires ou dans les mails qu’on peut vous faire ».

Monsieur CFDT est alors intervenu pour faire une proposition magistrale : « pourquoi les personnes qui n’ont plus rien ne sont pas fléchées vers le fond de professionnalisation ? »

Ce qui a permis à Monsieur Mission Intermittence de conclure ainsi : « moi, mon sentiment c’est que sur un certain nombre de problèmes qui se posent, il y en a qui ont déjà leur réponse, 5 ou 6, avec des problèmes d’application. Après, on voit comment on traite les autres points avec des renvois à des accords de branche. (…) A un moment, faudra réfléchir à ce qui relève de l’interpro et ce qui relève du secteur professionnel. Je pense qu’à un moment on dira, il y a tel ou tel point qui relève de l’interpro, voire de la solidarité nationale et puis il y a un accord qui relève d’un accord au niveau des branches ».

Bref, la concertation a permis à « plusieurs personnes de s’accorder en vue d’un projet commun » qui, vu de notre petite porte, ressemble fort à la mise en place d’un coin insalubre, à l’abri de la lumière, « fléché » pour ceux qui ne savent pas lire les règles de privatisation de la protection sociale. Une énième mesure peut-être, des miettes désarticulées et sans aucun rapport avec les nouvelles formes d’emploi dont l’intermittence est la face visible de l’iceberg.

Quand est-ce qu’on dit : non ?

Les Matermittentes



Notes :

[1] Deux ateliers se sont déroulés en parallèle le 18 septembre : « rapports avec Pôle Emploi, Pôle Emploi Service, Guso » pour le premier, « protection sociale : congés maternité, maladie, retraite » pour le second. Le 3ème atelier « Formation » initialement prévu a été annulé quelques jours avant pour cause de « négociations en cours » sur le sujet !

[2] Dans la nouvelle convention, à chaque fois qu’un demandeur d’emploi aura eu une interruption de son indemnisation, quelque soit le motif (maladie, travail, congé sabbatique,etc...), inscrit ou pas, il y aura un nouveau contrôle avant de lui ré-ouvrir ses droits, même s’il lui reste un reliquat de droits pour lesquels il a déjà fourni les justificatifs et documents, et pour lesquels il a une notification en bonne et due forme. L’objectif est de repérer les départs volontaires ou démissions non légitimes dont les règles ont changé dans la nouvelle convention et s’appliquent y compris à ceux des anciennes conventions (2009 et 2011).

[3] En vertu du principe de légalité, chaque norme juridique doit se conformer à l’ensemble des règles en vigueur ayant une force supérieure dans la hiérarchie des normes, ou du moins être compatible avec ces normes. « La méconnaissance de ce principe est non seulement source de désordres juridiques, mais elle constitue également une faute de l’auteur du texte illégal, susceptible d’engager la responsabilité de la collectivité publique en cause devant les juridictions nationales, de l’Union européenne ou internationales » – Source : site Legifrance

Notes de la rédaction

. Pour mémoire : à la suite d’une erreur de pointage, Djamel Chaar s’était vu réclamer le remboursement de versements considérés indus par Pôle emploi puis refuser ses droits à l’indemnisation chômage. Après de nombreuses réclamations, il avait envoyé un courrier à Pôle emploi annonçant son intention de se suicider dans ses locaux. Le 13 février 2013, Djamel Chaar s’immole par le feu. Voir : Trente-huit mètres - L’Interluttants

. À propos des indus : « Répétition de l’indû », Unedic zone de non-droit

. Un point d’appui contre l’opacité : Jurisprudence, Pôle Emploi condamné pour insuffisance d’information

. Les annonces du gouvernement au début de l’été et la mobilisation : Rien n’est réglé, tout commence

. Avant les ateliers du 18 septembre, il y a eu Les 1ères tables rondes de la mission de concertation sur l’intermittence du gouvernement Valls I

. Saisir les enjeux de la lutte contre la nouvelle convention chômage : Faire sauter le paritarisme

. À propos de M. Combrexelle : Valls nomme un ami des patrons sur le chômage des intermittents - La Rotative

. Recours Radiation réagit à la volonté de Rebsamen d’accroître le contrôle sur les chômeurs : La courbe monte... les chômeurs trinquent

Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 29 septembre 2014 1 29 /09 /Sep /2014 15:14

Syrie: l'opération américaine passe en phase terrestre

Dossier: L'Etat islamique (EI)

11:49 29/09/2014
MOSCOU, 29 septembre - RIA Novosti

L'opération américaine contre les islamistes en Syrie pourrait durer trois ans, a annoncé le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem à l'issue d'un entretien avec son homologue russe Sergueï Lavrov, écrit lundi 29 septembre le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

Pour sa part, le Pentagone a confirmé que la lutte contre les extrémistes pourrait demander davantage d'efforts des USA et peut-être même une opération au sol. Dans ce contexte, Damas a émis pour la première fois des doutes quant à la légitimité des actions de la coalition chapeautée par Washington.

L'entretien entre les ministres des Affaires étrangères russe et syrien s'est déroulé samedi en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. Walid Mouallem a ensuite annoncé que les frappes de Washington contre les positions des terroristes combattant en Syrie dureraient au moins trois ans. Cette déclaration corrobore celle du général Martin Dempsey, président du comité des chefs d'état-major des forces armées américaines, qui a laissé entendre il y a quelques jours que l'opération contre l’État islamique (EI) et d'autres groupes terroristes pourrait être élargie.

Le général américain a tiré un premier bilan des premiers jours de combat contre les extrémistes en Syrie: même s'il salue les frappes aériennes contre les positions des islamistes et les sites d'infrastructure, notamment les raffineries, selon lui ces mesures restent insuffisantes pour neutraliser définitivement l'EI et d'autres groupes sunnites associés à Al-Qaïda. Comme l'explique le général, une opération terrestre sera nécessaire en Syrie et en Irak, or cela demande une "décision politique" de la Maison blanche. Il a également précisé que Washington ne bénéficiait pas de capacités réelles pour former et armer des unités de l'opposition syrienne modérée qui seraient capables de contribuer significativement à la lutte contre les extrémistes. Selon Martin Dempsey, les USA sont prêts à travailler avec seulement 5 000 des 15 000 opposants à Damas. Ce n'est pas la première fois que le général se tourne vers le président américain pour l'appeler à lancer une opération terrestre contre les islamistes et renforcer les liens avec l'opposition syrienne.

"Si les frappes américaines visent l'EI, c'est une bonne chose. Mais nous continuons à douter de leurs véritables intentions", livre Walid Mouallem. Sa déclaration a été pratiquement la première critique de Washington et de ses alliés depuis le lancement de l'opération contre les islamistes. Les autorités syriennes avaient calmement réagi quand elles avaient reçu une notification sur les plans de la coalition, mais cette fois elles remettent en question la légitimité même de l'opération. "Malheureusement, la coalition américaine qui attaque les positions de l'EI a été constituée sans l'aval du Conseil de sécurité des Nations unies. Cela signifie qu'elle n'a pas de légitimité internationale", a expliqué le ministre syrien. Ce dernier a laissé entendre que Damas n'était pas opposé à ce que les actions de la coalition soient discutées dans le cadre du Conseil de sécurité. "Tout ce qui se passe en Syrie n'est pas convenu avec les Syriens, et cela ne les réjouit pas particulièrement", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Guennadi Gatilov en commentant l'issue des pourparlers russo-syriens.

 

http://fr.ria.ru/presse_russe/20140929/202555745.html

 

Par Tourtaux - Publié dans : Syrie - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 29 septembre 2014 1 29 /09 /Sep /2014 15:02

La Corée du Nord propose une réunification avec le Sud

Dossier: Relations entre les deux Corées

Rossiïskaïa gazeta
14:40 29/09/2014
MOSCOU, 29 septembre - RIA Novosti

Les déclarations des représentants nord-coréens à l'Assemblée générale de l'Onu ont semé la surprise: les émissaires de Pyongyang ont en effet suggéré à Séoul de s'unir selon un principe de confédération, préservant l'existence de deux régimes étatiques dans un même pays, écrit lundi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

En outre, le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon s'est vu transmettre de la part de Kim Jong-un un message personnel dont le contenu n'a pas encore été dévoilé. Malgré des dispositions très pacifiques, l'ambassadeur nord-coréen à l'Onu a toutefois noté que son pays n'avait pas l'intention de négocier avec Washington ou Séoul.

La Corée du Nord était représentée par le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Su-yong - la première fois en quinze ans que Pyongyang envoyait un émissaire d'aussi haut rang aux États-Unis, provoquant immédiatement des spéculations au sujet d'éventuelles négociations secrètes entre la Corée du Nord et les USA. Les observateurs étrangers se sont particulièrement intéressés aux propos du ministre concernant l'éventualité de l'unification du Nord et du Sud. "La Corée du Nord insiste sur le fait qu'on ne doit pas parvenir à l'unification par le biais d'une confrontation entre divers systèmes politiques, mais grâce à une confédération qui impliquerait la coexistence de deux systèmes dans un même pays. C'est l'unique moyen de prévenir une guerre et de garantir la paix", a déclaré Ri Su-yong.

La Corée du Sud a immédiatement rappelé que Pyongyang évoquait cette "formule de confédération" depuis plusieurs décennies et, n'y voyant rien de nouveau, a donc accordé davantage d'attention à d'autres propos du chef de la diplomatie nord-coréenne – notamment ceux concernant la possibilité de régler le problème nucléaire nord-coréen. Le ministre Ri Su-yong a souligné que cette question se réglerait d'elle-même quand serait levée la "menace à la souveraineté et au droit d'existence de la Corée du Nord". Il a également noté que c'est précisément la pression et les menaces de Washington contre Pyongyang qui ont forcé la Corée du Nord à devenir une puissance nucléaire.

Après son intervention, le ministre nord-coréen a transmis au secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon une lettre personnelle du dirigeant de la Corée du Nord Kim Jong-un, qui a également provoqué spéculations et rumeurs. Le secrétariat de Ban Kim-moon a confirmé la réception de la lettre mais n'a fait aucun commentaire sur son contenu. De plus, Ri Su-yong a annoncé que Pyongyang était prêt à soulever la question des droits de l'homme en Corée du Nord.

Le ton relativement réconciliateur et constructif des déclarations de Pyongyang était toutefois accompagné par d'autres déclarations, plus dures. Les médias nord-coréens critiquent notamment depuis plusieurs jours le discours de la présidente sud-coréenne Park Geun-hye, la qualifiant de "pire de tous les traîtres possibles". Dans le même esprit, l'ambassadeur de la Corée du Nord à l'Onu Ja Sonf-nam a clairement fait comprendre qu'aucune négociation n'aurait lieu prochainement avec des représentants sud-coréens ou américains.

Selon les observateurs, cette apparition de Pyongyang à l'Onu s'inscrit dans une stratégie de "comportement d'un pays normal". La Corée du Nord veut montrer qu'elle est prête à dialoguer et à évoquer divers problèmes, mais uniquement quand elle ne subit aucune pression. Certains attribuent ce style aux particularités de la politique du jeune dirigeant Kim Jong-un. La télévision a montré des images de lui en train de boiter et les médias ont mentionné son mauvais état de santé, engendrant des rumeurs sur d'éventuels problèmes de ce point de vue. La presse sud-coréenne a indiqué pour sa part que le dirigeant nord-coréen avait pris du poids. Les rumeurs parlent de goutte, de diabète et d'hypertonie. Kim Jong-un n'est pas apparu publiquement depuis trois semaines, ce qui n'a fait qu'alimenter diverses spéculations sur les indispositions du dirigeant nord-coréen.

 

http://fr.ria.ru/presse_russe/20140929/202557287.html

  

 


Par Tourtaux - Publié dans : L'Asie en lutte - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 29 septembre 2014 1 29 /09 /Sep /2014 13:47

Lundi, 29 septembre 2014 07:04

Russie/Hezbollah: quel genre de liens ?!

Russie/Hezbollah: quel genre de liens ?!

IRIB- la guerre totale des Etats Unis et de leurs alliés.....
contre la Syrie vient d'entrer dans une nouvelle phase : est-ce le prétexte à une remise en état des alliances qui se sont formées ces trois dernières années dans la région en vue de préserver l'Etat syrien des dangers existentiels qui le menacent? sans aucun doute. l'ambassadeur russe à Beyrouth Alexandre Zasbkin a été interrogé par le journaliste de l'agence de presse iranienne Isna pour savoir où en est la Russie de ses relations avec le Hezbollah :

 J- Plus de trois ans après le début de la guerre contre la Syrie, il est permis de dire que la Russie a bien retrouvé son poids au Moyen Orient . c'est désormais un acteur de premier plan comme du temps de l'ex URSS. qu'en pensez-vous?
Z- je crois qu'il est plus juste de dire que la diplomatie russe s'est réactivé ces trois dernières années et cette réactivation ne touche pas seulement la région du Moyen Orient . ce processus renvoie en effet à certains facteurs internes à la Russie, facteurs économiques et sociaux


J- Où en est la Russie de ses relations avec le Hezbollah libanais ? Moscou entretient-il des liens particuliers avec le mouvement chiite?
Z-Dans le cadre d'une politique officielle, la Russie entretient des relations de même nature avec tous les courants et partis libanais car la Russie soutient le principe d'unité nationale du Liban. ceci dit, les liens de Moscou avec le Hezbollah se sont nettement renforcés ces derniers temps. le Hezbollah est l'un des partis qui participe au gouvernement, qui a des députés au parlement libanais et qui s'impose comme un acteur de la scène politique au Liban. je peux que le climat qui règne sur nos relations avec ces partis et surtout avec le Hezb est particulièrement constructif.


J- cette extension des liens Hezbollah/Moscou a-t-elle eu lieu après la crise en Syrie?
Z-je crois que notre analyse, notre perception de ce qui se passe en Syrie est identique à la lecture qu'en fait le Hezbollah. le Hezbollah et la Russie estiment que la crise syrienne devrait être réglée par voie négociée, que les affrontements devront cesser et que le dialogue national soit engagé. un autre point commun entre nous et le Hezbollah, toujours au sujet de la Syrie, reste notre intérêt commun à lutter efficacement contre le terrorisme. cette lutte anti terroriste est devenue d'ailleurs un dénominateur commun pour la quasi totalité des parties impliquées en Syrie


J- existe-il des rencontres bilatérales Hezbollah.Russie?
Z- Oui ces dernières années , de nombreuses rencontres ont eu lieu de part et d'autre . et les délégations russe et du Hezbollah se sont rencontrées  à plusieurs reprises


J- les rencontres russo-hezbollahi ne posent pas de problèmes aux liens entre la Russie et Israël ou entre la Russie et les Etats Unis ?
Z-même sans ces relations avec le Hezbollah, la Russie connait de nombreux problèmes avec les Etats Unis, ce qui est loin d'un secret pour tout le monde. ces difficultés s'enracinent dans les politiques américaines, dans la crise en Ukraine
....
J- peut-on espérer que la Russie se tiendra jusqu'à la fin de la crise syrienne aux côtés du régime Assad et de l'armée syrienne ?
Z-Tout le monde devra savoir que la Russie demande un règlement négocié de la crise en Syrie , un règlement qui exige au préalable l'arrêt des violences et le dialogue national. c'est là l'esprit de la déclaration de Genève . nos coopérations avec le gouvernement syrien durent depuis bien longtemps. cela fait des années que nous n'avons pas changé la nature de nos relations avec le régime syrien et nous ne comptons pas la changer .le gouvernement syrien est un gouvernement légitime et nos liens avec se poursuivront de façon naturelle. ...

 

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/342660-russie-hezbollah-quel-genre-de-liens

 

Par Tourtaux - Publié dans : Russie - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 29 septembre 2014 1 29 /09 /Sep /2014 13:32

La lamentable double victoire de BHL par Danielle Bleitrach

29 Septembre 2014, 10:18am

Publié par hervepolypcf62.over-blog.com

 

Hier à Kharkov les hordes fascistes ukrainiennes ont détruit la statue de Lénine et l’ont recouverte comme sur la photo des drapeaux de la division das Reich, celle qui a accompli le massacre d’Oradour-sur-Glane et qui a tué en Ukraine avec l’aide des bandéristes des centaines de milliers de juifs, de tziganes et de communistes, dans des conditions si atroces qu’Himmler les contemplant s’est évanoui. Voici les amis de BHL, ceux qu’il a installés au pouvoir pour complaire à la CIA… Le même BHL qui vient d’aller à Odessa présenter une de ses merdes habituelles, une pièce dédiée à sa grande conscience humaniste, dans la ville où vient de se renouveler un Oradour-sur-Glane, la massacre d’une centaine de syndicalistes et de communistes par les même hordes…

 

Hier encore,  une bande de minables qui ne trompent qu’eux-mêmes et manifestent leur hypocrite soutien à la politique israélienne, le cœur en écharpe, bavant d’amitié pour les victimes de cette politique, ils étaient tous là les épaves de la social-démocratie: SOS racisme, Kouchner, BHL, JCall et tant d’autres organisations chargées de duper les gens épris de paix… Ils voulaient utiliser la mort ignoble d’un Français pour vendre leur marchandise avariée, faire porter aux Palestiniens le poids de la politique infâme d’Israël, sous le titre immonde: "les djhadistes ne nous séparerons pas"… Vous monsieur Bernard-Henry Levy qui partout, de l’Afghanistan à la Libye, avait soutenu la prise du pouvoir de ces fascistes enturbannés et ce pour le plus grand malheur des peuples du Moyen-Orient. Vous osez après nous avoir vendu Ben Laden, les "rebelles" syriens, les démocrates de Benghazi, avoir accompagné de vos pitreries les bombardements de l’OTAN sur les populations civiles,   vous venez hypocritement affirmer que vous aimez les musulmans, qu’il leur suffit de dire qu’ils n’ont rien à voir avec vos protégés… Vous êtes le plus caricatural, vous entraînez dans votre sillage d’autres clowns de votre espèce…  des socialistes pseudo-antiracistes et vrais amis de la CIA… Les Kouchner et autres Julien Dray… …  Vous arrivez même à faire des dupes chez des têtes de linotte qui se laissent prendre à vos mascarades…  J’ai tenté de leur dire de se taire, de ne pas se lancer dans cette récupération médiocre, mais avec un mélange de vrai désir de paix et d’hypocrisie, ils vous ont suivi…  Et à vous tous vous avez  fait un rassemblement ridicule qui témoigne de votre isolement, et c’est tant mieux…

Ce qui est encore plus insupportable c’est la manière dont ces gens méprisent ceux qu’ils prétendent duper avec leurs contorsions hystériques de pseudo-humanistes et vrais profiteurs…Monsieur Bernard Henry Levy dans le fond, vous n’êtes haïssable que parce que vous êtes un condensé des tares de la société française en crise, sur le plan économique mais aussi culturel. Une petite bourgeoisie snob qui a perdu le sens des réalités et qui joue à être une élite en s’appuyant sur le monde médiatique le plus déshonorant, le plus servile qui se puisse imaginer, de la désinformation permanente et l’étalage des ego… La gauche qui s’accroche au mœurs par haine des pauvres…

 

Mais la victoire des mêmes, leur anticommunisme foncier était ailleurs à Kharkov, là où les amis de l’histrion BHL dansaient leur sarabande du diable en démolissant la statue de Lénine et en la couvrant des drapeaux de la légion das Reich, celle qui massacrait les juifs et les communistes et avec l’aide de leurs amis bandéristes les enfouissaient dans des charniers, comme ceux que l’on retrouve aujourd’hui dans le Donbass. Monsieur Bernard-Henry Levy, vous qui avez osé aller récemment à Odessa à l’invitation d’une pourriture qui vous vaut et qui finance les nazis qui brûlent les communistes, vous qui soutenez depuis le début ces hordes fascistes qui avec votre aide ont pris le pouvoir à Kiev, admirez votre œuvre : les nazis abattent Lénine en le couvrant des drapeaux du IIIe Reich.

 

Monsieur Bernard-Henry Levy vous et vos pareils vous êtes des ordures, des bobos qui avez perdu toute décence tant vous pensez que le reste du monde est tout juste digne de vous torcher le cul, vous êtes une caricature du capitalisme sous son éternelle forme colonialiste, l’exploiteur avec le contremaître sadique et le missionnaire qui prétend convertir…

 

Tandis que moi qui souffre mille humiliations devant vos contorsions narcissiques au nom des juifs,  je suis encore obligée de combattre ceux qui se servent de vous, de vos ridicules fascistes pour faire ressurgir l’antisémitisme; ceux qui se gargarisent en tous temps et en tous lieux du mot sioniste comme version obscène et sournoise du juif…   Vous vous valez, vous êtes les mêmes, vous avez besoin les uns des autres, comme Marine Le Pen a besoin des djihadistes pour orner sa haine du travailleur immigré… Vous êtes l’éternel masque raciste de la défense du capitalisme… Celui qui veut être moral alors même qu’il massacre, justifier ses crimes par une malédiction, les uns utilisent la démocratie, les droits de l’homme pour perpétrer leurs crimes et imposer leurs vices de petit bourgeois, tandis que les autres qui ne sont que haine voient là une trop belle occasion pour faire oublier les méfaits du capitalisme en les limitant au seul capitalisme juif,  ils veulent oublier le rôle des Etats-Unis pour s’acharner sur son avorton israélien… L’antisionisme devenu anti-impérialisme des imbéciles… .Vous êtes à vomir…

 

 

Danielle Bleitrach

 

 

http://www.hervepolypcf62.com/2014/09/la-lamentable-double-victoire-de-bhl-par-danielle-bleitrach.html

 

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