Comment se présente votre actualité revendicatrice ?

Elle est dense, avec des conflits où les négociations sont impossibles à mener. Tel celui des Jeannette, où les banques ont refusé de contribuer à la relance de l'activité. Autre exemple, l'EPSM, où les salariés sont en grève depuis dix jours, avec une direction qui ne fléchit pas. À Ifs, l'entreprise de BTP Laîné est en redressement. À Caen, les salariés de l'Hôtel Malherbe sont sous le coup de licenciements boursiers.

Qu'en concluez-vous ?

Les PME/PMI sont en souffrance dans le département, et elles ne sont pas aidées. Or c'est elles qui contribuent à créer des emplois. En dix ans, le nombre d'emplois dans l'industrie est passé de 20 à 14 %. C'est une évolution du salariat, mais quand on voit que des laboratoires et des services Recherche et développement ferment, l'avenir n'est pas rose. Notre priorité pour 2015 sera de trouver comment redynamiser l'emploi industriel.

D'ici là, quels seront vos prochains rendez-vous ?

L'action des retraités, mardi 30 septembre à Caen, qui déposeront une motion à la préfecture, pour une amélioration de leur pouvoir d'achat. Puis, le 16 octobre est prévue une déclinaison, dans le département, d'une action nationale à la veille du vote du budget de la Sécu. Enfin, en décembre, auront lieu les élections professionnelles dans les trois fonctions publiques, qui regroupent 5,5 millions de salariés en France.

 

Propos recueillis par Nathalie LECORNU-BAERT.