Lundi 20 octobre 2014 1 20 /10 /Oct /2014 18:20
Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 20 octobre 2014 1 20 /10 /Oct /2014 14:38

A QUELQUES JOURS DES LÉGISLATIVES EN TUNISIE

L'ANP se redéploie aux frontières

 

Par
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L'Algérie qui demeure plus avertie sur les menaces du terrorisme transnational, maintient ses troupes aux frontières.

Un redéploiement stratégique des unités militaires a été observé aux frontières Est et Sud-Est par les forces de sécurité, relativement à l'approche des élections législatives prévues en Tunisie. Plus de 3000 soldats supplémentaires ont été dépêchés sur les lieux pour maintenir le dispositif sécuritaire, à El Oued, Souk Ahras El Tarf et Tébessa, au moment où les services de sécurité tunisiens ont enregistré plusieurs arrestations de terroristes activement recherchés.
Les postes de contrôle ont connu une révision dans leur plan d'activité, alors que les forces héliportées concordant leurs exercices avec les soldats sur le terrain opèrent tout le long du tracé frontalier pour localiser d'éventuels groupes armés. Ces mêmes postes sont dotés de caméras de surveillance, ont confié des sources bien informées. Ces derniers soulignent que des mouvements suspects ont été notés vers les monts de Boudekhan à Khenchela, faisant jonction avec les maquis de Tébessa, au même titre que les monts Chaâmbi, depuis le démantèlement par les services de sécurité tunisiens d'un réseau terroriste à Kef et El Kesreine. Ce réseau, selon la presse tunisienne, planifiait des attentats le jour-même du scrutin.
La Tunisie qui coordonne sa lutte antiterroriste avec l'Algérie, tirant profit de l'expérience de l'ANP, fait face à une menace intégriste puisant sa force des groupes terroristes en Libye. Un pays qui s'érige en un véritable foyer terroriste, menaçant aussi bien la sécurité de la Tunisie, que celle de l'Algérie.
Livré à l'anarchie, la Libye, aujourd'hui à l'image de la Somalie, pose aussi un problème de sécurité pour l'Egypte offrant ainsi un terrain fertile aux adeptes de Daesh pour un long moment de déstabilisation, d'autant plus que plusieurs pistes affirment l'existence de camps d'entraînement en Libye qui se multipliaient. Ce qui renseigne, à ne pas en douter, sur ce qui se prépare contre les pays du Maghreb. Divisée en trois entités, la Libye est devenue un sérieux danger dans la région. Cette situation dramatique a finalement fait réagir la communauté internationale pour un cessez-le-feu, néanmoins cette intervention contestée puisque tardive ne changera rien dans les donnes sur le terrain, d'où la mise en place de l'ANP d'un plan de sécurité draconien, qu'adopte également la Tunisie. Un tableau militaire stratégique pour préserver les deux pays des affres des groupes criminels multinationaux repliés en Libye. Un laboratoire à ciel ouvert, où les services secrets du monde entier apposent leurs essais. Conscients des risques majeurs en provenance de ce pays, l'Algérie et la Tunisie joignent leurs efforts pour maintenir la menace loin des frontières.
Cette collaboration répond bien à des impératifs imposés par la conjoncture, visant à déloger les intégristes, assurer l'intégrité des territoires aussi bien algérien que tunisien contre les infiltrations des groupes terroristes et freiner la circulation des armes.
L'Algérie, qui demeure plus avertie sur les menaces du terrorisme transnational, maintient ses troupes aux frontières en renfort avec la mobilisation de 25.000 soldats assistés par des unités des GGF et des unités d'intervention spéciales appuyées par les forces aériennes.
Une mobilisation au sens continu et significatif à l'ombre des crises qui secouent ses pays voisins.

Par Tourtaux - Publié dans : Tunisie - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 20 octobre 2014 1 20 /10 /Oct /2014 14:30

  Transmis par Mohamed Bouhamidi

 

 

 

 

                  Ghardaïa, l’Etat empêtré

publié le 19.10.2014 in IMPACT24.INFO

http://www.impact24.info/ghardaia-letat-empetre/

 

 

A Ghardaïa, l’atermoiement a pris les tournures de l’enlisement. La méthode, devenue familière d’en appeler aux notables pour éteindre les incendies locaux, a été particulièrement inefficace. Elle a déjà été stérile dans les autres tensions qui ont secoué toutes les grandes villes du Sud, sans que les responsables questionnent la pertinence de leur démarche. Ces conflits engageaient-ils vraiment des forces sociales langées dans les liens ancestraux des tribus et des clans – notions auxquelles je préfère le concept de rapports gentilices, parce que non pervertis par l’usage qu’en ont fait certains partis politiques – ou alors accouchaient-ils de nouvelles forces, de nouveaux groupes, de nouvelles identifications sociales ? Chaque fois que les pouvoirs publics ont pris appui sur les notables, ils ont affaibli l’Etat national et favorisé au niveau local l’émergence et le renforcement d’oligarques régionaux, chargés d’asseoir et d’élargir le pouvoir grandissant des oligarques que les « réformes » ont créé au niveau central, et qui restent en attente de s’emparer de l’ensemble de l’Etat. Le recours aux notables et aux rapports gentilices a camouflé et occulté le remplacement de la force de la loi nationale par le simple rapport des forces au sein des institutions de l’Etat.

 

Il est difficile de parler de méprise des représentants des oligarques sur le divorce entre les notables et les aspirations des jeunes, non seulement au Sud du pays, mais aussi dans les régions du nord. Tout le monde sait quel rôle ont joué les ONG et particulièrement la Friedrich Hebert dans la marche des chômeurs. Mais le chemin le plus court pour liquider le rêve de solidarité nationale dans les illusions d’une solidarité tribale, d’autant plus imaginaire qu’elle ne repose plus sur un soubassement économique réel, mais seulement sur l’argent disponible de l’Etat. Chaque crise offrait aux oligarques régionaux de nouvelles opportunités financières et aux représentants des oligarques nationaux les moyens idoines pour liquider l’Etat national, obstacle majeur à leur mainmise sans partage sur les richesses disponibles, et le remplacer par un pouvoir oligarchique antinomique d’ailleurs, du sens même d’Etat.

 

Les oligarques algériens font revivre une anthropologie de Caïds et de Bachagas que notre lutte de libération avait liquidée. Cette anthropologie du bon vouloir, de l’absolutisme et de l’arbitraire, que notre peuple appelle « Hogra », se manifeste désormais de façon ouverte dans leur conduite et celle de leurs enfants. Et, paradoxalement nos rues et nos villages bruissent des échos que cet arbitraire s’exerce d’abord sur les services de sécurité.

 

A Ghardaïa, ce recours aux structures traditionnelles a montré qu’elles ont perdu toute efficacité sociale, excepté pour les mozabites et que les forces en action agissent indépendamment des rapports gentilices. Les représentants politiques et administratifs des oligarques voudraient cacher, qu’une force politique nouvelle orchestre une « guerre religieuse » qui a tout à voir avec un mouvement takfiri, pratiquement sans lien notable avec les « organisations sociales ancestrales ». Alors les vieilles astuces : céder des chantiers aux notables, faire des concessions financières aux jeunes, saper au passage les bases de l’Etat national, ne peuvent contrarier un mouvement takfiri dont le calendrier relève d’autres considérations.

 

Ce choix des politiciens au service des réformes et des oligarques de gérer la transition par crises et séismes successifs et contrôlés a lamentablement échoué à Ghardaïa, car les enjeux qui sont en cours là-bas dépassent de loin ceux de l’import-import, et les acteurs sont bien différents. La crise s’est logiquement enlisée. En concentrant sur place le corps de sécurité le plus immergé dans la société, les responsables ont mis sous les yeux des policiers la contradiction entre leur mission de protection de l’Etat national et le développement jusqu’au sein de leur corps de cette anthropologie des Caïds et des Bachaga, en phase d’annuler les résultats de notre lutte d’émancipation nationale. Leur faire subir un concentré de cette anthropologie, sur un si long casernement sans les commodités de la caserne, a été certainement l’erreur aggravante. Ils ont réclamé leur part au soleil de l’Etat national, renvoyant au cœur de l’Etat les contradictions inhérentes à ses choix.

M.B.

http://www.impact24.info/ghardaia-letat-empetre/

Par Tourtaux - Publié dans : ALGERIE - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 20 octobre 2014 1 20 /10 /Oct /2014 13:57

Irak: Des dizaines de combattants irakiens anti-Daesh tués par les raids US

 

L’équipe du site

Les raids américains contre les combattants anti-Daesh se multiplient de plus en plus. Des dizaines de volontaires qui se rassemblaient pour se faire recruter par l'armée irakienne ont été massacrés à Mahmoudiya dans le sud de Bagdad.

Les habitants de Mahmoudiya se mobilisent déjà pour manifester contre ce crime de la coalition qui prétend vouloir combattre Daech.

Nawal Jomaa, le député du mouvement Al-Ahrar a dénoncé la coalition des Etats-Unis qui "à la fois fournit des armes aux terroristes de Daesh et bombarde les forces volontaires".

Et d’ajouter: "la coalition est capable d’éradiquer Daesh en quelques jours grâce à sa capacité militaire et technologique. Mais elle ne le veut pas actuellement par crainte pour ses intérêts et plans". Et d’avancer comme preuve: "les déclarations du chef du Pentagone selon lesquelles la guerre contre Daesh durera 30 ans".

Mme Nawal a également rappelé quand "les avions de chasse américains ont largué « par erreur » des armes et des munitions aux groupes terroristes de Daesh".

Les raids de la coalition ont également causé, il y a quelques jours, la mort des dizaines de morts dans les rangs des forces anti-Daesh à Amerli, dans la province de Salaheddine.

 

Source: Sites web

20-10-2014 - 11:52 Dernière mise à jour 20-10-2014 - 11:52

 

 

Par Tourtaux - Publié dans : IRAK - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 20 octobre 2014 1 20 /10 /Oct /2014 13:47

Les USA ont sélectionné les insurgés syriens qu’ils entraineront en Arabie

 

L’équipe du site

Les Etats-Unis ont d’ores et déjà sélectionné les milices rebelles qu’ils entraineront en Arabie saoudite, a révélé le chef militaire de la milice de l’Armée syrienne libre (ASL), Ahmad Berri, selon lequel cette question d’entrainement n’a rien de nouveau dans la crise syrienne.

« L’entrainement est un processus continu depuis un certain moment. Des éléments et des officiers de l’ASL ont précédemment subi un entrainement dans un pays du Golfe par des entraineurs du Golfe et américains », a signalé cet officier déserteur de l’armée syrienne désigné comme le chef d’Etat-major de l’ASL après la révocation de Salim Idriss.

Refusant pour des raisons de sécurité de révéler les milices sélectionnées par Washington, il s’est contenté d’indiquer que les groupuscules islamistes ont été exclus de ce programme, à leur tête Ahrar esh-Sham.
« Mais il n’est pas stipulé dans les conditions du programme de lutter contre Daesh », a-t-il toutefois signalé.

Selon lui, la plupart de ceux qui ont été sélectionnés sont originaires des régions du sud syrien, et surtout des deux gouvernorats de Deraa et Quneitra.
 
Nosra et Daesh, main dans la main

Les deux frères ennemis d’Al-Qaïda, le front al-Nosra et Daesh (l’Etat Islamique) tentent de pallier à la perte de la Ghouta orientale qui ne devrait plus tarder.

A l’instar de ce qui se passe dans le Qalamoune à l’est de la Syrie, ils ont mis de côté leurs différends et se sont entendus  entre eux, dans le but d’envahir la capitale syrienne.

Selon le site libanais al-Hadath News, des informations font état que le sud de Damas sera transformé en base principale pour ces deux milices takfiristes. 

Leur présence est importante aussi bien à Yelda (pour le Nosra surtout), dans le camp palestinien de Yarmouk qu’ils se partagent avec l’ASL, ainsi qu’à Hajar al-Aswad.

Est écartée de cette entente la milice du Front Islamique dirigé par Zahrane Allouche, et accusée de mener une campagne d’élimination contre ses rivaux. Il est d’ailleurs accusé d’avoir tué dernièrement le commandant du groupuscule « Ababil Jourane », Mohammad Abou Hilal, connu pour son soutien à l’armée d’al-Oumma, principale rivale du FI.  

On reproche aussi au FI d’avoir perdu du terrain à l’est de Damas, où les combats font rages autour des positions conquises dimanche par l’armée syrienne du côté de Zmelka.

 

Expulsés de leurs villages


Dans la province d’Alep, Daesh a expulsé les 15 mille habitants de 8 villages situés dans l’entourage de la ville de Jarablous, au motif qu’ils ont refusé de lui prêter main forte dans sa bataille contre les Kurdes des Unités de protection (YPG)  à Aïn al-Arab (Kobané).

Il est vrai que leurs pertes dans cette localité kurde ne cessent d’augmenter. Au  moins 70 cadavres de miliciens Daesh sont arrivés ces derniers jours à l’hôpital de la localité de Tal-Abiad dans la province du gouvernorat de Raqqa, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), selon l'agence arabophone Asia News.

Entretemps, l’avancée de l’armée syrienne se poursuit dans la province nord-est d’Alep, où elle est parvenue dimanche à sécuriser Msallamiyya et ses villages, ainsi que la zone  libre et l’usine de ciment.  

A la frontière avec la Jordanie, l’armée syrienne est parvenue à repousser une attaque d’envergure lancée contre le passage frontalier Nacib et celui d’Oum al-Mayazine dans le but de les conquérir. Il y est question de plusieurs dizaines de tués et de blessés dans les rangs des insurgés.
 

Source: Divers

20-10-2014 - 14:09 Dernière mise à jour 20-10-2014 - 14:12

 

Par Tourtaux - Publié dans : Syrie - Communauté : Syndicalisme
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Lundi 20 octobre 2014 1 20 /10 /Oct /2014 10:34
 

 

 

 

 

Erdogan refuse d’armer les combattants kurdes en Syrie

 

L’équipe du site

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a rejeté dimanche les appels à ce que la Turquie fournisse des armes aux combattants kurdes en Syrie, accusant le PYD, principal parti kurde en Syrie, d'être une "organisation terroriste".

Selon M. Erdogan, le Parti d'union démocratique (PYD) est identique au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit), qui mène depuis 30 ans une insurrection pour réclamer l'autonomie du sud-est de la Turquie.

La branche armée du PYD, les Unités de protection du peuple (YPG), sont engagées dans de violents combats depuis ces dernières semaines contre Daesh, en essayant de repousser l'assaut des takfiristes sur Kobané.

"Il a été question de livrer des armes au PYD pour former ici un front contre Daesh. Pour nous, le PYD est pareil au PKK, il s'agit d'une organisation terroriste", a déclaré M. Erdogan à bord d'un avion au retour de sa visite éclair en Afghanistan.

"On aurait tort de s'attendre à ce que nous disions ouvertement +oui+ à notre allié américain de l'Otan pour donner ce genre de soutien", a souligné M. Erdogan, cité par l'agence officielle turque Anatolie.

Le président français François Hollande a estimé mardi que la Turquie devait "absolument ouvrir" sa frontière avec la Syrie pour permettre d'aider les défenseurs kurdes de la ville syrienne frontalière de Kobané contre l'avancée de Daesh.


Le département d'Etat avait révélé jeudi que des responsables américains avaient rencontré le week-end dernier pour la première fois des Kurdes syriens du PYD.

 

 

Source: Agences

20-10-2014 - 08:58 Dernière mise à jour 20-10-2014 - 08:58
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Lundi 20 octobre 2014 1 20 /10 /Oct /2014 09:38

L’armée américaine largue des armes aux Kurdes à Kobané

 

L’équipe du site

L'armée américaine a largué pour la première fois des armes, des munitions et du matériel médical aux Kurdes de Syrie, assiégés dans la ville de Kobané, près de la frontière turque, a annoncé dimanche le centre de commandement américain pour le Moyen-Orient et l'Asie centrale.

Un avion cargo C-130 a effectué plusieurs largages de matériels fournis par les autorités kurdes d'Irak pour permettre aux assiégés de résister à l'offensive de Daesh (EI) contre la ville, précise le Centcom dans un communiqué. Cette initiative pourrait déplaire à l'allié turc.

Les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux pressent la Turquie de participer plus directement à la lutte contre Daesh à Kobané, mais Ankara est réticent à l'idée d'armer les Kurdes.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a encore rejeté dimanche les appels à ce que son pays fournisse des armes aux combattants kurdes en Syrie.

Source: Agences

20-10-2014 - 09:37 Dernière mise à jour 20-10-2014 - 09:37

 

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Lundi 20 octobre 2014 1 20 /10 /Oct /2014 09:08

Lavrov accuse Washington de mener une politique impérialiste

 

L’équipe du site

Washington adopte une "approche consommateur" et "impérialiste" en matière de relations internationales, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov dans une interview accordée à la chaîne de télévision NTV.

"C'est en fait un trait caractéristique des Américains, cette approche consommateur aux relations internationales. Ils croient qu'ils ont le droit de punir les pays qui agissent de façon indésirable pour Washington dans telle ou telle situation, et de demander leur coopération dans des questions vitales pour les intérêts des Etats-Unis et ceux de leurs alliés", a indiqué le chef de la diplomatie russe.

Selon le ministre, cette approche est "erronée" et elle sera "inévitablement" révisée et modifiée.


L'Occident ne cherche pas à régler la crise en Ukraine


Les sanctions occidentales contre Moscou visent à pousser la Russie à changer sa politique et non à régler la crise ukrainienne, a en outre estimé Lavrov.

"Nos partenaires, qui ont décrété des sanctions, ne cachent pas le fait que ces mesures ne visent pas à régler la situation en Ukraine. Leurs déclarations et leurs démarches laissent clairement entendre que l'objectif réel de ces restrictions consiste à remodeler la Russie, à modifier son approche aux questions principales et à la pousser à accepter la position de l'Occident", a expliqué le chef de la diplomatie russe.

Selon lui, un tel comportement témoigne d'une vision du monde caractéristique de "l'époque coloniale".

Les relations entre Moscou et l'Occident se sont dégradées en raison de la crise en Ukraine et du rattachement de la péninsule de Crimée à la Fédération de Russie, considérée comme une annexion par les autorités de Kiev.

Fin juillet, les Etats-Unis et l'Union européenne ont décrété des sanctions contre plusieurs personnalités politiques, des hommes d'affaires et des secteurs entiers de l'économie russe.

Début août, Moscou a riposté en imposant un embargo sur les denrées alimentaires provenant des Etats-Unis, de l'Union européenne, de l'Australie, du Canada et de la Norvège.

Avec Ria Novosti

Source: Agences

20-10-2014 - 08:11 Dernière mise à jour 20-10-2014 - 08:11

 

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Lundi 20 octobre 2014 1 20 /10 /Oct /2014 08:45

Ebola : John Kerry remercie Cuba (Le Figaro)

John Kerry speaking in London

 

Source: Le Figaro – 17/10/14

 

Le secrétaire d’État américain John Kerry a adressé aujourd’hui de très rares remerciements à Cuba pour son aide dans la lutte internationale contre le virus Ebola, les deux pays ayant depuis un demi-siècle des relations exécrables.

Le chef de la diplomatie américaine s’exprimait au département d’État devant le corps diplomatique étranger de Washington pour lancer un nouvel appel à la mobilisation mondiale contre l’épidémie. « Nous voyons déjà des nations petites et grandes accélérant de manière impressionnante leurs contributions sur la ligne de front » contre Ebola, a lancé John Kerry. « Cuba, un pays d’à peine 11 millions d’habitants, a dépêché 165 professionnels de santé et prévoit d’en envoyer près de 300 de plus », a souligné le secrétaire d’Etat.

« Nous voulons remercier la France pour s’être engagée à hauteur de 70 millions d’euros (et) pour leur réponse en Guinée où ils ont endossé une responsabilité particulière. Nous voulons remercier le Royaume-Uni pour des unités de traitement en Sierra Leone, et l’Allemagne qui a dopé ses efforts de manière significative », a encore dit John Kerry. « Le fait est que nous n’avons pas commencé encore à répondre totalement au défi qui est à portée de main », a toutefois critiqué John Kerry.

 

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Lundi 20 octobre 2014 1 20 /10 /Oct /2014 08:17

TUC-Britain-needs-a-pay-rise-march.jpg100 000 manifestants à Londres pour augmenter les salaires ... après avoir perdu 250 € par mois depuis 5 ans !

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Moins d'une semaine après la grève inédite des travailleurs de la santé, c'est l'ensemble des travailleurs du secteur public et au-delà qui se sont mobilisés ce samedi. Une revendication : augmenter les salaires, après 5 ans de coupes salariales.

 

Ils étaient près de 100 000 à Londres d'après la secrétaire-générale du Trade Union Congress (TUC) Frances O'Grady, accompagnés par plusieurs milliers de manifestants à Glasgow et Belfast.

 

Augmenter les salaires après avoir perdu 250 € par mois depuis 2008 !

 

Dans les cortèges, une forte représentation de ceux qui ont le plus subi les coupes salariales depuis 2008 : les travailleurs du secteur public, dont une forte délégation d'enseignants, d'infirmiers, de postiers, cheminots mais aussi de pompiers et de sages-femmes.

 

A l'appel des syndicats du public Unite, Unison, du National union of teachers (NUT) ou encore du Royal college of Nurse, la revendication était claire : « Britain needs a pay rise », augmenter les salaires maintenant, après 6 ans de gel salarial, de baisse réelle des salaires.

 

Le Trade Union Congress (TUC) a ainsi démontré que depuis 2008, chaque travailleur britannique a perdu en moyenne 250 € par mois de salaire. Le gouverneur de la Banque d'Angleterre confirme, évoquant une baisse de 10 % en termes réels.

 

On en est à la septième année d'affilée de baisse des revenus moyens des travailleurs : une première depuis les années 1850, pour la confédération syndicale britannique.

 

« Tous dans le même bateau » ? Baisse des salaires, hausse des profits !

 

Pendant que les salaires réels ont baissé de 10 % depuis 2008, le taux de profit a lui augmenté de 21 % depuis 2009.

 

Symbole significatif, la Royal Bank of Scotland, renflouée en 2008 à hauteur de 55 milliards d'euros, enregistre des profits records en 2014 : 3 milliards d'euros pour les six premiers mois, après 1,7 milliards en 2013. Nationalisée en 2008, elle devrait être privatisée d'ici l'an prochain.

 

Autre symbole frappant, le « Big six », les six grands monopoles de l'énergie (dont EDF) qui se partagent le gâteau du gaz et de l'énergie depuis leur privatisation ont multiplié par 5 leurs profits depuis 2009 pendant que les factures explosent : de 300 millions à 1,5 milliard d'euros.

 

David Cameron prétendait, lors de ses premiers budgets d'austérité que « tout le monde était dans le même bateau » (« We are all in this together »). Une fable, visible aux yeux de tous désormais.

 

Pour les travailleurs, la TVA est passée de 17 à 20 % (un coût de 600 € par famille, par an), 700 000 emplois publics ont été supprimés, le budgets des administrations publiques ont été coupées de 25 %, les salaires ont été gelés donc baissés en réel, enfin diverses allocations ont été réduites.

 

Pour les entreprises, la fête continue puisque l'Impôt sur les sociétés a été diminué de 28 à 24 % en 2010, de nouveau abaissé à 21 % en avril 2014. Il devrait passer à 20 % en 2015. Cela en fait le pays du G-8 le pays plus attractif pour les investisseurs.

 

Et la privatisation annoncée de la Royal Mail (la poste anglaise), la libéralisation accélérée du Service national de santé (NHS) ainsi que la poursuite du bradage du système de chemins de fer privatisé depuis 20 ans sont une source de profits faciles pour le big business britannique.

 

« Ils veulent démanteler tous les acquis gagnés depuis 1945 par les travailleurs »

 

Les leaders trade-unionistes présents à Hyde Park ont renvoyé ce message d'un pays où la lutte de classes n'est pas un discours idéologique mais bien une réalité vécue par tous, et une lutte gagnée par la classe capitaliste.

 

Ainsi, Dave Prentis, secrétaire-général d'Unison, réveille l'histoire des « deux nations », l'une ouvrière miséreuse, l'autre bourgeoise financière opulente, sorti tout droit du XIX ème siècle, des écrits d'Engels ou Dickens :

 

« C'est l'histoire de deux nations – l'une où le champagne coule à flots pour les banquiers et où les payes des PDG explosent, l'autre, celle d'un monde où les nôtres luttent pour un gagne-pain de misère ».

 

Len McCluskey, secrétaire-général d'Unite, ne dit pas autre chose. Pour le leader syndical, les conservateurs veulent « démanteler, détruire tous les acquis gagnés depuis 1945 par les travailleurs », en premier lieu la santé publique livrée aux grandes entreprises privées du secteur.

 

Même la souvent très modérée Frances O'Grady, leader de la Confédération syndicale TUC (Trade Union Congress), a du radicaliser son discours face à la foule réunie à Hyde Park :

 

« Après la plus longue, la plus grande période de baisse de salaires de notre histoire, il est temps de mettre fin à ce blocage des salaires, qui empêche la grande majorité d'avoir sa part de la reprise ».

 

« Une économie qui trouve de l'argent pour financer des baisses d'impôts pour les riches et la cupidité des managers, tandis que le reste subit des baisses de salaire, et des coupes importantes dans les services publics : elle n'est plus supportable pour la majorité », a-t-elle déclaré.

 

Ce que les travailleurs britanniques subissent depuis au moins 2010, c'est ce qui attend les travailleurs français à partir de cette année.

 

La visite d'allégeance de Valls à Londres, avec son « My governement is pro-business » adressé au gouvernement Cameron et à la City qu'il représente n'est pas qu'un symbole, c'est le signal du début du combat en France, les yeux rivés vers l'exemple anglais.

 

 

En six ans de mesures contraires au monde du travail, les salaires réels ont baissé de 10 % en Grande-Bretagne. La riposte est là, même tardive, pas assez forte. A nous d'apprendre du cas britannique pour ne pas laisser faire ce vaste transfert de richesse du travail vers le capital, organiser la riposte maintenant contre le « gouvernement pro-business » de Valls.

 

Lundi 20 octobre 2014

Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Syndicalisme
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