Lundi 22 décembre 2014 1 22 /12 /Déc /2014 01:21

 Cuba et la conscience d’un échec US

21.12.2014 10:00

Par Mohamed Bouhamidi La presse mainstream salue un « événement historique » dans l’accord diplomatique entre Cuba et les USA et emboîte le pas aux propos d’Obama : le blocus a échoué à changer les choses sans l’Île de la Liberté. Comprenez : a échoué à «faire tomber le régime ». Dans ces louanges, orchestrées par simple suivisme, l’injustice fondamentale passe à la trappe : les ambassades vont ouvrir, le blocus reste.

Au passage le cynisme atteint de nouveaux sommets. Les élites aux commandes de l’Occident jugent le blocus à son efficacité pas à ses fondements juridiques, moraux, humains, politiques.  La logique capitaliste du rendement et de la rentabilité est toute entière dans cette corruption de l’esprit qui présente quand même l’avantage de nous raidir et de nous alerter non d’un changement de politique mais de méthode.

Les USA avaient-ils le moindre droit de décider du sort et de la vie d’un peuple et d’un pays distincts de leur Etat et de leur territoire ? Pour l’esquive, beaucoup parmi ces élites répondraient que la doctrine Monroe et surtout son corollaire (1) installaient les Amériques sous le contrôle de fait de structures de gouvernance de Washington.

Sur les deux siècles de ce hold-up, c’est vraiment la révolution cubaine qui révélera le mieux aux opinions libres la marche vers la transformation de la législation US en législation universelle. Pour faire simple, les sanctions infligées à BNP pour violation de l’embargo étatsunien, ou mieux, infligées au Crédit Suisse pour ses opérations au profit de clients cubains sont l’extension logique de cette « souveraineté » sur l’Amérique Latine devenue souveraineté sur le Monde.

Mais quand l’Etat et le peuple cubain se dressent fiers de leur libre-arbitre et leur libre autorité sur leur île et sur leur destin, ces banques exécutent les commandements des tribunaux étasuniens dans le silence d’Etats-vassaux.   L’île est infiniment plus digne que des puissances soumises en silence à la juridiction d’un pays étranger.

Cette réjouissance   de l’établissement – peut-on parler de rétablissement après 50 ans de rupture ? – de relations est bien sûr suspecte. Elle signifie, entre autres, combien les réalisations époustouflantes de Cuba placée souvent première dans le système de l’éducation, de la culture, de la santé, de la recherche scientifique notamment dans les biotechnologies, du sport mais aussi dans la solidarité avec les autres peuples démasquait le caractère de ce blocus : haineux, ridicule, criminel et sans même l’utilité minimale pour soutenir sa logique et celle des malfaiteurs de Washington ou de Floride.  Nous observons le soulagement lâche de ces élites – qui ont partagé le crime en le justifiant – enfin débarrassées d’une tâche impossible.

Le crime fut multiforme et permanent : formation des groupes anticastristes largement croisés avec la maffia, agression militaire permanente dont la Baie des Cochons (2) fut un point culminant, séparation des familles, pressions de tous genres sur le quotidien des Cubains et dernièrement les plus ahurissantes campagnes  de discrédit de l’Etat cubain par l’amplification des dimensions d’une dissidence cubaine, voire sa fabrication, et par les tapages autour d’une bloggeuse bidon (3).

La disparition du Bloc socialiste a pesé très, très lourdement sur le destin de Cuba et sa survie relève d’une intelligence politique et d’un héroïsme hors-normes. Dans le reflux général de « la victoire occidentale » dans la guerre froide, même les leaders de l’extrême gauche et la gauche européenne, dont M. G. Buffet, se sont joints à cette campagne U.S de dénonciation du « manque de démocratie » dans l’ile héroïque.

Tout a échoué des plans contre le socialisme cubain. On peut l’appeler ainsi, car jamais l’humanité n’a été aussi loin dans la production de rapports sociaux aussi autonomes des déterminations économiques immédiates et aussi proches de l’idée de socialisme. C’est cela que ni les USA ni les élites du capitalisme occidental ne pardonneront jamais à la Révolution Cubaine avec un grand « R » mais devant l’échec de tous les projets criminels, ils en sont réduits à comprendre que pour faire quelque chose ils doivent être sur place pour fabriquer une révolution de couleur ou un Maïdan havanais. Les dirigeants cubains le savent parfaitement. Pour l’instant, ils sont les premiers, avant la Chine, la Russie ou l’Iran, à avoir fait admettre un échec à la conscience des leaders US. Cela vaut une victoire pour Cuba.

M.B

(1)    Enoncé par Théodore Roosevelt le 6 décembre 1904 devant le Congrès US, il stipule un  devoir de police de la  nation civilisée que sont les USA, là où se manifeste une atteinte à l’ordre de la civilisation. Il complète la doctrine de Monroe, formulée en décembre 1823, qui faisait des Amériques la basse-cour US 

(2)    Nom de la plage choisie par les USA pour réaliser une invasion militaire de Cuba en avril 1961

(3)    Sur ces aspects, on peut consulter avec grand profit les textes et articles de Salim Lamrani.

 

 


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Dimanche 21 décembre 2014 7 21 /12 /Déc /2014 21:39

 

 

Documentaire sur Thomas Sankara sur la chaine italienne (Rai Tre)

 

 

 

BURKINA-FASO: Comment les Etats-Unis et la France ont organisé l’assassinat de Thomas Sankara (vidéo RAI 3)

 

 

 

 

"Thomas Sankara.. et ce jour-la ils ont tue la felicite" de Silvestro Montanaro

Témoignage mettant en cause les services secrets français et US dans l’assassinat de Sankara

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Dimanche 21 décembre 2014 7 21 /12 /Déc /2014 21:09

 

 

Periko Solabarria,85 ans, 2 ans et demi de prison requis.

Periko Solabarria,militant historique de la gauche indépendantiste Basque,de 85 ans est poursuivi par la justice fasciste espagnol.Le procureur a requis contre lui,ainsi que 7 membres de Ernai et 1 journaliste de TOPATU,2ans et demi de prison pour « apologie » dans un acte publique « Gazte Danbada »,qui s’était déroulé l’an dernier à Urduña (Bizkaia).
Encore une belle leçon de démocratie !
Animo lagunak! Adierazpen Askatasuna

Sin7ygyuloach

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Dimanche 21 décembre 2014 7 21 /12 /Déc /2014 19:59
  Marée noire de 2006: Israël devra verser 856 millions de dollars au Liban
 

L'Assemblée générale des Nations unies s'est prononcée pour qu'Israël verse 856,4 millions de dollars de dédommagements au Liban pour la marée noire qui avait souillé son littoral pendant la guerre de 2006.
   
La résolution non contraignante a été adoptée vendredi par 170 voix contre 6. Elle exige d'Israël une "compensation rapide et adéquate" en faveur du Liban et des autres pays touchés par le déversement de 15.000 tonnes de pétrole dans la mer en juillet 2006, engendré par les bombardements israéliens sur les réservoirs de la centrale électrique de Jiyé, au sud de Beyrouth.
   
Israël a immédiatement condamné le texte, le jugeant "partial".

Le montant, 856,4 millions de dollars, a été calculé en prenant en compte l'inflation depuis octobre 2007, date à laquelle une estimation établie par le secrétaire général de l'ONU avait fixé la somme à 729 millions de dollars.  
   
Le Liban a été la première victime de la marée noire, mais d'autres pays riverains de la Méditerranée, comme la Syrie, ont également été touchés, selon les Nations unies.
   
Le déversement de pétrole "a eu de graves conséquences sur les moyens d'existence des habitants et l'économie du Liban", explique la résolution.
   
Israël, les Etats-Unis, l'Australie, le Canada font partie des six pays ayant voté contre la résolution.

 

Source: AFP

20-12-2014 - 16:09 Dernière mise à jour 20-12-2014 - 16:09
 
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Dimanche 21 décembre 2014 7 21 /12 /Déc /2014 15:26

 

BEAUCOUP JUGENT TRES MAL LES MUSULMANS MAIS ILS ONT TORT ECOUTEZ CECI

 



  
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Dimanche 21 décembre 2014 7 21 /12 /Déc /2014 14:49

Interdiction en Corée du sud du principal parti d'opposition, le PPU, force de gauche proche des communistes : solidarité !

141905161034_20141221.JPGInterdiction en Corée du sud du principal parti d'opposition, le PPU, force de gauche proche des communistes : solidarité !

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Présentée comme modèle du capitalisme du XXI ème siècle, la Corée du sud montre surtout l'image de ce que pourrait être un capitalisme autoritaire au XXI ème siècle. L'interdiction du principal parti d'opposition de gauche en est la dernière preuve inquiétante.

 

La nouvelle n'est pas une surprise pour ceux qui suivent l'actualité coréenne. Elle marque néanmoins une rupture dans la pratique autoritaire du pouvoir sud-coréen. Un retour en arrière qui lorgne vers le temps de la dictature de Syngman Rhee (1948-60), puis Park Chung-Hee (1963-1979)

 

Une dérive autoritaire : la fille du dictateur sur les traces de son père

 

Les partis de gauche, les syndicats, les militants de défense des droits de l'Homme dénonçaient en 2012 l'arrivée à la présidence de Park Geun-Hye, mêlant libéralisme économique, nationalisme anti-communiste (mais pro-américain) et autoritarisme politique. Une « dame de fer » made in Korea.

 

Les opposants à cette dérive autoritaire du régime sud-coréen soulignaient que Park Geun-Hye était aussi la fille du dictateur Park Chung-Hee. Le président à la plus grande longévité qui imposa un régime brutal, en emprisonnant les étudiants et ouvrier, en réprimant brutalement toute opposition.

 

Park Chung-Hee avait fait passer en 1972 une nouvelle Constitution qui lui accordait – au nom de l' « état d'urgence » face au péril communiste – les pleins pouvoirs, restreignant les libertés fondamentales, sanctionnant le tout par un referendum fantoche. 93 % de oui !

 

Sa fille a visiblement gardé un héritage vivace de cet héritage. Depuis deux ans, elle multiplie les attaques par la voie judiciaire contre l'opposition de gauche, le mouvement syndical. Cette fois, un cap est franchi avec l'interdiction du principal parti d'opposition, le Parti progressiste unifié.

 

Il faut d'abord rappeler que la Loi de Sécurité nationale de 1948 est toujours en vigueur.

 

Au nom de la lutte contre le communisme, elle permet à l'Etat sud-coréen de réprimer les activités anti-Etat qui mettent en danger la sécurité nationale (art 1), les groupes anti-Etat étant ceux qui troublent l'ordre national (art 2), prévoyant la peine de mort ou des peines supérieures à 2 ans (art 3 et 4), y compris pour ceux qui constituent des groupements politiques ayant cette intention (art 7).

 

De fait, depuis 65 ans, la Loi de Sécurité nationale sert de prétexte à la répression de tout mouvement d'opposition, syndical ou politique, et à l'interdiction du mouvement communiste, malgré son assouplissement dans les années 1990. 2014 marque la fin du « dégel » démocratique.

 

Le Parti progressiste, un parti de masse à gauche qui dérange

 

Le Parti progressiste unifié (PPU) regroupe des forces unies dans un combat commun pour une démocratie sociale, la paix, l'indépendance face aux États-Unis. Il rassemble large, des patriotes de gauche aux progressistes sociaux-démocrates, des militants syndicaux jusqu'aux communistes.

 

Malgré ce climat difficile, le PPU était parvenu à incarner – comme le Parti communiste au Japon – l'opposition aux dérives autoritaires d'un régime structurellement lié aux intérêts des grands monopoles sud-coréens (les chaebol) et de l'impérialisme nord-américain.

 

Avec ses 100 000 militants, le PPU était une force incontournable dans la société, bien que minortaire au Parlement, mais s'appuyant beaucoup sur la puissance des syndicats de lutte. Il avait toutefois réussi à récolter 13 sièges aux élections de 2012, dépassant la barre des 10 %.

 

Qui croit au complot communiste déjoué par les services secrets ?

 

Ce 18 décembre 2014, la Cour constitutionnelle a reconnu à 8 voix contre 1 que le PPU menaçait « l'ordre démocratique de la République de Corée ». La charge retenue : appel à l'insurrection pour tenter d'instaurer le communisme comme en Corée du nord.

 

La Cour constitutionnelle reprend les allégations des services secrets faisant référence à une rencontre secrète qui se serait tenue en mai 2013, organisée par Lee Seok-Ki, député du parti, avec 130 responsables du PPU.

 

Cette rencontre aurait posé les grandes lignes d'un complot para-communiste visant à prendre le pouvoir légalement d'ici 2017 (sic), tout en préparant un plan clandestin de lutte armée en cas de guerre avec la Corée du nord, et de guérilla contre les infrastructures du pays, insistant sur de cyberattaques contre le réseau Internet sud-coréen.

 

Une réunion qui serait la preuve d'une organisation secrète dans le PPU – l'Organisation révolutionnaire (OR) – qui se serait fixé comme but le renversement violent du régime sud-coréen, la préparation d'une guérilla en Corée du sud.

 

Ce dossier abracadabrantesque monté par les services secrets sud-coréens (Service d'intelligence nationale/SIN), à charge contre le PPU, a laissé sceptique les observateurs. On connaît trop bien le passé du SIN, expert dans la manipulation des faits montés de toute pièce à des fins politiques.

 

Un passé très récent puisqu'en 2012 le SIN a inondé le web, ainsi que les réseaux sociaux, d'articles favorables à la candidat de droite Park Cheung-Hee mais aussi d'articles diffamatoires, calomniateurs sur ses opposants.

 

Selon les analystes politiques, cette campagne médiatique a pu faire la différence dans un scrutin présidentiel qui s'est finalement joué à 51-49 %. Ce qu'a corroboré l'enquête de la Police métropolitaine de Séoul.

 

L'enquête, bloquée dans un premier temps, a révélé au cours de l'année 2013 une manipulation massive via Internet mais elle n'a pas emmené à des poursuites concrètes contre le SIN. Et c'est à ce moment qu'est apparu le scandale du dit « complot communiste ». Une divine surprise.

 

Le parlementaire du PPU, Lee Seok-Ki, a été arrêté en septembre 2013, jugé en février et condamné à 12 ans de prison. Trois autres hauts responsables du PPU ont été condamnés à des peines allant de 4 à 7 ans, accusés de « haute trahison » contre l'Etat sud-coréen.

 

Deux ans d'attaque contre toute opposition, contre le mouvement social

 

L'attaque légale contre le PPU a donc culminé par son interdiction ce 18 décembre. Une interdiction qui, pour la présidente du PPU, Lee Jung-Hee, signifie que « la démocratie est morte aujourd'hui en Corée du sud », la Cour constitutionnelle « ouvre la voie au totalitarisme ».

 

Le patrimoine, mobilier et immobilier, du parti va être saisi. Des élections devraient être anticipées en avril 2015 pour ré-attribuer les 13 sièges laissés vacants par le parti de gauche.

 

Cette mesure autoritaire marque la fin d'une période d'intenses luttes sociales contre la toute-puissance des grands monopoles privés, la privatisation des monopoles publics, et globalement la reprise en main autoritaire du pays par la fille de l'illustre dictateur sud-coréen.

 

En décembre 2013, plusieurs semaines de grèves des cheminots sud-coréens contre la privatisation de la KORAIL ont été ponctuées par une grève générale massive il y a un an de cela.

 

Et depuis septembre, c'est l'automobile qui connaît des mobilisations inédites touchant Kia, Hyundai mais aussi Renault.

 

Le gouvernement a déjà choisi la solution autoritaire pour briser la puissante confédération de lutte – qui entretient des liens privilégiés avec le PPU – qu'est la KCTU (Confédération des syndicats coréens), avec ses 700 000 membres.

 

Le syndicat des enseignants (KTU) est interdit depuis décembre 2013, celui des employés de la fonction publique (KEGU) depuis 2009, enfin l'attaque contre les syndicats de cheminots et de la métallurgie (dont l'automobile) laisse craindre une interdiction du mouvement syndical de classe.

 

Alors que nos médias s'indignent haut et fort face à de prétendues cyberattaques nord-coréennes sur Sony – qui nous ferait passer l'Etat socialiste pour le pays le plus à la pointe au niveau des hautes technologies, un honneur peut-être légèrement surfait – personne ne dit rien sur le danger que porte la re-militarisation japonaise, la dérive autoritaire inquiétante en Corée du sud.

 

Exprimons clairement notre solidarité avec nos camarades coréens, brisons le mur du silence médiatique : non à l'interdiction du Parti progressiste unifié, au nom de l'anti-communisme !

 

Dimanche 21 décembre 2014

Par Tourtaux - Publié dans : L'Asie en lutte - Communauté : Syndicalisme
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Dimanche 21 décembre 2014 7 21 /12 /Déc /2014 14:21

21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 00:01

Après la vaste opération de piratage qui a touché l'entreprise Sony Pictures, et qui l'a conduite à déprogrammer la sortie en salles (prévue pour Noël) du film The Interview, racontant un complot de la CIA pour assassiner le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, les Etats-Unis, par la voix du Président Barack Obama, ont accusé le 19 décembre 2014 la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) d'être à l'origine d'un des piratages les plus spectaculaires de l'histoire américaine (le manque à gagner a été estimé à un demi-milliard de dollars par Sony), et qui  selon eux a mis en danger la sécurité nationale. Dès le lendemain, le ministère des Affaires étrangères de la RPD de Corée a répondu que Pyongyang "sans aller jusqu'à recourir à la torture comme l'a fait la CIA américaine, a les moyens de prouver qu'il n'a rien à voir avec cet incident". Les autorités nord-coréennes ont ajouté que les Etats-Unis devaient apporter des preuves à l'appui de leurs graves accusations, et qu'elles étaient prêtes à participer à une enquête conjointe - ce qu'a immédiatement rejeté Washington - faute de quoi les Etats-Unis s'exposeraient à "de graves conséquences". L'"affaire Sony" illustre une nouvelle fois la puissance de l'antagonisme entre la RPD de Corée et les Etats-Unis, ces derniers ayant menacé de répliquer contre Pyongyang tout en précisant qu'ils ne dévoileraient pas les méthodes qu'ils emploieraient : pour la superpuissance américaine, dans la cyberguerre, tous les coups semblent bel et bien permis.

La Corée du Nord (à gauche, le Maréchal Kim Jong-un) dément. Les Etats-Unis (à droite, le Président Barack Obama) menacent de riposter. Dans le domaine de l'informatique militaire (et notamment du piratage), les deux pays figurent parmi les cinq acteurs les plus puissants au monde.La Corée du Nord (à gauche, le Maréchal Kim Jong-un) dément. Les Etats-Unis (à droite, le Président Barack Obama) menacent de riposter. Dans le domaine de l'informatique militaire (et notamment du piratage), les deux pays figurent parmi les cinq acteurs les plus puissants au monde.

La Corée du Nord (à gauche, le Maréchal Kim Jong-un) dément. Les Etats-Unis (à droite, le Président Barack Obama) menacent de riposter. Dans le domaine de l'informatique militaire (et notamment du piratage), les deux pays figurent parmi les cinq acteurs les plus puissants au monde.

Mais que sait-on au juste des pirates (hackers) de Sony Pictures ? Se faisant appeler "les gardiens de la paix", s'exprimant dans un anglais qui n'est pas leur langue maternelle, ils dénoncent non seulement la menace que représente selon eux le film The Interview pour la paix régionale, mais aussi la cupidité du groupe américain qui avait bénéficié d'une exceptionnelle couverture médiatique - promesse de juteuses rentrées d'argent par la vente des places - grâce à la polémique née (et recherchée) autour du film. Dans d'autres messages, les pirates réclament une rançon... ce qui est le principe historique même de la piraterie. Ils sont en tout état de cause organisés et professionnels, et auraient pu opérer depuis un hôtel de luxe en Thaïlande ou encore depuis un serveur basé en Bolivie.

La piste nord-coréenne, selon le FBI, se fonde donc essentiellement sur le mobile des hackers, faute de preuves matérielles - les similitudes, selon Séoul, avec des attaques passées contre des entreprises et des institutions sud-coréennes restant à étayer. Au demeurant, la Corée du Nord avait elle aussi subi, notamment en 2013, des attaques informatiques sophistiquées de grande ampleur revendiquées par des groupes d'"Anonymous", où d'aucuns auraient pu aussi voir la main de Washington ou de Séoul... En matière de cyberguerre nul ne doit être naïf, et quand Barack Obama a promis des représailles dont il a refusé de préciser la forme, il s'est délibérement placé sur un terrain qui n'est en aucune façon juridique : se faire justice soi-même ne relève d'aucun système de droit accepté et reconnu.

Au demeurant, les Nord-Coréens ne sont pas les seuls à avoir des griefs contre le film The Interview. En Chine, le Quotidien du peuple, organe officiel du Parti communiste, a mis en cause ce qu'il a dénoncé comme l'arrogance culturelle américaine en estimant que les Etats-Unis avaient eu tort de mettre en scène la mort du dirigeant nord-coréen suite à un complot de  la CIA - prouvant ainsi, si besoin était, que ce serait une erreur de considérer que les normes culturelles occidentales seraient (forcément) universelles. La compréhension du monde actuel, pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent réellement avancer vers un ordre international plus juste et plus pacifique, exige de savoir sortir des ornières de l'occidentalo-centrisme.

Sources :  

Par Tourtaux - Publié dans : L'Asie en lutte - Communauté : Syndicalisme
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Dimanche 21 décembre 2014 7 21 /12 /Déc /2014 13:26

GABON – MESSAGE DE LA DIASPORA GABONAISE DE L’OPPOSITION À LA NATION GABONAISE ET A L’ONU.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE :
MESSAGE DE LA DIASPORA GABONAISE DE L’OPPOSITION À LA NATION GABONAISE ET AUX NATIONS UNIES.

LE PEUPLE GABONAIS REVENDIQUE LE DROIT LE PLUS ÉLÉMENTAIRE QUI EST CELUI D’ENTENDRE L’OPINION DES LEADERS DE L’OPPOSITION DE LEUR PAYS À TRAVERS UN MEETING QUI SE VOULAIT PACIFIQUE.

OR, AU REGARD DE LA RÉACTION DE LA POLICE POLITIQUE DU POUVOIR ILLEGAL D’ALI BONGO, LES VIOLENCES MORTELLES INFLIGÉES AUX MANIFESTANTS DÉMONTRENT À SUFFISANCE LA BARBARIE DE CE RÉGIME ET SON NOM MÉRITE À DIRIGER UN PAYS AUSSI STRATÉGIQUE COMME LE GABON.

LE MESSAGE DONNÉ AU PEUPLE GABONAIS EST DONC CLAIR,
IL NE DOIT PAS RECULER, IL NE DOIT PAS ÊTRE INTIMIDÉ, IL NE DOIT PAS CEDER AUX SENTIMENTS ÉGOÏSTES,
MAIS IL DOIT REGARDER DEVANT LUI POUR LA LIBÉRATION TANT ATTENDUE DE LEUR BEAU PAYS VIOLÉ PAR UN ENFANT ADOPTIF QUI NE RESPECTE PAS LE PAYS QUI L’A ADOPTÉ.

LA DIASPORA GABONAISE PREND LES INSTANCES INTERNATIONALES À TÉMOIN DEVANT LES VIOLENCES MORTELLES ET LES VIOLATIONS DES DROITS FONDAMENTAUX DONT LE PEUPLE GABONAIS EST VICTIME DEPUIS L’USURPATION DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE PAR M. ALI BONGO ONDIMBA.
LA DÉFIANCE ET LA DÉSTABILISATION TOTALE DE CE REGIME DOIVENT CONTINUER JUSQU’À LA DESTITUTION FINALE D’ALI BONGO.
SI LES INSTANCES INTERNATIONALES NE JOUENT PAS DE LEUR POUVOIR POUR FAIRE ARRÊTER CES DÉRAPAGES DU RÉGIME D’ALI BONGO, LE GABON S’EMBRASERA INÉVITABLEMENT.
LA DIASPORA GABONAISE DE L’OPPOSITION

Photo de Jean Aimé Mouketou.
Photo de Jean Aimé Mouketou.

 

Gabon : trois morts dans une manifestation réclamant le départ du président

Le Monde.fr avec AFP | 20.12.2014 à 20h38 • Mis à jour le 21.12.2014 à 12h05

 

Policiers et manifestants face à face le 20 décembre à Libreville. Policiers et manifestants face à face le 20 décembre à Libreville. | AFP/CELIA LEBUR

Trois personnes auraient été tuées samedi 20 décembre dans Libreville et de nombreuses autres blessées au cours d'une manifestation contre le pouvoir en place et le président Ali Bongo Ondimba, a affirmé l'opposition gabonaise, qui appelle à un nouvelle mobilisation dimanche.

Si le parquet de Libreville avait annoncé samedi soir qu'un étudiant avait été tué au cours de la journée, il était néanmoins impossible dimanche matin de confirmer de source indépendante le bilan de trois morts présenté par l'opposition dans un communiqué.

Selon le médecin légiste qui a examiné l'étudiant mort, celui-ci aurait succombé à une blessure à la gorge probablement causée par « un objet tranchant ». Ni le procureur ni le médecin légiste n'ont précisé dans quelles circonstances il avait été tué.

Un homme interpellé dans le quartier de Rio, le 20 décembre. Un homme interpellé dans le quartier de Rio, le 20 décembre. | AFP/CELIA LEBUR

 BARRICADES ET PNEUS BRÛLÉS

Vendredi, le ministère de l'intérieur gabonais avait annoncé que la manifestation était interdite afin d'éviter d'éventuels « troubles à l'ordre public », dans un communiqué lu à la télévision nationale. Plusieurs centaines de manifestants se sont pourtant rassemblés samedi près du carrefour Rio, dans un quartier populaire de la capitale, où un important dispositif sécuritaire avait été déployé.

En première ligne, pris dans les tirs de grenades lacrymogènes, se trouvaient plusieurs ténors de l'opposition – dont l'ancien secrétaire général de l'Union africaine (UA), Jean Ping, et le dernier premier ministre du défunt président Omar Bongo Ondimba, Jean Eyéghé Ndong. 

Vers 15 heures, une forte pluie, conjuguée à l'action des forces de l'ordre, a dispersé le gros de la foule. Des heurts ont alors éclaté dans les bidonvilles adjacents, où des groupes ont érigé des barricades, brûlant des pneus et une voiture. Au moins une vingtaine de personnes ont été interpellées.

De grandes colonnes de fumées noires étaient toujours visibles dans le ciel samedi en fin d'après-midi. De grandes colonnes de fumées noires étaient toujours visibles dans le ciel samedi en fin d'après-midi. | AFP/CELIA LEBUR

SOUPÇONS DE FAUX PAPIERS CONTRE BONGO

Ces incidents interviennent dans un contexte de tensions politiques et sociales croissantes. Le chef du bureau régional des Nations unies pour l'Afrique centrale (Unoca) a condamné les violences survenues samedi, qui sont, selon lui, « le résultat d'une absence de dialogue entre les différents acteurs de la scène politique gabonaise ».

Selon les opposants, il n'est pas question de « se laisser intimider devant la persistance des institutions à se porter au secours d'un homme qui a présenté de faux papiers pour parvenir au pouvoir, et qui gère notre pays comme une propriété personnelle ».

La parution du dernier livre sur le pouvoir gabonais du journaliste français Pierre Péan, Nouvelles affaires africaines, a suscité une grande polémique dans cette ex-colonie française. Le journaliste accuse le président gabonais d'avoir falsifié de nombreux documents, de son acte de naissance à ses diplômes.

Une plainte déposée en novembre par l'opposition au sujet de l'état-civil du chef de l'Etat a été rejetée cette semaine par le parquet. Le président Ali Bongo Ondimba a pris les rênes du pays à la mort en 2009 de son père Omar, au pouvoir depuis 1967.

 

 

 


 

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Dimanche 21 décembre 2014 7 21 /12 /Déc /2014 12:34

Décès de l'ancienne résistante et maire PCF de Bègles Simone Rossignol

 

Dimanche, 21 Décembre, 2014
  

 

Simone Rossignol, ancienne résistante et ancienne maire communiste pendant 23 ans de Bègles (Gironde), est décédée samedi à l'âge de 96 ans. Retrouvez son portrait paru dans l'Humanité en août dernier réalisé pour la série d'été "La Libération par ceux qui l'ont vécue".
  

 

Photo : Loïc Le Loët
Bègles, 2 juillet 2014. De la libération, Simone Rossignol garde intact le sens de la transmission des idées.
Photo : Loïc Le Loët

 

Conseillère municipale dès la Libération en 1945, puis maire de cette ville ouvrière de l’agglomération bordelaise de 1971 à 1984, Simone Rossignol fut une femme pionnière en politique, engagée initialement à l’Union des Femmes Françaises (devenue Femmes solidaires). Simone Rossignol, a rappelé le PCF-Gironde dans un communiqué (voir ci-dessous), fut la première femme maire de l’agglomération bordelaise, participant à la reconstruction d’une commune très marquée par la guerre, notamment par une politique active d’équipements, sociaux, culturels et sportifs.

Le portrait réalisé par Vincent Bordas, paru dans l'Humanité du 13 août 2014 :

Sur les coteaux de la Dordogne, 
Simone Rossignol voyait Bordeaux s’enflammer

La Libération ? Simone Rossignol balaie l’évocation d’un revers de main : « C’est bien simple, je n’étais pas là. » Fermez le ban. Il faut insister un peu pour apprendre qu’avec sa sœur Paulette, l’ancienne maire de Bègles était en quelque sorte aux ­premières loges pour assister à la libération de Bordeaux. « Non, je n’étais pas là, insiste-t-elle, j’étais partie en Dordogne avec Paulette. » Sans nouvelles de sa fille depuis plusieurs jours, elle avait enfourché son vélo pour parcourir avec sa sœur les 120 km qui séparent la banlieue bordelaise de son village près de Bergerac. Sur la route, elles croisent les maquisards du groupe Soleil, prennent des renseignements et se font héberger pour la nuit. « Toute la nuit, ça pétaradait le long de la Dordogne, ça se battait tout près de là. » Enfin, arrivées chez la grand-mère, elles retrouvent la petite Nicole et assistent médusées à l’embrasement de Bordeaux. « Notre village est perché sur les coteaux de la Dordogne et, le soir, on a vu un grand rougeoiement au-dessus de la ville, c’était impressionnant. »

Elle aime raconter les choses ainsi, cette nonagénaire souriante. Comme si elle avait assisté aux événements de l’extérieur, presque spectatrice. Pourtant, quand elle rentre de son escapade à bicyclette, c’est bien dans son salon, le même qu’aujourd’hui, autour de cette même table, que se tient la première réunion de section du PCF de Bègles d’après l’Occupation. L’initiateur de cette réunion, c’était son père, libéré depuis le 1er mai du camp de Mérignac, où le préfet Alippe l’avait fait interner deux ans plus tôt. En février 1940, c’était son frère Jo qui avait été arrêté par la police française. « Parce que certains avaient peut-être été bavards, avance-t-elle. Certes, mon père était militant communiste, mais dans son entreprise. À Bègles, il était surtout connu comme président d’un club de sport. Ce qui fait que, quand ils sont venus, l’un des flics m’a dit : “Je n’imaginais pas venir dans cette maison.” Pas plus donc qu’il n’imaginait que les tracts de la Jeunesse communiste étaient tapés dans la pièce même où il se trouvait. Un autre flic a soulevé la housse de la machine à écrire… “On voit qu’il y a des dactylos ici…” Il y avait encore le stencil de l’Avant-Garde sur le rouleau. Mais il a rabaissé aussitôt la housse et n’a rien vu. »

Elle prend rapidement des responsabilités 
à l’Union des femmes françaises

Autant dire qu’après cet épisode, les camarades béglais demandèrent à Simone de se faire discrète… De temps en temps, elle payait ses cotisations au PCF grâce à son travail de secrétaire de direction. Mais ce n’est qu’à cette réunion, au retour de la Dordogne, qu’elle remplit ­officiellement sa carte. Jo, lui, ne rentrera de Sachsenhausen qu’en juin 1945 avec ce « regard perdu » dont elle se souvient encore, sur le quai de la gare Saint-Jean. En 1944, donc, quand les drapeaux tricolores fleurissaient sur les portails du quartier, la maison Rossignol reste vierge : « Il manque quelqu’un dans cette maison », ­répondait froidement son père aux voisins un peu trop enjoués. Entre-temps, le camp de Mérignac, où 
256 femmes et hommes avaient été fusillés et d’où tant d’autres furent transférés vers les camps de concentration, avait été libéré. « Mon père y était allé, de peur que les Allemands ne fusillent en masse avant leur départ. C’est comme ça que des camarades de région parisienne ont été hébergés dans le quartier. Chez nous, il y avait Odette Nilès, qui avait été transférée de Châteaubriant. Et une autre camarade, Jacky, qui était agent de liaison, transportait des tracts et des armes. »

Des rencontres déterminantes qui confirment à Simone la nécessité de faire ­reconnaître et vivre l’engagement des femmes dans le combat politique. Raison pour laquelle, après avoir reconstitué le syndicat et la cellule du Parti dans son entreprise, elle prend rapidement des responsabilités à l’Union des femmes françaises (UFF). « Puisque j’étais secrétaire de direction, les camarades m’ont demandé de ne pas représenter le ­personnel. Je ne l’ai pas toujours bien vécu parce que j’étais quand même celle qui avait remonté le syndicat dans cette entreprise ; j’avais même obtenu du patron la mise en place d’une délégation du personnel. Mais mes engagements dans la ville ont fini par me faire relativiser ces petits ressentiments. » D’autant qu’avec l’UFF, elle retrouve le souci de faire vivre la solidarité et la joie de côtoyer des femmes qu’elle admire. À l’image de Geneviève ­Duhourquet : « Son fils Serge était tombé sous les balles nazies à peine un mois plus tôt ; elle a assisté à ses obsèques alors que son mari, René, n’était toujours pas rentré de déportation et elle organisait avec nous la solidarité pour les familles de fusillés. Quel courage ! » Vingt-cinq ans plus tard, le même René passait le flambeau de maire de Bègles à Simone Rossignol, qui deviendrait ainsi la première femme maire de l’agglomération bordelaise. Un parcours pour lequel, comme en 1944, elle ne s’est pas contentée de contempler la ville depuis les coteaux de la Dordogne.

Portrait réalisé par Vincent Bordas

 
 

Décès de Simone Rossignol, femme d'engagements et de passions (PCF Gironde)

Dimanche, 21 Décembre, 2014
  
Communiqué de la fédération du Parti communiste de la Gironde
 
Photo : Loïc Le Loët
Photo : Loïc Le Loët

Décès de Simone Rossignol, femme d'engagements et de passions.

Nous avons la douleur d’apprendre le décès de notre camarade Simone Rossignol, ancienne maire de Bègles. Simone était une femme d’engagements et de passions, attachée à la justice, à la paix et à la fraternité. Son engagement a d’abord été un engagement pour sa ville ouvrière de Bègles pour laquelle elle fut conseillère municipale dès la Libération. Aux côtés de militants communistes, socialistes, chrétiens et de tous horizons, elle a participé à la reconstruction de cette ville minée par la guerre et endeuillée par ceux que la Gestapo et la police française avaient fusillé à Souge ou envoyé en déportation. Parmi ceux là, il y avait son frère Georges et son père.

Ses engagements avaient débuté avec l’Union des Femmes Française (UFF) avec laquelle, dans son quartier de Birambits, elle avait organisé la solidarité pour les enfants de la République espagnole. Puis, dans les années 1950, c’est auprès des femmes des cheminots en grève qu’elle mène des combats marquants. C’est d’ailleurs au contact du syndicat CGT des Cheminots qu’elle fera la rencontre de son second mari, Georges Rossignol, résistant lui aussi et figure marquante du syndicalisme en Gironde.

Auprès du maire René Duhourquet, elle met sa détermination au service de la commune en tant qu’adjointe puis, en qualité de maire, de 1971 à 1984. Elle fut ainsi la première femme maire de l’agglomération bordelaise.

Lucide sur son parcours, elle était fière des réalisations de cette municipalité communiste, notamment en matière de logement, d’équipements pour la petite enfance et les personnes âgées et d’équipements culturels et sportifs. Le sport, qui comptait au nombre des passions familiales héritée de son père rugbyman et transmise à ses enfants et petits-enfants.

Dans ce domaine comme dans d’autres, elle combattait la main-mise de l’argent-roi. C’est ainsi qu’elle avait conclu son livre-mémoire parût en 2008 par cette phrase : « Je fais confiance aux jeunes et je suis sûre que dans l’union et la lutte ils trouveront des solutions pour empêcher les tenants de l’argent de continuer à nuire ».

Forts de l’expérience d’une si grande femme, les communistes girondins et béglais sont décidés à poursuivre dans cette voie, avec le même esprit de résistance, le même souci du rassemblement et le même espoir de justice. Et c’est une grande peine qu’ils partagent aujourd’hui avec sa famille et tous ceux qui ont eu le bonheur et l’honneur de la connaître et la côtoyer.

Nous adressons à ses enfants et petits enfants, à l'ensemble de sa famille nos sincères et fraternelles condoléances.

Des livres d’or seront ouverts dès ce lundi à la section de Bègles, 12 rue du prêche et à la fédération de Gironde, 15, rue Furtado à Bordeaux.

http://www.humanite.fr/deces-de-simone-rossignol-femme-dengagements-et-de-passions-pcf-gironde-560863

Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Syndicalisme
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Dimanche 21 décembre 2014 7 21 /12 /Déc /2014 11:53

 

Amazon : la CGT appelle les salariés à la grève trois jours avant Noël

par Ambre Lefèvre samedi 20 décembre 2014 10:07

 

Les salariés de l'entrepôt Amazon de Leipzig en Allemagne ont fait grève pour réclamer de meilleurs salaires. © MaxPPP

L'appel à la grève des salariés d'Amazon concerne l'ensemble des sites logistique à partir de lundi. Selon la direction, cette mobilisation ne devrait pas avoir de conséquences sur la livraison des colis.

 Des cadeaux manqueront-ils sous le sapin ? Les syndicalistes de la CGT Amazon s'en défendent, mais ils espèrent une mobilisation importante pour leur appel à la grève à partir de lundi prochain. Leurs revendications concernent les salaires et les conditions de travail au sein des entrepôts du groupe.
 
Les quatre sites de logistique du leader du e-commerce sont concernés : Lauwin-Planque (Nord), Saran (Loiret), Servey (Saône-et-Loire) et Montélimar (Drôme). Mais selon Sébastien Boissonnet, délégué syndical central CGT, il suffit à Amazon d'"un clic pour que les colis partent ailleurs" : lors des grèves en Allemagne, les entrepôts français avaient travaillé davantage pour compenser.
 
La CGT, premier syndicat à Amazon, réclame l'ouverture de négociations pour obtenir une augmentation générale, une "prime d'équipe mensuelle de 100 euros brut" et un allongement de la durée de la pause, "pour le respect de la santé des salariés"

 

Par Tourtaux - Publié dans : Lutte des classes - Communauté : Syndicalisme
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