Vendredi 28 novembre 2014 5 28 /11 /Nov /2014 21:26

Il est ensuite successivement premier secrétaire, conseiller puis conseiller en chef de la représentation permanente de l’URSS auprès de l’ONU, de 1981 à 1988 ; puis chef adjoint du département des relations économiques internationales du ministère des Affaires étrangères de la Russie de 1988 à 1990 ; enfin, directeur du département des organisations internationales et des problèmes globaux du ministère des Affaires étrangères, de 1990 à 1992.

De 1992 à 1994, sous la présidence de Boris Eltsine, le voici vice-ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, puis, pendant dix ans, de 1994 à 2004, représentant permanent de la Fédération auprès de l’ONU.

Finalement, le 9 mars 2004, il a remplacé Igor Ivanov au poste de ministre des Affaires étrangères de la Russie. Depuis lors, il possède le rang d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Russie, et il est membre permanent du conseil de sécurité russe.

Sergeï Viktorovitch Lavrov est un diplomate. De formation et de profession. Il l’a été toute sa vie. Il s’exprime comme un diplomate (il « use de diplomatie »). Raison de plus pour prêter attention lorsqu’il arrive que se fassent fortes et directes les paroles (et les mots qui sont derrière les mots) de l’un des hommes clefs de l’ère Poutine, qui est aussi l’un des rares dirigeants à occuper un tel poste depuis le début des présidences du chef du Kremlin.

Et encore plus lorsque ses paroles font directement suite à celles que le président de la Russie a lui-même prononcées il y a peu devant le club de Valdaï.

Il est clair que la Russie parle. Et tant pis pour ceux qui n’écoutent pas.

Le Saker francophone

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 Déclaration tout à fait cruciale de Sergeï Viktorovitch Lavrov (A LIRE ABSOLUMENT !)

Remarque : Enfin, le ministère russe des Affaires étrangères a trouvé le temps, l’énergie et le personnel pour traduire cette déclaration des plus importantes. J’ai mis en caractères gras ce que je considère être les passages les plus importants de la déclaration de Lavrov ce jour-là. Je voudrais juste ajouter ce qui suit :

1) Lavrov est considéré comme très « modéré » et son langage a toujours été strictement diplomatique. Alors, quand vous lisez Lavrov, imaginez seulement ce que pensent les gens des autres ministères russes.

2) Lavrov ne fait pas mystère de son point de vue concernant les Etats-Unis et leurs plans pour l’avenir de notre planète. Quand vous lisez ses mots, essayez d’imaginer ce que peut ressentir et penser un « néoconservateur » états-unien et vous comprendrez immédiatement pourquoi les élites américaines éprouvent à la fois de la haine et de la crainte à l’égard de la Russie.

3) Enfin Lavrov admet ouvertement que la Russie et la Chine ont conclu une alliance stratégique à long terme (prouvant à tous les dénégateurs qui prédisaient que la Chine poignarderait la Russie dans le dos qu’ils avaient tort). Cela seul est, je dirais, le développement stratégique le plus important de la dernière décennie.

4) Pour terminer, notez le mépris évident que Lavrov a pour un « Occident » pseudo-chrétien qui n’ose pas prendre la parole pour la défense des chrétiens persécutés, qui renie ses propres racines et ne respecte même pas ses propres traditions.

Amis, ce à quoi nous assistons ici, ce n’est pas une simple déclaration au sujet de la petite Ukraine ou des sanctions, c’est la reconnaissance par Lavrov lui-même d’un « choc des civilisations » fondamental, non pas entre un certain « Occident chrétien » parfaitement imaginaire et l’islam, mais entre la Russie chrétienne et l’Occident post-chrétien.

La Russie ne voulait pas ce conflit. Elle a fait tout ce qui était en son pouvoir pour l’empêcher. Mais l’Occident ne lui a laissé d’autre choix que de déclarer maintenant ouvertement sa volonté de combattre et de l’emporter.

Le Saker

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Allocution prononcée par le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la XXIIème Assemblée du Conseil sur la politique étrangère et la défense, à Moscou, le 22 Novembre 2014

Je suis heureux d’assister à cette Assemblée annuelle du Conseil sur la politique étrangère et la défense (abréviation russe SVOP). C’est toujours pour moi un grand plaisir de rencontrer des gens et de sentir le potentiel intellectuel qui permet au Conseil, à ses dirigeants et ses représentants, de répondre aux évolutions mondiales et de les analyser. Leur analyse est toujours libre de toute hystérie, et les arguments présentés par ses membres sont sérieusement fondés et solides, du fait notamment qu’ils peuvent prendre un peu de recul ; car il est difficile à ceux qui se trouvent pris au milieu même des événements d’adopter un point de vue impartial. Quant à nous, nous sommes inévitablement influencés par les divers développements en cours, ce qui rend vos observations, analyses, discours et suggestions encore plus précieux pour nous.

Pour autant que je sache, l’Assemblée de cette année mettra l’accent sur les perspectives d’accélération de la croissance intérieure en Russie. Il ne fait aucun doute que les efforts concertés de notre société dans son ensemble pour assurer le développement économique, social et spirituel global, sont une condition préalable pour faire de l’avenir de la Russie quelque chose de durable. Cela dit, en raison de mes obligations professionnelles, il me faut me concentrer sur les questions de politique étrangère, lesquelles sont toujours pertinentes pour l’ordre du jour de l’Assemblée puisque, dans ce monde interconnecté et globalisé, isoler le développement interne du monde extérieur s’avère impossible. Le président de la Russie Vladimir Poutine a fourni une analyse détaillée des développements internationaux lors de la réunion du Club de Valdaï, à Sotchi, ainsi que dans les divers entretiens qu’il a accordés au cours de son voyage en Asie. Pour cette raison, je n’entends pas offrir ici d’observation conceptuelle, dès lors que tout a déjà été dit. Néanmoins, je voudrais partager avec vous quelques considérations fondées sur nos efforts de politique étrangère au jour le jour. Même s’il n’est pas dans mon intention de livrer une vision globale et éclaircie, puisque à ce stade, toutes les prévisions sont provisoires, quel que soit celui qui les fait. En outre, les diplomates cherchent à influencer les développements tels qu’ils se déroulent, non simplement à les contempler.

 

Sergueï LavrovSergueï Lavrov


Naturellement, je vais commencer avec l’Ukraine. Bien avant que le pays ait été plongé dans la crise, il y avait dans l’air un sentiment que les relations de la Russie avec l’UE et avec l’Occident étaient sur le point d’atteindre leur moment de vérité. Il était clair que nous ne pouvions plus continuer à mettre en veilleuse certaines questions dans nos relations, et qu’il fallait choisir entre un véritable partenariat ou, comme le dit le dicton, en venir à « casser de la vaisselle ». Il va sans dire que la Russie optait pour la première solution, tandis que, malheureusement, nos partenaires occidentaux se contentaient de la dernière, que ce soit consciemment ou non. En fait, ils se sont tous engagés en Ukraine et ils ont soutenu les extrémistes, renonçant ainsi à leurs propres principes d’un changement de régime démocratique. Ce qui en est ressorti, c’était une tentative de jouer au « jeu du dégonflé » [1] avec la Russie, histoire de voir qui cillerait le premier. Comme disent les petits durs, ils voulaient voir la Russie « se déballonner » (je ne puis pas trouver un meilleur mot pour cela), nous forcer à avaler l’humiliation des Russes et de ceux dont la langue maternelle est le russe en Ukraine.

L’honorable Leslie Gelb, que vous ne connaissez que trop bien, a écrit que l’accord d’association de l’Ukraine avec l’UE n’avait rien à voir avec une quelconque invitation de l’Ukraine à adhérer à l’UE, et qu’il ne visait à court terme qu’à l’empêcher de rejoindre l’Union douanière. C’est là ce qu’en a dit une personne impartiale et objective. Quand ils ont délibérément décidé de s’engager sur la voie de l’escalade en Ukraine, ils ont oublié beaucoup de choses, alors même qu’ils avaient une compréhension claire de la façon dont ces mouvements seraient considérés en Russie. Ils ont oublié les conseils de, disons, Otto von Bismarck, lequel avait dit que dénigrer le grand peuple russe, fort de millions d’âmes, constituerait la plus grande erreur politique que l’on puisse faire.

Le président Vladimir Poutine a dit l’autre jour que nul dans l’histoire n’a encore réussi à soumettre la Russie à son influence. Ce n’est pas une évaluation, mais un état de fait. Une telle tentative a pourtant été faite, qui visait à étancher la soif d’expansion de l’espace géopolitique sous contrôle occidental, et qui trouvait son origine dans la peur mercantile de perdre les dépouilles de ce que, de l’autre côté de l’Atlantique, ils s’étaient persuadés être la victoire dans la guerre froide.

Ce que la situation actuelle a de plus, c’est qu’une fois que tout s’est mis en place, le calcul qui sous-tendait les actions de l’Occident s’est trouvé révélé, en dépit de cette volonté que l’on proclamait haut et fort de bâtir une communauté de sécurité, une maison commune européenne. Pour citer (le chanteur auteur-compositeur) Boulat Okoudjava : « Le passé devient de plus en plus clair ». Cette clarté est de plus en plus tangible. Aujourd’hui, notre tâche n’est pas seulement de régler le passé (même si cela doit être fait), mais plus important encore, de penser à l’avenir.

Les discours au sujet de l’isolement de la Russie ne méritent aucune discussion sérieuse. Je n’ai pas vraiment besoin de m’attarder sur ce point devant le présent auditoire. Bien sûr, il est possible d’endommager notre économie, et ce sont d’ailleurs bien des dommages que l’on cause en ce moment, mais seulement en faisant aussi du mal à ceux qui prennent les mesures correspondantes et, tout aussi important, en détruisant le système des relations économiques internationales, et les principes sur lesquels il est fondé. Précédemment, lorsque des sanctions étaient appliquées (je travaillais à l’époque pour la mission russe auprès de l’ONU), nos partenaires occidentaux, lorsqu’ils discutaient de la République Populaire Démocratique de Corée, de l’Iran ou d’autres Etats, déclaraient qu’il était nécessaire de formuler les restrictions de manière à rester dans des limites humanitaires et à ne pas causer de dommages à la sphère sociale et à l’économie, en ciblant sélectivement la seule élite. Aujourd’hui, c’est tout le contraire : les dirigeants occidentaux déclarent publiquement que les sanctions doivent détruire l’économie et déclencher des protestations populaires. Par conséquent, en ce qui concerne l’approche conceptuelle de l’utilisation de mesures coercitives, l’Occident démontre sans équivoque qu’il ne cherche pas seulement à changer la politique russe (ce qui en soi est illusoire), mais qu’il cherche à changer le régime ; et pratiquement personne ne le nie.

Le président Vladimir Poutine, en parlant avec des journalistes récemment, a déclaré que l’horizon en fonction duquel les dirigeants occidentaux d’aujourd’hui établissent leurs plans est limité. Et cela constitue en effet un danger que des décisions sur les problèmes clés de l’évolution du monde et de l’humanité dans son ensemble soient prises sur la base de cycles électoraux courts : aux États-Unis, le cycle est de deux ans, et l’on doit à chaque fois imaginer et faire quelque chose pour gagner des voix. C’est le côté négatif du processus démocratique, et nous ne pouvons nous permettre de l’ignorer. Il ne nous est pas possible d’accepter cette logique, lorsque l’on nous dit de démissionner, de nous détendre et d’accepter simplement comme un incontournable que tout le monde ait à souffrir simplement parce qu’il y a des élections aux États-Unis tous les deux ans. Cela n’est pas juste. Nous ne nous y résignerons pas, parce que les enjeux sont trop importants, que ce soit dans la lutte contre le terrorisme, dans les menaces de prolifération d’armes de destruction de masse ou dans de nombreux conflits sanglants dont l’impact négatif dépasse de loin le cadre des Etats et des régions concernées au premier chef. Le désir de faire quelque chose qui permette d’obtenir des avantages unilatéraux ou de s’attacher l’électorat avant une prochaine élection conduit au chaos et à la confusion dans les relations internationales.

C’est toujours la même rengaine, quotidiennement répétée, que nous entendons nous dire : Washingtonest conscient de son caractère unique et de son devoir de supporter ce fardeau qui consiste à diriger le reste du monde. Rudyard Kipling a parlé du « fardeau de l’homme blanc ». J’espère que ce n’est pas ce qui pousse les Américains. Le monde d’aujourd’hui n’est pas blanc ou noir, mais multicolore et hétérogène. Si le leadership dans ce monde peut être assuré, ce n’est pas en se persuadant soi-même de sa propre exclusivité et d’un devoir conféré par Dieu d’être responsable de tout le monde, mais seulement par la capacité et l’habileté à former un consensus. Si les partenaires américains appliquaient leur pouvoir à cet objectif, ce serait inestimable, et la Russie les y aiderait activement.

Jusqu’à présent, toutefois, les ressources administratives américaines n’ont travaillé que dans le cadre de l’OTAN, et encore avec des réserves substantielles, et leurs décrets n’atteignaient pas au-delà de l’Alliance de l’Atlantique Nord. J’en veux pour preuve  les résultats de la tentative des États-Unis de contraindre la communauté internationale à suivre leur ligne de conduite en ce qui concerne les sanctions et les principes anti-russes. J’en ai parlé plus d’une fois déjà et nous avons des preuves suffisantes du fait que les ambassadeurs et les envoyés américains à travers le monde sollicitent des réunions au plus haut niveau pour faire valoir que les pays correspondants sont tenus de sanctionner la Russie avec eux, ou bien d’en subir les conséquences. Cela se fait à l’égard de tous les pays, y compris de nos alliés les plus proches (cela en dit long sur le genre d’analystes dont dispose Washington). Une écrasante majorité des Etats avec lesquels nous avons un dialogue continu sans aucune restriction, et sans isolement, comme vous le voyez, attachent de la valeur au rôle indépendant que joue la Russie dans l’arène internationale. Non parce qu’ils aiment voir quelqu’un contester les Américains, mais parce qu’ils se rendent compte que l’ordre du monde ne sera pas stable si personne n’est autorisé à dire ce qu’il pense (bien qu’en privé, l’écrasante majorité d’entre eux expriment leur opinion, ils ne veulent pas le faire publiquement par peur des représailles de Washington).

De nombreux analystes raisonnables comprennent qu’il y a un écart grandissant entre les ambitions mondiales de l’administration américaine et le réel potentiel du pays. Le monde change et, comme cela a toujours été le cas dans l’histoire, arrivé à un certain point, l’influence et le pouvoir de l’un atteignent leur apogée, tandis qu’un autre commence à se développer encore plus rapidement et plus efficacement. Il faut étudier l’histoire et partir des réalités. Les sept économies en développement dirigées par les BRICS ont déjà un PIB plus important que le G7 occidental. C’e sont des faits de la vie qu’il faut partir, et non d’un sentiment erroné de sa propre grandeur.

Il est devenu à la mode de faire valoir que la Russie mène une sorte de « guerre hybride » en Crimée et en Ukraine. C’est là un terme intéressant, mais que j’appliquerais surtout aux États-Unis et à leur stratégie de guerre : il s’agit vraiment d’une guerre hybride, visant non pas tant à vaincre l’ennemi militairement qu’à changer les régimes dans les pays qui poursuivent une politique que Washington n’aime pas. Cette stratégie recourt aux pressions financières et économiques, aux attaques par le moyen de l’information ; elle se sert d’autres intervenants sur le périmètre de l’état visé, lesquels agissent comme des mandataires ; et bien sûr elle use de pression, par l’information et l’ idéologie, au travers d’organisations non gouvernementales financées par des ressources extérieures. N’est-ce pas là un processus hybride, et non ce que nous appelons la guerre ? Il serait intéressant de discuter du concept de la guerre hybride pour voir qui la mène vraiment, ou s’il s’agit seulement de « petits hommes vêtus de tenues vertes ».

Apparemment, la boîte à outils de nos partenaires américains est plus grosse encore, et ils sont devenus habiles à s’en servir.

En tentant d’établir leur prééminence à un moment où se font jour de nouveaux centres de pouvoir économique, financier et politique, les Américains provoquent une neutralisation en accord avec la troisième loi de Newton, et ils contribuent à l’émergence de structures, de mécanismes et de mouvements qui cherchent des alternatives aux recettes américaines pour résoudre les problèmes urgents. Je ne parle pas d’anti-américanisme, encore moins de former des coalitions conçues comme des fers de lance dirigés contre les Etats-Unis, mais seulement du désir naturel d’un nombre croissant de pays de sécuriser leurs intérêts vitaux et de le faire de la façon qu’ils pensent juste, non d’après ce qui leur est dicté « depuis l’autre côté de l’étang ». Personne ne va jouer à des jeux anti-américains juste pour contrarier les États-Unis. Nous sommes confrontés à des tentatives et à des faits d’utilisation extra-territoriale de la législation américaine, à l’enlèvement de nos citoyens en dépit des traités conclus avec Washington, traités selon lesquels ces questions doivent être résolues grâce à l’application de la loi et par les organes judiciaires.

Si l’on en croit leur doctrine de sécurité nationale, les États-Unis auraient le droit d’utiliser la force n’importe où, n’importe quand, sans avoir à solliciter l’approbation du Conseil de sécurité des Nations Unies. Une coalition contre l’État islamique a ainsi été formée à l’insu du Conseil de sécurité. J’ai demandé au secrétaire d’État John Kerry pourquoi ils n’étaient pas allés devant le Conseil de sécurité des Nations Unies pour cela.

Il m’a dit que s’ils le faisaient, il leur faudrait en quelque sorte préciser le statut du président syrien Bachar al-Assad. Bien sûr, ils l’auraient dû, parce que la Syrie est un Etat souverain et qu’elle est toujours membre de l’ONU (nul ne l’a exclue en tant que membre). Le secrétaire d’Etat a dit que cela ne convenait pas, parce que les États-Unis sont en lutte contre le terrorisme et que le régime al-Assad est ce qui galvanise le plus les terroristes de partout dans le monde, qu’il agit comme un aimant qui les attire vers cette région pour tenter de renverser le régime syrien.

Je crois que c’est là une logique perverse. Si nous parlons des précédents (les États-Unis adhèrent au système jurisprudentiel), il est utile de rappeler le processus de désarmement chimique en Syrie, dans lequel le régime Assad était un partenaire tout à fait légitime des États-Unis, de la Russie, de l’OIAC et d’autres. Les Américains maintiennent bien aussi des discussions avec les talibans. Chaque fois qu’ils ont la possibilité de profiter de quelque chose, les États-Unis agissent de façon tout à fait pragmatique. Je ne sais pas pourquoi la position dictée par l’idéologie a pris le dessus cette fois et pourquoi les États-Unis ont choisi de croire qu’Assad ne peut pas être un partenaire. Peut-être ne s’agit-il pas vraiment d’une opération contre l’État islamique, mais plutôt d’une entreprise destinée à ouvrir la voie à un renversement d’al-Assad, sous le couvert d’une opération de lutte contre le terrorisme.

Récemment, Francis Fukuyama a écrit un livre intitulé « Ordre politique et déclin politique » [2], dans lequel il affirme que l’efficacité de l’administration publique aux États-Unis est en déclin, et que les traditions de gouvernance démocratique se trouvent progressivement remplacées par des méthodes féodales de domination de fief. Cela s’inscrit dans une discussion à propos de quelqu’un qui vit dans une maison de verre et qui jette des pierres.

Tout cela se passe au milieu des défis et des problèmes croissants du monde moderne. Nous assistons à un « bras de fer » continu en Ukraine. Le trouble se prépare à la frontière sud de l’UE. Je ne pense pas que les problèmes du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord disparaîtront par eux-mêmes. L’UE a formé une nouvelle commission. De nouveaux acteurs étrangers ont émergé, qui feront face à un combat sérieux pour savoir où envoyer leurs ressources de base : soit ce sera pour la poursuite de schémas irresponsables en Ukraine, en Moldavie, etc., c’est-à-dire dans leur partenariat oriental (tel que le préconise une minorité agressive dans l’UE), ou bien ils écouteront les pays d’Europe du Sud et se concentreront sur ce qui se passe de l’autre côté de la Méditerranée.

C’est un enjeu majeur pour l’UE.

Jusqu’à présent, ils ne sont pas guidés par de vrais problèmes, mais plutôt par le désir de se saisir rapidement de ce qu’offre un sol fraîchement retourné. C’est déplorable. Exporter des révolutions – qu’elles soient démocratiques, communistes ou autres – n’apporte jamais rien de bon.

Les structures d’État, publiques et civilisationnelles sont effectivement en désintégration dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. Etant donnée l’énergie destructrice libérée dans le processus, les flammes pourraient atteindre certains Etats situés bien au-delà de cette région. Des terroristes (y compris l’Etat islamique) revendiquent un statut national. De surcroit, ils commencent déjà à créer là-bas des organes quasi-gouvernementaux, qui s’engagent dans le travail administratif.

Sur cette toile de fond, les minorités, y compris les chrétiens, sont bannis. En Europe, ces questions sont réputées non politiquement correctes. Ils ont honte, lorsque nous les invitons à faire quelque chose ensemble à l’OSCE [3]. Ils se demandent : pourquoi devrions-nous nous concentrer spécifiquement sur les chrétiens ? En quoi est-ce spécial ? L’OSCE a organisé une série de manifestations destinées à garder vivant le souvenir de l’Holocauste et de ses victimes. Il y a quelques années, l’OSCE a commencé à animer divers événements contre l’islamophobie. Nous, nous offrirons une analyse des processus menant à la christianophobie.

Les 4 et 5 décembre, des réunions ministérielles de l’OSCE auront lieu à Bâle, où nous allons présenter cette proposition. La majorité des États membres de l’UE éludent ce sujet, parce qu’ils ont honte d’en parler. Tout comme ils avaient honte d’inclure dans ce qui était alors le projet de Constitution européenne, élaboré par Valéry Giscard d’Estaing, une phrase indiquant que l’Europe a des racines chrétiennes.

Si vous ne vous souvenez pas de vos propres racines et traditions ou si vous ne les respectez pas, comment voulez-vous respecter les traditions et les valeurs des autres personnes ? C’est une logique toute simple. En comparant ce qui se passe maintenant au Moyen-Orient à une période de guerres de religion en Europe, le politologue israélien Avineri a déclaré qu’il est peu probable que la crise actuelle prenne fin avec ce que l’Occident veut dire quand il parle de « réformes démocratiques ».

Le conflit israélo-arabe est comme éteint. Il est difficile de jouer plusieurs parties à la fois. C’est ce que les Américains tentent d’accomplir, mais cela ne fonctionne pas pour eux. En 2013, il leur a fallu neuf mois avant de comprendre le conflit israélo-palestinien. Je ne vais pas entrer dans les raisons, elles sont connues, mais là aussi ils ont échoué. A présent, ils ont demandé davantage de temps afin d’essayer de parvenir à des progrès avant la fin de 2014, de sorte que les Palestiniens n’aillent pas à l’ONU signer les Statuts de la Cour pénale internationale, etc. Et tout soudain, voilà qu’on apprend que des négociations sur l’Iran sont en cours. Le Département d’Etat américain a laissé tomber la Palestine pour se concentrer sur l’Iran.

Le Secrétaire d’Etat américain John Kerry et moi avons accepté de parler de ce sujet dans quelque temps. Il est important de comprendre que l’on ne peut pas garder le problème de l’Etat palestinien en état de congélation profonde pour toujours. L’échec de sa résolution depuis près de 70 ans a été un argument majeur de ceux qui recrutent des extrémistes dans leurs rangs : « Il n’y a pas de justice : il avait été promis de créer deux Etats ; l’Etat juif a été créé, mais ils ne créeront jamais un Etat arabe ». Utilisés sur une rue arabe affamée, ces arguments sonnent tout à fait plausibles, et l’on commence à appeler à un combat pour la justice en recourant à d’autres méthodes.

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré, lors de la réunion du Club de Valdaï à Sotchi, que nous avons besoin d’une nouvelle version de l’interdépendance. C’était une déclaration tout à fait d’actualité. Les grandes puissances doivent retourner à la table des négociations et se mettre d’accord sur un nouveau cadre de discussion qui prenne en compte les intérêts légitimes fondamentaux de toutes les parties clés (je ne peux pas vous dire comment on devrait l’appeler, mais il devrait en tout cas être fondé sur la Charte des Nations Unies) ; elles devraient se mettre d’accord sur des restrictions auto-imposées raisonnables et sur une gestion collective des risques dans un système de relations internationales soutenues par les valeurs démocratiques.Nos partenaires occidentaux font la promotion du respect de la primauté du droit, de la démocratie et de l’opinion des minorités au sein des différents pays, tout en omettant de défendre les mêmes valeurs dans les affaires internationales. Cela laisse à la Russie le rôle de pionnier dans la promotion de la démocratie, de la justice et de la primauté du droit international. Car un nouvel ordre mondial ne peut être que polycentrique, et il devrait refléter la diversité des cultures et des civilisations dans le monde d’aujourd’hui.

Vous êtes informés de l’engagement de la Russie à garantir l’indivisibilité de la sécurité dans les affaires internationales, et à la maintenir dans le droit international. Je ne m’étendrai pas sur ce point.

Je tiens à soutenir cet argument que le SVOP a souligné, selon lequel la Russie ne parviendra pas à devenir une grande puissance du 21ème siècle qui connaisse succès et confiance, sans développer ses régions orientales. Sergei Karaganov était parmi les premiers à conceptualiser cette idée, et je suis entièrement d’accord. Amener à un nouveau niveau les relations de la Russie avec les pays de la zone Asie-Pacifique est une priorité absolue. C’est dans cette optique que la Russie a travaillé lors de la réunion de l’APEC à Pékin, et lors du forum du G20. Nous allons continuer à aller dans cette direction au sein du nouvel environnement créé par le lancement prochain de l’Union économique eurasiatique (UEEA), le 1er Janvier 2015.

Nous avons été traités comme des « sous-hommes ». Depuis plus d’une décennie, la Russie a tenté d’établir des liens de partenariat avec l’OTAN par le biais de l’OTSC [4]. Il ne s’agissait pas seulement, par ces efforts, de faire jouer l’OTAN et l’OTSC « dans la même catégorie ». C’est un fait, l’OTSC est axée sur la capture des trafiquants de drogue et des migrants illégaux aux alentours de la frontière afghane, tandis que l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord est l’épine dorsale des forces de sécurité internationales qui, entre autres choses, ont été chargées de la lutte contre la menace terroriste et de l’élimination de ses programmes de financement, lesquels impliquent le trafic de drogue. Nous avons tout essayé : nous avons plaidé et exigé des contacts en temps réel, de sorte que lorsque l’OTAN vient à détecter une caravane transportant de la drogue et se trouve dans l’incapacité de l’arrêter, elle nous avertisse à travers la frontière, afin que cette caravane puisse être interceptée par les forces de l’OTSC. Ils ont tout simplement refusé de nous parler. Dans des conversations privées, ceux qui nous veulent du bien à l’OTAN (et c’est réellement dans un sens positif que j’entends cela) nous ont dit que c’était pour des raisons idéologiques que l’alliance ne pouvait considérer l’OTSC comme un partenaire à part entière. Jusqu’à récemment, nous avons constaté la même attitude condescendante et arrogante à l’égard de l’intégration économique eurasiatique. Et ce malgré le fait que les pays qui ont l’intention de se joindre à l’UEEA ont beaucoup plus en commun en termes d’économie, d’histoire et de culture, que de nombreux membres de l’UE. Cette union n’a pas pour but la création de barrières avec qui que ce soit. Nous soulignons toujours à quel point nous souhaitons que cette union soit ouverte. Je crois fermement que cela contribuera de façon significative à la construction d’un pont entre l’Europe et l’Asie Pacifique.

Je ne peux pas ne pas mentionner ici le partenariat global de la Russie avec la Chine. D’importantes décisions bilatérales ont été prises, ouvrant la voie à une alliance énergétique entre la Russie et la Chine. Mais il y a plus que cela. Nous pouvons à présent même parler d’une alliance émergente en matière de technologie entre les deux pays. Le tandem que la Russie forme avec Pékin est un facteur crucial pour assurer la stabilité internationale et au moins un certain équilibre dans les affaires internationales, ainsi que pour assurer la primauté du droit international. Nous ferons pleinement usage de nos relations avec l’Inde et le Vietnam, qui sont des partenaires stratégiques de la Russie, ainsi qu’avec les pays de l’ASEAN [5]. Nous sommes également ouverts à l’élargissement de la coopération avec le Japon, si nos voisins japonais peuvent considérer leurs intérêts nationaux et cesser de regarder en arrière en direction de certaines puissances de l’étranger.

Il ne fait aucun doute que l’Union européenne est notre plus important partenaire collectif. Personne n’a l’intention de « se tirer une balle dans le pied » en renonçant à la coopération avec l’Europe, mais il est maintenant clair que la poursuite des affaires courantes telles qu’elles existent n’est plus une option. C’est ce que nos partenaires européens nous disent, mais nous non plus ne voulons pas continuer à faire les choses à l’ancienne. Ils ont cru que la Russie leur devait quelque chose, alors que nous voulons être sur un pied d’égalité avec eux. Pour cette raison, les choses ne seront plus jamais les mêmes. Cela dit, je suis convaincu que nous serons en mesure de surmonter cette période, que les leçons seront apprises et qu’un nouveau fondement de nos relations émergera.

On entend parler ici et là de l’idée de créer un espace économique et humanitaire unique de Lisbonne à Vladivostok ; cette idée gagne du terrain. Le ministre des Affaires étrangères de l’Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, a dit publiquement (nous-mêmes le disons depuis longtemps) que l’UE et l’UEEA devraient engager le dialogue. La déclaration que le président Vladimir Poutine a faite à Bruxelles en janvier 2014, quand il a proposé une première étape avec le lancement de négociations sur une zone de libre-échange entre l’UE et l’Union douanière à l’horizon de 2020, n’est plus considérée comme quelque chose d’exotique. Tout cela est déjà devenu partie intégrante de la diplomatie et de la politique réelle. Bien que cela reste pour le moment au stade des discussions, je crois fermement que nous atteindrons un jour ce que l’on appelle « l’intégration des intégrations ». C’est l’un des principaux sujets que nous voulons promouvoir au sein de l’OSCE lors du Conseil ministériel de Bâle. La Russie est sur le point d’assumer la présidence des BRICS et de l’OSC [6]. Les deux organisations tiendront leurs sommets à Oufa [7]. Ce sont des organisations très prometteuses pour la nouvelle ère qui s’ouvre. Ce ne sont pas des blocs (surtout les BRICS), mais des groupes où les membres partagent les mêmes intérêts, représentant des pays de tous les continents, qui partagent des approches communes concernant l’avenir de l’économie, de la finance et de la politique mondiales.

Source : http://vineyardsaker.blogspot.fr/2014/11/absolutely-crucial-statement-by-foreign.html

Traduit par Goklayeh pour vineyardsaker.fr

Notes :

[1] : le jeu de celui qui se dégonfle le premier, lorsqu’aucun des joueurs n’accepte d’abandonner, quitte à ce que s’ensuive la pire issue possible ; typiquement lorsque deux automobiles se font face et foncent l’une vers l’autre sur une route ou un pont à voie unique, chacun des deux conducteurs repoussant au maximum le moment de donner le coup de volant de côté qui signifiera qu’il a perdu (le premier qui s’écarte, c’est-à-dire abandonne, perd) ; si aucun des joueurs ne consent à abandonner, c’est la collision frontale assurée.

[2] : « Ordre politique et déclin politique : de la révolution industrielle à la globalisation démocratique », paru en septembre 2014 (en anglais).

[3] : L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe : anciennement Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) jusqu’en 1995, l’OSCE est une organisation internationale ayant pour but de favoriser le dialogue et la négociation entre l’Est et l’Ouest. C’est la seule organisation européenne à vocation généraliste ; elle accueille la totalité des États du continent européen, ainsi que ceux qui n’en sont pas, mais qui sont nés de la dissolution de l’Union soviétique.

[4] : L’Organisation du traité de sécurité collective : organisation à vocation politico-militaire regroupant la Russie, la Biélorussie, l’Arménie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, et le Tadjikistan.

[5] : L’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, également dénommée ANASE : organisation politique, économique et culturelle regroupant dix pays d’Asie du Sud-Est (Philippines, Indonésie, Malaisie, Singapour, Thaïlande, Brunei, Viêt Nam, Laos, Birmanie (actuel Myanmar) et Cambodge)

[6] : L’Organisation de Coopération de Shanghaï : organisation intergouvernementale régionale asiatique créée en 2001 qui regroupe la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan.

[7] : La capitale de la république de Bachkirie, en Russie. Située juste à l’ouest de l’Oural, à mi-distance de Kazan et de Chelyabinsk, la ville est un centre industriel et culturel, et compte 1.106.635 habitants.

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Source: vineyardsaker.fr/

 
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Par Tourtaux - Publié dans : Russie - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 28 novembre 2014 5 28 /11 /Nov /2014 21:06
De mieux en mieux entre Israël et le Nosra : c’est lui qui sélectionne les blessés

 

L’équipe du site

Tout est pour le meilleur entre l’ennemi sioniste et le front al-Nosra, la branche d’Al-Qaïda en Syrie.

Les deux protagonistes se trouvent l’un face à l’autre des deux côtés du Golan occupé.

Résultat : c’est le calme absolu .

Cette affinité israélo-Nosra n’a certes rien de nouveau.
 
Tout a commencé lorsque les Israéliens ont ouvert leurs hôpitaux de fortune aux miliciens du groupuscule salafiste takfiriste blessés dans les accrochages contre l’armée syrienne. Cela s’est poursuivi avec fracas lorsque les Israéliens lui ont également accordé leur assistance militaire, en bombardant entre autre les positions de l’armée syrienne. Ce qui leur a permis de consolider leur emprise dans cette zone.
 
Depuis, ces relations sont devenues privilégiées. Et les médias israéliens en parlent ouvertement.

Le journal Times of Israel rapporte (selon le journal libanai sal-Akhbar)  que le Nosra a été chargé par l’entité sioniste de contrôler l’identité des blessés syriens pour s’assurer qu’ils ne sont pas des « terroristes » avant d’être transférés vers les hôpitaux israéliens.

En plus de l’assistance hospitalière, les Israéliens offrent aussi des couvertures, du lait pour enfants et des médicaments.

En échange, le Nosra se doit de combattre l’armée syrienne et le Hezbollah, explique le journal israélien.

Pourtant, les estimations des services d’intelligence israéliens craignent par-dessus tout un renversement de la situation sécuritaire et le retour en force des forces gouvernementales syriennes à la région du Golan.

Raison pour laquelle l’armée israélienne se prépare pour combattre à la frontière avec la Syrie, indique la Deuxième chaine de télévision israélienne.
« L’armée est parfaitement consciente que la guerre en Syrie pourrait très bien se retourner ultérieurement contre Israël », rapporte la télévision. Et il est question d’une manœuvre qui a été entreprise par une brigade du Rassemblement pour le combat baptisé Ayt et qui est chargé de collecter des informations sur le terrain et de développer la banque de cibles. Durant cet exercice qui a eu lieu dimanche dernier, toutes les unités et équipes œuvrant dans le Golan occupé ont participé pour simuler une situation d’escalade et de combats contre l’armée syrienne et des opposants.

Une partie de ces manœuvres simulaient des activités clandestines des Unités israéliennes réalisées à partir des positions situées derrière les lignes de l’ennemi. Elles consistaient à collecter des renseignements, à « cuisiner des cibles » qui permettent à l’armée israélienne de disposer d’importantes performances, sans oublier les cibles collectées via des moyens électro-optiques qui prennent des photos en profondeur dans le territoire syrien.

En attendant ce face à face, c’est le front al-Nosra qui fait ce travail.
 
«  Depuis que le front al-Nosra a pris le contrôle de cette région frontalière, la situation est très calme et l’Etat Islamique (Daesh) est encore loin, voire il n’y a aucune hypothèse pratique chez l’armée sur une éventuelle arrivée de Daesh à la frontière », décrit la télévision israélienne d’un ton rassurant.

Source: Journaux

28-11-2014 - 19:29 Dernière mise à jour 28-11-2014 - 19:29

 

Par Tourtaux - Publié dans : Israël - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 28 novembre 2014 5 28 /11 /Nov /2014 20:43

CHRONIQUES DES ANNÉES DE GUERRE EN WILAYA III (KABYLIE) 1956-1962 - TOME 2 DE DJOUDI ATTOUMI

Les combattants d'une juste cause

Par
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Les combattants d'une juste cause

«Nulle force ne peut les arrêter, hormis la mort glorieuse ou la Libération nationale» (extrait de l'Appel de l'ALN, un tract distribué à Alger le 1er novembre 1954).

Novembre, chez nous, incite à la réflexion, la même chaque année. Au-delà de tous les souvenirs, évidemment de tous les souvenirs, cette réflexion est intense, illuminée de Soleil juste et bienfaisant sur nos blessures profondes encore vives. Cependant, même en ces jours de liberté et d'indépendance, notre bonheur nous fait davantage découvrir qu'une pleine conscience nationale n'efface jamais tout à fait la tristesse et le deuil dont le colonialisme français s'est rendu coupable envers les populations algériennes.
De tous temps, en Algérie, les champs de bataille contre les armées et la police des colonisations successives depuis les millénaires, ont requis des insurrections et des insurrections populaires, ont coûté des centaines de milliers et des centaines de milliers de morts et de disparus. De 1830 à 1962, notre patrie a été meurtrie: des populations algériennes ont été torturées, massacrées, enfumées dans des grottes, razziées, et des têtes ont été coupées,... La guerre d'Algérie, la lutte de libération nationale 1954-1962, menée par tout le peuple soulevé, a révélé enfin au monde contemporain libre, les exactions du système colonial français en Algérie et l'héroïsme total, généreux et pédagogique du nationalisme algérien: le sacrifice d'un million et demi de chouhada. Au sujet de cette guerre juste contre l'occupation et l'oppression coloniale, la Proclamation du 1er Novembre 1954 est une référence sublime et autant l'Appel de l'ALN à la même date. Aussi devons-nous considérer comme une contribution, ample et compétente, à une production de Renaissance nationale l'ouvrage Chroniques des années de guerre en Wilaya III (Kabylie) 1956-1962, Récits de guerre (tome 2) (*) de Djoudi Attoumi. Le tome 1, que j'ai déjà présenté ici même, en décembre 2009, nous est apparu comme un travail profond sur la guerre en wilaya III, comblé d'informations de première main, puisque l'auteur a été témoin et souvent acteur de nombreux événements désormais historiques très enrichissants sur ce que furent les «Crimes sans châtiments».
Dans le tome 2, Chroniques des années de guerre en wilaya III (Kabylie) 1956-1962, Djoudi Attoumi nous propose des Récits de guerre. Il rapporte des faits avec la précision de l'acteur passionné par son rôle de dire ce qu'il a vu, de ce qu'il a vécu lui-même, de ce que ses compagnons ont accompli d'actes héroïques dans la wilaya III, où il a servi aux côtés de hauts combattants de la Révolution, ceux de l'ALN et du FLN. Démobilisé, à sa demande, en août 1962 (Lire Le Temps de lire du mercredi 23 novembre 2009, p. 21), il s'est attaché à écrire, ou plutôt à décrire avec la plus grande probité intellectuelle, et en citoyen libre, «le vrai visage de la guerre de libération, le sens de la politique mensongère de «pacification» et le vrai visage de l'armée coloniale à travers les massacres, les crimes perpétrés; en un mot, ils [les lecteurs] découvrent, d'autres facettes de la guerre d'Algérie jusque-là ignorées». (Par certains aspects de morale révolutionnaire, de vérité historique et de nationalisme éclairé, ce livre rappelle, entre autres, celui du moudjahid Mohamed Saïki, Chronique des années de gloire, éd. Dar El Gharb, Oran, 2004, 500 pages.) Le devoir de mémoire concerne évidemment en premier lieu les témoins et les acteurs vivants de la Révolution pour cette tranche exceptionnelle de notre Histoire. Et nos historiens, nos chercheurs, nos hommes de culture y puiseront en professionnels pour nous instruire.
Justement, ces «Récits de guerre» se veulent, selon l'auteur, contribution à «l'écriture de l'Histoire de notre guerre de libération nationale». Ce «long travail d'élaboration de témoignages» et de réflexions diverses sur la nécessité et la justesse de la guerre contre la colonisation est développé en vingt-trois chapitres utilement chargés d'informations, de photos et de précisions poussées au moindre détail pour constituer une preuve concrète de chaque action observée et consignée. Exemples de chapitres traitant de «sujets sensibles»: Le devoir de vérité et l'affaire de Melouza; Le congrès de la Soummam; La guerre psychologique; Les artificiers de l'ALN.; L'opération Dufour; La stratégie militaire de l'ALN; Rôle de l'aviation de l'armée de terre (ALAT); L'enfer des condamnés à mort; La trêve unilatérale du 20 mai 1961; Les imposteurs de l'Histoire,... Être crédible a, semble-t-il, été le souci majeur de Djoudi Attoumi pour inciter le lecteur, et plus sûrement l'historien algérien, à considérer le sérieux, donc l'authenticité, des faits présentés car, peut-être, par ignorance, par passion aveugle ou par calcul partisan, des «secrets» ont parfois été trop longtemps enfouis dans les mémoires vouées au silence, - pire, à l'indifférence collective, pire encore au dénigrement!

(*) Chroniques des années de guerre en wilaya III (Kabylie) 1956-1962, Récits de guerre tome 2 de Djoudi Attoumi, Éditions Rym Attoumi, Béjaïa, 2011, 447 pages.

 


Par Tourtaux - Publié dans : guerre d'Algérie - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 28 novembre 2014 5 28 /11 /Nov /2014 17:47

 

Général Pinatel : "La France est totalement vassalisée aux intérêts américains" independenza webtv ©

 

 

Par Tourtaux - Publié dans : Politique - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 28 novembre 2014 5 28 /11 /Nov /2014 16:35
Hong Kong/Ukraine: un même scénario se répète (Moscou)

Les manifestations de Hong Kong ressemblent à celles organisées à Kiev, en Ukraine, à la veille du coup d'Etat du 22 février dernier, a déclaré jeudi à Colombo, au Sri Lanka, le vice-ministre russe de la Défense Anatoli Antonov.

"Le scénario des actions de protestation tenues ces derniers mois à Hong Kong ressemble à celui réalisé en Ukraine", a indiqué M.Antonov lors de la 1ère réunion du Dialogue des ministres de la Défense de l'Asie du Sud et du Sud-est.

Le vice-ministre a mis en garde contre le danger des "révolutions colorées" qui ont déstabilisé la situation dans plusieurs régions du monde.

Selon M.Antonov, ces manifestations sont organisées par des "spécialistes occidentaux des technologies politiques" qui profitent des difficultés économiques et sociales et des conflits ethniques et religieux pour "tenir des slogans populistes et provoquer des manifestations de masse sous prétexte de promouvoir la démocratie".

"Cela entraîne le renversement des gouvernements légitimes, le chaos et l'arbitraire, les morts et l'arrivée au pouvoir de régimes appuyés par l'Occident. Les terroristes se sentent à l'aise dans ces conditions", a ajouté le vice-ministre.

D'aucuns disent que ces problèmes ne sont pas typiques pour l'Asie. "Mais (...) selon certaines données, 10% des combattants du groupe djihadiste Etat islamique qui se trouvent en Irak et en Syrie sont originaires des pays de l'Asie du Sud-Est. Certains groupes radicaux de la région ne cachent pas qu'ils soutiennent l'idée du djihad global et créent leurs propres réseaux terroristes. Que se passera-t-il lorsque ces combattants rentreront dans vos pays?", a noté M.Antonov.

Dans cette optique, il a appelé à intensifier la coopération militaire et technique entre les pays d'Asie du Sud et du Sud-Est.

Source: Ria Novosti

28-11-2014 - 09:01 Dernière mise à jour 28-11-2014 - 09:01

 

 

Par Tourtaux - Publié dans : Chine - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 28 novembre 2014 5 28 /11 /Nov /2014 15:35

26 novembre 2014

 

En 2014, je perds 403 euros sur mon pouvoir d’achat

 

 

Un employé retraité de la Poste qui habite Paris, nous signale que son pouvoir d’achat a régressé de 403 euros en 2014.

Ma pension avait progressé de 274 € entre 2012 et 2013. C’est ce qui sert de base au calcul des impôts sur mon revenu. En 2014 elle est bloquée et cela va se poursuivre pendant 3 ans grâce ce gouvernement.

Voici quelques éléments des augmentations que j’ai subies :

- loyer + 3.21€ par mois = - 38.52€ par an,

- Assurances santé Mutuelle Générale + 0.64 par mois soit 7.68 € par an

- Assurances logement + 0.27 par mois soit 3.24 € par an

- Je ne payais pas d’impôt sur le revenu jusqu’en 2013. En 2014, je paie 196 €

- Etant désormais assujetti à l’impôt sur le revenu, je paie la taxe d’habitation locale : + 148 €

- La carte de transport SNCF sénior a augmenté de 10 € .

Et, je n’ai pas de voiture.

- A cela s’ajoutent toutes les augmentations de la vie quotidienne, le pain, les légumes, le poisson, les transports SNCF et Ratp, le prix du timbre qui va augmenter de 10% au 1 er janvier, etc…

Rappelons que le Gaz depuis la privatisation de GDF en 2005, a augmenté de 80 %.

Tout cela ajouté, c’est moins 403 € sur mon pouvoir d’achat.

Mais :

Dans le quartier de la Muette dans le 16ème arrondissement à Partis, les 10% des ménages les plus aisés ont un revenu imposable mensuel de 19.946 euros. Ceux quartier St James à Neuilly disposent en moyenne de 28.727 euros par mois.

 

Rebsamen, le Ministre socialiste, participait lundi à un colloque organisé par Force Ouvrière. Il a écarté tout « coup de pouce au SMIC » parce que « Ce n’est pas la bonne solution ».

 

www.sitecommunistes.org

Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 28 novembre 2014 5 28 /11 /Nov /2014 15:09
Al-Nosra et Daesh ne veulent pas libérer les militaires libanais

 
Le comportement des ravisseurs des militaires libanais montre qu’ils ne cherchent pas effectivement à  conclure un accord d’échange.

Les ravisseurs du front al-Nosra  ont haussé le plafond de leurs conditions et menacé de tuer des militaires dans 24 heures si la terroriste détenue Joumana Hmeid,  arrêtée en février dernier alors qu’elle conduisait une voiture piégée d’Aarsal vers l’intérieur libanais,  n’est pas libérée.


A l’ombre de ces menaces, les familles des otages ont déclaré qu’elles allaient bloquer les accès à la capitale Beyrouth.


Des matériaux de construction parviennent aux ravisseurs


Au lieu que l’objectif des ravisseurs soit la conclusion d’un accord d’échange, permettant la libération des détenus terroristes et radicaux dans les prisons libanaises, les soldats libanais sont devenus une source d’  « oxygène » pour le front al-nosra et Daesh (EI).

En effet, les revendications des miliciens terroristes sont presque toutes réalisées. Les aides alimentaires et médicales leur sont toujours acheminées via des passages à Aarsal à chaque visite de la délégation syro-qatarie présidée par le Syrien Ahmad el-Khatib, ce qui leur permet de passer la saison du froid dans cette région montagneuse glaciale.

Par ailleurs, le journal al-Akhbar a révélé que les aides précitées parviennent aux groupes terroristes après les pressions exercées par certaines parties au gouvernement libanais sur l’armée, sous le prétexte d’assurer la protection des militaires enlevés.

Actuellement, les ravisseurs sont en train de construire un nombre de chambres et de logements dans les jurds par des matériaux de construction qui leur parviennent du Liban.


Revendications pas claires


A ce jour, le brouillon des noms présenté par les ravisseurs est toujours en cours d’être étudié. Si la Syrie a assuré au général Abbas Ibrahim (directeur général de la sureté générale) qu’elle est prête à aider le Liban pour libérer ses militaires, elle n’a pas encore affiché  son accord sur la libération de 50 prisonnières en échange de chaque détenu libanais, comme le réclament les miliciens radicaux.

Des sources syriennes citées par al-Akhbar ont indiqué que « les miliciens posent des conditions irréalisables. Dans chaque transaction ils fournissent une liste de noms inexacte, dont la grande partie est prise des pages de socialisation. Et avec le temps, ils baissent au minimum le plafond de leurs revendications ».


Visite d'une délégation qatarie


Il y a quelques jours, les Qataris ont assuré au général Abbas Ibrahim que le chargé de la part du directeur des renseignements Ghanem Kobeissi visitera le Liban dans les prochains jours. Mais des sources ministérielles ont émis des doutes parce qu’il ne s’agit pas de la première fois que les Qataris font de déclaration pareille erronée.

Selon al-Akhbar, le ministre Warl Abou Faour dirige les négociations  avec Daesh via un médiateur à Aarsal, après le rejet par l’EI de la médiation d’Ahmad el-Khatib. Des informations font état de la présentation par Daesh de revendications que l’Etat ne peut en aucun cas accepter.
   
Source: al-Akhbar
 

Source: Sites web

28-11-2014 - 10:57 Dernière mise à jour 28-11-2014 - 10:57

 


Par Tourtaux - Publié dans : LIBAN - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 28 novembre 2014 5 28 /11 /Nov /2014 14:27
Du Yémen au Caucase, une guerre sanguinaire s’annonce entre Al-Qaïda et Daesh

 L’organisation terroriste al-Qaïda, dirigée par Ayman Zawahiri, sent qu’elle perd du terrain au profit de son ancienne filiale en Irak, l'Etat islamique-Daesh, qui s’étend de plus en plus et lui pose une menace existentielle .

Alors que Zawahiri chargeait le dirigeant de la branche d’al-Qaïda au Yémen Nasser Wahichi de prendre en main le dossier de Daesh et de saboter ses tentatives d’expansion dans plusieurs pays arabes, le dirigeant de Daesh Aboubakr al-Baghdadi a sérieusement menacé de pénétrer dans la province syrienne de Deraa -qu'il est toujours incapable de contrôler- et vient de gagner récemment l’allégeance d’un important groupe « djihadiste » dans le Caucase.

Selon le journal libanais assafir, citant une source informée des coulisses d’al-Qaïda, al-Zawahiri a accordé d'importantes prérogatives à son ami intime, le dirigeant d’al-Qaïda au Yémen, pour écraser Daesh.

Depuis, la branche al-Qaïda au Yemen est en état d’alerte maximale pour découvrir les dirigeants et les cellules ayant prêté allégeance à Baghdadi, sur fond de craintes que ces cellules ne provoquent des troubles dans le pays, similaires à « la guerre d’élimination djihadiste » menée en Syrie, et qui a fait des centaines de morts et de blessés dans les rangs de toutes les parties belligérantes.

Ainsi, Wahichi s’est réuni avec les « dirigeants » qui ont prêté allégeance à Daesh pour les mettre en garde contre l’attisement de la division entre les « djihadistes ».

En même temps, un partisan de Daesh, cheikh Maamoun Hatem, conseillait les branches d’al-Qaïda au Yémen de serrer les rangs et de prêter allégeance à Daesh, « l’Etat islamique qui a imposé sa domination sur le terrain», selon un enregistrement sonore posté sur son compte Twitter.

Donc, et alors qu’al-Qaïda au Yémen élaborait sa propre politique pour faire face aux dangers de l’expansion de l’EI dans le pays, comme l’a dit son commandant militaire Qassem Rimi dans un discours, deux groupes « djihadistes » actifs dans le Caucase ont prêté allégeance à Baghdadi et se sont enrôlés dans les rangs de Daesh. Il s’agit du groupe « Awkhiya », dirigé par « le prince Souleimane » et « Rabani Qalaa » au Daghestan.

Etant donné que les « djihadistes » dans le Caucase n’ont pas réussi à se débarrasser des répercussions des dissensions qui ont eu lieu en 2010 et qui ont provoqué la division de leurs rangs, l’incertitude règne depuis le départ  de ces deux groupes et l’entrée en force de Daesh.

Sachant que l’appareil sécuritaire de l’Etat islamique est connu pour sa capacité à s’infiltrer dans les rangs des adversaires, enrôler les agents et former des cellules en attendant le moment décisif.


Craintes du front al-nosra


Pendant ce temps, les craintes du front al-Nosra -- la branche d’al-Qaïda en Syrie-- face à l’expansion de Daesh grandissent. Après avoir  été chassé de toute la région de l’Est, qui constitue une importante ressource pétrolière et gazière, al-Nosra est actuellement menacé dans la province de Deraa, la plus importante ville qu'il contrôle .

Les dirigeants d’al-Nosra craignent des activités militaires et sécuritaires de Daesh dans la région de Bir el-Qassab, jusqu'à Lojat aux abords de Deraa. Plusieurs assassinats de dirigeants de groupucules armés ont eu lieu récemment dans cette région, alors que des renseignements font état d’une mobilisation militaire en masse de Daesh depuis quelques mois.


Prémices d’une guerre en Egypte


De même en Egypte , important pays du Moyen-Orient, s’annoncent les prémices d’un conflit entre al-Qaïda et Daesh, à l’ombre d’informations faisant état d’un rapprochement dogmatique et méthodologique entre le groupe « Soldats d'Egypte » (Ajnad Misr en arabe) et le commandement international d’al-Qaïda .

Ce dernier fournit le soutien nécessaire à Ajnad Misr pour freiner le groupe « Ansra beyt el-Maqdes » qui a récemment prêté allégeance à Daesh.

Source: assafir

Source: Sites web

28-11-2014 - 11:55 Dernière mise à jour 28-11-2014 - 14:16

 

Par Tourtaux - Publié dans : Fascisme - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 28 novembre 2014 5 28 /11 /Nov /2014 13:26

Production de défense : Poutine veut dépasser l’Occident

 

L’équipe du site

 

La production de défense fabriquée par les usines russes du secteur militaro-industriel devrait être meilleure par sa qualité et plus concurrentielle niveau prix par rapport aux producteurs étrangers, a indiqué le président russe Vladimir Poutine lors d’une réunion jeudi.

Le président russe a également déclaré que « des armes et l’équipement militaire de type nouveau sera livré à l’armée et la flotte au cours de la prochaine décennie » en Russie.

A ce titre ,  le ministère russe de la Défense et la Compagnie aéronautique unifiée (United Aircraft Corporation) ont signé un contrat pour la modernisation de 50 appareils MiG-31. Sa valeur représente plus de 30 milliards de roubles.

Les aéronefs modernisés doivent être remis aux Forces armées de la Fédération de Russie avant la fin de l’année 2018.

En 2020, il est prévu de rénover complètement le parc d’armements. La part d’armes modernes dans l'armée, dans la marine et dans les forces aériennes sera augmentée à 70%.

Source: Agences

28-11-2014 - 11:56 Dernière mise à jour 28-11-2014 - 11:56

 

Par Tourtaux - Publié dans : Russie - Communauté : Syndicalisme
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Vendredi 28 novembre 2014 5 28 /11 /Nov /2014 11:26

BOMBARDEMENT TERRORISTE A DONETSK

 

Que nos médias se pâment littéralement lorsque l'aviation de Bachar El Assad, en bombardant le fief djihadiste de Rakka (Syrie) tuent des civils, cela peut dans une naïve mansuétude être considéré comme un élan empathique.

Mais lorsque ces mêmes pourris de journalistes ignorent délibérément les massacres perpétrés par le gouvernement Porochenko dans le Donbass, cela s'appelle de la complicité de crimes contre l'Humanité et mérite la corde !

Nos médias ne sont pas seulement incompétents et menteurs ils sont désormais des propagandistes coupables de protéger les assassins et ont rejoint ainsi la cohorte hideuse des criminels de guerre.

Erwan Castel

 

Via Maria Joao Rodrigues

Par Tourtaux - Publié dans : Ukraine - Communauté : Syndicalisme
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